STADE BRESTOIS 1979-80.


STADE BRESTOIS 1979-80

Debouts : Yvon Le Roux, Jocelyn Rico, Daniel Bernard, Jean-Pierre Guennal, Lohou Kedié.

Accroupis : Louis Floch, Serge Lenoir, Lionel Justier, Denis Goavec, Raymond Keruzoré, Drago Vabec.

L'équipe du dimanche après-midi. CERCLE DIJON FOOTBALL 1987-88.

Au mitan des eighties, le football à Dijon, c'est le Cercle. Née de la fusion entre le F.C Dijon (F.C.D) et le Cercle Sportif Laïque Dijonnais (C.S.L.D), l'équipe au maillot jaune moutarde entraînée par Jean-Claude Dubouil, et dirigée par le président Jean-Claude Coron (depuis la saison 1985/86) partage le rectangle vert du parc municipal des Sports Gaston Gérard avec son rival, le Dijon Football Club. L'autre formation de la capitale des Ducs végète cependant en promotion Honneurs quand le Cercle Dijon Football tutoie le haut niveau au départ de la saison 1987/88. Une place en Division II acquise au terme d'un excellent parcours lors du précédent exercice. Dans le groupe Centre, le Cercle se balade et remporte le titre qui valide son ticket pour la D.II. Dub, Dubo, Dubouil !


CERCLE DIJON FOOTBALL 1987-88

En haut : Bigarnet, Rigal, Hamon, Di Mascio, Trassard, Popard, Dubouil (ent.).
Au milieu : Coron (pdt), Polo, Kerjean, Ravail, Rovcanin, Lopez.
En bas : Le Bellec, Bouachri, Henriot, Ali Kparah, Rolland, Dubourdeaux.

L'entraîneur dijonnais bâtit un effectif commando pour appréhender au mieux sa première saison au sein de l'élite du football français. Au C.D.F, on joue la sécurité avec les arrivées de Jean-Yves Kerjean, un ancien du Stade Rennais et de l'O.M, Jacques Lopez, lui aussi Minot et habitué des joutes en D.II comme l'attaquant Emmanuel Hamon, un ex du Tours F.C. Mais la vraie star c'est le Polonais Andrezj Zgutczynski, qui fuit le régime de Guy Roux à  Auxerre et arrive à la mi-saison avec un statut d'international (Mundial 86) et son expérience de champion (deux titres avec Górnik Zabrze en 1985 et 86). Restée en Bourgogne, la star polonaise et ses coéquipiers luttent pour ne pas descendre. L'équipe n'a pas encore le statut pro et son effectif est trop limité. Mais au sortir de la trêve hivernale, au bénéfice d'un stage en Algérie, le Cercle sort quelque peu la tête de l'eau et sauve in-extremis sa place en D.II au soir de la dernière journée avec un nul à Grenoble (0-0). Grâce au partage des points, Dijon assure une 15ème place au classement et peut viser d'autres objectifs à l'avenir.

CERCLE DIJON FOOTBALL 1988/89

De nouvelles ambitions qui passent par le choix d'un nouvel entraîneur. Pour 1988/89, J.C Dubouil passe du pré au placard doré de D.S et arrive Yves Herbet. L'ex-international (16 sélections), passé par Anderlecht, le Red Star, Nancy et Avignon en qualité de joueur, pose ses valises et son diplôme d'éducateur sportif à Dijon, en provenance de Martigues après des piges au Havre et à Sète. C'est une pointure et l'homme de la situation pour diriger un effectif étoffé depuis la saison passée. Des recrues à gogo. Aux prêts des Niçois Moralès et des frères Soler (Patrick et François), Andevski (Orléans) et Durand (Metz) s'ajoutent les achats du gardien Dominique Deplagne (Sète), du géant attaquant Samuel Lobé (Nancy) et du Yougoslave Zvonko Živković, un international formé au Partizan et qui arrive de la Bundesliga (Fortuna Düsseldorf). C'est un groupe taillé pour jouer les barrages à l'heure où le club obtient le statut pro. L'équipe débute timidement la saison puis monte en régime à l'automne, flirtant avec les barrages à la trêve. Le Cercle voit gros et grand, le président Coron martèle la ville avec son slogan publicitaire « Dijon en Division 1 en 1990 ! » L'en fait déjà peut-être un peu trop pépère. La deuxième partie de la saison est décevante. Le C.D.F n'aligne plus de séries et fait du surplace au classement. Le Cercle termine quand même sixième. Une place encourageante mais le ver est déjà dans le fruit au premier coup de sifflet de la saison 1989/90. 

