WALLPAPER. All the best for 2013.


THE VINTAGE FOOTBALL CLUB 
te remercie pour ta fidélité et te souhaite une bonne année 2013.

TAMPA BAY ROWDIES 1984.


TAMPA BAY ROWDIES 1984.
En haut : Refik Kozic, Wes McLeod, Dave Power, Stuart Lee, Tony Towers, Tom Boric, Roy Wegerle, Neill Roberts, Steve Wegerle, Mike Connell.
En bas : Bob Bolitho, Arnie Mausser, Tatu, Glenn Myernick, Sonny Askew, Perry Van der Beck, Mark Karpun, Steve Horne (ent.).

FAN PICS. Tampa Bay Rowdies.

Noël est fini. C'est dommage, The Vintage Football Club avait concocté une grosse dinde farcie !

PUB. Adidas. 1970.

Le VINTAGE FOOTBALL CLUB te souhaite un Noël de rêve.

ADIDAS
- Noël de rêve -
(70's)

HAÏTI 1974.


HAÏTI 
- WM '74 -

Gardiens :
Henri Françillon (1), Wilner Piquant (2), Gérard Joseph (22).

Défenseurs :
Arsène Auguste (3), Fritz André (4), Serge Ducoste (5), Pierre Bayonne (6), Serge Racine (13), Wilner Nazaire (14), Jean-Hubert Austin (19), Wilfried Louis (21).

Milieux :
Philippe Vorbe (7), Jean-Claude Désir (8), Eddy Antoine (9), Guy François (10), Ernest Jean-Joseph (12), Joseph-Marion Léandre (17).

Attaquants :
Guy Saint-Vil (11), Roger Saint-Vil (15), Fritz Léandre (16), Claude Barthélémy (18), Emmanuel Sanon (20).

BIO EXPRESS DEGRADABLE. Emmanuel Sanon.

EMMANUEL SANON.
Le 21 février 2008, Emmanuel Sanon disparaissait d'un cancer du pancréas à 56 ans. Elevé au grade de commandeur par le président haïtien René Préval un an avant sa mort, il était un héros dans les Grandes Antilles. Un statut d'icône qu'il doit à ses exploits en coupe du Monde. Lors du WM 74, l'attaquant qui évolue alors au Don Bosco - un petit club de Pétionville, pas très loin de Port-au-Prince où il est né - inscrit les deux buts de sa sélection et devient, depuis ce jour, l'unique buteur haïtien dans cette compétition. Emannuel Sanon profite ainsi de la première participation de l'équipe haïtienne dans un tournoi mondial pour faire parler de lui. En y mettant la manière, puisque c'est lui qui, en trompant Dino Zoff en tout début de seconde période contre l'Italie, met un terme à l'invincibilité internationale du portier de la Juve. 1142 minutes, soit dix-neuf matches sans prendre le moindre but. En Allemagne, Emmanuel Sanon est peut-être le seul joueur à sortir la tête de l'eau d'une équipe en plein naufrage collectif (trois défaites contre l'Italie, la Pologne et l'Argentine). Souplesse féline, capacité d'accélération, Sanon joue sur ses principales qualités, lesquelles sautent aux yeux des dirigeants de Beerschot. Ces derniers l'engagent derechef après le tournoi, éblouis par son bagage technique et sa condition physique. L'histoire avec le club belge dure six ans (de 1974 à 80). La recrue haïtienne marque les esprits de tous, du président aux supporters. Par sa gentillesse sur et en dehors du terrain, il n'a jamais reçu d'avertissement lors de son passage en Belgique, et sa présence dans la surface adverse (Sanon inscrit 43 buts en 142 matches officiels). Dans le plat pays, « Manno » s'impose comme le roi du plat du pied et du jeu de tête décisifs. Un grand homme qui part la tête haute à la fin de son contrat en signant un nouvel exploit, sa griffe personnelle lors des grands rendez-vous. En 1979, lors de la finale de la coupe de Belgique, Sanon déboule sur son aile et offre le but de la victoire à son coéquipier Johan Conynx. Beerschot s'impose 1 à 0 contre le Club Brugeois, et le joueur haïtien obtient le seul trophée à son palmarès. Une belle récompense pour un athlète peu habitué à gagner des titres, hormis quelques distinctions personnelles : une entrée parmi les « 100 héros de la coupe du Monde » (54ème), un classement publié par la revue France Football, et une bonne quarantaine de buts (47) en 100 sélections tout rond pour Haïti. Des accessits qui lui valent d'ailleurs des funérailles nationales à sa mort. Un sort réservé jusque-là pour un sportif en Haïti au seul Silvio Paul Cator, médaillé d'argent du saut en longueur lors des J.O d'Amsterdam (1928) et disparu en 1952. Emmanuel Sanon quitte la Belgique au début des années 80 pour s'établir par la suite aux Etats-Unis (San Diego Sockers). Une expérience dans la ligue US, la fameuse NASL, puis une pige au Mexique aux côtés d'Hugo Sanchez. Le globe-trotter raccroche de manière prématurée à la suite d'une vilaine blessure au genou. Installé à Orlando (Floride), Emmanuel Sanon se tourne vers le coaching (il entraîne notamment la sélection haïtienne de 1999 à 2000) et les œuvres caritatives, créant une fondation à son nom pour lutter contre la pauvreté dans son pays. Près de dix mille personnes sont présentes le jour de son enterrement. L'hommage est à la hauteur de la dimension humaine de l'international au grand cœur. Le club de Den Bosco a depuis retiré le n°10 sur les maillots. Certains hommes sont irremplaçables.


K. BEERSCHOT V.A.V 1979-80

SHMUEL ROSENTHAL. Nazi-punks rock fuck off.

