FINALE COUPE DE L'UEFA 1979. Borussia Mönchengladbach vs Etoile Rouge Belgrade.

Finale aller.
Stadion Crvena Zvezda, Belgrade. 9 mai 1979. 95.000 spect.
ETOILE ROUGE BELGRADE 1
MÖNCHENGLADBACH 1
Buts :
Šestić (22ème) pour Etoile Rouge.
Jurišić (60ème c.s.c) pour M'Gladbach.
Etoile Rouge :
Stojanović; Jovanović, Miletović, Jurišić, Jovin; Muslin (Krmpotić, 80ème), Petrović, Blagojević, Milosavljević (Milovanović, 80ème); Savić, Šestić.
Mönchengladbach :
Kneib; Vogts, Hannes, F. Schäffer, Ringels; W. Schäfer, Kulik, Nielsen (Danner, 75ème), Wohlers (Gores, 80ème); Simonsen, Lienen.

BORUSSIA MÖNCHENGLADBACH 1978-79

Finale retour
Rheinstadion, Düsseldorf. 23 mai 1979. 45.000 spect.
MÖNCHENGLADBACH 1
ETOILE ROUGE BELGRADE 0
But :
Simonsen (17ème s.pen) pour M'Gladbach.
Mönchengladbach :
Kneib; Vogts, Hannes, F. Schäffer, Ringels; W. Schäfer, Kulik (Köppel, 59ème), Gores, Wohlers; Simonsen, Lienen.
Etoile Rouge :
Stojanović; Jovanović, Miletović, Jurišić, Jovin; Muslin, Petrović, Blagojević, Milovanović (Šestić, 46ème); Savić, Milosavljević.

ETOILE ROUGE BELGRADE 1978-79

Borussia Mönchengladbach est un habitué des finales européennes. Rendez-vous est pris tous les 2 ans depuis 1973 pour les Allemands qui disputent le titre UEFA à Liverpool et au F.C Twente (1975), puis de nouveau les « Reds » deux ans plus tard en finale de la coupe d'Europe des clubs champions. Deux défaites (face aux joueurs de la Mersey) contre un succès, net et sans bavure devant les Hollandais qu'ils étrillent chez eux lors de la seconde manche (0-0, 1-5), Mönchengladach espère rétablir la balance à la fin de la saison 1979 pour leur quatrième finale en 6 ans. Les hommes d'Udo Lattek partent d'ailleurs favoris avant cette double confrontation. Par expérience à ce niveau de la compétition et au jeu offensif proposé par le club rhénan qui en est déjà à 24 buts inscrits durant son parcours - il élimine successivement Strum Graz (5-1, 2-1), Benfica (0-0, 2-0), Slask Wroclaw (1-1, 4-2), Manchester City (1-1, 3-1) et MSV Duisbourg (2-2, 4-1) - avant d'affronter l'Etoile Rouge de Belgrade. De leur côté, les Yougoslaves cravachent dur pour gagner sa place de finaliste. Presque un hasard de retrouver les Serbes à ce stade de la compétition après ses qualifications à l'arrachée, souvent à la faveur du but marqué à l'extérieur, contre Dynamo Berlin (2-5, 4-1), Sporting Gijon (1-0, 1-1), Arsenal (1-0, 1-1), West Bromwich Albion (1-0, 1-1) et Hertha Berlin (1-0, 1-2).

Simonsen et Jurišić sont les héros, malgré lui pour le Serbe, de cette finale.

Un duel à priori déséquilibré sur le papier et au vu des résultats qui accouche finalement d'une partie d'échec. A l'aller, dans le stade de l'Etoile Rouge comble et chauffé à blanc pour l'occasion, pas pour rien qu'on le surnomme le petit « Marakana », Serbes et Allemands se neutralisent. Après l'ouverture du score de Miloš Šestić au milieu de la première période, les joueurs de l'Etoile se tirent une balle dans le pied à l'heure de jeu. Ivan Jurišić, qui tient à inscrire son nom sur les tablettes d'une manière ou d'une autre, égalise en faveur de M'Gladbach en marquant contre son camp, et annihile tout espoir serbe au retour à Düsseldorf où les Allemands disputent toutes ses rencontres européennes. Pour cause, le Bökelberg, stade du Borussia en temps normal, est trop exigu (25.000 places) pour accueillir de tels événements. Au Rheinstadion, la bande à Lattek se contente du minimum. Un pénalty au ¼ d'heure de jeu de son petit prodige Allan Simonsen, élu ballon d'Or deux ans auparavant. Le Danois signe ses adieux avant son départ pour Barcelone par un ultime exploit, et offre à Mönchengladabch son deuxième trophée européen. Un titre contesté jusqu'au bout par une solide équipe yougoslave pas vernie par la chance. Au coup de sifflet de la saison, Vogts se retire et Lattek part sous d'autres cieux. Mönchenglabach - le ruisseau du petit moine en langue de Goethe - se noie alors dans un océan de schémas tactiques infructueux sous la direction de Jupp Heynckes, un ancien de la maison. Et perd (encore) en finale l'année suivante, délaissant son titre au profit de l'Eintracht Francfort lors d'une confrontation 100% allemande.

Lienen, Simonsen et Berti Vogts. La joie des vainqueurs.

- LE PROGRAMME DU MATCH ALLER -


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