28/11/2010

BIO EXPRESS DEGRADABLE. Bernard Lacombe.

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Bernard Lacombe naît en 1952 à Lyon. Mais sans crinière. Comme tous les bébés ou presque, il n'a pas un cheveu sur le caillou et la tête ronde comme un ballon à la naissance. Le ballon d'ailleurs, il y pense très tôt, dès l'âge de 11 ans (licencié à Fontaine-sur-Saône) mais sans trop rêver non plus à une carrière. Donc il apprend le métier de chaudronnier pour construire un stade écologique à St-Etienne : le chaudron vert. A vérifier quand même mais il veut pas trop en parler malheureux !

Bernard Lacombe ne souhaite pas qu'on lui colle une étiquette politique sur le dos. Il préfère plutôt porter un numéro à contrario du Prisonnier. Et le 9 de préférence. Comme il est jeune, frais et attaquant de pointe Bref, à 16 ans, repéré par Aimé Mignot, entraîneur de l'O.L à l'époque, il intègre le club de sa ville. Un an plus tard, en 1969 année érotique, il joue son premier match professionnel contre le Red Star à Gerland. A partir de 1971, il devient un titulaire indiscutable au poste d'avant-centre chez les Gones. Pendant près de dix ans, Bernard Lacombe vît une véritable love story avec son club. En compagnie de ses compères de l'attaque, Fleury Di Nallo et Serge Chiesa, il collectionne les buts à défaut d'empiler les titres. Doit-il se contenter ainsi d'une coupe de France en 1973 à son tableau de chasse, aux dépens du F.C Nantes, match dans lequel il marque un but controversé en contrôlant le ballon de la main. A 21 ans, Nanard est déjà un vieux roublard des surfaces. Une distinction qui lui vaut une première cape internationale quelques mois plus tard contre la Grèce. A Lyon, Lacombe est heureux comme le roi des animaux dans la savane jusqu'à cette terrible année 1978. En proie à quelques difficultés financières, son Olympique Lyonnais est obligé de vendre des éléments pour renflouer les caisses vides. Et l'impossible se produit. Bernard Lacombe est transféré à Saint-Etienne ! Le banlieusard lyonnais quitte son quartier de Gerland pour gagner la Capitale du foot à l'époque. Les larmes aux yeux. Pris par la nostalgie, il va même jusqu'à rejoindre les vestiaires lyonnais à l'occasion du derby qui marque son retour à Lyon. Vert de rage, il rate son match comme sa saison dans le Forez (32 matches, 14 buts) aux yeux des supporters stéphanois pas toujours de bonne foi. Privé une nouvelle fois d'un trophée à l'heure où l'ASSE entame son lent déclin, Lacombe quitte le Rocher. L'homme à la pipe l'envoie à Bordeaux boire sa tristesse et sa mélancolie où il retrouve cependant - miracle de la vigne et du jus de raisin - une seconde jeunesse et entame une nouvelle carrière à hauteur de ses espérances.

Le club dirigé par le président Claude Bez et coaché par Aimé Jacquet, ex-Stéphanois passé par Lyon, est une place forte du foot français au début des années 80. Chez les Girondins, Bernard Lacombe engrange enfin les succès et marque des buts qui ont un sens. Champion de France 1984, 85 et 87, il ajoute aussi deux nouvelles coupes nationales à son palmarès (1986 et 87) et un titre de champion d'Europe avec l'équipe de France (1984) après deux coupes du Monde décevantes sur le plan personnel (1978 et 82). En Argentine, la France démarre sur les chapeaux de roues (il marque le but le plus rapide de l'histoire) et finit sur une mauvaise crevaison (élimination au premier tour). En Espagne, une vilaine blessure au début du second tour l'empêche de participer à la suite de la compétition, notamment la demi-finale contre l'Allemagne. Il met un terme à sa carrière internationale après l'Euro 84 pour se consacrer uniquement à son club jusqu'à la fin de la saison 1986-87, date à laquelle il se retire définitivement des terrains. Avec la satisfaction du travail bien accompli puisqu'il est encore, à l'heure actuelle, le buteur français le plus prolifique en championnat (derrière Delio Onnis) avec un total de 255 buts inscrits. Au début de l'été 1988, Nanard la coule douce chez lui quand un certain Jean-Michel Aulas, jeune président de l'O.L, le contacte pour le poste de directeur sportif du club. Lacombe accepte et signe un bail longue durée avec son équipe de toujours. Raymond Domenech, qui porte la moustache depuis la naissance, est nommé entraîneur et ne se préoccupe pas encore de communication. Le club est alors en D.2 et commence une lente ascension. Il finit par grandir et presque dépasser son grand rival régional sous l'impulsion de l'ancien serial-buteur.






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