Le 5 septembre 1972, un commando de l'organisation palestinienne « Septembre Noir » pénètre dans le village olympique et décime la délégation israëlienne lors des J.O de Münich. C'est un carnage. Onze athlètes restent au tapis. L'émotion gagne le monde. On persécute encore des juifs en Allemagne, néanmoins elle aussi victime ce jour-là de la folie meurtrière des huit terroristes déterminés. En voyant les images du massacre, Shmuel Rosenthal a dû avoir une grosse boule au ventre, et les larmes lui couler des yeux certainement. Shmuel est juif. Et accessoirement footballeur à Hapoel Petah Tikva (depuis 1965), international en prime, qui faisait partie de la sélection israëlienne aux J.O de Mexixo (1968) et au mondial 70, toujours au Mexique. Depuis l'été 72, Shmuel Rosenthal vît en Allemagne. Il vient en effet de poser ses valises à Mönchengladbach, contre l'avis de sa fédération opposée à son transfert vers la Bundesliga. « La Fédération israëlienne de football n'autorisait pas les départs à l'étranger, se rappelle le milieu international. Elle m'a considérée comme un traître et m'a alors suspendu un an ». Le prix à payer pour notre rebelle qui fait aussi figure de pionnier. En signant chez les « Fohlen » (les poulains), Shmuel Rosenthal devient tout simplement le premier joueur professionnel israëlien à évoluer en Europe. En Allemagne et son histoire au passé chargé. Un moment historique qui prend forme le 13 septembre 1972, soit neuf jours après le « massacre de Münich », lorsqu'il débute officiellement sous ses nouvelles couleurs en coupe d'Europe contre Aberdeen (2-3). « J'ai ouvert les portes aux joueurs israëliens » concède t-il timidement aujourd'hui. Comme tous les pionniers, Rosenthal a en fait pas mal galéré dans sa découverte d'une terre pas si promise que ça.

Günter Netzer et Shmuel Rosenthal.

Son arrivée en Allemagne relève des relations privilégiées que le Borussia entretient avec Israël, et de l'amitié entre deux hommes : Hennes Weisweller, l'entraîneur de Gladbach, et le sélectionneur israëlien Emmanuel Scheffer. Depuis 1970, l'équipe allemande se déplace régulièrement dans la région pour y effectuer des stages de préparation ou des matches amicaux. Rosenthal tape dans l'œil du coach qui le place titulaire en défense centrale dès le début de la saison. Une entame prometteuse. Le jeune libéro de 25 ans, qui vient de perdre quatre kilos en stage préparation, joue et inscrit même un but (contre Hannover SV) dès sa troisième apparition. Mais les problèmes arrivent à l'approche des mauvais jours. Les températures et le moral du joueur sont en chute libre. « Le temps est devenu gris et j'avais des problèmes » avoue Schmuel Rosenthal. Un climat hostile à sa progression. Mönchengladbach prend trop de buts et Weisweller replace sa nouvelle recrue au milieu du terrain, une position déjà occupée par Herbert Wimmer et Günter Netzer. Une passe téléphonée comme on dit dans le jargon footballistique. En clair, Rosenthal cire le banc et fait sa dernière apparition le 25 novembre lors d'une belle déculottée infligée par Eintracht Frankfurt. Après cette défaite, son entraîneur ne le convoque plus dans le groupe, le jugeant « trop nonchalent » et Rosenthal quitte le club à la fin de la saison. Sans haine, ni regrets, les yeux encore écarquillés par son expérience. « Jouer pour Mönchengladbach fût mieux que de faire les J.O ou la coupe du Monde au Mexique, exagère t-il un peu. Simonsen, Netzer, Jensen et Bonhof étaient des joueurs extraordinaires ». Rosenthal retourne à Hapoel Petah Tikva avant d'être transféré au Beitar Tel-Aviv en 1976. Après ça, Schmuel tentera sa chance aux Etats-Unis chez les Stompers Oakland. Encore une expérience d'une année (1978). La seule effectuée par la franchise US dans la ligue nord-américaine (NASL). Aujourd'hui, il bosse pour l'Etat hébreu à la compagnie nationale d'électricité. Et suit de loin les résultats du Borussia.

DEATH FOOTBALL CLUB. Ceux qui ne verront pas la fin du Monde.

A priori, on devrait tous y passer dans quelques heures puisque la fin du Monde est prévue le 21 décembre. Mais certains n'ont pas attendu les prédictions du calendrier Maya (qui aurait pu se caler avec celui du championnat de France et attendre la 38ème et dernière journée que l'on puisse au moins connaître l'équipe vainqueur) pour passer l'arme à gauche. Hommage aux défunts de l'année 2012 qui ont traversé les années 70-80 sur les terrains et n'assisteront donc pas à l'apocalypse, ou alors vu du haut des tribunes de l'éternité...

