Sponsor en toc. U.S VALENCIENNES-ANZIN (Papeteries Gaspard).

En 1975, Valenciennes change de look. Le club nordiste passe du Coq Sportif à Adidas, enfile une culotte rouge qui remplace l'historique short blanc, et affiche les trois bandes de son nouvel équipementier. Dans la foulée, V.A – comme on l'appelle dans le coin – a aussi lâché son sponsor Blizz Men et arbore désormais les Papeteries Gaspard sur son maillot. Créée au milieu des années 20 par Georges-Gaston Gaspard, la société de la région de Valenciennes, spécialisée dans les fournitures de bureau et les services d'imprimerie, donne un coup de pouce au club local qui, à cette époque, fait figure de smicard du football français. Un partenariat qui court sur quatre ans (jusqu'en 1979) et correspond aux années de disette du club dirigé par le président Henri Pouille. Durant cette période en effet, l'Union Sportive Valenciennes-Anzin flirte trop souvent avec la relégation (12ème en 1975-76, 17ème en 1976-77, 14ème en 1977-78), et doit son salut parmi l'élite grâce au refus du F.C Gueugnon d'accéder au professionnalisme à la fin de l'exercice 1978-79 (18ème et barragiste). Malgré l'absence de résultats, et une équipe bâtie avec les moyens du bord, ce maillot reste tout de même dans la mémoire des supporters de l'U.S.V.A, presque l'équivalent du mythique Manufrance de Sainté, et de ceux qui l'ont porté comme Didier Six, Philippe Piette, Bruno Metsu, Roger Milla, le Polonais Jan Wraży, et tous les autres.

Didier Six en Gaspard.

Roger Milla on tour.

Bruno Metsu sur son 31.


U.S VALENCIENNES-ANZIN 
1978-79

Debouts : Wrazy, Kourichi, Hazam, Fugaldi, Metsu, Bas.
Accroupis : Lugier, Maillard, Milla, Vésir, Laïtem.

JUVENTUS 1980-81. By Panini.


JUVENTUS 1980-81

En haut : Trapattoni (ent.), Causio, Tardelli, Cabrini, Storgato, Marocchino, Bettega, Verza, Scirea, Gentile, Bizzotto (ent. adj.).
Assis : Cuccureddu, Brady, Carraro, Zoff, Bodini, Brio, Furino.
En bas : (adj.), Pin, Galderisi, Fanna, Prandelli, Osti, (adj.)




HOLIDAYS IN THE SUN. Jean-François Larios.

En vacances, Larios part à la bêche !
Vacances et tourisme ne font pas bon ménage, selon Jean-François Larios, qui se répand dans les colonnes de Football Magazine en 78. « On ne peut rien approfondir » regrette Jeff. L'international s'explique d'ailleurs à coeur ouvert et sans ménagement sur la profession qu'il a épousé. « Du tourisme, nous en faisons d'une drôle de façon puisque nous parcourons des milliers de kilomètres, mais hélas nous allons le plus souvent de gares en aéroports aux stades et aux hôtels. » Un joueur en tournée, c'est un peu comme la vie d'une rock-star. Un planning serré et peu de temps pour soi. « Nous n'avons guère le temps de contempler un paysage ou de découvrir des choses intéressantes. » Pas même le temps de rendre visite à la femme à Platoche, par exemple. Non, le football c'est plutôt métro, boulot, dodo et gnons sur les mollets pour celui qui aime les rencontres fortuites. « Moi, j'aimerais bien pouvoir prendre des contacts, étudier certains caractères. » Et pourquoi pas certaines morphologies, si affinités. Tout ça, il se le réserve pour après, quand sa carrière aura pris fin. « Là, il n'est pas dit que je retourne dans certains coins que ma vie de footballeur m'ont quand même permis d'entr'apercevoir. » Afin de profiter (enfin) du joli carnet d'adresses que Jeff s'est constitué durant ses voyages professionnels ?

LA FICHE DETAILLEE. Marco Tardelli.

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La fiche détaillée par les éditions Rencontre Lausanne
MARCO TARDELLI
- Le décathlonien de la Squadra  -
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Thierry Roland on tour and special guest. LOÏC AMISSE.

