LES SENIORS. Victoria, victoria (1982).

Non, ce n'est pas un hymne à la gloire de la reine Victoria et encore moins un hommage à la femme du « Spice boy » David Beckham. Les Seniors – une bande de joyeux pépères qui passent leur retraite à pousser la chansonnette en fanfare – emmènent les Bleus au Mundial 82 au rythme d'une marche militaire. Pas du meilleur goût pour le pays hôte, l'Espagne, qui cherche à oublier le bruit des bottes du régime franquiste. De l'autre côté des Pyrénées, les Seniors semblent avoir oublié cet épisode douloureux, ou bien poussent-ils la provocation jusqu'à l'extrême (droite) ? « Victoria, victoria », produit par Paul Lederman (celui qui a lancé la carrière de Cloclo) et composé par Jean-Louis d'Onorio (le fameux « Allez les Verts », c'est lui), invite ainsi l'équipe de France à relever le défi espagnol, au pas cadencé et une mitraillette de buts en bandoulière. Au pays de Naranjito, on va montrer à ces Espingouins qu'on n'est pas une équipe de coupeurs de citrons ! Les Seniors ont la fibre bleu-blanc-gros rouge qui tâche et croient à la victoire finale, comme en 14 et en 40, car parfois le football, c'est aussi la guerre. Impossible, pas Français, n'est-ce pas Super Dupont ? Z'avaient juste oublié l'Allemagne et son équipe de panzers, une sélection bien armée elle aussi pour le combat.



F.C SOCHAUX 1983-84.


F.C SOCHAUX-MONTBELIARD
1983-84

Debouts : Thierry Fernier, Philippe Lucas, Jacky Colin, Jacky Bonnevay, Jean-Luc Ruty, Albert Rust.

Accroupis : Henryk Agerbeck, Philippe Anziani, Jean Santos Muntubila, Pierre Dreossi, Didier Simon.

FRANCE-Italie 1982.

FRANCE - Italie 1982

Debouts : Trésor, Baratelli, Amoros, Janvion, Tigana, Lopez.
Accroupis : Soler, Giresse, Lacombe, Platini, Six

- 23 février 1982 -
Parc des Princes. Paris. 43.541 spectateurs.
- amical -
FRANCE bat Italie : 2-0 (1-0). 
Arbitre Mr Walter Eschweiler (Allemagne).
Buts : Platini (19ème), Bravo (84ème) pour la France.
Remplacements : Janvion par Battiston (46ème), Lacombe par Rocheteau (64ème), Six par Bravo (66ème) pour la France. Zoff par Bordon (46ème) pour l'Italie.
FRANCE : Baratelli – Amoros, Lopez, Trésor, Janvion – Giresse, Tigana, Platini – Soler, Lacombe, Six. Entraîneur : Michel Hidalgo.
ITALIE : Zoff – Gentile, Collovati, Scirea, Cabrini – Conti, Tardelli, Dossena, Oriali – Pruzzo, Graziani. Entraîneur : Enzo Bearzot.


- LE MATCH EN PHOTOS -

Platini - Zoff : Tutto va bene.

Zoff dans les airs et des Français qui s'envoient en l'air.

Platinissimo.

Platini et Amoros contre les Ritals.

Gigi l'amoroso enfume Scirea.

Daniel Bravo grille Cabrini.

- LE MATCH EN VIDEO -


JOHNNY REP. Singing in the morning (1980).

En 1980, Johnny chante le bonheur des matins légers de l'ami ricoré. Mais attention, il ne s'agit pas là de notre Jojo national. Non, celui qui pousse la ritournelle sur « Hey Johnny (Singing in the morning) » n'est autre que Johnny Rep, la star internationale des Verts, le sex-symbol du Chaudron que les jeunes filles attendent à la sortie de l'entraînement pour glaner un autographe, une photo ou encore un petit bisou volé. C'est la rançon du succès. Johnny Rep est un play-boy bâti, pourquoi pas, pour embrasser une carrière dans la chanson. C'est ce que croit, du moins, le duo de producteurs G. Tempesti et B. Simister, qui voit là une bonne aubaine de faire du blé sur la gueule d'ange de l'international néerlandais. Pari manqué. Distribué par Tréma, sous la direction de Jacques Revaux et Régis Talar, le succès attendu n'est pas au rendez-vous. Malgré les efforts vocaux du néo-crooner batave sur son single country-bucolique à travers les champs de tulipes, les ventes ne décollent pas et stagnent au niveau confidentiel. En gros, hormis à Sainté au Casino du coin, Furiani ou peut-être encore dans les travées du stade de Meer à Amsterdam, pas grand monde ne court au supermarché pour s'arracher la fameuse (fumeuse ?) galette de l'attaquant stéphanois. Lequel quitte le Forez quelques années plus tard à la suite de l'affaire de la « caisse noire ». Encore une tuile à l'actif de notre « Johnny s'en va t'en guerre » contre le star-system. En 2004, Mickey 3D réhabilite cependant Johnny Rep, non pas pour son côté chanteur à la petite semaine, mais pour son tribut à la légende de l'ASSE.