Y A PAS QU'LE FOOT. Thierry Tusseau.


Le bricolage est devenu le passe-temps favori des Français. Personne ne semble échapper à ce phénomène de mode, pas même Thierry Tusseau. Le milieu défensif s'explique d'ailleurs sans détour sur sa passion devant les caméras de télé, à l'occasion d'une de ces nombreuses émissions spécialisées qui pullulent sur le PAF : « Comme tu peux le voir Cendrine, la déco c'est mon dada. Je fais tout, seul, en me nourrissant des tendances du moment ». Et le Canari de développer sur son addiction aux programmes TV consacrés au sujet et la lecture des magazines du bricoleur du week-end. Deux éléments essentiels dans le quotidien du joueur nantais qui y puise ses idées et son inspiration de l'artisanat do it yourself. Pas peu fier de nous ouvrir les portes de son home-concept, Thierry Tusseau présente sa dernière réalisation en date - la cuisine - un torchon dans les mains. Thierry la bricole est aussi un homme d'intérieur modèle. Et de justifier ses choix par les détails d'une maison au goût du jour: le cassage des ambiances et des couleurs. « Pour le papier peint, j'ai voulu garder un aspect rustique qui n'est pas sans rappeler la salle de séjour de mes grands-parents chez qui j'allais en vacances durant mes vertes années. L'odeur du chocolat chaud et des biscuits Lu trempés dans le bol pour mon quatr'heures. C'était la récompense après la pêche aux écrevisses. Que de souvenirs ». Des traces du passé et des jours heureux que l'on retrouve un peu sur la nature du carrelage mural visiblement, n'est-ce pas mon Thierry? « Oui et non à la fois. Le bleu, c'est surtout une manière personnelle d'évoquer que je nage dans un océan de bonheur dans ma cuisine à préparer des petits plats pour ma femme ». Des intentions qui vont droit au cœur que ne manque pas ce mari moderne lequel n'oublie pas, comme tout bricolo qui se respecte, d'aller chiner deux-trois babioles le dimanche matin avant le décrassage. « L'évier avec ses placards vernis? Une bonne affaire dégotée sur la brocante annuelle de l'Amicale des supporters du FCN, quai Malakoff, à deux pas de Saupin. En fait, j'avais fait un devis auprès d'une grande enseigne scandinave pour une cuisine intégrée. Trop cher. J'ai opté pour la solution démerde ». De la débrouille et des idées qui ne sont pas sans risque pour la survie du foyer. La question des goûts et des couleurs. Madame, qui ne semble guère apprécier l'ensemble, laisse le soin à son mari artisan-footballeur de se taper les tâches ménagères en prime. Voilà qui explique les torchons en fait. La punition pour ne pas avoir choisi un lave-vaisselle. Et sinon la chambre Thierry, tu nous fais visiter? « Houlala oui, mais c'est un sujet tabou. A cause d'elle, c'est l'hôtel du cul tourné tous les soirs pour moi ». Finalement, on va renter alors, c'est où la porte?

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