MILAN A.C 1984-85.


MILAN A.C 1984-85

En haut : Giunta, Casiraghi, De Solda, Terraneo, Nuciari, Galli, Cimmino, Di Bartolomei.

Au milieu : Tessari (ent. adj.), Ferrari, Verza, Battistini, Manzo, Liedholm (ent.), Hateley, Virdis, Tassoti, Russo, Colucci (staff).

En bas : Ribolzi (masseur), Incocciati, Valori, Evani, Carotti, Farina (pdt), Baresi, Wilkins, Icardi, Gadda, Mariconti (masseur).


PRO CYCLING MANAGER. Vas-y Kéru.


En bon Breton qu'il est, Raymond Kéruzoré adore le vélo. Normal pour un pays qui a produit des champions tels que Jean Robic, Louison Bobet, Cyrille Guimard ou Bernard Hinault. « Je peux même dire que je suis dingue de vélo, insiste le footballeur maosiste au look de prof de sciences naturelles. Chaque fois que j'en ai la possibilité, je vais assister à une course cycliste. J'y éprouve toujours un énorme plaisir » concède Kéru incollable sur le palmarès du Blaireau et les exploits de ses compatriotes sur le Tour. Et de la passion pour la petite reine à la pratique, il n'y a qu'un pas que le natif de Châteauneuf-du-Faou n'hésite pas à franchir dès qu'il en a le loisir. « Lorsque je suis en vacances, je pratique évidemment avec beaucoup de plaisir ce sport qui est, en Bretagne, aussi populaire et aussi pratiqué que l'est le football » lâche notre cycliste amateur qui n'amuse pas la galerie, la tête dans le guidon et la casquette en arrière, attendant avec impatience le mois de juillet et la caravane de la Grande Boucle. « J'aime aussi le tennis, avoue aussi Raymond-le-flingueur, mais je n'ai pas tellement le temps d'en faire ».  Trop pris sans doute par la Ronde des Korrigans et les critériums locaux. Et puis le tennis on s'en fout, c'est pas le sujet.

LA FICHE DETAILLEE. Per Röntved.

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La fiche détaillée par les éditions Rencontre Lausanne
PER RÖNTVED
- Le géant au grand cœur  -
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STADE LAVALLOIS 1977-78. By Panini.


STADE LAVALLOIS 1977-78

Debouts : Raymond Kéruzoré, Bernard Simondi, Christian Roque, Claude Coumba, Hervé Gauthier, Jacky Rose.

Accroupis : Claude Leroy, Joaquim Martinez, Souleymane Camara, Michel Cougé, Pierre Lechantre.



HOLIDAYS IN THE SUN. Albert Gemmrich.


Interviewé dans Football Magazine pour son numéro de rentrée (septembre 1977), Albert Gemmrich dévoile sa passion pour les vacances en altitude. L'air y est frais, l'endroit idéal pour se refaire une petite santé avant le début du championnat. « Je suis allé passer des vacances en Autriche, au-dessus d'Innsbrück près du lieu de la dernière descente olympique » lâche l'attaquant international à un auditoire interdit par l'annonce. Pourtant que la montagne est belle insiste le Strabourgeois, nouvel adepte du gros bol d'air, une méthode chère à son coéquipier Heinz Schilcher, milieu autrichien passé par l'Ajax et Nîmes Olympique. « J'étais avec Schilcher qui m'a fait visiter son pays » claironne l'Alsacien trop content d'avoir un nouveau copain, saisi par la beauté majestueuse du panorama. « La nature était merveilleuse, l'air vif. J'ai fait de longues marches en pleine nature. Quand je rentrais, je mangeais comme quatre et la nuit je dormais, dormais... Dix heures parfois ! » Albert Gemmrich découvre la vie de montagnard, une vie austère éclairée par les petits plaisirs de la journée, en gros bouffe et dodo. On en oublierait presque les kilos superflus. « J'ai peut-être pris des kilos encore que la marche a conservé ma forme », se défend Gemmrich solide comme un bûcheron des Alpes, qui conclut en tapant du poing sur sa jolie table en bois, un souvenir du pays : « Mais ces kilos-là sont faciles à perdre ». Et d'un coup, comme touché par la grâce ou bien des voix venues de la cime d'un sapin, en bon dribbleur Albert détourne le sujet vers la politique. Tel un renard des surfaces qui sent le but, Gemmrich sent aussi les affres d'un futur changement climatique. Le Strasbourgeois veut devenir un citoyen responsable, respectueux de la planète. « On parle beaucoup d'écologie et de retour à la nature. Eh bien, je crois que j'ai été dans le vent ces dernières vacances ! » Là, Albert sort la bouteille de Schnaps, encore un souvenir de vacances, et se lance dans une longue tirade sur les bienfaits de l'alcool de prunes.

OLYMPIQUE DE MARSEILLE 1978-79.


OLYMPIQUE de MARSEILLE
1978-79

Debouts : Victor Zvunka, François Bracci, Gérard Bacconnier, Michel Baulier, Gérard Migeon, Jean Fernandez.

Accroupis : Hervé Florès, Robert Buigues, Marc Berdoll, Didier Six, Anders Linderoth.

HOLIDAYS IN THE SUN. Jean-François Jodar.