JANVIER
On commence avec Gareth Ian « Gary » Ablett qui entame l'année 2012 les pieds en avant. L'ancien joueur de Liverpool et Everton, entre autres, double vainqueur de la Cup (1989 et 94) avec les deux clubs de la Mersey meurt en effet le 1er janvier à 46 ans d'un cancer du système lymphatique. Le Gallois Graham Rathbone le suit une semaine plus tard (8/1). L'ancien pensionnaire de Newport County, Grimsby Town et Cambridge Utd décède chez lui après une longue bataille contre la démence. Les habitués du Blundell Park, le stade de Newport, pleurent « The leader of the Town », battu par la maladie à 69 ans. Le lendemain, Pyotr Petrovich Vasilevsky, champion d'URSS avec Dynamo Minsk en 1982, emporte ses souvenirs et sa médaille dans sa tombe (9/1). Le 16 janvier, la Catalogne se réveille en larmes en apprenant la mort de Juan Carlos Pérez López. Vainqueur de la Liga (1974) et de la Coupe du Roi (1971), l'ancien milieu du Barça (1968-75) et du Racing Santander (1975-78), décède à 67 ans après un long séjour à l'hopital. Capitaine à l'époque des Cruyff, Neeskens, Sotil... il n'a pu combattre la maladie. Pierre Sinibaldi, international français dans les années 40 qui défendit les couleurs du Stade de Reims pendant plus d'une décennie (1944 à 53) s'éteint de sa belle mort le 24 janvier à 87 ans. Il fût entraîneur du RSC Anderlecht (1960-66 puis 1970-71) avant d'émigrer en Espagne, à Las Palmas (1971-75) et au Sporting Gijon (1975-76). Formé à Newell's Old Boys, Juan Fernando Sarrachini Donati ne voit pas non plus la fin du mois et décède chez lui en Argentine à 65 ans (27/1). Au début, et jusqu'au mitan des 70's, Donati s'était essayé à la Liga avec RCD Mallorca (1969-70) puis Herculès (1970-74) et Alméria (1974-75) en seconde division.
FEVRIER
Ladislav Kuna, le milieu du Spartak Trnava (de 1964 à 80) qui faisait partie de la sélection tchécoslovaque au Mexique (1970) est au régime racines de pissenlit dès le 1er du mois. Il avait 64 ans et plus de 400 matchs avec son club (avant de partir à l'Ouest à l'Admira Vienne de 1980 à 83). Enrique Moreno Bellver lui emboîte le pas sept jours après (8/2). A 48 ans, le défenseur espagnol avait été formé à Valence (1981-85) avant de poursuivre sa carrière au Rayo Vallecano (1985-86) et Real Valladolid (de 1986 à 92). Vainqueur avec Aston Villa du championnat anglais 1980-81, l'Irlandais Eamonn Deacy succombe à une crise cardiaque le 13. C'était pas son jour de chance. Depuis, le stade de Galway, son club formateur, s'appelle désormais du nom du joueur. Hommage.
MARS.
Le 7, la Pologne est en deuil. La vieille gloire Włodzimierz Smolarek (3ème du mundial 82) s'éteint à l'âge de 54 ans. Ancien pensionnaire du Widzew Łódź (1974-78 puis 1980-86) et du Legia Warszawa (1978-80), Smolarek passe la deuxième partie de sa carrière à l'Ouest : en Allemagne (Eintracht Francfort) et aux Pays-Bas (Feyenoord et Utrecht). Il comptait 60 séléctions avec les A polonais. En France le même jour, Pierre Tornade perd définitivement la 7ème compagnie. Moins connu, Kees Guyt rentre aux vestiaires le 30 mars. Le Néerlandais, qui a fait sa carrière entre Volendam et AZ'67, était le papa de Danny Guijt, l'actuel joueur de Willem II, et accessoirement l'oncle d'Edwin van der Sar.
AVRIL.
Un mois qui débute par une mauvaise blague pour les amoureux du football et de l'histoire de la Mafia. Giorgio Chinaglia, le parrain du New-York Cosmos, décanille à 65 ans d'une crise cardiaque (1/4). Toutes les familles d'Italie portent le deuil. Les supporters de la Lazio sont eux toujours aussi cons et racistes. En avril, ne te découvre pas d'un fil. Le 10, l'international turc (30 sélections) Erdoğan Arıca (passé par Galatasaray de 1977 à 81 et Fenerbahçe de 1981 à 86, notamment) n'échangera plus son maillot avec ses adversaires, terrassé par un cancer à 57 ans. Chez nous, Raymond Aubrac ne fait plus de la résistance. Quatre jours plus tard, c'est à Eddie May de partir pour toujours. La légende de Wrexham (plus de 300 matches entre 1968 et 76) ne fera plus ce qui le plaît. Tant pis. Le lendemain, le gardien de but kowétien Samir Said (il a participé à la coupe d'Asie des Nations 84) disparaît dans un accident de voiture (15/4). Il fonçait toujours trop comme une balle malgré ses 58 printemps. C'est la loi des séries. L'Italien Carlo Petrini passe l'arme à gauche à son tour (16/4). Une carrière marquée par ses nombreux transferts (Milan AC, Torino, Varese, AS Roma, Hellas Verona, Cesena, Bologna,...) et quelques dérapages : des histoires de dopage et l'affaire du Totonero qui le prive des terrains pendant deux ans. Il vît désormais en paix et c'est mieux comme ça.
MAI.
Patrick Bosch était Hollandais mais n'aimait visiblement pas trop la petite reine comme la plupart de ses compatriotes. L'ex-défenseur du FC Twente (1985-89) se crashe en voiture et succombe à ses blessures quelques jours plus tard (11/5). Flying Dutchman in the air. Il avait 47 ans. Hugo Marcelino Gottfrit ne l'a plus vraiment. Le défenseur argentin du Gimnasio La Plata (plus de 200 matches de 1970 à 76) meurt après un séjour à l'hôpital le 16 mai.
JUIN.
