BIO EXPRESS DEGRADABLE. Hector Yazalde.

HECTOR YAZALDE.
Ses premiers pas de footballeur, Hector Casimiro Yazalde les accomplit sur les terrains vagues du bidonville de Villa Fiorito, comme un certain Diego Maradona plus tard, en tapant dans des boîtes de conserve. Natif de ce quartier déshérité de Buenos Aires, Yazalde est issu comme la plupart des foyers du coin d'une famille modeste. Papa est ouvrier-métallo et maman s'occupe de l'éducation des huit enfants qui galopent dans le petit appartement familial. Maigre et pauvre, Hector rêve dès sa jeunesse de dévorer les grands espaces sur le rectangle vert pour fuir sa condition et pourquoi pas devenir le maître à jouer de Boca, le club de ses idoles Valentim, Roma ou Rattin. Mais Hector Yazalde doit se contenter de petits boulots pour ramasser quelques menues monnaies, « unas pocas chirolas » comme on dit dans sa langue natale, et subvenir aux besoins de la famille. A récolter des miettes, il gagne un surnom - « Chirola » - qui ne le quitte plus jusqu'à la fin de sa carrière. Une carrière qu'il prend finalement par le bon bout lorsque le Racing Club de Avellaneda le repère à 14 ans alors qu'il vend des bananes dans la rue au sortir des matches de quartier. En apparence en fait. Au Racing, « Chirola » se sent seul et délaissé comme la plupart des jeunes recrues signées par le club. Après une saison morte, il trouve refuge au C.A Piraña. Une petite équipe à l'esprit familial où l'attaquant argentin se sent à l'aise et plante ses premières banderilles. Cinq ans à garnir les filets adverses, « Chirola » développe son sens du but et Independiente sent les bons coups. Nous sommes en 1967, Hector a 20 ans à peine et signe pour les « Rojos ». Le gamin de Villa Fiorito y est heureux comme un poisson dans l'eau et nage dans un océan de bonheur. Au terme de sa première saison avec Independiente, les « Diables rouges » décrochent le titre et Yazalde de devenir le « goleador » attitré de l'équipe (72 buts en 113 apparitions au total). Dans la foulée d'un second titre de champion (1970), « Chirola » débute sous le maillot de la sélection argentine contre le Brésil, l'ennemi juré de l'Albiceleste, à Porto Allegre. Que du bonheur pour le nouvel international (10 sélections) qui profite désormais d'un statut de privilégié pour s'offrir un appartement dans Buenos Aires et une villa à ses parents, avant de s'expatrier au Portugal au début des années 70. Au Sporting Cloube.

Hector Yazalde et Carmen. Un conte de fées cette histoire.

Chez les « Lions », Yazalde sort les griffes et se révèle au niveau mondial en affolant les stats sur son CV. En quatre années, Hector inscrit pas moins de 104 buts en autant de matches joués. Soulier d'or 1974 avec 46 buts (un record), le bellâtre sud-américain termine meilleur buteur du championnat à deux reprises (1974 et 75) et s'offre en dessert une coupe du Portugal (1973) puis le doublé la saison suivante. Yazalde est au sommet. Un bon plan pour la drague. Au cours de son passage à Lisbonne, il lève Carmen de Deus, une jolie blonde actrice, mannequin et accessoirement miss Portugal. Mais plus dure est la chute quand il déboule sur la Canebière au début de l'exercice 1975-76. L'OM qui pleure le départ de son duo brésilien Jaïrzinho-Paulo Cesar chéri par le Vélodrome cherche à attendrir ses supporters avec le meilleur scoreur européen. Peine perdue. L'Argentin ne s'acclimate pas au championnat français, joue peu et perd son instinct devant le but. Après deux saisons, malgré une coupe de France (1976) et une petite vingtaine de buts sous le maillot marseillais, « Chirola » quitte l'Hexagone et retourne en Argentine à Newell's Old Boys (1977). L'air du pays n'y change rien et Hector, la trentaine douloureuse, se traîne sur le pré. La faute aux packs de bibine qui prennent de plus en plus de place dans son frigo. Yazalde reste un bon buteur (53 buts en 120 matches) mais son passage à Newell's s'apparente à un chant du cygne. No country for Old Boys. Il met un terme à sa carrière en 1982 dans l'ombre d'un Maradona en pleine éclosion. Le 18 juin 1997, alors qu'il vient juste de fêter ses 51 ans (il est né le 29 mai 1946), Hector « Chirola » Yazalde meurt d'une hémorragie interne. Une cirrhose en fait. La mort subite infligée à un grand attaquant. Dans la solitude, oublié par tous et Carmen.

