FRANCE-Belgique 1981.


FRANCE-Belgique 1981.
Debout : Janvion, Trésor, Tigana, Bossis, Dropsy, Lopez.
Accroupis : Genghini, Soler, Rocheteau, Giresse, Six.


- 29 avril 1981 -
Parc des Princes. Paris. 44.594 spectateurs.
- qualifications CM 82 -
FRANCE bat Belgique : 3-2 (3-1). 
Arbitre Mr Victoriano Sanchez-Arminio (Espagne).
Buts : Soler (13ème et 31ème), Six (26ème) pour la France. Vandenbergh (5ème), Ceulemans (52ème) pour la Belgique.
Remplacements : Soler par Zimako (71ème) pour la France. Millecamps par De Wolf (17ème) et Vercauteren par Verheyen (64ème) pour la Belgique.
FRANCE : Dropsy – Janvion, Lopez, Trésor, Bossis – Giresse, Tigana, Genghini – Soler, Rocheteau, Six. Entraîneur : Michel Hidalgo.
BELGIQUE : Preud'Homme – Gerets, Millecamps, Meeuws, Renquin – Vercauteren, Van Moer, Van der Eycken – Cluytens, Van den Bergh, Ceulemans. Entraîneur : Guy Thys.

Didier Six après son but.

- LE MATCH EN IMAGES -

Un duel franco-belge très serré : Giresse et Millecamps, Genghini-Meeuws, Tigana-Verheyen et Gerets-Rocheteau.


Gérard Soler. Un doublé et tournée générale !

Smurf avec Janvion et figures de styles (Lopez vs Vercauteren et Rocheteau).

On enfume pas Marius comme ça (Jan Ceulemans).

Rocheteau se bat comme un beau diable !

Tigana au sprint devant Van Moer.

La bataille des airs (Ceulemans, Dropsy, Six, Rocheteau, Preud'homme).

Didier Six, l'autre homme de la partie.



France-Danemark 1973.


FRANCE-Danemark 1973.
Debout : Bertrand-Demanes, Merchadier, Bracci, Adams, Ravier, Repellini.
Accroupis : Chiesa, Michel, H. Revelli, Bereta, Sarramagna.

- 21 novembre 1973 -
Parc des Princes. Paris. 14.534 spectateurs.
- amical -
FRANCE bat Danemark : 3-0 (0-0). 
Arbitre Mr Heinz Aldinger (Allemagne).
Buts : Bereta (59ème), Larsen (78ème c.s.c), H. Revelli (89ème)  pour la France.
Remplacements : Chiesa par P. Revelli (75ème), Ravier par Papi (80ème) pour la France. Jensen et Björnmose par Larsen et Skouboe (70ème) pour le Danemark.
FRANCE : Bertrand-Demanes – Repellini, Merchadier, Adams, Bracci – Chiesa, Michel, Bereta – Ravier, H. Revelli, Sarramagna. Entraîneur : Stefan Kovacs.
DANEMARK : Birger Jensen – Hansen, Vonsyld Helge, Bjerre, Vigo Jensen – John Steen Olsen, Morten Olsen, Björnmose – Lund, Abech, Henning Jensen. Entraîneur : Rudi Strittich.


- LE MATCH EN IMAGES -

 
Reportages sur le football danois (sources : football magazine).


Le dico argot-foot du professeur Migeon (Part 21).


Gérard Migeon traîne une drôle de réputation sur un terrain. Considéré comme un cave dans ses bois, le prince de la toile est un cador des vestiaires. Un fondu de la langue française qui travaille à la craie. « La Mige », son surnom dans la famille du ballon rond, connaît tout des rouages du football: ses vertus, ses vices et les petites formules qui fleurissent au ras du gazon. Le « Titi parisien » de Longjumeau décrypte et flingue le dictionnaire du foot, celui du temps des grandes heures, sur le tableau noir. Avec sa gouaille et sa moustache malhonnête, notre fine gâchette prend la plume et passe au vitriol les expressions du milieu. Et faut reconnaître, c'est du brutal ! Avis aux non-initiés.

FICELLES :
Les filets de but. Par extension : faire ficelles : marquer.

  • « La vie de gardien ne tient qu'à un bout d'ficelles » (Gérard Migeon, philosophe-funambule sur sa ligne avant un pénalty).
  • « J'vais t'apprendre les ficelles du métier » (Un agent à son jeune poulain).
  • « J'avais pas demandé une ficelle m'dame la boulangère, mais une grosse miche farineuse » (Ribéry dans le pétrin après l'affaire Zahia).

  • - Le cas en image -

    Un gars pris derrière les ficelles (Johan Cruyff, F.C Barcelone, 1976).

    MAILLOT DE LEGENDE. F.C Metz.