La ligue anglaise voit partir coup sur coup deux anciens pensionnaires. Steve Buttle, formé à Ipswich Town (1971 à 73) puis passé par Bournemouth et enfin exilé dans la NASL (Seattle Sounders, Pittsburgh Spirit) décède des suites d'un cancer à 59 ans. Son compatriote Chris Thompson qui commença sa carrière à Bolton (1977-83) avant de la poursuivre à Blackburn (1983-86), Wigan, Blackpool et Cardiff City est retrouvé chez lui en état de décomposition avancée (5/6). D'après sa sœur, ce dernier était dépressif et un alcoolique invétéré. Rock'n'roll. Conséquence ou non, le lendemain l'inamovible défenseur du Racing Santander (1977-82) Manuel « Manolo » Preciado Rebolledo succombe à crise cardiaque. La France n'est pas épargnée par le malheur. Le 16 juin, Thierry Roland laisse son p'tit Jean-Mimi orphelin. Le populaire (et populiste) journaliste qui devait commenter l'Euro avec son binôme, et finalement resté à Paris, est victime d'un AVC à 74 ans. Athletic Vannes Club. Mesdames, mesdemoiselles, messieurs, bonsoir ! A Tbilissi, en ce premier jour de l'été (21/6), on pleure la disparition de Ramaz Shengelia, vainqueur de la coupe des coupes 1981 avec son Dinamo. Chinaglia-Shengelia, trop gros pour être honnête tout ça. Bref. Deux jours après, c'est Alan McDonald qui rend tout le monde un peu Mickey en Irlande du Nord. L'international (52 sélections et une participation à la coupe du Monde 1986) de QPR meurt sur le green en jouant au golf. La balle au fond du trou comme on dit. Il avait 48 ans. Graham Horn, gardien de but de Luton Town et des L.A Aztecs pendant les 70's le rejoint dans la foulée sur les routes du paradis (29/6) avec sa green card en poche.
JUILLET-AOÛT.
Pendant les vacances, c'est relâche ou presque pour les croque-morts du foot. Le British Ernie Machin (ex-Coventry City, Plymouth Argyle et Brighton & Hove Albion) clamse le jour de l'arrivée du Tour sur les Champs (22/7) avec un Anglais en haut du podium. Drôle de truc. En Italie, Aldo Maldera, l'ancien défenseur du Milan AC (1973-82) et de l'AS Roma (1982-85) s'éteint le 1er août à 58 ans et emporte avec lui quelques titres (champion en 79 et 83, et vainqueur de la coupe 1977 et 84). Vladimir Vasilyevich Kobzev, le buteur du Torpedo Moscou, joue son dernier pion le 7 du mois et reste bloqué à 52 ans. Dix de moins qu'Erol Togay, international Turc qui participa à la qualification de son pays pour le mundial argentin (1978), qui périt deux jours après Kobzev. Les fans du Brésil 70 auront quant à eux du mal à se remettre du décès de Félix Miélli Venerando, le portier champion du Monde à Mexico. C'était le 24 août, presque la fin de l'été déjà. Surtout du côté de Nancy et Bastia. Le 27, Antoine Redin quitte la scène après avoir créé le meilleur footballeur français de tous les temps au début des seventies : Michel Platini. Respect Tony.
SEPTEMBRE.
C'est la rentrée, mais pas pour tout le monde. Michel Pech, champion de France avec le FC Nantes en 1973 est emporté par le crabe (20/9). Cui cui le Canari. Il n'avait que 66 ans. Pareil pour l'Espagnol Juan Baena Ruiz. Le joueur d'Hercules (près de 300 matches en 10 ans – 1972 à 82) ne résiste pas à une opération du cerveau et meurt sur le billard à 62 ans (28/9). Et l'automne qui arrive à grands pas...
OCTOBRE.
C'est le couac pour Milija Anthony Aleksic. Le gardien de Tottenham Hotspur, vainqueur de la Cup en 1981, n'est plus depuis la mi-octobre (17/10). Il s'était retiré en Afrique du Sud depuis quelques années et avait 61 ans. Un an de moins que Philippe Di Santo. Le Belge, qui a évolué à Charleroi, St-Trond et Pescara, décède d'une longue maladie (23/10) et se tait à tout jamais. Georges Van Straelen avait aussi des racines belges, des Flandres plus exactement. C'est pour ça que le joueur formé à Nantes adorait le vélo. Il l'a raccroché à 55 ans. Un cancer l'emporte (26/10) sur la ligne d'arrivée. Putain de classique automnale et ses feuilles mortes.
NOVEMBRE.
L'année se termine tranquillement mais n'oublie pas d'emporter son lot de défunts. C'est l'heure pour Heinz-Jürgen Blome. A 65 ans, l'ancien taulier du VfL Bochum (1965-73) passe l'arme à gauche (7/11). Pas son aile préférée mais c'est la vie. Manuel Peña Escontrela mise sur le 13. Le joueur de Valladolid (sept saisons de 1983 à 90) puis Saragosse (1990-93) a choisi le bon numéro pour partir d'un cancer à seulement 46 ans. Too young to die. L'Espagne, c'est aussi le souvenir de la coupe du Monde 82 avec le Cameroun qui sort de la compétition en étant invaincu. Théophile Abéga faisait partie de la liste des 22 Lions Indomptables. Le Camerounais, aperçu à Toulouse au mitan des 80's, est terrassé par un malaise cardiaque trente ans après l'exploit des hommes de Jean Vincent (15/11). Il avait 58 ans. Mais un lion ne meurt pas, il dort. Désormais profondément comme Raimund Krauth, l'Allemand du Karlsruher SC (1975-82) qui dût mettre un terme à sa carrière à 29 ans. Retraite prématurée comme sa mort à seulement 59 ans (22/11). Et pour finir, encore un joueur trop tôt parti. Herbert Oberhofer était fidèle au FC Admira Wacker. Il y rentre en 1973 et le quitte 17 ans plus tard à l'heure de la retraite (1990). Le club est bouleversé d'apprendre sa mort à 57 ans (27/12). Comme quoi la fidélité ne paye pas. Ce n'est pas Fidélis qui dira le contraire. Rattrapé par un cancer de l'estomac (28/11). Il avait participé à la World Cup 66 et faisait partie des meubles à Bangu (1963-68) puis Vasco de Gama (1969-75), ses de équipes de coeur... qui ne bat plus pour personne. Le nôtre bientôt non plus à priori.
(Hommage à ceux que j'ai oublié et aux autres, plus jeunes ou trop vieux).

