UNE BONNE RAISON POUR Y CROIRE (ENCORE UN PEU).

Le parallèle est un peu bancal, je l'avoue, mais bon après tout pourquoi pas. Ça permet de causer un peu du pays et de cette pauvre équipe de (F)rance qui, croit-on, aurait déjà perdue toutes ses illusions à Kiev. 

« Y en a marre » s'emporte, à juste raison, Pascal Praud sur un plateau de télé avec un i devant. Mais rappelle toi mon petit canari, ce match semble avoir un précédent, un peu tiré par les cheveux, mais tout de même. Oui souviens toi de DYNAMO KIEV-ASSE 1976 et son bourbier, celui dans lequel se sont fourrés les hommes de Didier Deschamps. Mêmes nations (même si la première était placée sous le joug soviétique à l'époque), score identique (0-2) et même enjeu, ou presque : la qualif' à tout prix. Mais pour obtenir son visa pour le Brésil, faudrait-il naturaliser illico-presto Piazza pour remplacer Koscielny (mais il a bien collé une tarte à l'autre) en défense centrale en vue du match retour. En positionnant Larqué au poste de relayeur, Patrick Revelli à l'aile et Rocheteau au centre, l'affaire pourrait prendre une autre tournure dans le chaudron du stade de France, vert d'inquiétude au fil des minutes qui passent trop vite et des contre-attaques ukrainiennes de plus en plus tranchantes. Des sueurs froides, comme à cet instant où Christian Lopez, d'un geste désespéré, stoppe la progression de ce diable de Zozulya qui file vers le but. Dans la foulée, le néo Franco-Argentin, sur une montée rageuse dont lui seul a le secret, offre le but de l'espoir à l'aîné des Revelli, Hervé le renard des surfaces, qui venait tout juste de remplacer un Benzema encore en manque de réussite. (Entre-parenthèses, quand on prononce Revelli très vite à haute voix, ça fait Ribery. Peut-être un signe). Et Scarface dans tout ça ? Il tente beaucoup et obtient une brouette de coup-francs. Sur l'un d'eux, Larqué remet les pendules à l'heure d'une frappe très pure qui transperce les filets. Voilà les prolongations et son moment d'anthologie. Kaizer Franck qui déborde sur la droite, à l'entrée de la surface. Il pousse son ballon trop loin mais réussit à centrer, en lançant sa jambe et ses tripes dans la bataille. Rocheteau, perclus de crampes quelques minutes auparavant, est à la réception, au point de pénalty, et catapulte la balle dans le but ukrainien. C'est fait. La France ira au Brésil et Deschamps est porté en triomphe comme Hidalgo en 77. C'est pas gagné (mais peut-être pas perdu non plus).

(To my friend Vitali).

Lopez et Blokhine. Qui c'est qui va gagner?

3 commentaires:

  1. "Kaizer Franz qui déborde sur la droite, à l'entrée de la surface...."

    Pat Revelli = Kaizer Franz ???

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  2. Pourquoi pas (d'ailleurs c'est Kaizer Franck. Coquille).

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  3. Ah je me disais bien aussi que quelque chose n'allait pas. ^^

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