- HECTOR YAZALDE EN PHOTOS -




SPORTING CLUB PORTUGAL 1976-77. By Ases do futebol.


SPORTING CLUB PORTUGAL 
1976-77

Debouts : Barao, Fraguito, Laranjeira, Inacio, Da Costa, Conhé.

Accroupis : Libanio, Manoel, Baltazar, Keita, Zézinho.


WAGs RETRO. Salif Keita et son athlète.


Après ses passages à St-Etienne et Marseille et des séparations douloureuses à la clé, Salif Keita retrouve joie et bonheur en Espagne à Valence puis à Lisbonne au Sporting. C'est d'ailleurs du côté de l'estuaire du Tage que le footballeur malien découvre l'amour, au détour de ses balades à travers les ruelles de la capitale portugaise, avec sa compagne Marie-José Pérec, une jeune femme d'origine lusitano-bretonne de passage dans le coin pour les vacances. Une idylle au goût de piste cendrée pour l'attaquant africain qui a enfin trouvé la bonne gazelle.

HOMONYMES OLYMPIQUES et destins (à tirs) croisés. Thierry Roland et Pierre Rolland.


THIERRY ROLAND vs PIERRE ROLLAND.
Thierry, Pierre. Pierre, Thierry. Deux prénoms pour un nom qui n'en est pas un. Roland. Comme Roland Marci dans « Poubelle la vie » sans l'accent méditerranéen. Mais revenons à nos moutons contaminés aux hormones. Thierry, c'est celui qui hurle comme un porc dans le micro alors que Pierre en chie la mort pour larguer Contador dans l'Alpe d'Huez. Un instant magique digne d'une finale de coupe du Monde. Tous les deux peuvent désormais partir tranquilles, ils ont atteint le sommet un jour de juillet. Et Thierry de fêter l'évènement autour d'une bonne cote de bœuf dans son resto préféré, chose que refuse catégoriquement Pierre s'il ne connaît pas la provenance de la viande ni de son interlocuteur, tout homonyme soit-il, d'autant que ce dernier continue de doper les audiences à chacune de ses prestations télévisées. « Maudite hématocrite » lance le maillot blanc à la cantonade en urinant dans son flacon. « Heu, la même chose que lui, hin, hin » de répondre le commentateur au teint rouge à pois blanc qui carbure au p'tit jaune et commence à rouler sous la table. « Hé, c'est pas de la Voeckler ça, hein mon Pierrot, hin, hin. D'ailleurs mon p'tit gars, quand est-ce que tu t'y mets toi au jaune ». Pierre a du mal à saisir la nuance et continue de s'entraîner fort tout en rêvant de podium et du paletot sur les Champs. « On pourrait faire une teuf comme en 98. Et l'autre Espingouin ne s'ra pas là en plus ». Toujours cette finesse qui ne quitte pas le leader des commentaires au 1er degré même si lui voit plus élevé en matière de vins et spiritueux. Et Pierre Roland de baisser la tête en cherchant la meilleure position aérodynamique, un vieux réflexe professionnel, un peu gêné par la prestation du journaliste et son schéma de jeu sans filet. « Tiens, c'est marrant comme ça, t'as vraiment l'air d'un coureur, hin, hin ». Pas tous les jours facile de porter le même nom et nier en bloc tout lien de parenté malheureux. « Et sinon mon p'tit Pierrot, Europcar, c'est l'objectif que vous vous êtes fixés en Champion's League cette saison? Perso, moi, ça s'ra un quart de rosé. Comme au Giro-nimo ». A cet instant, Pierre Roland emmène le 52x12 en direction du TGI pour entamer des démarches sur un éventuel changement d'identité. Son meilleur chrono à ce jour.

