F.C LORIENT 1974-75.


F.C LORIENT 1974-75

Debouts : Vincent (ent.), Goueffic, Sillou, Leborgne, Gouguec, Derriem, Loiseau, Gayet.

Accroupis : Rossignol, Bonnec, Marette, Goraguer, Jankovic, Loup, Le Louet, Bernardet, Ramirez.

HOMONYMES OLYMPIQUES et destins (à tirs) croisés. Jean et David Vincent.


JEAN vs DAVID VINCENT.
Pour Jean Vincent, né le 29 novembre 1930 à Labeuvrière, tout a commencé par une nuit sombre, le long d'une route solitaire de campagne truffée de pavés entre son Pas-de-Calais natal et le LOSC. Mais contrairement à David, né de l'imagination de Larry Cohen en 1967, Jean ne chasse pas d'éventuels envahisseurs et leurs doigts bizarres, seul face à l'incrédulité des gens et du cauchemar qui les attend. Jeannot est plutôt le cauchemar des défenses adverses dans un rôle de chasseur de buts qui l'emmène de Lille (1950-56) au stade de Reims (1956-64). Pas vraiment des auberges abandonnées à l'époque puisqu'il y gagne quelques titres - champion avec Lille en 54 puis 58, 60 et 62 avec Reims et deux-trois coupettes avec le LOSC (1953, 55) et le club champenois en 1958. Une année où les carottes ne le sont pas... cuites puisque Jean Vincent termine sur le podium de la Coupe du Monde en Suède (3ème) avec une équipe de France sortie d'une autre galaxie. Fort de son expérience et de son vécu, Jean Vincent entame alors une carrière d'entraîneur un peu irréelle à l'heure de la retraite. Caen, La Chaux-de-Fonds, Bastia et Lorient, Jeannot se pince pour y croire avant d'arriver à Nantes (1976-82). Sur les bords de l'Erdre, Jean Vincent atterrit comme un vaisseau fantôme, personne ne croit en lui comme David et pourtant tout le monde sait qu'il est là. Au final, il convainc par sa force de persuasion et son amour du beau jeu. Deux titres de champion avec les Canaris (1977 et 80) et une coupe de France (1979). Jean se retire alors au Cameroun, puis Rennes et encore l'Afrique, le Maghreb (Maroc, Tunisie), prêcher la bonne parole et trouver des raccourcis qu'il ne trouve jamais depuis son départ de Nantes. Des équipes où les joueurs ont la forme humaine mais pas trop le talent. Tout un univers. Jean Vincent vît désormais seul, avec ses convictions et ses cassettes vidéos, dans le souvenir des années passées et du combat de Roy Thinnes. David n'a jamais été vraiment seul finalement, c'est mon p'tit doigt qui l'a dit.

Jean Vincent fabrique une soucoupe volante miniature à sa femme. 

Stadium view. MARCEL SAUPIN.


Stade: MARCEL SAUPIN.
Lieu: NANTES.
Pays: FRANCE.
Club résident: F.C NANTES.
Année: 70's.


Le nouveau Saupin avec des tribunes ultra-modernes.

FC NANTES 1972-73.


F.C NANTES 1972-73

Debouts : Bertrand-Demanes, Michel, De Michèle, Osman, Arribas, Gardon.

Accroupis : Blanchet, Pech, Marcos, Rampillon, Maas.

WALLPAPER. José Touré.

JOSE TOURE
- Le Brésilien -

IDENTITE NATIONALE. La fiche Edf de... José Touré.


Première sélection ?
Le 23 avril 1983 contre la Yougoslavie au Parc en amical. Une victoire tranquille (4-0) malgré Yvon Le Roux en défense qui honore également sa première sélection. J'en profite au passage pour inscrire un but, le dernier, dans un style brésilien. Et j'm'y connais en la matière.

La der ?
Le 7 février 1989 contre l'Irlande à Dublin. Un score nul et vierge pour une équipe de France en reconstruction. Plutôt en déconstruction avec Kastendeuch, Vercruysse et Sonor en titulaires. Je remplace Stéphane Paille à la mi-temps. Laurent Blanc et Franck Silvestre jouent leur premier match en Bleu. Franck Silvestre ! Pfff... Et l'autre n'est pas encore président. Une rencontre sur un train de sénateur en somme.

