Y A PAS QU'LE FOOT. Louis Cardiet.

Bien avant Canto, le Picasso de JPP, l'ancien Rennais et Parisien Louis Cardiet exprime aussi ses talents sur la toile en dehors des terrains. A l'inverse du King qui utilise la peinture pour canaliser un trop plein d'énergie, Loulou présente des prédispositions presque naturelles pour le troisième art en voyant le jour à Quimperlé, situé à quelques coups de pinceaux de Pont-Aven sur la carte de France. Un environnement favorable pour l'épanouissement du jeune Cardiet, bien avant de chausser les crampons et passer par le football professionnel : « Avant de débuter à Rennes, j'étais peintre-décorateur dans la publicité. C'était venu tout naturellement car à l'école, j'étais passionné par le dessin et il faut dire que je me défendais pas mal. Alors lorsque j'ai arrêté les études, j'ai choisi ce métier de peintre-décorateur ». Une reconversion toute trouvée pour Loulou à l'heure de la retraite sportive, guidée par la création et l'inspiration qu'il trouve en flânant dans les rues du vieux Montmartre entre les séances d'entraînement et les matches du week-end : « Je peins surtout des Poulbots, des clowns, je travaille dans le genre moderne et les natures mortes ». Sa préférence pour les gavroches le conduit d'ailleurs à signer au PSG (1973-76) au terme de son contrat avec le Stade Rennais. Sur place, Louis Cardiet en rajoute des couches et prend son pied : « En général, je mets à peu près deux heures et demie pour peindre un poulbot, car lorsque je commence à peindre je n'aime pas m'arrêter. Il faut que je travaille d'une seule traite, à la lumière du jour et dans le silence le plus parfait. C'est une réelle détente pour moi et bien sûr un véritable plaisir ». Quelque part une manière d'oublier les toiles de ses coéquipiers en se concentrant sur les siennes dans un autre domaine. En toute simplicité. Louis Cardiet est un peu le chaînon manquant entre le sport et l'art qui fait désormais le bonheur des chineurs des puces de St-Ouen. On ne discute pas les goûts et les couleurs.

Louis Cardiet expose ses toiles. Bonjour la défense !

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