 Polo la Science, Thierry Roland, Pierre Fulla. One trip, one noise.

FRANCE juniors 1972.


FRANCE juniors 1972.
De gauche à droite : Dachaud, Soler, Mérigot, Champ, Chemier, Vendrely, Kupfer, Hiard, Sanchez, Feuillerat, Zorzetto, Girard, Courbis, Ratinaud, Pellecuer, Cohuet, Braun (ent.).

IDENTITE NATIONALE. La fiche Edf de... Marc Berdoll.


Première sélection ?
Le 8 septembre 1973 contre la Grèce. Je serre un peu les fesses parce que c'est ma première comme pour Lacombe, Repellini, Osman, Jouve, Sarramagna, Ravier, du beau monde, et aussi à cause de la réputation que traîne les gars d'en face. Pas besoin de te mimer la scène hein! Je remplace Lacombe en cours de match et marque 2 minutes après mon entrée en jeu. Ça c'est Berdoll. Dans les douches, j'ose pas trop me baisser pour ramasser le savon car mes coéquipiers sont de sacrés blagueurs. Heureusement, Triantafilos n'était pas sélectionné ce jour-là!

La der ?
Contre les States le 2 mai 1979 lors d'une tournée US de l'équipe de France dans un remake sportif du « Gendarme à New-York ». C'est là-bas que je m'inspire de mon look disco-village people. Faut dire aussi qu'on a emmené Sheila et son « Spacer » dans nos bagages pour l'occasion. Ray Domenech, qui a tout pigé à l'époque, a déjà épousé la moustache depuis belle lurette. A croire qu'il est né avec. Un grand visionnaire celui-là. Quoi, j'ai dit une connerie là ?

Fait marquant en Bleu ?
La coupe du Monde 1978 durant laquelle j'inscris un but contre la Hongrie. Le match des éliminés dans un joli maillot rayé vert et blanc moulant qui ressemble à tout sauf à celui des Bleus. Pas terrible marié au short bleu et aux chaussettes rouges. D'un autre côté, ainsi que me le font remarquer mes amis, comme avec ma moustache j'ai l'air d'un Portugais, ça se remarque pas trop. Merci les potes. Des connards quand ils s'y mettent ceux-là.

Anecdote ?
J'ai évolué une saison en Allemagne. Une erreur de jeunesse que je paye au prix fort - aucune sélection chez les A pendant mon épisode germanique - puisqu'à mon retour en France à l'OM en 1977, synonyme de nouvelles convocations internationales, j'ai été tondu par mes coéquipiers lors du rassemblement des Bleus avant le match contre l'URSS. Pas très simple de collaborer avec eux par la suite sur le plan humain.



OLYMPIQUE de MARSEILLE 1977-78.


OLYMPIQUE de MARSEILLE 
1977-78

Debouts : Florès, Billet, Gransart, Bracci, Bacconnier, Truqui, Baulier, Migeon, Zvunka, Trésor.

Accroupis : Lendo, N'Gom, Boubacar, Berdoll, Bereta, Bouze, Fernandez, Luttenbacher.

BIO EXPRESS DEGRADABLE. Marc Berdoll.