Loïc Amisse et une vieille branche.
- Bon, bin, mon cher Thierry, puisqu'on a fini tous les deux, ça te dirait de t'en mettre un derrière la cravate ?
- Ah, avec plaisir, mon p'tit canari. Me taperais bien une boisson à l'amisse, tiens ! A l'amisse ! Hin hin hin...
- Pfff...
- Et quelques noix de cajou, c'est possible ?

TORINO CALCIO 1984-85. By Panini.


TORINO CALCIO 1984-85

En haut : Pileggi, Comi, Galbiati, Beruatto, Danova, Sclosa, Picci.
Debouts : Biasi, Serena, Martina, Zaccarelli, Copparoni.
Assis : Dossena, Junior, Cazzaniga, Radice, Sala, Schachner, Francini.
En bas : Tardito, Corradini, Ferri, Caso, Mariani, Giunta.




INTERVIEW. Krimau.

Céline Dion a eu son « merry » René, le championnat de France de foot a, quant à lui, eu son Merry Abdelkrim dit Krimau. Un des héros de l'épopée bastiaise de 78, qui a pas mal bourlingué par la suite, évoque sa carrière en buteur-express, tel qu'il était sur le pré. Rencontre avec l'international marocain (13 séléctions, 5 buts), attaquant titulaire des Lions de l'Atlas lors du Mondial 86, et plutôt heureux de son parcours professionnel à travers la France, qui en pince pour la Corse et Paname.

Le souvenir qu'il te reste de ton premier match pro ?
C'était un Paris S.G-Bastia. J'ai marqué un but au Parc des Princes. 

Et du dernier ?
Finir avec le Matra... C'était un objectif.

Que représente pour toi l'épopée bastiaise en coupe UEFA 78 ?
1978, c'était une année exceptionnelle. J'ai marqué cinq buts en coupe d'Europe, et surtout joué une finale. J'étais heureux pour la Corse.

Abdelkrim Merry : une étoile à Bastia.

Après le Sporting, tu as la particularité d'avoir beaucoup voyagé, 7 clubs en 7 ans (Lille, Toulouse, Metz, Strasbourg, Tours, Le Havre, St-Etienne). Pourquoi ? Par goût des contrats à court termes ?
Non, je voulais changer de clubs pour avoir une expérience ailleurs. Et ainsi de côtoyer d'autres entraîneurs.

Dans lequel de ces clubs n'aurais-tu pas du aller ?
Partout où j'ai joué, j'ai été heureux.

Ta saison la plus aboutie, c'est en 1982-83 avec le F.C Metz (23 buts) ? Est-ce grâce à ta complicité avec Tony Kurbos sur le terrain ?
Pas spécialement. C'était le travail de l'équipe, et moi j'ai fais le reste.

Krimau à Metz. Toujours à l'heure pour scorer.
L'apogée de ta carrière, c'est la coupe du Monde 86 au Mexique. Comment as-tu vécu cette compétition ?
La coupe du Monde, c'est effectivement le sommet. C'est fantastique ! On ne peut pas le décrire, il faut le vivre.

Tu as effectué toute ta carrière en 1ère division, sauf à Toulouse (1981-82) alors en D2. Comment juges-tu cette expérience au T.F.C ?
Mon ancien entraîneur - Pierre Cahuzac - était à Toulouse à l'époque, et il m'a demandé de lui donner un coup de main pour faire monter le T.F.C en première division. Chose faite en fin de saison. J''ai d'ailleurs marqué le but de la montée à Saint-Dizier.

Tu as fini ta carrière au Matra (de 1987-89) qui ne manquait pas d'ambition à l'époque. Bizarrement, tu as perdu toutes tes illusions à Paris ?
Non, comme je l'ai dit plus haut, c'était un objectif de finir au Matra. J'aime Paris. Mes deux garçons y étaient très heureux. Mais surtout parce que c'est la plus belle ville du monde.

Le plus grand regret de ta carrière ?
Je n'ai pas de regrets. Ma carrière, ce n'est que du bonheur !

Ton match le plus accompli, celui où tu t'es senti le meilleur joueur du monde ?
Le match à Torino. J'ai marqué deux buts au stadio Comunale. C'était le bonheur pour moi, pour la Corse, et pour le football français.

Krimau à Torino.

S.E.C BASTIA 1976-77. By Panini.


S.E.C BASTIA 1976-77

Debouts : Petrovic, Desvignes, Cazes, Luccini, Orlanducci, Burkhardt.
Accroupis : Félix, Franceschetti, Zimako, Papi, Dzajic.