Fait marquant en Bleu ?
Pas grand-chose en fait. A peine une Coupe Intercontinentale contre l'Uruguay (2-0) en 1985. J'inscris le deuxième but, histoire de venger mes copains de la Seleçao déchue en 1950 au Maracana. Sinon avec les A, j'ai tout raté: l'euro 84 mais surtout la Coupe du Monde 86 et le quart contre le Brésil à cause d'une vilaine blessure. Décidément, pas très simple de se retrouver en famille et causer pénalties.

Anecdote ?
Une fois de plus, mes retrouvailles manquées avec la famille lors des J.O à Los Angeles. Dans la cité des Anges, l'équipe de France Olympique se sent pousser des ailes en finale contre le Brésil (2-0) et moi, bah je joue pas. Les gars ont peur que je marque contre mon camp ou bien ? Bref, ma médaille d'or a le goût du chocolat. Bon ça tombe bien, c'était Pâques il y a peu...

FRANCE-YOUGOSLAVIE 1983.
Debout: Tigana, Amoros, Le Roux, Bossis, Tusseau, Tempet.
Accroupis: Fernandez, Touré, Bellone, Ferreri, Rocheteau.


PUB. Michel Platini. Olympia chaussettes.

OLYMPIA chaussettes
- Michel Platini -
(1979)

GIRONDINS de BORDEAUX 1980-81.


GIRONDINS de BORDEAUX 
1980-81

En haut : Lavoignat, Eyquem, Trésor, Rohr, Bracci.

Au milieu : Jacquet (ent.), Tisiot, Blacquart, Boucher, Van Straelen, Fernandez, Thouvenel, Bergeroo, Michelena (ent. adj.).

En bas : Soler, Giresse, Delachet, Lacombe, Gemmrich.

PRO CYCLING MANAGER. Trésor, Fernandez et Bracci.


Le Malardeau Cycling Team au complet. Marius Trésor, Jean Fernandez et François Bracci au départ de la grande classique Bordeaux-Paris, prêts à bouffer du kilomètre et tenir tête à Herman Van Springel sans bidon ni musette. Ils préfèrent en prendre une belle à l'arrivée.

SO FASHION. José Touré.


Visiblement, José Touré connaît des problèmes techniques avec sa jambe bionique. Et c'est tous les matins la même rengaine pour " Le Brésilien ". Pas évident d'enfiler un slip avec ça en prime.

F.C NANTES 1980-81.


F.C NANTES 1980-81

En haut: Leclerc, Bossis, Rio, Touré, Bibard, Bertrand-Demanes.

Au milieu: E. Trossero, Ayache, Tusseau, Poullain, Pécout, Vincent (ent.).

En bas: Michel, Rampillon, Baronchelli, Muller, Picot, Amisse.

WALLPAPER. Bob Marley au F.C Nantes.

BOB MARLEY
- Jah Canaris -

Bob Marley au FC Nantes. Un coup fumant.

BIO EXPRESS DEGRADABLE. Henryk Agerbeck.