Pour Jean-François Jodar, les vacances c'est en club ! Histoire de faire une piqûre de rappel sur le quotidien du Lyonnais ? Pas du tout se défend Jojo dans les colonnes de Football Magazine en mars 78. C'est d'abord une question de gestion, et un côté très pratique. « Les clubs de vacances résolvent en grande partie les questions d'intendance et de nourriture » concède l'international (6 sélections) formé au Stade de Reims. En gros, pas besoin de s'emmerder à faire les courses en tongs, on mange à la cantine. Trop cool le club ! En plus on peut y faire des rencontres, ajouter quelques noms à son carnet d'adresses. Toujours sympa en cas de besoin. «  J'estime que les voyages doivent aussi permettre de connaître du monde, de s'amuser, poursuit Jojo les mains dans les poches de son training Duarig. Il me semble que les clubs de vacances répondent justement à cette vocation ». Jodar milite et se questionne en même temps sur le choix de sa future destination. En club, bien sûr, « vers les pays du soleil, les pays du bassin méditerranéen par exemple ». Allez, c'est parti, tiens tu réserves maman ?

Après Jodar en Autriche, Jodar en Banga.

MATCH REPLAY. Le jour où... Les juniors français deviennent champions d'Europe.

Le 22 mai 1983, les juniors français sont sacrés champions d'Europe en Angleterre, pays organisateur d'une édition marquée par le sceau de la French Touch classe biberon. C'est un exploit pour les Bleuets qui rejoignent ainsi leurs aînés de 1949, vainqueurs des Pays-Bas à l'époque où ces derniers n'étaient pas encore des « Flying Dutchmen ».

C'est à Huddersfield, dans le Nord du pays, que débute le parcours des hommes de Gaby Robert. Le 13 mai à Leeds Roads, un vieux stade au style so british, la génération Stéphane Paille évite le piège finlandais et débute la compétition par un succès. Une victoire facile (3-1) obtenue grâce à un doublé de Pascal Guion, un attaquant formé au LOSC, et le prometteur espoir sochalien. Deux jours plus tard à Notthigham, au City Ground, les Bleuets dominent la Belgique et signent un nouveau succès (3-1). Paille inscrit un doublé à son tour. Prissette, encore un gars du Nord, conclue la partie. Quatre points en deux matchs, nos juniors ont déjà leur billet en poche pour les demis avant de rencontrer l'Eire le 17. Pour son dernier match de poule, l'équipe de France se contente d'un petit nul (1-1). Unique buteur de la rencontre, Stéphane Paille – très bien entouré par ses potes de club Jean-Christophe Thomas, Thierry Fernier et Eric Hély – s'illustre une nouvelle fois, et fait la joie de son entraîneur. « Celui-là, s'il s'affirme techniquement, il fera très mal » se réjouit le technicien français assez fier de sa trouvaille. 

FRANCE-Belgique juniors 1983
Debouts : Sabonnadière, Degrave, Fernier, Paille, Hély, Reuzeau, Prissette.
Accroupis : Thomas, Guion, Christen, Fournier.

Le buteur sochalien, révélation du tournoi, confirme en demi-finale contre l'Italie. Le 20 mai à Stamford Bridge, Paille délivre les siens au cours d'une partie bien cadenassée dans l'ensemble (1-0). L'enjeu dépasse le jeu mais les p'tits coqs sortent la crête droite dans l'antre des Blues. Bien installée à Londres, la relève française est opposée à la Tchécoslovaquie pour la finale. L'événement se déroule à White Hart Lane, la maison des Spurs. Devant une assistance plutôt faible, un peu plus de 4.500 billets se sont vendus, les Bleuets prennent les Tchèques à la gorge. Dès la 7ème minute, le défenseur lavallois Bertrand Reuzeau ouvre le score d'un lob bien ajusté. Les quatre-vingt-trois minutes restantes, l'équipe de France gère en s'appuyant sur une défense de fer – pied de nez à Margaret – et un milieu costaud porté par son capitaine et meneur Laurent Fournier. L'équipe de France s'impose sur la plus petite des marges et l'espoir lyonnais peut fièrement brandir le trophée. Lui et ses copains sont entrés dans la légende. Comme ceux de 49. Ça faisait un bail quand même !

- 23 mai 1983 -
WHITE HART LANE. LONDRES. 4.593 spectateurs.
FRANCE bat Tchécoslovaquie: 1-0 (1-0)
Arbitre Mr Petrovic (Yougoslavie).
But : Reuzeau (7ème) pour la France.
Remplacements : Fréchet par Fernier (61ème), Guion par Fourrier (89ème) pour la France. Soucha par Kollar (69ème), Vrto par Kabyl (41ème) pour la Tchécoslovaquie.
FRANCE : Sabonnadière – Reuzeau, Prissette, Degrave, Hély – Ribar, Fournier, Fréchet, Thomas – Paille, Guion. Entraîneur : Gaby Robert.
TCHECOSLOVAQUIE : Pribyl – Stas, Grussmann, Organik, Hornyak – Kukleta, Soucha, Balaz, Vrto – Horvath, Skuhravy. Entraîneur : Mr Kvacek.


FRANCE-Tchécoslovaquie junior 1983

Debouts : Hély, Degrave, Prissette, Paille, Reuzeau, Sabonnadière, Fournier.

Accroupis : Fréchet, Ribar, Guion, Thomas.