CERCLE DIJON FOOTBALL 1989/90

La maille coule à flots, mon pauvre Amora, au Cercle à l'aube d'une nouvelle décennie. Les joueurs prêtés de retour chez eux, le C.D.F recrute sans compter, ni sans trop se soucier de la qualité parfois, et flirte avec une situation financière précaire. Sur le papier, pour gommer la déception de l'année passée, il y a du lourd. Dominique Lefèbvre (USVA, Nice, Lens), Philippe Millot (ASSE, Nancy) et Antoine Di Fraya (Toulon, Le Puy) renforcent l'effectif dijonnais. Il y a aussi Zago et Benstiti, des jeunes prêtés par l'O.L, Christophe Forest, un espoir lyonnais qui arrive de Montceau. Et pour la touche exotique, Zoran Dimitrijević, un ancien du Partizan et du Dinamo Zagreb, est la nouvelle perle yougoslave à fouler le parc Gaston Gérard, et fureter dans la cité des Ducs avec son pote Zvonko. Mais sur le pré, la mayonnaise ne prend pas. L'équipe collectionne les revers en début de saison, dont une gifle à Nancy (0-4, 4ème journée) qui fragilise la position du coach Yves Herbet. Menacé puis finalement maintenu à son poste, Herbet peine à faire passer son message aux stars de l'équipe. Il ne supporte pas non plus la pression de ses dirigeants qui ont plombé les finances du club. Il faut des résultats, qui ne viennent pas. Début novembre, alors que le Cercle n'a récolté que douze points, Herbet est remplacé par Ivica Todorov, encore un Yougo au Cercle qui prend l'accent slave. Sous les ordres de l'ancien coach du Stade Français et Limoges, Dijon renoue avec la confiance, les succès, et aligne une belle série au printemps (cinq victoires consécutives) qui assure son maintien. Dixième au final et beaucoup de questions en suspens sur le plan financier. En coulisses, le club affiche une dette de neuf millions pour cette seule saison. Pour Jean-Pierre Coron, l'appétit et la D.1 viennent en mangeant. Mais la note est salée.

CERCLE DIJON FOOTBALL 1990/91

Le club repart pour la saison 1990/91 grâce à une garantie d'emprunt de la municipalité et l'accord du tribunal de commerce. Le statut professionnel du club est par ailleurs soumis à une année probatoire. Ça sent le roussi mais Coron veut encore croire en son rêve d'un Cercle en D.I. Et recrute en conséquence avec Lionel Cristol (Béziers), Jacques Canosi (Lens) et Michel Flos (Alès). Des recrues onéreuses qui fragilise la santé financière du club. Lequel entame la saison sereinement sur le pré. Au premier tiers du championnat, le Cercle est cinquième. Un classement honorable en dépit des premiers retards de salaire et des chiffres inquiétants en coulisses. A l'automne, le Cercle connaît un creux. Sur un coup de colère, Coron vire Todorov et Jean-Claude Dubouil fait un come-back sur le banc. Toujours au contact du maintien à la trêve, la défaite à domicile contre Epinal dès la reprise (0-1, 22ème journée) est fatale aux Dijonnais. Le Cercle s'enfonce peu à peu et file vers la relégation, d'autant que le dépôt de bilan apparaît de plus en plus probable. Malgré un exploit en coupe de France contre Nice (3-1, 1/32ème) et la réception de l'O.M au tour suivant devant 15.000 spectateurs (record d'affluence toujours en cours à Gaston Gérard), les finances sont à sec. Le Cercle est mis en redressement judiciaire et quitte la D.II, sans un rond, et plonge directement en D.IV. Au niveau amateur. Mais ça, c'était avant. Avant la fusion en 1998 entre le Cercle et Dijon Football Club et la création du Dijon Football Côte d'Or (D.F.C.O), aujourd'hui en Ligue 1. Jean-Pierre Coron est lui décédé en janvier 2013 dans un accident de voiture au Maroc.

