Bernard Lacombe naît en 1952 à Lyon. Mais sans crinière. Comme tous les bébés ou presque, il n'a pas un cheveu sur le caillou et la tête ronde comme un ballon à la naissance. Le ballon d'ailleurs, il y pense très tôt, dès l'âge de 11 ans (licencié à Fontaine-sur-Saône) mais sans trop rêver non plus à une carrière. Donc il apprend le métier de chaudronnier pour construire un stade écologique à St-Etienne : le chaudron vert. A vérifier quand même mais il veut pas trop en parler malheureux !

Le club dirigé par le président Claude Bez et coaché par Aimé Jacquet, ex-Stéphanois passé par Lyon, est une place forte du foot français au début des années 80. Chez les Girondins, Bernard Lacombe engrange enfin les succès et marque des buts qui ont un sens. Champion de France 1984, 85 et 87, il ajoute aussi deux nouvelles coupes nationales à son palmarès (1986 et 87) et un titre de champion d'Europe avec l'équipe de France (1984) après deux coupes du Monde décevantes sur le plan personnel (1978 et 82). En Argentine, la France démarre sur les chapeaux de roues (il marque le but le plus rapide de l'histoire) et finit sur une mauvaise crevaison (élimination au premier tour). En Espagne, une vilaine blessure au début du second tour l'empêche de participer à la suite de la compétition, notamment la demi-finale contre l'Allemagne. Il met un terme à sa carrière internationale après l'Euro 84 pour se consacrer uniquement à son club jusqu'à la fin de la saison 1986-87, date à laquelle il se retire définitivement des terrains. Avec la satisfaction du travail bien accompli puisqu'il est encore, à l'heure actuelle, le buteur français le plus prolifique en championnat (derrière Delio Onnis) avec un total de 255 buts inscrits. Au début de l'été 1988, Nanard la coule douce chez lui quand un certain Jean-Michel Aulas, jeune président de l'O.L, le contacte pour le poste de directeur sportif du club. Lacombe accepte et signe un bail longue durée avec son équipe de toujours. Raymond Domenech, qui porte la moustache depuis la naissance, est nommé entraîneur et ne se préoccupe pas encore de communication. Le club est alors en D.2 et commence une lente ascension. Il finit par grandir et presque dépasser son grand rival régional sous l'impulsion de l'ancien serial-buteur.
2 Commentaires
Good post, and pics. Especially the boilermaker photo.
RépondreSupprimerThanks. His first job...
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