OLYMPIQUE de MARSEILLE 1971-72.


OLYMPIQUE de MARSEILLE 1971-72.
Debout : J. Zvunka, Kula, Novi, Carnus, J.P Lopez, Bosquier.
Accroupis : Magnusson, Bonnel, Gress, Skoblar, Couécou.

MATCH REPLAY. Le jour où... Gérard Tonnel devînt le premier footballeur au chômage.

Sérieux coup de froid sur la carrière de Gérard Tonnel en ce début d'année 78. C'est même le blizzard. Le 14 janvier, comme tous les matins avant de partir à l'entraînement, le Picard - Gérard est né à Albert dans la Somme - va au courrier et découvre dans la boîte, ô surprise, une lettre recommandée de son club de l'époque : le Stade Rennais. Pas vraiment un bon signe. Un truc qui ressemble à un tacle dans le dos. D'ailleurs le reste, c'est l'ancien buteur du T.A.F qui raconte.

«  J'ai reçu, par courrier recommandé, un avis de licenciement à dater du 20 janvier, explique l'ex-international B (une sélection en 1974). Mais le statut de joueur pro ne prévoit pas une situation de ce genre ». C'est bien normal, car à ce jour, Gérard Tonnel devient le premier footballeur professionnel à pointer au chômage. Dur à avaler pour celui qui n'en démord pas, et crache sur son statut de pionnier. « Mon contrat avec Rennes expire le 30 juin, précise la terreur du stade de l'Aube. Et au terme de la loi, il doit être respecté par le club ». Oui mais voilà, les dirigeants bretons ont décidé de sabrer dans la masse salariale. Le club est en proie à une grave crise économique et doit se séparer des gros salaires. Dont celui de Tonnel. « J'ignore si je touchais le salaire le plus élevé, tempête le joueur. Mais je précise que celui-ci a été déterminé après discussions entre les dirigeants et moi ». Des promesses sans doute, mais quand il n'y a plus d'argent, on économise. Ce que fait le staff rennais en ajoutant l'entraîneur Claude Dubaële et le directeur technique Antoine Cuissard à la short-list. Un coup dur pour notre trentenaire formé à Sedan, dont le dossier s'empile sur tant d'autres aux ASSEDIC.

Le buteur tient à garder la forme malgré un moral en berne. « Je m'entraîne pour l'entretien, concède t-il sans trop y croire. Or, il ne m'est pas possible de trouver de l'embauche à cette époque de l'année, la période des mutations est terminée ». Seul une dérogation du Groupement pourrait changer la donne, mais Gérard ne croit pas au Père Noël. Puis de toute façon, c'est plus la période. « Mon cas ne semble pas émouvoir grand monde » lâche t-il en serrant les dents et ses photos jaunies de l'époque troyenne. Finalement, après six mois de chômage, le Stade de Reims appelle le Picard. Une pige d'une saison au cours de laquelle il ne dispute que les matches de coupe de France (5 matches, 4 buts). L'ancien n'a rien perdu de sa superbe, mais termine sa carrière à Chalons-en-Champagne. Un club qu'il entraîne par la suite et relègue en division inférieure dès sa première saison. Là, c'est Gérard Tonnel qui démissionne...

WAGs RETRO. Sepp Maier und frau Mannschaft.


« Du willst faire prosit afec moi, kleine fraülein ? » Sepp Maier utilise son charme et son sens de l'humour à l'heure de s'envoler pour l'Argentine. La Bavière, Münich et la fête de la bière, sur le cliché le trait est un peu grossi, mais c'est l'occasion pour « Die Katze » de se payer une bonne tranche autour d'une blonde, la bière et la fille sont compris dans le service, et d'évoquer avec une Mireille Darc locale les chances de la Mannschaft de conserver son titre au Mundial argentin. Sans Kaiser ni Bomber. Les fidèles compagnons du portier allemand, en club comme en équipe nationale, ont pris leur retraite internationale, laissant Maier sur le bord de la route. « Je jouerai au football tant que Beckenbauer et Müller pourront me pousser sur le terrain en fauteuil roulant » déclarait-il avec dérision à l'époque. En Argentine, les tauliers du Bayern n'étaient pas derrière lui et la nouvelle génération bâtie par Helmut Schön un peu trop tendre pour marcher sur les traces de leurs aînés, héros du WM 74. L'Allemagne est éliminée par l'Autriche. C'est l'Anschluß à l'envers et l'humiliation. La gueule de bois pour Maier, qui vomit sur le passé et le maillot de madame.

OLYMPIQUE LYONNAIS 1977-78.

OLYMPIQUE LYONNAIS 1977-78.
Debout : Dominique Marais, Jean Martinez, Jean-François Jodar, Guy Garrigues, Gilles De Rocco, Raymond Domenech.
Accroupis : Alain Olio, Bernard Lacombe, Jean Gallice, Serge Chiesa, Daniel Ravier.

Le dico argot-foot du professeur Migeon (Part 19).


