BIO EXPRESS DEGRADABLE. Shep Messing.

SHEP MESSING.
Son diplôme d'économie en poche obtenu à Harvard au début des 70's, Shep Messing décide qu'il n'en fera rien. Il préfère laisser ça à ses camarades de l'université pour se diriger personnellement vers le football. Mais pas le truc qu'on joue avec un suppositoire géant et des casques sur la tête partout aux Etats-Unis. "Archie" Shep comme l'appellent ses potes, opte pour le soccer. Autant dire qu'il n'a pas choisi la facilité au pays des cow-boys, des lassos, et cette chienne de Lassie qui sort les crocs puis gagne toujours à la fin même contre les bergers allemands. Donc "Archie" Shep opte pour le soccer parce qu'il préfère jouer avec ses pieds plutôt qu'avec ses mains comme on fait au football américain !!! Rien à comprendre c'est comme ça. Et pour nous embrouiller encore plus, il décide qu'il sera gardien de but. A se demander s'il s'est pas trompé de sport finalement. Ou alors il aime bien faire chier son monde celui-là. C'est donc au New-York Cosmos durant l'année 1974 qu'il débute réellement sa carrière de goal (après des débuts tout de même aux Jeux Panaméricains de 1971 et les J.O de 72 avec l'équipe nationale US), lors d'un match amical contre les Irlandais de Finn Harp qui ne sont pas très fins sur un terrain et encore moins des musiciens en matière de technique footballistique. Peu importe. Voilà Shep Messing parti pour faire une grande carrière qui prend un faux-rebond la saison suivante puisqu'il est transféré aux Boston Minutemen, des mecs qui aiment bien jouer la montre. Le jeune Shep Messing est à ses débuts au Cosmos la doublure du gardien titulaire, le Polonais Jerry Sularz, d'où l'exode un peu forcé pour gagner du temps de jeu. Après ce court intermède chez les horlogers de Boston, le gardien US retourne à New-York et au Cosmos (le club le rappelle pour remplacer son gardien blessé) où là, il va en prendre plein les mirettes avec une équipe composée de stars. Pelé, Beckenbauer, Chinaglia... C'est strass, paillettes, de la coke et des putes sur fond de rock'n'roll. Messing côtoie du beau gratin et gagne avec la franchise new-yorkaise le titre de champion NASL (North American Soccer League) cette année-là, mais Claude François n'en fait pas une chanson. Pas grave, Shep a déjà profité de la notoriété en posant nu dans un magazine pour quelques milliers de dollars peu de temps auparavant. Pratiquement au début de sa carrière en fait, histoire de mettre un peu de beurre de cacahuète dans ses épinards et ceux de son club en manque de communication à une époque où le roi Pelé ne foule pas encore la pelouse du Giants stadium. Après cette saison de folie pour le gardien au look un peu disco-gay, Shep Messing se retrouve ensuite à Oakland, chez les Stompers (une équipe de timbrés hi hi...) avec un contrat d'enfer en poche. A 100.000 $ par an, il devient le joueur américain le mieux payé de la NASL. Mais ça dure pas longtemps puisque la saison d'après, le voilà qu'il se retrouve aux Rochester Lancers. Pour le coup, un vrai club de merde. Puis le championnat NASL commence à battre de l'aile au début des 80's. Malgré les stars et une communication à outrance, la sauce soccer made in USA ne prend pas beaucoup au pays du basket et du base-ball.

Shep Messing a de drôles de fréquentations. Là, il parle avec un Noir.

Shep se dirige alors vers la MISL (Major Indoor Soccer League). Un truc comme la NASL mais en salle (ce qui ne veut pas dire que c'est pas propre, c'est juste pas trop pareil). Il signe pour les New-York Arrows en 1978 (pour tout dire, c'est le même club que les Lancers de Rochester mais avec un maillot différent) où il y reste jusqu'en 1984 et s'adonne sans compter à sa passion pour les fléchettes. Il gagne pour le coup quelques titres honorifiques: meilleur joueur de l'année (MVP 1979) et apparaît dans la liste de la MISL all-star team (1979, 80 et 81). A l'âge où il est temps de penser à la reconversion (il est né en 1949), Shep va chercher une nouvelle philosophie de vie chez les Pittsburgh Spirit (1984-85). Mais sa ville c'est N-Y, Messing y retourne donc et signe aux New-York Express (1986-87) où il ne reste pas longtemps. Le club ne fait qu'une moitié de saison pour cause de faillite. Il est temps alors pour Shep Messing de raccrocher les gants et mettre un terme à sa carrière sportive. Avec sa bite et son couteau, il entame du coup une deuxième vie tout en restant funky à mort...

Voilà un mec qui sait se sortir les couilles quand il faut !

(ndr: pour tout savoir sur l'histoire du Cosmos New-York, procures-toi l'excellent documentaire Once in a lifetime).

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