HENRYK AGERBECK.
Henryk Agerbeck n'est pas spécialement une grande gueule mais il a pas mal bourlingué durant sa carrière. Né le 10 septembre 1956 à Frederiksberg, ses parents l'appellent Henryk Herbert pour emmerder leur monde et ne pas faire comme les autres. Avec un prénom pareil, on a du mal à l'imaginer courir sur le pré en short et en crampons. Et pourtant, Agerbeck ne fait pas la fine bouche avec le ballon rond. Très tôt, le blondinet intègre le centre de formation du KB Copenhague (1972-78) à 16 ans et effectue ses classes avec le club danois, gagnant au passage un titre de champion (1974) à la majorité. Casque d'or est sous la lumière et succombe au charme du Hertha Berlin (1978-80) qui l'embauche pour en faire un joueur de calibre international. Manque de bol, son départ pour l'Allemagne lui ferme les portes de la Sélection (4 capes). En réalité, au Hertha, Henryk bouffe des saucisses et frôle l'indigestion avec la Bundesliga, les grosses patates dans les buts et les mulets des défenseurs adverses. Pas trop esthétique.
L'attaquant danois à la tête de poussin franchît alors le Rhin et file jusqu'à l'autre bout de la France pour s'arrêter à Nantes (1980-83) chez les Canaris. Cui cui. Henryk glane un titre de champion (1983) et pond quelques perles (plutôt des œufs pour lui en l'occurrence) au fond des filets mais pas de canard. Des vrais avec des poteaux. Et des potes justement, il s'en fait de nouveaux quand il signe à Sochaux (1983-86) où il tâte la pogne velue de l'ouvrier de la Peuge. Chez les Lionceaux, l'ancien Canari commence à perdre des plumes. L'équipe bat de l'aile (c'est con pour des Lionceaux) et Henyk picore. Quelques buts à se mettre sous le bec(k) et Tintin , le surnom donné par les potes, se retrouve alors à Orléans (1986-88). Encore des gars en jaune pour le coup, mais plutôt l'ambiance ricard du football amateur (ou presque) que le maillot de leader du classement. C'est le temps des (vieux) copains, Jean-Luc Arribart, Viot, Janin, et de la D2. Les voyages à Quimper ou St-Dizier. La France des matches du dimanche matin sous la flotte. La Jacky Lemée Touch.  Agerbeck se perd et se rapproche tout doucement de ses racines en échouant à Dunkerque à la fin des eighties (1988-92). Une Terre du Nord avec une drôle de langue aussi. C'est carnaval pour lui à l'heure de la retraite qu'il prend définitivement à Calais (1990-93) où la lumière de sa carrière s'éteint tout doucement au fond du tunnel.

- HENRYK AGERBECK EN PHOTOS -



U.S.O ORLEANS 1986-87.
En haut : Janin, Noël, Andevski, Léopoldès, Robert, Sesniac, Léoture, Viot.
Au milieu : Lemée (ent.), Hénault, Oliveira, Calasan, Girault (kiné), Trassard, Arribart, Hué, Hutel (ent. adj.).
Assis : Poucan, Gatoux, Solomenko, Thévenin (sponsor), Fousse (pdt), Préaud (dir. gén.), Boitard, Vinuesa, Agerbeck.

DANEMARK 1983.


DANEMARK 1983.

FAN PICS. Danemark.

Un supporter danois haut en couleur. Preben Elkjaer-Larsen prépare l'invasion des Vikings dans un sale état même s'il tourne au lait-fraise. Mon oeil !

BIO EXPRESS DEGRADABLE. Frank Arnesen.

FRANK ARNESEN.
Né le 30 septembre 1956 à Copenhague (Danemark), Frank Arnesen aurait bien aimé être le chanteur des Rolling Stones. La place étant déjà prise - bah c'est pas bon Franky là - il décide de mener une carrière balle au pied plutôt que micro en main because « it's only football, but I like it » comme il prend l'habitude de dire à ses potes. Franky roule ainsi d'abord sa bosse (parce que les cailloux, il veut plus trop en entendre parler à cause de l'autre grande bouche) au Fremad Amager (1974-75) durant sa jeunesse menée à fond la caisse Richards. C'est la tournée des (petits) clubs avant celle des stades pour le jeune débutant vite repéré pour son jeu de scène et ses qualités de frontman (bon joueur de tête en Français) par les dirigeants de l'Ajax qui lui collent un deal de six ans (1975-81). Souvent placé en tête des hits en Hollande (3 titres de champion: 1977, 79, 80 et une coupe: 1979), le sosie de Mick Jagger décompresse en Espagne, au Valencia CF (1981-83) où il profite de ses royalties au pays des châteaux. Normal. Mais pas trop super au niveau de la motivation. Deux ans à glander sans décrocher un trophée, Franky tente de relancer sa carrière en Belgique, à Anderlecht (1983-85), où il regagne un peu la frite du côté de Bruxelles mais surtout grâce à la sélection danoise (52 capes) et son Euro 84 tour tonitruant, récidivant 2 ans plus tard au Mexique (1986) avec le même line-up ou à peu près. Mais toujours pas de titre pour le danish-performer qui, craignant la lose et l'oubli, décide de retourner aux Pays-Bas cherchant l'inspiration dans la fumée et le bon matos hi-fi du PSV Eindhoven (1985-88). Bonne pioche. Franky redevient number ouane (3 titres d'affilée: 1986, 87 et 88 et une coupe: 1988) mais termine sa carrière sur une fausse note. L'artiste loupe la finale de la C1 pour cause de blessure et regarde ses potes tenir le haut de l'affiche backstage. No satisfaction pour le coup.

