La grosse cylindrée de PATRICK BATTISTON.


Pour un peu, on se croirait aux 24 heures du Mans et son départ-type émaillé d'obstacles. Ce qui n'empêche pas Patrick Battiston de courir et d'enjamber le portail de la maison avec une technique et une aisance très aériennes. Un geste qu'il réalise tous les matins pour rejoindre le centre d'entraînement du F.C Metz et retrouver ses partenaires dans la joie et la bonne humeur. Le Messin ne s'en cache pas, trop heureux de poser les fesses sur le cuir de son Autobianchi, une petite automobile achetée avec ses premières économies et ses primes de stagiaire. Et de faire crisser les pneus au démarrage et partir sur les chapeaux de roues en réveillant tout le voisinage : « Ah bah tiens, il est en retard aujourd'hui l'Battiston. Va bien finir par écraser quelqu'un un d'ces jours çui-là ». Battiston s'en fout, il n'y a pas encore le permis à points. Des points qui manquent cruellement à Metz au classement général à l'époque.

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