La discothèque de JEAN-MARC PILORGET.

Alors, qu'est-ce qu'on écoute Corti ?

A Paris, il y avait Dominique Rocheteau pour causer musique. A l'époque, t'es rock ou t'es foot mais pas les deux à la fois blaireau. Branché par la folk, la musique californienne, Springsteen, Bob Seger, John Cougar Mellencamp..., l'ex-Ange Vert apparaissait comme un extra-terrestre, et le spécialiste en la matière. Mais avant son arrivée dans la Capitale, d'autres amateurs hantaient les couloirs du Parc, Rock'n'Folk ou Best dans la poche du short, comme son coéquipier François Brisson : « un fana de musique et de disques [qui] dès qu'il entend une chanson qui lui plaît, l'achète » d'après Jean-Marc Pilorget qui en connaît aussi un sillon sur les vinyles.

Le défenseur du PSG l'avoue direct et parle en passionné : « Bien sûr que c'est important pour moi d'écouter de la musique. J'aurais du mal à vivre sans. Dès que je monte dans ma voiture [ou] que je rentre dans mon appartement, je mets une cassette ou un disque ». Et c'est parti mon kiki, Jean-Marc fait chauffer la platine à spots intégrés ou l'auto-radio aux rythmes des Beatles, Donna Summer, Diana Ross ou Michel Sardou ! Des goûts éclectiques et plutôt déroutants. Son premier disque acheté, ou volé pour faire rock'n'roll ? « Peut-être un Sardou » avoue t-il à demi-mots avant de botter en touche et cracher à la gueule de l'interprète des Ricains : « J'aime beaucoup moins maintenant. Surtout le personnage ». Prends-ça dans les dents la maladie d'amour. Le truc qu'il kiffe en fait, c'est la soul, le son U.S : « C'est vraiment la musique que j'aime ». Surtout Barry White, le crooner à la voix grave qu'il affectionne particulièrement : « Peut-être [qu'il] n'est pas le meilleur au plan de l'interprétation, mais c'est sûrement le plus grand au point de vue musique. Je ne me lasse pas de l'écouter ». On a bien compris, Jean-Marc est fan, limite groupie, et ses goûts musicaux sont tournés vers les States. La pop anglaise ? « C'est un peu fou, désordonné. Ça gueule ! ». Bah pas plus que le Kop de Boulogne, mais on évitera le sujet du hard-rock et du punk avec lui. Jean-Marc est plutôt ambiance, dance-floor et fièvre du samedi soir. Et la chanson française dans tout ça ? Pilorget ne se lasse pas de nous surprendre en citant Serge Lama, Gérard Lenormand, Michel Fugain, Johnny Hallyday et puis « il y a la dernière chanson de Sheila ». Oui mais là ça remonte à loin donc laquelle. Pfff. Puis on s'en branle à la limite.

Si la musique prend une place importante dans la vie du Parisien, elle reste en retrait par rapport « au foot, les amis et le cinéma ». Jean-Marc va « de temps en temps au music-hall, à l'Olympia » et laisse entendre qu'il « achète environ un disque par semaine ». Passionné mais pas cinglé, en aucun cas on ne le surprendra à « se précipiter dans la rue pour voir les Rolling Stones ou Elvis Presley de plus près ». Peut-être parce que ça gueule trop en fait.

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