BIO EXPRESS DEGRADABLE. Ivica Surjak.

IVICA SURJAK.
Alors qu'il semblait pieds et poings liés à son club formateur et de coeur, le NK Hajduk Split, l'international Yougoslave Ivica Surjak déboule au coeur de l'été parisien au PSG. Nous sommes à l'orée de la saison 1981-82. " Viens à Paris, lui dit le président Francis Borelli durant les négociations, comme ça tu pourras chanter tes chansons chez Drucker dans son émission Champs-Elysées. Tu sais là, celle qui parle de Ljuboja que je ne connais pas d'ailleurs. En plus y a toujours des bonnes meufs ". Premier bon point en faveur du boss du PSG qui sait mener des tractations comme nul autre. " Pis avec nous, t'auras le sponsor idéal pour trouver un écho à tes singles. Notre partenaire radio va passer tes tubes en boucle sur ses ondes et j'te raconte pas les javas et le pognon qu'on va s'faire avec tout ça ". Bingo. Surjak signe des deux mains pour le club de la Capitale et passe du coup chez le coiffeur pour changer son look de lévrier afghan. A Paris, ça passe pas ce genre de truc. Mais c'est au Parc que le Yougoslave donne la pleine mesure de son talent – sa carrière d'artiste de variétés volontairement mise en suspens – et étale toute sa classe. Ivica s'adapte parfaitement à la vie française (en fait, il a déjà de la famille dans le coin) et trouve le football de notre pays d'un bon niveau, du moins aussi bon que le sien, et le jeu moins rude. Tout est réuni pour que le milieu slave s'éclate. Surjak joue donc la quasi intégralité des matches (33) avec son club, claque une bonne dizaine de buts (11) en championnat, et vit un grand moment en Coupe de France. Le PSG bat en effet St-Etienne en finale (aux tirs au but, lors d'un match à suspense dans lequel il distribue au passage deux passes décisives), et remporte là le 1er trophée national de sa courte carrière qui propulse les Parisiens en Coupe d'Europe la saison suivante. Une Coupe d'Europe à laquelle le Yougoslave ne participe pas sous les couleurs du PSG. Convoité durant la saison par le Real Madrid et pas mal de grosses écuries, Ivica Surjak opte finalement pour l'Italie et l'Udinese après une saison seulement passée en France. Peut-être pour se rapprocher un peu plus de son pays et de son climat qui lui manquent beaucoup. Aussi parce que - vengeance !!! - on aura jamais entendu "Julija" sur les ondes de la première radio de France. Et ça, c'est vraiment salaud pour lui...

PARIS SAINT GERMAIN 1981-82.

5 commentaires:

  1. Que de souvenirs malgre tout
    Pour info j'ai trouvé 2 liens intéressants
    http://vinovo.magnify.net/video/Ivica-Surjak-Julija-Disko-hit
    et
    http://www.discogs.com/viewimages?release=1285611

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  2. Excellents liens. Un petit sujet sinon: http://thevintagefootballclub.blogspot.com/2010/08/ivica-surjak-plays-singles.html

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  3. j'etais petit et j'ai un vague souvenir....mais vrai qu'il etait bouillant

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  4. Très grand joueur,un des tout meilleure du Psg

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