MARC BERDOLL.
Un look de mousquetaire. Plutôt normal quand on a l'habitude de traîner dans les (grandes) surfaces et garnir les filets adverses. Marc Berdoll est un avant-centre à l'ancienne, celui du football de cape et d'épée où l'on règle ses comptes sur le pré. Un pour tous, tous pour rien. La devise du SCO Angers, un club soldé où débute le natif de Trélazé à la douzaine, en gros sa moyenne de buts par saison durant sa période angevine, avant d'émigrer de l'autre côté du Rhin à Sarrebrück. En Allemagne c'est bien connu, les enseignes font du hard-discount alors que les joueurs pratiquent le hard-rock au niveau capillaire. Mais en troquant le feutre pour le casque à pointe, Berdoll se colle un fleuret dans l'œil chez nos ennemis germains. De rares apparitions ponctuées par un seul coup de canon. Trop peu pour draguer la grosse Bertha et impressionner une division de panzers. Le Französich y recueille même un surnom durant son passage éclair, sorte de blitzkrieg bof célébré par les Ramones sur une obscure face B vendu sous le perfecto : « Berdoll, der mann qui vaut ein Deutsch Marc, ah ah ». Wunderbar transversale l'humour teuton! Après ses dernières emplettes chez Lidl, l'attaquant français file pour 1€ symbolique à l'OM post-Leclerc mais toujours imbattable en matière de prix. A Marseille, Marc honore son prénom comme au bon vieux temps du SCO mais l'Olympique du nez au fil des saisons jusqu'à la descente en DII (1980). Un mythe s'écroule. L'OM devient le supermarché de la ferraille et Berdoll, malgré son statut d'international (15 sélections) et une coupe du Monde sur le CV, de retourner à Angers à cheval et en chantant « on m'appelle le chevalier blanc ». Une couleur de maillot qui lui colle bien à la peau finalement, tel un ange déchu qui retombe dans l'anonymat des âpres batailles du stade Jean Bouin. Son dernier combat, Marc Berdoll le mène à Orléans au crépuscule de sa carrière (1982-85). Pour le fun, le côté « big easy » du Loiret et la joie de retrouver une équipe en devenir, au schéma de jeu clair et limpide comme du pipi de pucelle. « C'est ajouter une nouvelle flèche à son arc quand on est de passage dans le coin » tentent de se rassurer les vieux supporters de l'Arago lors de son transfert. Plutôt un coup d'épée dans l'eau pour Marco qui court comme un guedin au stade de la Source et oublie parfois de mettre du feutre à ses crampons.

Marc Berdoll vient de négocier le prix d'un cendrier sur une brocante.

- MARC BERDOLL EN PHOTOS -


Berdoll et ses crampons moulés.

IDENTITE NATIONALE. La fiche Edf de... Jean-Paul Bertrand-Demanes.


Première sélection ?
Le 21 novembre 1973 contre le Danemark qui porte mal son nom ce jour-là puisqu'on gagne 3-0 au Parc. On est plein de nouveaux à étrenner notre première sélection nationale pour ce match amical. Alain Merchadier, François Bracci, Patrick Revelli, Claude Papi. Des moustachus et un chauve. C'est la « french touch » de l'époque quoi. Un poil electro-disco-variétés-club-de-France...

La der ?
Le 6 juin 1978 contre l'Argentine à Buenos Aires. « Bueno Zer » pour Thierry Roland. Une rencontre décisive de coupe du Monde qui doit déterminer notre avenir dans la compétition. Evidemment on perd, mais pour une fois pas uniquement à cause de Didier Six. Aucun commentaire sur l'arbitrage à domicile. Et j'ai toujours un foutu mal de dos rien que de penser à ce match pourri.  

Fait marquant en Bleu ?
Pas trop en fait car j'ai souvent été écarté pour les grandes compétitions internationales, barré par Baratelli, Dropsy ou André Rey. Nom de nom je mesure 1,92m tout de même. A noter que je suis champion du Monde des matches amicaux car j'en ai perdu aucun avec les Bleus. Par contre, dès qu'on attaque les rencontres officielles, c'est une autre chanson. Aucune victoire. La lose...

Anecdote ?
Bah ce match pourri contre l'Argentine en 78 où je m'empale contre le poteau. Résultat: gros bobo et dodo à l'hôpital, le dos en vrac. C'est Baratelli qui me remplace dans les bois et va cueillir les pâquerettes semées par Luque. J'enrage. Après ça, je crois que Michel Hidalgo a perdu mon numéro de téléphone. Même pour la bonne année, pas un coup de fil. Rien. Juste des appels anonymes de Jean-Luc Ettori ou Castaneda imitant le coach. Des salauds ceux-là.



FRANCE 1973-74.