OLYMPIQUE LYONNAIS 1981-82.


OLYMPIQUE LYONNAIS 1981-82

Debouts : Ferri, Olio, Boissier, Desvignes, Furlan, Topalovic.

Accroupis : Moizan, Giannetta, Chiesa, Nikolic, Emon.

SO FASHION. Bernard Lacombe.


Dans les années 70, le papier peint s'invite dans tous les foyers français. Sur les choix, c'est à chacun son style et au bon goût des familles. Chez les Lacombe, on nage visiblement en plein psychédélisme flower-power... et un pull-over rouge à la Gilles Perrault pour « Nanard ». Des fleurs et des éléphants dans la chambre du nouveau-né ! Bernard Lacombe a trouvé l'inspiration dans son univers baba-cool et bohème, le fruit (acidulé) de sa première passion pour le dessin dont il voulait embrasser la profession plus jeune. Mais bon, le football est passé par-là. D'ailleurs « Nanard » nous le rappelle en accrochant un poster des « lutins lyonnais » dans la chambre du gamin. « Encore un effet psychédélique, poupée » d'après l'avis de Thierry Hazard, le chanteur french-pop 100% (drogue) synthétique pour le coup et pris par la danse de Saint-Guy. En fait, il danse le Jerk. Et Lacombe... in the Sky with Diamonds. L'influence venue d'Outre-Manche (de pull) et des psychotropes. Depuis Chelsea, Eden Hazard n'a pas voulu s'exprimer, tiens donc.

FK SARAJEVO 1976-77.


FK SARAJEVO 1976-77.

BIO EXPRESS DEGRADABLE. Safet Sušić.

SAFET SUSIC.
En le consacrant meilleur joueur étranger du championnat de France devant Josip Skoblar et Juninho, le magazine France Football ne s'est pas trompé. Vingt ans après avoir quitté PSG, Safet Sušić est toujours magique à Paris (et ailleurs aussi). Le Parc vibre encore aux exploits techniques du Bosnien, né du côté de Zavidovići un 13 avril (1955) avec un ballon dans les pieds, ce même ballon qui remplace sa bonne étoile en quelque sorte, et qu'il ne cessera de tripoter avec cette grâce des doués tout au long de sa carrière. Sušić aime la balle et le football adore les artistes, qui kiffent Paris. Caprices de stars. Ô Ville Lumière...

PSG-Sušić. Un couple qui, pourtant, faillit ne jamais se rencontrer. Pétri de qualités, le meneur de jeu est déjà un titulaire indiscutable à 16 ans dans l'équipe-fanion de Zavidovici. Des exploits sur le terrain relayés jusque dans les couloirs du grand club de la région, Safet Sušić rejoint FK Sarajevo au début des années 70. Sa première histoire d'amour en fait avec un club, peut-être la plus belle et la plus intense (de 1973 à 82). Une décennie à réciter ses gammes et développer sa technique, inventer de nouveaux gestes pour les générations futures. Un créateur qui évolue sous le feu des projecteurs et n'hésite pas à faire briller ses partenaires. En 350 matches sous le maillot grenat, « Papet » inscrit 250 buts et en donne presque autant à ses équipiers. Un joueur décisif et c'est rien de le dire. L'Italie s'intéresse à lui. Surtout l'Inter et Torino. Il signe un premier contrat avec les Milanais puis, sous la pression d'une offre mirobolante des dirigeants de Turin, opte finalement pour le « Toro » dans la foulée (1982). Safet Sušić a 28 ans, c'est-à-dire l'âge légal fixé par les dirigeants de la fédé yougoslave pour tout joueur désirant passer à l'Ouest, et semble pressé de se frotter aux stars du Calcio. Trop. L'Inter porte plainte et Safet écope d'un an de suspension dans la Botte. Ciao et bonjour Paname. Le président Borelli, qui suit l'affaire de loin, flaire le bon coup et passe à l'attaque au lendemain du mondial espagnol. Sušić arrive dans la capitale à l'été 1982 et est présenté au public du Parc à l'occasion du tournoi de Paris. Et de repartir illico par le premier avion chez lui. La Fédé yougoslave bloque le transfert jusqu'au mois de décembre. « Papet » débute officiellement avec PSG contre Monaco par une défaite au Parc.