Gérard Migeon traîne une drôle de réputation sur un terrain. Considéré comme un cave dans ses bois, le prince de la toile est un cador des vestiaires. Un fondu de la langue française qui travaille à la craie. « La Mige », son surnom dans la famille du ballon rond, connaît tout des rouages du football: ses vertus, ses vices et les petites formules qui fleurissent au ras du gazon. Le « Titi parisien » de Longjumeau décrypte et flingue le dictionnaire du foot, celui du temps des grandes heures, sur le tableau noir. Avec sa gouaille et sa moustache malhonnête, notre fine gâchette prend la plume et passe au vitriol les expressions du milieu. Et faut reconnaître, c'est du brutal ! Avis aux non-initiés.

FAIRE DU CIRQUE :
Joueur qui réussit tout ce qu'il entreprend et qui a tendance à en rajouter.
  • « Ribéry, c'est un vrai cancer ce type ». (Les joueurs du Bayern, qui offrent régulièrement leur prime pour le Centre International de Recherche sur le Cancer).
  • « Le CIRC, c'est cool man ». (Un fumeur de joint, membre du Collectif d'Information et de Recherche Cannabique).
  • « A Knysna, c'était un vrai cirque » (Un international français qui souhaite garder l'anonymat).
- Le cas en image -

Diego Maradona ou l'art de faire son cirque
- Mexico 86 : Argentina-RFA -

A.S SAINT-ETIENNE 1973-74.


A.S SAINT-ETIENNE 1973-74.
Debout : Ivan Curkovic, Dominique Bathenay, Gérard Farison, Christian Synaeghel, Christian Lopez, Alain Merchadier.
Accroupis : Oswaldo Piazza, Jean-Michel Larqué, Pierre Repellini, Patrick Revelli, Hervé Revelli.

Y A PAS QU'LE FOOT. Some Gardon are bigger than others.

Bernard Gardon. Un gars qui n'a pas mal.

« Adriaaaan, Adriaaaan.... ». A l'image de Rocky Balboa, Bernard Gardon est un battant. Un mec qui prend des coups mais qui sait en rendre sur le ring comme sur le pré. L'archétype du défenseur au caractère entier et fonceur qui joue sur son physique.

« J'ai toujours eu pour moi mon gabarit, ma force et ma santé » explique d'ailleurs le jeune nantais dans les colonnes de Football Magazine en avril 73. Taillé dans le roc, le natif de Clermont-Ferrand ne cache pas son goût pour l'effort et quelques gouttes de suée sur son corps viril. Une passion qui lui vient à l'adolescence, à l'époque où Nanard était un peu bouboule à cause d'un gros appétit. Un bon repas en famille et hop, quatre kilos en plus sur la balance ! Pas vraiment le meilleur chemin pour épouser une carrière de footballeur. Mais Bernard s'achète une conduite alimentaire et s'impose un régime draconien par la voie du sport et des travaux physiques. Il bosse avec papa, fabriquant de fours de boulangerie, s'essaie comme garagiste puis monteur en charpentes métalliques tout en tâtant du basket, du rugby et de l'athlétisme. Une vocation chez les Gardon puisque l'un de ses (nombreux) frères, Christian, fut champion de France cadet au lancer de poids. Du lourd donc, qui influence Bernard à soulever de la fonte pour se tailler des abdos-tablettes de chocolat et opter bizarrement pour le ballon rond. Pas tant que ça d'après l'intéressé, car pour lui « … le football a évolué de telle façon ces dernières années qu'il favorise plutôt la promotion de joueurs de mon genre ». Pas faux, surtout quand il faut marquer des types comme Gerd Müller et ses gros mollets à la culotte. Il faut en imposer sur le terrain. Avec son physique d'Apollon, l'étalon clermontois ne craint rien. « C'est même un atout de plus pour moi » affirme le Canari entre deux séances d'épaulé-jeté.

Après une longue carrière professionnelle construite entre Nantes, Lille, Monaco et St-Etienne, Bernard Gardon endosse le costume de manager du R.C Strasbourg à la fin des 90's. Jacky Duguépéroux - l'entraîneur du Racing et sorte de sparring-partner à l'époque - le qualifie « comme l'un des hommes qui a fait le plus de mal au club » après la descente en D.II. Visiblement, le challenger n'était pas à la hauteur du champion. Knock-out au dernier round. Avec Nanard, les coups, ça fait vraiment mal.

Rocky Gardon à l'entraînement avant d'affronter Ivan Drago.

DINAMO ZAGREB 1982-83.



NK DINAMO ZAGREB 1982-83.
En haut : Srećko Bogdan, Snježan Cerin, Vladimir Deželić, Tomislav Ivković, Zlatan Arnautović, Eddie Krnčević, Mustafa Arslanović, Ante Rumora, Dragan Bošnjak.
Au milieu : Rudolf Belin (ent. adj.), Marijan Vlak, Željko Hohnjec, Hrvoje Dragičević, Emil Dragičević, Zvonko Marić, Mladen Munjaković, Ismet Hadžić, Josip Čačković (Physiothérapeute).
En bas : Džemal Mustedanagić, Drago Dumbović, Zlatko Kranjčar, Stjepan Deverić, Miroslav Blažević (ent.), Velimir Zajec, Marko Mlinarić, Milivoj Bračun, Zvezdan Cvetković, Borislav Cvetković.