Arnesen, Lerby, Simonsen et Elkjaer. Quatre garçons dans le vent.

DANEMARK 1984.


DANEMARK 1984.
De g. à d. : Olsen, Quist, Arnesen, Busk, Nielsen, Bergreen, Laudrup, Elkjaer-Larsen, Lerby, Bertelsen, Simonsen.

LE GESTE TECHNIQUE DECRYPTE de Frank Arnesen.


FRANK ARNESEN.
[Interprétez: le sosie de Mick Jagger reprend « Brown Sugar »].
Le geste technique:
Le roulage de oinj'. En toute discrétion et sans se préoccuper des conseils avisés de l'entraîneur-assistant de l'Ajax, Bobby Haarms, qui aimerait bien revenir sur la mise en place tactique de l'équipe, Frank Arnesen sort le matos et mélange son tabac avec de la drogue qui fait rigoler. Un exercice qui demande un maximum de concentration surtout en position verticale, réalisé avec succès par le Danois volant sans se faire prendre en flag' par son coach. Visiblement, Franky n'est pas venu en Hollande uniquement pour le foot et apprend très vite les coutumes locales. Une manière de bien s'intégrer au groupe et de la jouer collectif en faisant tourner. Vas-y fais pas ton crevard Franky !

Mick Jagger foncedé à l'Ajax !

PUB. Faxe Kondi. Jesper Olsen.

KONDI
- Jesper Olsen -
(80's)

F.C UTRECHT 1970-71. By Voetbalsterren.


F.C UTRECHT 1970-71

Debouts : Korbach (ent.), Groenendijk, Leliveld, Blaauw, Hildebrand, van Stijn, Adriaanse, Jacobs (ent.).

Accroupis : Nieuwenhuys, Teunissen, Geurten, van Oudenallen, van Renswouw, Cabo, de Hoogt.


NINA HAGEN. Anarchy in N-L.


Le 9 décembre 1979, la sulfureuse Nina Hagen donne le coup d'envoi de la rencontre de 1ère division néerlandaise opposant Twente à Utrecht (0-1). Un petit moment de détente pour la punkette après sa participation au film indé " Cha-Cha " réalisé et tourné aux Pays-Bas par Herbert Curiel mettant en scène l'égérie destroy allemande qui effectue ainsi ses premiers pas cinématographiques, et un paquet d'acteurs de la scène musicale new-wave comme Lene Lovich et Herman Brood, son mari à l'époque. Un film bancal et frappé comme la chanteuse iconoclaste invitée par les dirigeants de Twente (sans doute aussi cramés qu'elle) pour donner un peu de piment à la rencontre et couper le sifflet de l'arbitre. Un homme en noir, sans tête de mort dans le dos, au look un peu austère contrairement à celui de la chanteuse berlinoise qui en profite pour se coller un shoot de plus dans l'histoire. (photo: Flip Martens).

SPARTA ROTTERDAM 1970-71.


SPARTA ROTTERDAM 1970-71.
Debout: Drijver, Venneker, Koudijzer, Walbeek, Eijkenbroeck, Heijerman, Van der Munnik, Dries Visser, de Quant, Kessler (ent.).
Accroupis: Van Oosterhout, Doesburg, ter Horst, Jansen, Wijs, van der Veen, van Staveren, Klijnjan, Kowalik.