Des hauts et des bas, Safet Sušić les collectionne dans la Capitale. Des saisons qui se suivent et ne se ressemblent pas toujours. PSG crève l'écran ou frise le ridicule - les éliminations en coupe d'Europe contre Vidéoton (1984) et Vitkovice (1986) - quand il ne tutoie pas le pire. Comme cette saison 1987-88 durant laquelle le club parisien ne doit son salut (le maintien en D.I) grâce à une victoire au Vélodrome dans les ultimes journées du championnat. Des buts de Sušić et Gaby Calderon. Le Yougoslave, écarté pratiquement toute la saison par Gérard Houllier, signe son retour et sauve le club de la relégation. Un des rares match où il s'illustre cette année-là. Car oui, comme tous les artistes du ballon rond, Safet est accusé de choisir ses matches. Les caprices de la star qui jouent aussi de vilains tours. PSG est aussi à la traîne en Coupe même quand il faut sauver les meubles. Finaliste en 85, Sušić et PSG n'arrivent pas à effacer leur saison calamiteuse sur le terrain (13ème en championnat, élimination prématurée contre Vidéoton lors au second tour de la C2). Contre Monaco, Sušić incapable de trouver la solution s'arrête de jouer et Paris manque d'ajouter son troisième succès dans la compétition. Pourtant la coupe de France, Paris, Borelli et Safet adorent ça. Les premières lignes inscrites au palmarès du club. Des victoires acquises avec le panache. En 1982 contre les Verts de Platoche. Un épisode intense et dramatique : Rocheteau qui égalise, Borelli, sa sacoche et un baiser sur le pelouse, les tirs au but et Pilorget. L'année suivante, Sušić succède à Surjak et six mois après son arrivée, marque de son empreinte la finale de 83 contre les Canaris. Bien sûr, il y a le « Brésilien » José Touré mais ce soir-là Sušić is magic. Un but magnifique et une passe décisive pour Toko. PSG réalise le doublé et « Papet » fait le spectacle, le ballon collé aux crampons. Le grand jeu comme pendant l'année du titre (1986), sa meilleure sur les neufs passées sous le maillot parisien. Qui flirte parfois avec le sublime lorsque ce soir de septembre 84, il délivre cinq passes décisives dans un match entre PSG et Bastia. Déroute 7 à 1 des Corses au Parc !

C'est comme ça avec Safet (et PSG), des passes (des phases) lumineuses et des périodes de creux. Trop de déchets dans ses dribbles (quelquefois improductifs) et PSG s'enlise dans le moyen ou le médiocre que seule une miraculeuse seconde place en championnat (1989) peine à le faire sortir de l'anonymat. « Papet » est fatigué lorsque Canal + prend les reines du club en 1991. Le vieux (36 ans à l'époque) ne correspond pas trop à l'image dynamique de la chaîne cryptée et du PSG new look. Il file au Red Star. L'Etoile rouge de St-Ouen. Une manière de briller une dernière fois pas très loin des feux de la Capitale. Et puis rideau l'artiste au bout de la saison (1992). Sur un palmarès bien maigre en rapport à ses mollets taille Gerd Müller, et son talent remarqué sur le plan international lors de sa première sélection (octobre 1977). Safet Sušić réalise un doublé contre la Hongrie et le hat-trick pour sa seconde cape (contre la Roumanie). Magique en fait...

 

FK PARTIZAN 1977-78. By Panini.


FK PARTIZAN 1977-78.
En haut : Arsenovic, Hatunic, Stojkovic, Zalad, Djordejevic, Bosko, Pejovic, Masic.
Au milieu : Jovic, Golac, Djurovic, Borota, Prekasi, Grubjesic, Jesic.
En bas : Trifunovic, Kunovac, Polak, Santrac, Klincarski, Vukotic, Zavisic.


NENAD BJEKOVIC vs BERNARD THEVENET.


NENAD BJEKOVIC vs BERNARD THEVENET.
Pas beaucoup de points communs entre les deux hommes hormis cette ressemblance physique un brin wock'n'woll fifties. Nous sommes au mitan des seventies et pourtant, Bernard Thévenet et Nenad Bjeković sont restés coincés à Bill Haley & his Comets ! La nostalgie des coupes gominées et soignées, les pattes bien taillées (attention à la boulette !) et wouap-dou-wouap, c'est twist à St-Tropez. Un vieux cliché en noir et blanc. Des couleurs qui semblent collées à la peau du cycliste bourguignon et du footballeur yougoslave. En version à damier pour le coureur de l'équipe Peugeot-Michelin, rayées pour le buteur du Partizan, et chacun milite pour sa spécialité avec de jolies batailles gagnées au passage. Le tour 75 devant Merkcx, à la pédale et profitant de la défaillance du Cannibale dans la montée sur Pra-Loup (15ème étape), peut-être la plus belle des victoires dans la carrière de Bernard Thévenet avec son titre de champion de France sur route (1973) et le doublé sur la Grande Boucle (1977). Des moments de gloire ternis par ces histoires de dopage à la cortisone et les blessures qui cassent les pattes du leader de la Peugeot. Une fin de parcours un peu chaotique. Presque la « chute à l'arrière » pour reprendre Polo-la-Science. C'est pareil pour le Serbe aux 22 sélections internationales. Auréolé d'un titre de champion avec son Partizan (1976), Nenad Bjeković opte dans la foulée pour le rayé de l'OGC Nice. « L'Aiglon de Lazarevo » comme le surnomme Nanard marque à la pelle... pour du beurre. Plus de 80 buts au total pour l'équipe niçoise et pas un bouquet au final. Les Azuréens évoluent dans le ventre mou du peloton et perdent même sur la ligne la coupe de France (1978). Nice manque de jambes et Nenad tire la langue puis sa révérence à 34 ans en bon vieux capitaine de route. C'était en 1981. La France voit la vie en rose. Sauf Nanard qui termine le Tour dans l'anonymat (37ème au général) et raccroche son vélo en fin d'année.

Nenad Bjeković sous le maillot du Partizan.

DYNAMO KIEV 1974-75.


DYNAMO KIEV 1974-75.
PSV Eindhoven-DYNAMO KIEV
- 23/4/1975 -
Debout : Kolotov, Konkov, Rudakov, Rechko, Vieremiejev, Fomienko.
Accroupis : Blokhine, Matvienko, Trochkine, Muntian, Onichenko.

WAGs RETRO. Oleg Blokhine et sa gymnaste.

Les Beckham du socialisme.