FRANCE 1973-74.
En haut : Kovacs (sél.), Merchadier, Trésor, Bertrand-Demanes, Baratelli, Repellini, Grava, Adams, Hidalgo (ent.).
Au milieu : Ravier, Michel, Jouve, Bereta, Osman.
En bas : Chiesa, Lacombe, Molitor, Loubet, Kéruzoré.

JOSE TOURE. Cotton club de Nantes.


La trompette de la renommée pour José Touré, artiste sur le terrain et dans la vie de tous les jours. Avec son look de jazzman, le « Brésilien » invente un autre style de football au début des années 80 basé sur l'improvisation et l'inspiration, à la manière de la Seleçao (qui lui vaut son surnom après son but en finale de coupe de France contre PSG) et Louis « Satchmo » Armstrong, le trompettiste aux grosses lèvres. When the Saints go marching in. L'hommage d'un soliste hors-pair au musicien noir-américain. Dans le but de toujours offrir la meilleure partition à son public et apporter une touche dixieland les soirs de match à Saupin. Avec tambour et trompette...

WALLPAPER. Patrice Rio.

PATRICE RIO
- El luchador -

Y A PAS QU'LE FOOT. Jean-Paul Bertrand-Demanes.

1,92 m et 83kg à la pesée, Jean-Paul Bertrand-Demanes est un « joli bébé » pour emprunter un terme au monde de l'ovalie. C'est d'ailleurs au pays du rugby, dans le Sud-Ouest, que le « Grand » comme l'appellent les potes découvre le football et le poste de gardien de but à 11 ans, grâce au daron, gardien lui aussi mais de la paix. Dans la famille, on a la même passion mais on ne souffle pas dans le même ballon. Et le goal nantais de goûter à tous les diamètres du cuir et se tourner naturellement vers le basket, au vu de sa taille, pour combler les heures creuses entre deux séances de pénalties : « C'est sûr qu'avec mon physique, j'aurai pu envisager une carrière de pivot dans un 5 majeur. Mais j'ai préféré me servir de mes paluches d'une autre manière. C'est mon choix. Mon anchois dirai-je étant donné que je garde les filets. Ce qui ne m'empêche pas d'aller taquiner la sphère sur le vieux parquet en bois de la salle municipale de Rezé. Et chuis pas un manchot sous les panneaux. Toujours bien placé au rebond ». Une manière de rebondir sur sa future reconversion que JPBD (comme le POPB mais à Nantes en fait) imagine nulle part ailleurs que dans le sport : « Pourquoi pas professeur d'EPS. Les sports collectifs, c'est vraiment mon truc ». Cette fameuse passion de la balle que l'on évoquait plus haut. Bon sinon Jean-Paul, tu nous ressers un p'tit ballon pour la route parce que là notre verre, c'est un peu comme la Loire en été. Tout sec.

F.C NANTES 1975-76.


F.C NANTES 1975-76

Debouts : Bargas, Bertrand-Demanes, Sahnoun, Rio, Bossis.

Accroupis : Pécout, Denoueix, Michel, Gadocha, Rampillon, Amisse.

La grosse cylindrée de HUGO BARGAS.


Pour Hugo Bargas, sa passion en dehors du foot, c'est l'automobile. D'ailleurs le milieu nantais embraye direct et part le pied dans la tôle quand on évoque le sujet: 
- « Ma voiture, c'est comme une femme. Je la bichonne, je l'entretiens, ça m'arrive même de lui parler des fois. Tiens, pas plus tard qu'hier j'ai installé un aileron aérodynamique à l'arrière et des jantes chromées. Autant dire que ça jette, mais là ça se voit pas trop avec ce temps de merde qui déguelasse mes pneus. Je passerai des heures dans mon garage à bichonner mon auto. Un peu comme ma douce qui se refait la carrosserie tous les matins dans la salle de bain, j'adore ajouter une petite touche de coquetterie et personnaliser ma seconde femme. Par exemple, le fanion du FC Nantes sur le rétro intérieur, c'est le nec plus ultra en Bretagne. Et t'as maté la couleur? Jaune poussin ! C'est pour marquer mon attachement aux Canaris. Cui cui. Ah, ça c'est mon klaxon. Bon, j'te laisse parce que Bertand-Demanes me colle au cul et il est pressé de prendre un p'tit jaune chez Gadocha qui pend la crémaillère. Moi aussi d'ailleurs. Allez je file m'acheter le dernier Sport Auto en vitesse avant qu'le Bob soit saoul comme un Polonais. Ah bah merde alors, y a Bertand-Demanes qui vient juste d'écraser la mère Michel...  ».
D'un autre côté, c'est ça aussi quand on roule vite sous la pluie. Les distances de freinage, tout ça. Bon, merci quand même Hugo. Nous on va finalement rentrer en stop à bien y réfléchir.