    Le derby della mole s'invite sur le maillot du F.C Metz à l'aube de la saison 1976-77. Aux couleurs grenats que le club lorrain a emprunté au Toro s'ajoute le sponsor de la firme italienne automobile de Turin, la FIAT, dirigée par Giovanni Agnelli, lequel est aussi à la tête de l'équipe d'en face, la puissante Juve. Une rivalité qui fait des étincelles de l'autre côté des Alpes, un peu comme le duo d'attaquants lorrain Hugo Curioni-Nico Braun. L'Argentin et le Luxembourgeois s'entendent comme larrons en foire chez Carlo Molinari, et régalent sur le pré (22 et 23 buts chacun). C'est tifo à Saint-Symphorien  avec cette force de frappe, d'apparence improbable sur le papier, qui a déjà allumé quelques mèches depuis son association en 1974. Nos deux capocannoniere sont l'un des atouts majeurs du club avec l'éclosion de ses jeunes talents (Bernard Zénier et Patrick Battiston). C'est l'âge d'or du F.C Metz et le temps des rodéos joyeux sur le parking du stade. Cette même saison 76-77 dans le Calcio, la Juve chipe le titre au Toro pour un point. Une nouvelle victoire pour Agnelli qui se frotte aussi les mains de la hausse des ventes de la Fiat Ritmo dans l'Est de la France. Et c'est la dolce vita comme ça pendant trois ans entre l'Italie et Carlo Molinari. Fiat retire ses billes en 79 et, est remplacé par les Chaussures Bally. Un peu ballot, n'est-ce pas ?



    F.C METZ 1976-77.

    BIO EXPRESS DEGRADABLE. Pierre Pleimelding.

    PIERRE PLEIMELDING.
    C'était il y a maintenant presque deux ans, à l'heure où la planète fêtait le travail dans la rue à grands coups de slogans et de merguez grillées, Pierre Pleimelding s'éteignait chez lui à Colmar, victime d'un malaise cardiaque. Une disparition à l'âge de 60 ans qui a plongé le petit monde du football hexagonal dans l'émoi; une peine partagée du côté de la Suisse où « Ploum » avait exercé au début des années 80 sous les couleurs du Servette de Genève.

    Fils d'un papa footballeur, René, Pierre Pleimelding prend sa première licence à Colmar sous les ordres du daron bien-aimé, ancien international (1 sélection en 1953 contre la Yougoslavie) et capitaine victorieux de la coupe de France avec Toulouse (1957). Du haut de ses 10 ans, il est né à Laxou le 19 septembre 1952, le jeune lorrain débute sa carrière sous la protection paternelle avec l'espoir de suivre le parcours tracé par son modèle. Un message reçu 5 sur 5 par son père, lequel l'emmène dans ses bagages lorsque celui-ci, à la demande du président Claude Cuny, débarque à l'A.S. Nancy-Lorraine en 1967. Le club au chardon est alors tout neuf et vise la montée parmi l'élite du football français en trois ans. Un contrat rempli à terme, mais sans la présence du fiston qui a du mal à s'épanouir au centre de formation, écrasé par le poids de la concurrence et de la pression imposées par le football de haut niveau. Qui s'y frotte, s'y pique et ça gratte un peu pour Pierrot à l'époque. L'accession à la D1 acquise, René quitte la Lorraine et s'installe à Troyes, alors en D2, avec toute la famille (1970).


    « Ploum » signe son premier contrat professionnel dans l'Aube et fait quelques apparitions dans l'équipe fanion (15 titularisations / 2 buts). Trop peu pour les dirigeants du T.A.F. qui virent le père et le fils à la fin d'une saison passée sur le fil du rasoir, hantée par le spectre d'une relégation. Troyes finit par sauver sa peau et la smala Pleimelding retourne à Colmar sans l'aîné, Gérard, resté en Champagne pour quelques années supplémentaires où il obtient le titre de meilleur buteur de deuxième division (groupe A) avec 20 buts en 1972. De son côté, Pierre ronge son frein dans les rangs amateurs et plante des buts sans conviction jusqu'au jour où la chance frappe à la porte de l'attaquant blondinet. A force de pousser son caillou vers un improbable sommet, tel un Sisyphe en short et crampons, « Ploum » atterrit sur le Rocher au mitan des 70's et découvre la première division aux côtés des Delio Onnis, Christian Dalger et Jean Petit. Le Lorrain reste trois ans dans la Principauté. Des années rythmées par le va-et-vient d'un ascenseur, entre descentes et montées, pendant lesquelles le néo-monégasque se cherche sur le terrain. Placé à l'avant pointe de l'équipe monégasque, Pleimelding marque trop peu et subit en quelque sorte la concurrence écrasante et l'efficacité du goleador argentin Onnis.