C'est peut-être le premier couple « people » créé par la presse soviétique. A l'époque où l'Arrmée Rouge envahit l'Afghanistan, « Moscou-Match » fait ses choux gras sur la vie privée d'Oleg Blokhine, la star du Dynamo Kiev, et Irina. Traqués par les paparazzi locaux (le KGB en fait), nos jeunes mariés font la Une des journaux, surpris par exemple d'être la proie des flashes alors qu'ils se rendent en toute simplicité à la célèbre soirée blanche organisée par Eddy Barclayiev, sorte de baron du Ministère des Sports. D'ailleurs le barbecue chauffe. C'est le revers de la médaille pour notre couple qui, au passage, n'en manque pas dans sa vitrine à trophées. Des titres à la pelle pour l'international soviétique (coupe de l'UEFA, coupe des coupes (2), champion d'URSS à maintes reprises,...) mais aussi pour sa protégée, Irina Deriugina. Qui ça, Deriugina Lollobrigida ? Pfff... Non, Irina est la fille d'Ivan Konstantinovich Deryugin, un daron champion olympique du pentathlon en 1956 et Albina, qui entraîne les gymnastes du pays. Et sa fille le soir, en rentrant chez elle. A dix ans, Irina commence par la danse et rentre à l'école nationale du ballet. Elle se consacre alors comme maman à la gymnastique rythmique pour devenir par la suite un prodige de la spécialité. Championne d'URSS (de 1975 à 79), d'Europe (1976) et du Monde (1977 et 79), les chorégraphies d'Irina Deriugina relèvent de la grâce sur le tapis. Une agilité et une adresse qui lui valent la récompense suprême pour tout athlète soviétique : la médaille de Maître des Sports de l'URSS. So Soviet ! La championne met un terme à sa carrière au début des années 80 pour devenir entraîneur puis juge international de la FIG (Fédération Internationale de Gymnastique) tout en pensant à son Oleg qui court sur le pré. Si fort qu'elle lui donne un enfant. Une fille. Olegіvna Blohіna Irina naît en mars 1983 et devient à son tour le sujet de tous les potins. Irina avec sa tenue « Minnie Mouse », Irina dans les bras de ses parents.... La petite est à la fête. Après quelques années passées aux USA, elle est devenue chanteuse sous le pseudo IREESHA, un peu actrice et présentatrice télé. C'est d'ailleurs elle qui a écrit et interprété la chanson officielle de l'Ukraine pour l'Euro 2012. Au vu du résultat, Oleg s'est demandé pourquoi il n'avait pas fait un garçon doté de ses qualités techniques. Peut-être que...

Photo de gauche : Super Jaimie et Steve Austin. A droite : Irina et Oleg.

Un bécot pour la p'tite.



URSS 1986.


URSS - Coupe du Monde 1986 -
Hongrie-URSS
- 2/6/1986 -
Debout : Dassaev, Demianenko, Aleinikov, Kuznetzov, Bessonov.
Accroupis : Yakovenko, Rats, Larionov, Yaremchuk, Belanov, Zavarov.


SPARTAK MOSCOU 1989. Dernier titre pour la gloire en mode CCCP.

Le club a fêté ses 90 ans cette année. L'acteur fondateur du Spartak Moscou remonte au 18 avril 1922 et se nomme officiellement à l'époque « ISS » (Le Cercle des Sports de Moscou). Très vite on lui trouve même un surmon : « мясо ». La viande ! Parce que le club appartient en fait aux coopératives agricoles. C'est l'équipe du peuple, celle de la masse populaire qui dégueule sur le Dynamo (qui représente la police) et CSKA (l'armée), les autres grands clubs de Moscou (avec Lokomotiv, le club des cheminots). Naissance d'une rivalité qui débute avec la création du championnat d'URSS (1936), dont le premier exercice est d'ailleurs remporté par le rival de la police, sous l'impulsion des frères Starostin. Steve Austin made in CCCP. Ils sont quatre : Alexander, Andreï, Peter et l'aîné Nikolai, la première star de l'équipe. Laquelle aurait suggéré le nom définitif du club : SPARTAK. Un hommage au gladiateur Spartacus qui mena la révolte dans l'Empire Romain que les dirigeants adoptent en 1934. Un symbole révolutionnaire qui lui vaudra, ainsi que ses frangins, de goûter aux purges staliniennes.Condamné à 10 ans de camp de travail, déchu de ses droits pendant cinq ans et de tous ses biens personnels au motif « d'activités pro-fascistes et hostiles au travail ». En gros, la fraterie est accusée de piquer dans la caisse (et autres troubles, espionnage, libération illégale de la circonscription militaire,...) sur ordre du plus grand des quatre. Une affaire montée de toutes pièces par Beria, le chef du NKVD, qui voit d'un mauvais œil la domination de son rival sur son Dynamo.

Au cours des années 30, Spartak remporte le titre dès 1936 (la seconde édition du championnat soviétique est organisé la même année que la première !) et réalise le doublé à deux reprises (1938 et 39). De quoi provoquer quelques remous au siège de la police qui n'hésite pas à magouiller les matches. Ainsi, après sa victoire en coupe 1939, Spartak est obligé de rejouer la demi-finale qui l'opposait au Dynamo. Une décision de Beria qui digère assez mal les affronts. Il devra s'y habituer. Au sortir de la Seconde Guerre Mondiale, Spartak est toujours dans une spirale victorieuse. Deux succès en coupe (1946 et 47) annoncent la période faste des fifties grâce au travail de deux hommes, Vassili Sokolov (1952-54) et Nikolai Gulyaev (1955-59), des anciens du club champions dans les années 30 à qui on a donné les commandes de l'équipe. « Народная команда », l'équipe du peuple, comme on l'appelle justement, triomphe à nouveau en coupe (1950) et remporte trois titres de champion (1952, 53 et 56) avant de réaliser le doublé en 1958.

