FRANCE. Oh les beaux maillots !

Allez les mecs, c'est pas parce qu'on est sapé comme des Albanais qu'on va pas les manger ces Hongrois.

Tiens, Marc Berdoll a signé pour un club argentin !

France-Hongrie. Dernier match de poule pour les deux équipes qui sont déjà éliminées de la coupe du monde (2 défaites chacune). Une rencontre pour du beurre. Et ça sent tellement la margarine que l'intendance de l'équipe de France la joue vraiment amateur. En cause, une histoire de maillots. En février 78, les Français reçoivent une note de la FIFA qui leur indique que les Bleus joueront en blanc. Mais à quelques semaines de la cérémonie d'ouverture, une nouvelle note leur indique cette fois que l'équipe de France devra se présenter en bleu pour cette rencontre. Or, l'intendance zappe cette note. Alors quand les deux équipes se préparent pour l'échauffement, ça craint du boudin pour la bande à Hidalgo. Hongrois et Français portent un maillot de la même couleur. Donc difficile de jouer car en plus, les Hongrois ne veulent pas céder sur ce point. Ils ne changeront pas de maillot pour faire plaisir à Platoche et ses potes. Aussi, pour corser l'addition, aucune des deux équipes n'a un second jeu de maillot dans ses valises. Et ben bravo les gars.

Didier Six croit qu'il joue aux Celtic Glasgow. Pas de bol, les rayures sont dans l'autre sens !

Dans les vestiaires, c'est la déconfiture. On envoie donc un émissaire parcourir les rues de Mar del Plata en quête d'une tunique. Et le temps passe... Une demi-heure que la rencontre aurait dû débuter. Bonjour la note de frais auprès de la télévision car une retransmission, c'est pas gratos ! Finalement, l'émissaire envoyé revient avec un jeu de maillots rayés vert et blanc qui appartient à un modeste club local (Club Kimberley de Mar del Plata). Les Français enfilent leur joli paletot et pénètrent sur la pelouse avec plus d'une demi-heure de retard. Les journalistes se rendent compte que le problème n'est pas fini. Les maillots récupérés au Club Kimberley sont numérotés de 1 à 16, or Rocheteau par exemple qui porte le n°7 a le n°18 sur son short ! Pareil pour Olivier Rouyer, n°11 dans le dos et 20 sur le short... Une vraie embrouille qui n'empêche pas l'équipe de France de s'imposer (3-1) alors qu'elle s'est couverte de ridicule avec des maillots pourris et une intendance un peu olé olé. Et oui, déjà...

Christian Lopez présente le nouveau maillot des Verts. Pas terrible...

1 commentaires: