FINALE COUPE DES CLUBS CHAMPIONS 1970. Feyenoord vs Celtic.

- 6 mai 1970 -
San Siro. MILAN. 53.187 spectateurs.
Feyenoord Rotterdam bat Celtic : 2-1 a.p (1-1; 1-1).
Arbitre Mr Lo Bello (Italie).
Buts : Gemmell (29ème) pour le Celtic. Israël (31ème), Kindvall (117ème).
Remplacements : Romeijn par Haak (107ème) au Feyenoord. Auld par Connelly (77ème) au Celtic.
FEYENOORD : Graafland – Romeijn, Israël, Laseroms, Van Duivenbode – Hasil, Jansen, Van Hanegem – Wery, Kindvall, Moulijn. Entraîneur : Ernst Happel.
CELTIC GLASGOW : Williams – Hay, McNeill, Brogan, Gemmell – Murdoch, Auld, Hugues – Johnstone, Wallace, Lennox. Entraîneur : Jock Stein.


Avant la consécration de Johan Cruyff et Ajax, c'est Feyenoord qui entame la domination des Pays-Bas sur la Coupe d'Europe des Clubs Champions au début de l'ère seventies. Grâce au soutien massif de ses supporters et son centre de formation naissant, l'équipe au maillot rouge et blanc parvient à se hisser en finale (comme son rival d'Amsterdam l'année précédente) et introduit les bases du football total, propres aux formations néerlandaises et la sélection nationale. Ernst Happel, à la tête du Feynoord, est le principal architecte de cette victoire qui prend des airs de révolution sur le pré. « En tant qu'ancien Viennois, je déplore la disparition du beau jeu à prédominance technique, déclare le nostalgique de la Wunderteam. Mais il faut vivre avec son temps. A Feyenoord, j'ai essayé de trouver un équilibre entre le football athlétique et le jeu intelligent. » Une franche réussite pour le coach autrichien.

Gemmell tire le premier.

Le 6 mai 1970, San Siro est le théâtre de la première finale 100% anglo-saxonne. En face des Bataves, le Celtic espère reconquérir un titre obtenu à Lisbonne en 1967 (victoire 2-1 contre l'Inter). Néerlandais et Écossais ont envahi la capitale lombarde. Ils sont 25.000 de chaque côté à s'être déplacés par tous les moyens. En avion, en bateau, en train, en stop, les fans des deux camps se sont donné rendez-vous place du Duomo et au stade pour honorer leur équipe dans un brouhaha assourdissant. A Milan, c'est la fête du football et le Woodstock des supporters qui ont investi la ville que les Hollandais connaissent bien puisque Feyenoord a sorti le tenant du titre, le Milan A.C, en huitièmes. Au tour précédent, les hommes de Ernst Happel avaient torpillé K.R Reykjavik (12-2 et 4-0) puis lutté contre Vorwärts Berlin (0-1 / 2-0) et Legia Varsovie (0-0 / 2-0), tombeurs de l'ASSE, pour obtenir son visa en finale. De son côté, le Celtic doit sa présence grâce à un coup du sort (ou plutôt grâce au tirage au sort). Après avoir éliminé le F.C Bâle au premier tour (0-0; 2-0), c'est une pièce qui permet aux Ecossais d'atteindre les quarts. En effet, les tirs aux buts n'existant pas à l'époque, le Celtic sort Benfica d'une façon peu catholique (3-0; 0-3) et balaie la Fiorentina (3-0; 0-1) et Leeds (1-0; 2-1) par la suite. Chacun sa route, chacun son destin.

Kindvall, héros de la soirée.

Pour la finale, Ernst Happel a choisi le vétéran Pieters Graafland (36 ans) pour garder les bois au profit du titulaire Treytel. Un choix peu convaincant, se dit-on dans les rangs des supporters hollandais, lorsque le défenseur Tommy Gemmell (déjà buteur en 1967) ouvre la marque à la demi-heure de jeu pour les Scotts. Un avantage de courte durée car deux minutes plus tard, Rinus Israël met les pendules à l'heure. Dès lors, Feyenoord prend le Celtic à la gorge et enferme son adversaire dans les filets d'un football total, parfois peu orthodoxe mais efficace et usant. Malgré la générosité et l'ardeur des Écossais, ces derniers faiblissent doucement mais sûrement. Le Celtic parvient tout de même à accrocher les prolongations, espérant un miracle qui ne viendra pas. A la 117ème minute, le lutin suédois Öve Kindvall libère le peuple batave grâce à un lob astucieux. A Rotterdam comme à Milan, la nuit est blanche et alcoolisée. Le football néerlandais vient de frapper un grand coup. Et ce n'est qu'un début...

Fe-YEAH-noord and Scotts K-O.

Petit avec de grandes oreilles (Öve Kindvall).

L.P tribute to Feyenoord.

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