A.S ST-ETIENNE 1977.


A.S ST-ETIENNE-Liverpool 1977.
Debout: Curkovic, Janvion, Farison, Piazza, Bathenay, Lopez, Synaeghel.
Accroupis: Rocheteau, Larqué, Santini, P. Revelli.

FAN PICS. St-Etienne.

Un gars qui fume un très très gros pétard. Visiblement c'est de la bonne à voir la mine des autres.

SO FASHION. Un couple au vert.


En 76, la mode est au vert. La 2 CV, tout ça, et le t-shirt sous-pull idéal pour (allez) l'hiver et les amoureux transis par le froid.
- « Allez ma Sylvie, tu viens, j't'emmène au dancing ce soir ».
- « Oh oui mon Johnny Rep. Tu es si beau avec ton costume de scène ».
- « Ah que tu t'es gourée d'époque ma jolie. Pas grave. Mais mon préféré, c'est quand même Jacques Santini. Et Synaeghel aussi. Il me rappelle une chanson que j'aimais bien chanter à la Grande Parade. Quoi, qu'est-ce qu'elle a ma Synaeghel ? »
Pour le coup, c'est Monty qui va tirer la tronche.

WAGs RETRO. Georges Bereta et Madame.


- « Bon d'accord ma douce, j'ai un métro de retard mais pour la St-Valentin j'ai mis ma plus belle chemise pour t'offrir ce joli bouquet de fleurs et te dire combien je t'aime ma chérie. Quoi, tu trouves qu'elles font un peu cimetière ! Mais non ma jolie, notre amour est loin d'être mort. La preuve, j'ai aussi enfilé mon jogging du dimanche pour descendre les poubelles et demain j'attaque la nouvelle déco de la maison ».
- « Oh mon Jojo, tout ça me va droit au coeur... »
- « Droit au coeur ou droit au but, c'est du pareil au même pour un Bereta. Il suffit juste d'ajuster le tir ».
Pas de doutes, Georges Bereta est un gros calibre de la séduction et des petites attentions. Et ce n'est pas Madame, toute attendrie par autant de délicatesse, qui dira le contraire.

HONGRIE 1978.


HONGRIE 1978.
En haut : Vinkovics (masseur), Baroti (sélec.), Kereki, Martos, Török, Kocsis, Toth, Kovac (ent.), Botar (doc.).
Au milieu : Töröcsik, Fazekas, Balint, Meszaros, Pinter, Zombori.
En bas : Pusztai, Nyilasi, Gujdar, Varadi, Nagy.

BIO EXPRESS DEGRADABLE. Tibor Nyilasi.