    Plombé par ses statistiques faméliques, il quitte Monaco et ses émoluments princiers pour rejoindre le LOSC, plus au Nord, afin de ne pas perdre la boussole et de retrouver fissa le chemin des filets. Nous sommes au début de la saison 1977-78, un exercice marqué par un titre de champion de France pour l'A.S.M ! « Ploum » pense avoir raté un truc mais c'est à Lille qu'il se révèle, d'abord en se laissant pousser une belle tignasse frisée parce que Robert Plant(e) comme il rêve de le faire comme tout attaquant lambda. Au bout d'une année dans l'équipe nordiste, plantée à l'échelon inférieur, il trouve enfin la voie en inscrivant une quinzaine de buts dans la saison et une place de titulaire indiscutable. Le LOSC retrouve l'élite et s'y maintient, bien calé dans le ventre mou du championnat, grâce à la réussite de son buteur. C'est d'ailleurs sous les couleurs lilloises que « Ploum » connaît ses meilleures années de footballeur, terminant quatrième puis sur la dernière marche du podium du classement des buteurs lors des saisons 1978-79 (21 buts) et 1979-80 (18 réalisations). Une efficacité récompensée par une sélection internationale (la seule sur son C.V) lorsque Michel Hidalgo l'appelle pour le match amical France-Espagne (1-0) au Parc des Princes le 8 novembre 1978. Une expérience cependant amère pour l'intéressé « malgré la satisfaction familiale d'avoir égalé à ce titre le palmarès de mon père, avoue t-il penaud, mais un souvenir qui ne restera pas le plus beau moment de ma vie de joueur ». Titulaire au coup de sifflet, Pierre Pleimelding est remplacé par Albert Gemmrich à l'heure de jeu. C'est vrai qu'il y a de quoi ressasser, d'autant que le sélectionneur ne lui offrira plus jamais sa chance en Bleu.

    Après cette parenthèse internationale, le Lillois rêve de conquérir le monde et de batailler dans les plus grands championnats européens. Le LOSC est un club trop exigu pour ses talents de finisseur. « Ploum » s'envole alors pour l'étranger et la Suisse où l'on aime choyer les pépites. Pleimelding arrive au Servette (1981-82) avec une bonne réputation qu'il confirme lors des matches de préparation. L'équipe au maillot grenat est en pleine bourre et la nouvelle recrue fait vite oublier les anciennes gloires (Franco Cucinotta, l'Anglais Martin Chivers ou le Néerlandais Piet Hamberg) dans le cœur des supporters. Forte de sept nouveaux joueurs, parmi lesquels Lucien Favre, Michel Decastel et Alain Geiger, l'équipe baptisée « Les millionnaires » par les journalistes locaux se balade jusqu'à la trêve hivernale. Après une pause de trois mois (!!!), les Grenats perdent leur football et manquent le titre pour trois points en fin de saison (au profit des Grasshoppers). Pierre Pleimelding, ayant chanté tout l'été, se trouva fort dépourvu quand la bise fût venu. L'attaquant, comme le reste de l'équipe, marche à côté de ses pompes à la reprise et se retrouve même placé dans la défense genevoise par manque d'efficacité devant les buts, avant d'être expédié à l'A.S Cannes une fois la saison terminée sur un échec au regard de l'investissement financier des dirigeants.


    A 30 ans, « Ploum » est à la retraite anticipée sur la Croisette où il côtoie quelques vieilles gloires (Patrick Revelli, Gilles Rampillon...). Meilleur buteur de l'équipe, une douzaine de réalisations, il quitte la Côte d'Azur en fin de saison et se rapproche de chez lui en signant à Mulhouse où son temps de jeu se compte sur les doigts d'une main. La faute à Gérard Banide et Raymond Domenech, les entraîneurs du F.C.M qui se succèdent à l'époque, lesquels ne comptent pas vraiment sur lui « malgré sa mentalité, son respect envers le club et son métier » selon coach Ray.

    Il est temps de partir pour Pierrot qui termine sa carrière à Epinal, sage comme une image et sans trop faire parler de lui, avec un statut d'entraîneur-joueur. Toujours cette trajectoire du père en toile de fond. Il parvient à faire monter le club vosgien en D2 à l'orée des années 90 avant de prendre la direction de la Côte d'Ivoire en 1994 qu'il qualifie pour la CAN deux ans plus tard. Remercié par les Elephants après son échec dans la compétition, la sélection ivoirienne est éliminée dès le premier tour, « Ploum » se retire définitivement du milieu professionnel pour se consacrer à la formation dans les rangs amateurs dans sa région. Sans trop de regret car, comme il l'affirmait il y a quelques années : « le football professionnel m'a usé aussi bien physiquement que professionnellement ». Une fatigue générale qui l'a foudroyé un 1er mai, jour de repos pour tous. Le sien est désormais éternel. Dors bien, l'ami Pierrot.

    LA FICHE DETAILLEE. Daniel Horlaville.

    **********
    La fiche détaillée par les éditions Rencontre Lausanne
    DANIEL HORLAVILLE
    - Pourquoi viens-tu si tard ? -
    **********