A.S NANCY-LORRAINE 1980-81.


A.S NANCY-LORRAINE
1980-81

En haut : Perdrieau, Neubert, Zappia, Moutier, Cloet, Delpierre, Jeannol, Ferrière.

2ème rang : Huart (ent.), Rouyer, Zénier, Rubio, E. Martin, Delamontagne, Lokoli, Umpierrez, Collina, Bonnavia.

3ème rang : A. Platini, J.M Fisson, Jitten, Rus, Cartier, Caullery, Goram, Targon.

En bas : Toussaint, Poirson, Festor, H. Martin, Casini, Aubert, P. Fisson.


Le dico argot-foot du professeur Migeon (Part 22).


Gérard Migeon traîne une drôle de réputation sur un terrain. Considéré comme un cave dans ses bois, le prince de la toile est un cador des vestiaires. Un fondu de la langue française qui travaille à la craie. « La Mige », son surnom dans la famille du ballon rond, connaît tout des rouages du football: ses vertus, ses vices et les petites formules qui fleurissent au ras du gazon. Le « Titi parisien » de Longjumeau décrypte et flingue le dictionnaire du foot, celui du temps des grandes heures, sur le tableau noir. Avec sa gouaille et sa moustache malhonnête, notre fine gâchette prend la plume et passe au vitriol les expressions du milieu. Et faut reconnaître, c'est du brutal ! Avis aux non-initiés.

FLECHE :
Se dit d'un joueur qui va vite.

  • « Je ferai flèche de tout bois pour rendre ses lauriers à l'OM. » (Frank McCourt qui évoque son O.M champions project).
  • « Et moi j'ai plusieurs cordes à mon arc » (Jean-Michel Aulas, toujours dans la provoc').
  • « Sing it flesh, flesh for fantasy » (Billy Idol, la gueule de travers et ras la socquette du soccer).

  • - Le cas en image -

    Une vraie flèche (Eric Pécout).

    Les mots fléchés du professeur Migeon. Spécial Liga 70's.

    MAILLOT DE LEGENDE. Ascoli Calcio.

    Au début des années 80, le sponsoring apparaît sur le maillot des clubs pensionnaires du calcio. A l'instar du Milan A.C qui vante la qualité de la marque Pooh, des jeans de merde fabriqués du côté de San Benedetto del Tronto, Ascoli est aussi sportswear & casual. En effet, de 1981 à 84, l'équipe des Marches se balade sur le pré en Pop 84. La société italienne, fondée en 1970, jouit d'une belle réputation à l'époque, étant très populaire auprès des jeunes transalpins, popularité qui dépasse par ailleurs les frontières de la Botte. Toute une génération de « lads » européens kiffent le streetwear « made in Italy » d'autant que la marque Pop 84 est également le partenaire de la Squadra Azzurra, championne du Monde en Espagne en 82. Une vague de popularité sur laquelle Ascoli Calcio a cependant du mal à surfer, pourtant le club est l'un des plus anciens d'Italie (fondé en 1898), malgré des résultats honorables en Série A avec un effectif underground et sans noms ronflants. Ascoli, c'est la scène indie-pop 84 en quelque sorte. A la fin de leur partenariat, « il picchio » – le pivert en Italien, surnom du club – est relégué en série B à l'issue de la saison 1984-85. La conséquence peut-être, pour les joueurs, de porter des jeans trop serrés qui coupent finalement les jambes ?

    François Zahoui / Pub Pop 84 / Enrico Nicolini (1981-82).

    ASCOLI CALCIO - Panini 1981/82 -


    ASCOLI CALCIO 1982-83

    En haut : Mazzone (ent.), Trevisanello, Greco, De Vecchi, L. Muraro, Brini, Stallone, Boldini, Menichini, Colautti (ent. adj.).
    Au milieu : Scorsa, Anzivino, Gasparini, Novellino, Carotti, C. Muraro, Mandorlini.
    En bas : Iachini, Pircher, Nicolini, Zahoui, masseur, Agostini, Scarafoni, Alesi, Regoli. 

