Y A PAS QU'LE FOOT. Didier Six.


Didier Six l'avoue sans ciller bois ni faire le souk machine pour autant lorsqu'on l'interroge au printemps 77 sur ses loisirs. Il y a bien une vie après le foot. Et pour le Nordiste, elle passe par le petit écran. Rien de mieux qu'une petite soirée pépère après l'entraînement afin de récupérer au mieux des efforts de la journée. Chez lui, le Valenciennois enfile le survête (peut-être qu'il ne l'a pas quitté en fait), se vautre dans le canapé et quémande une bonne Jup' bien fraîche à maman. Sweet « Didier » Sixteen in leather boots. Plutôt en charentaises. Et c'est parti pour le zapping. Notre enfant de la télé passe en revue ses programmes préférés, à commencer par ceux traitant du sport. « Concernant les commentateurs, j'ai mes têtes et mes voix » lâche bon pied bon œil Didier sans toutefois citer des noms. Certainement pour ne pas froisser Pierre Fulla, Christian, Jean ou Pierre. Fair-play le jeune international qui avoue aussi avoir un petit faible pour les émissions à débats. Le must ? « Les dossiers de l'écran » dont il ne rate pas un numéro et qu'il suit jusqu'à la fin, avant de rejoindre sa compagne qui dort déjà à l'hôtel du cul tourné. Télévore, Six feet under (mais pas que) suit également de près les informations. A vous Cognac-Jay, pardon, à toi Didier : « Il faut bien être au courant de l'actualité, se justifie t-il en beurrant les biscottes de sa femme au p'tit matin. J'ai ainsi un panorama de ce qui se passe dans le monde, et je me forge une opinion sur les évènements ». En attendant, son actualité à lui c'est descendre les poubelles avant de prendre la route de l'entraînement. Madame tire toujours la gueule, et le week-end qui touche à sa fin ne va pas lui faire décrocher un sourire. Le dimanche soir en effet, Didier Six consacre son temps aux émissions de variétés qu'il préfère à un bon film. « Des films, concède t-il sans pudeur à côté de maman qui lui tricote un bonnet pour l'hiver, j'en vois dans la semaine. Il y en a suffisamment pour que je puisse choisir ». Celle qui partage la vie de notre Pierre Tchernia du foot français se lève en baillant. Un suppo et au lit. « C'est mon choix » lâche t-elle en soupirant alors que son homme file au frigo pour s'ouvrir un deuxième Jup' bien fraîche.

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