SPARTAK MOSCOU 1989

A chaque décennie ses succès, même si ceux-ci se comptent sur les doigts d'une main avec le temps. La rivalité avec les clubs moscovites est toujours d'actualité, Dynamo (1959) et Torpedo (1960) s'adjugent les exercices suivants, mais le Spartak doit aussi désormais surveiller ses flancs extérieurs avec l'arrivée du Dynamo Kiev dans la compétition. La formation ukrainienne domine le championnat 1961. Une date historique pour la compétition soviétique puisque Kiev, avec ce succès, devient la première équipe non-moscovite à remporter le titre. De son côté Spartak, entraînée par le buteur historique du club Nikita Symonian (160 buts de 1949 à 59), traverse les 60's à un rythme de croisière et se contente de boucher les trous au palmarès (champion 1962 et 69, coupe 1963 et 65 que se disputent Dynamo, Kiev (qui réalise le triplé entre 1965 et 68), Torpedo et Tbilissi (vainqueur en 1964). C'est aussi à cette période que le club participe pour le première fois à une compétition européenne, la coupe des vainqueurs de coupe, éliminé au second tour par Rapid Wien 1966). Après douze années à la tête des « rouge et blanc » (de 1960 à 72), Symonian passe le relais à Gulyaev, de retour après quelques piges avec les sélections olympique et nationale. Un come-back qui fait un pschitt ! Au cours des années 70, les héros du peuple semblent fatigués depuis leur dernier triomphe en coupe (1971), le neuvième de son histoire.

Pire. A la fin de la saison 76, Spartak est rétrogradé à l'échelon inférieur. La faute aux changements internes survenus à l'intersaison au sein du club - Gulyaev et le manager légendaire Nikolai Starostin sont virés - et une équipe à la dérive sur le terrain. Une année au purgatoire et Spartak retrouve l'élite en 1977. Pour l'occasion, à la demande du nouvel entraîneur Konstantin Beskov, les dirigeants rappellent Starostin. Le tandem réalise des miracles. Sous l'ère Beskov, qui a auparavant dirigé CSKA, Lokomotiv et Dynamo, les « rouge et blanc » retrouvent des couleurs et ajoutent deux autres titres de champion (1979 et 87) au palmarès de l'équipe. Beskov s'appuie sur la jeunesse qu'il n'hésite pas à lancer dans le grand bain à l'image du gardien Rinat Dassaev, qui deviendra un joueur emblématique du club (et du pays). Pendant cette période, Spartak réussit l'exploit de terminer neuf fois sur le podium (2ème en 1980, 81, 83, 84, 85 et 3ème en 1982 et 86). Au bout de 11 années sur le banc spartakiste, Beskov quitte la navire en 1988. Sur une quatrième place au classement. Un clin d'œil de l'histoire et pour ne pas partir sur un malentendu sans doute.

Oleg Romantsev, encore un ancien de la maison (de 1976 à 83), connaît la lourde tâche de succéder à Beskov quand il reprend les reines de l'équipe. Au club, le vieux est une icône. Romantsev devient son égal ou presque. C'est lui qui donne le douzième et dernier titre de champion d'URSS au Spartak en 1989, un an tout juste après le départ de Beskov. Grâce à ce succès, il talonne Kiev au record du nombre de victoires au général (12 contre 13). Mais depuis la chute du Mur de Berlin, l'Histoire est en cours et l'Union Soviétique n'a plus que quelques heures à vivre. Le pays éclate en 1991 sur une ultime victoire en championnat du CSKA, le club d'une armée démantelée de partout. Symbole ou non, Spartak termine second. Une habitude avant sa domination et les succès de Romantsev et ses hommes sur le championnat de Russie entre 1992 et 2001. Neuf titres en 10 ans à peine ! Et depuis, c'est le néant ou pas loin.


- L'effectif du Spartak 1989 -

DDR OBERLIGA 1989-90. Les équipes du championnat.

Le championnat de RDA de football apparaît pour la dernière fois sous la dénomination « DDR Oberliga » au cours de la saison 1989-90. Le cours de l'Histoire provoque en effet un chamboulement au sein de la petite république démocratique allemande, dans tous les domaines : politique, économique social et... sportif. Quoique rebaptisée « Oberliga Nordost » en cours d'exercice après la chute du Mur de Berlin (9 nov. 1989), Dynamo Dresden est le dernier vainqueur officiel du championnat est-allemand qui vît le jour quarante ans plus tôt, à l'été 1949, avant même la naissance officielle de la RDA prononcée le 7 octobre. Dans la foulée de son titre, Dynamo Dresde réalise le doublé en s'adjugeant également la coupe. Une saison entièrement dominée par le club de la Saxe, un des plus populaire et titré du pays, puisque que son attaquant vedette Torsten Gütschow termine à la première place au classement des buteurs (18 réalisations). Karl-Marx Stadt, dauphin du Dynamo en championnat, et Magdebourg (3ème) se contentent des miettes et d'une place en UEFA pour la saison suivante. Qui sera la dernière du championnat est-allemand, lequel ne résiste pas à la réunification des deux Allemagne survenue le 3 octobre 1990.

SG Dynamo Dresden (1) - FC Karl Marx Stadt (2) - 1.FC Magedeburg (3) 
Berliner FC Dynamo (4) - FC Carl Zeiss Jena (5) - FC Hansa Rostock (6)
BSG Energie Cottbus (7) - 1.FC Lokomotive Leipzig (8) - HFC Chemie (9)
BSG Stahl Brandenburg (10) - FC Rot-Weiss Erfurt (11) - Stahl Eissenhüttenstädter (12)
BSG Wismut Aue (13) - BSG Fortschritt Bisschofswerda (14)