    ASCOLI CALCIO - Panini 1982/83 -

    Pooh jeans vs Pop 84 jeans (Milan A.C-Ascoli, 1981/82).

    ASCOLI CALCIO - Panini 1983/84 -

    TORINO CALCIO 1979-80. By Panini.


    TORINO CALCIO 1979-80

    En haut : Terraneo, Carrera, Claudio Sala, Pileggi, Graziani, Volpati, Zaccarelli, Paganelli, Copparoni.

    Au milieu : Vullo, Salvadori, Danova, Ferretti (ent. adj.), Radice (ent.), Cazzaniga (ent. adj.), Greco, Masi, Patrizio Sala.

    En bas : Tardito (masseur), Pecci, Sclosa, Mandorlini, Mariani, Pulici, Lucchini (masseur).



    MAILLOT DE LEGENDE. Torino Calcio.

    Ce maillot, c'est la deuxième peau du supporter granata. La deuxième peau du vrai Turinois selon Giuseppe Bonetto, manager général du Torino pendant une vingtaine d'années, qui s'exprime en ces termes en 1976. « Dans le coeur des Turinois, la Juventus ne pourra jamais être le Toro. Le vrai Turinois a toujours été tifoso de Torino. Certes, la Juve compte elle aussi de nombreux supporters, mais, en règle générale, ce sont des émigrés souvent venus du Mezzogiorno et employés par les grandes firmes piémontaises. Ces émigrés préfèrent la Juve parce qu'elle a pas mal de joueurs sudistes, par exemple Cuccureddu le Sarde, Anastasi le Sicilien ou Gentile le Romain. Vous devez savoir, d'autre part, qu'il y a toujours eu dans notre pays une certaine tension entre le Nord et le Sud, tension qui s'étend tout naturellement au football. Toujours est-il qu'en tout Turinois sommeille un toro, le toro de la légende, frappé en plein ciel de gloire et à présent ressuscité. » Le dirigeant granata fait ici référence au fameux « Il Grande Torino » qui collectionne les scudetti dans les années quarante (1943, 46, 47, 48 et 49) avant la tragédie de Superga qui décime l'équipe le 4 mai 1949. Au retour d'un match amical à Lisbonne, l'avion se crashe sur la basilique dressée sur la colline qui surplombe, à l'Est, la capitale du Piémont. Aucun survivant et un club à rebâtir qui renaît de ses cendres à la fin de la saison 1975-76. Le Toro remporte son septième scudetto – il y eut aussi celui de 1928 – en coiffant son rival juventino au poteau. Les stars de l'époque se nomment Pulici, Graziani, Zaccarelli ou Claudio Sala, le capitaine au grand cœur qui honore l'emblème du club, le taureau, symbole de courage et de détermination. Un titre qui panse un peu les plaies et honore la mémoire des anciens, les Mazzola, Rigamonti, Menti, Gabetto et tous les autres, emportés en pleine gloire, qui enchantaient le Campo Filadelfia après la messe du dimanche.

    TORINO 1975-76 
    De g. à d. : Zaccarelli, Graziani, Mozzini, Patrizio, Sala, Santin, Caporali, Pecci, Saluadori, Pulici.

    Paolino Pulici, le buteur du Toro.

    Claudio Sala, capitaine granata.

    TORINO 1975-76 by Panini.

    DINAMO ZAGREB 1974-75.


    N.K DINAMO ZAGREB 1974-75

    Debouts : Milan Šarović, Filip Blašković, Ivica Miljković, Josip Kuže, Srećko Bogdan, Ivica Bedi, Srećko Huljić, Velimir Zajec, Želimir Stinčić, Mirko Bazić (ent.).

    Accroupis : Petar Bručić, Ivica Senzen, Drago Vabec, Zlatko Kranjčar, Mario Bonić, Ratko Bobinac, Rajko Janjanin, Nenad Lušić.

    En médaillon de haut en bas : Ivica Poljak, Čedo Jovičević, Veljko Tukša.