TIBOR NYILASI.
De prime abord, Tibor Nyilasi n'a rien d'un nihiliste mais sa carrière prend carrément un virage no future lorsqu'il se fracasse la tête contre un camarade opprimé défenseur du Dynamo Dresde un soir de coupe d'Europe. Bilan: commotion cérébrale et fissure crânienne. Nous sommes en novembre 76 et à 20 ans à peine, alors qu'il est déjà international, Tibor Nyilasi, né le 18 janvier 1955, peut ranger ses crampons devant la cheminée et attendre éventuellement un signe du Père Noël. Et Ferencváros, son club formateur qui accueille ce grand échalas aux 192 centimètres dès l'âge de 18 ans, de jouer du violon sur la perte prématurée de son nouvel « Empereur » marchant sur les traces de Florian Albert. Une cover larmoyante du folklore tsigane. Mais le milieu magyar a du caractère, forgé par quelques trophées ou accessits (coupe de Hongrie 1974, le doublé coupe-Championnat 76, finaliste de la C2 1975), et revient au bout de cinq mois pour enflammer les éliminatoires du mondial argentin. « Nyil », l'Arc dans sa langue natale, c'est ainsi qu'on l'appelle au pays, pointe à nouveau comme une flèche, droit sur ses cannes, et oriente le jeu des « Verts » du Ferencváros qui disputent le titre aux rivaux historiques Honved et Ujpest. Pas facile de trouver sa place entre Buda et Pest. Tibor le Grand s'y échine tant bien que mal et récolte le fruit de ses efforts, une nouvelle coupe en poche (1978) juste avant d'embarquer pour l'Argentine, et un second titre de champion (1981) avant de s'envoler pour l'Espagne. Deux coupes du Monde au goût amer pour la sélection hongroise perdue dans un football-goulash un peu trop lourd pour l'estomac du maigrelet Nyilasi, malgré un statut de favori. Après dix années à servir les intérêts de son bloc, Tibor Nyilasi obtient le feu vert des autorités hongroises pour passer à l'Ouest à 28 ans. « Nyil » choisit Austria Vienne parce que son jeu ressemble finalement à une valse. Pas non plus le meilleur dancing pour asseoir une renommée qui a dépassé les frontières depuis fort longtemps, même si Tibor cumule les premiers prix (championnat 1984, 85 et doublé en 86). Pour le géant dribbleur hongrois, cette deuxième partie de carrière ressemble fort à un requiem après les jolies partitions offertes sur le pré, en club et de concert avec la sélection hongroise (70 capes et 32 buts).

Pour Nyilasi, c'est la lutte finale !

Y A PAS QU'LE FOOT. Les mémés hools.


« Bah non, y a pas qu'le foot dans la vie ! ». C'est bien ce que semble se raconter nos deux Vamps venues accompagner leurs fistons au stade et repartir illico sur le marché en papotant sur la hausse des prix et du kilo de pommes de terre qui monte en flèche, tout ça le long de la ligne de touche :
- « Rôô, pis j'espère qu'y vont pas faire de bêtises nos deux ch'tios avec les aut' phénomènes là. Les houliganes. C'est pas des cadeaux ceux-là ».
- « Bah t'inquiète pas ma Liouceth, un dérivé de Lucette in English, au moins quand ils sont là, on sait qu'y sont pas ailleurs à traîner les rues avec les pounks ».
- « Certes ma chère Margareth, Marguerite fanée toujours en Anglais, mais bon t'as vu les nouvelles dans le journal. Y sont quand même pas commodes ces p'tits cons. J't'enverrais tout ça à l'armée moi. Allez hop, aux Malouines ! Ah pis tiens, v'là-t'y pas qu'y s'met à pleuvoir et j'ai pas pris mon pépin. Quelle nouille alors ! ».
C'est l'avantage des stades anglais et leurs tribunes au ras de la pelouse. La proximité du public avec les joueurs qui (mon fils ma) bataillent sur le pré. Une autre dimension du football, plus proche des gens, plus réaliste et chaleureuse.
- « Bon hé les fossiles, c'est pas un peu fini vos histoires là ? ».
Pas si amical que ça en fait, car visiblement le barbu mal luné aimerait voir un autre spectacle que celui offert par nos deux épicières qui squattent les meilleures places en prime.
- « Bah quoi, j'ai payé mon billet merde alors ! »
Honteux ce manque de respect envers le 3ème âge. Pas très fair-play non plus.

LIVERPOOL F.C 1984-85. By Panini.


LIVERPOOL 1984-85.
En haut : Robinson, Gillespie, Bolder, Hansen, Grobbelaar, Lawrenson, McGregor.
Au milieu : Moran (ent. adj.), Wark, Whelan, Rush, Nicol, Hodgson, Evans (ent. adj.).
En bas : Lee, Thompson, Neal, Fagan (ent.), Dalglish, Kennedy, Walsh.