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LES SENIORS. Victoria, victoria (1982).

Non, ce n'est pas un hymne à la gloire de la reine Victoria et encore moins un hommage à la femme du « Spice boy » David Beckham. Les Seniors – une bande de joyeux pépères qui passent leur retraite à pousser la chansonnette en fanfare – emmènent les Bleus au Mundial 82 au rythme d'une marche militaire. Pas du meilleur goût pour le pays hôte, l'Espagne, qui cherche à oublier le bruit des bottes du régime franquiste. De l'autre côté des Pyrénées, les Seniors semblent avoir oublié cet épisode douloureux, ou bien poussent-ils la provocation jusqu'à l'extrême (droite) ? « Victoria, victoria », produit par Paul Lederman (celui qui a lancé la carrière de Cloclo) et composé par Jean-Louis d'Onorio (le fameux « Allez les Verts », c'est lui), invite ainsi l'équipe de France à relever le défi espagnol, au pas cadencé et une mitraillette de buts en bandoulière. Au pays de Naranjito, on va montrer à ces Espingouins qu'on n'est pas une équipe de coupeurs de citrons ! Les Seniors ont la fibre bleu-blanc-gros rouge qui tâche et croient à la victoire finale, comme en 14 et en 40, car parfois le football, c'est aussi la guerre. Impossible, pas Français, n'est-ce pas Super Dupont ? Z'avaient juste oublié l'Allemagne et son équipe de panzers, une sélection bien armée elle aussi pour le combat.



JOHNNY REP. Singing in the morning (1980).

En 1980, Johnny chante le bonheur des matins légers de l'ami ricoré. Mais attention, il ne s'agit pas là de notre Jojo national. Non, celui qui pousse la ritournelle sur « Hey Johnny (Singing in the morning) » n'est autre que Johnny Rep, la star internationale des Verts, le sex-symbol du Chaudron que les jeunes filles attendent à la sortie de l'entraînement pour glaner un autographe, une photo ou encore un petit bisou volé. C'est la rançon du succès. Johnny Rep est un play-boy bâti, pourquoi pas, pour embrasser une carrière dans la chanson. C'est ce que croit, du moins, le duo de producteurs G. Tempesti et B. Simister, qui voit là une bonne aubaine de faire du blé sur la gueule d'ange de l'international néerlandais. Pari manqué. Distribué par Tréma, sous la direction de Jacques Revaux et Régis Talar, le succès attendu n'est pas au rendez-vous. Malgré les efforts vocaux du néo-crooner batave sur son single country-bucolique à travers les champs de tulipes, les ventes ne décollent pas et stagnent au niveau confidentiel. En gros, hormis à Sainté au Casino du coin, Furiani ou peut-être encore dans les travées du stade de Meer à Amsterdam, pas grand monde ne court au supermarché pour s'arracher la fameuse (fumeuse ?) galette de l'attaquant stéphanois. Lequel quitte le Forez quelques années plus tard à la suite de l'affaire de la « caisse noire ». Encore une tuile à l'actif de notre « Johnny s'en va t'en guerre » contre le star-system. En 2004, Mickey 3D réhabilite cependant Johnny Rep, non pas pour son côté chanteur à la petite semaine, mais pour son tribut à la légende de l'ASSE.


ANDRE TRICHOT. Allez l'A.J Auxerre (1980).

André Trichot, c'est le p'tit gars de l'Yonne, le titi icaunais qui trimbale son accordéon (et son orchestre) à travers toute la France depuis les années 60. Le « gentleman du musette », comme on l'appelle en Bourgogne, est aussi un touche à tout multi-instrumentiste – accordéoniste professionnel, il a étudié le violon, la clarinette et le bandonéon notamment – qui, en plus d'ambiancer les galas et les bals de l'Hexagone (dont dix piges au casino d'Auxerre, s'il vous plaît), joue le rôle d'animateur radio sur France Bleu et Radio France, donne des cours de musique et compose des chefs-d'oeuvre à ses heures perdues. Des standards en pagaille comme « Etre bourguignon », « C'est la java magique » ou encore « Yodel tarentelle. » Sportif du dimanche, surtout les bras croisés sur la main courante au bord du pré, avec la canette de 33 Export, André Trichot n'oublie pas le foot à son répertoire et signe en 1980 une ode à l'A.J.A, à l'heure où cette dernière accède pour la première fois de son histoire à la D.1, avec ses gros sabots, ses Polonais atrabilaires et son maillot Chaillotine. « Allez l'A.J. Auxerre » doit donner force et courage aux hommes de Guy Roux pour les futures batailles de l'élite. Grâce à cette « rage de vaincre qui les rend plus fougueux » et « leur jeu savant », les joueurs en bleu et blanc peuvent demander la lune (heu, le maintien en fait) d'autant que les finalistes de la coupe de France 79 « ont du mordant. » De quoi faire trembler les Verts ou les Canaris, désorientés par la pop-synthé-musette du boss de l'accordéon et ses musicos survoltés pour l'occasion. Après tout, c'est pas tous les jours qu'on joue en D.1 du côté de l'Abbé-Deschamps en ce début des 80's. C'est pourtant le début d'une belle histoire entre l'AJA et le football professionnel, car comme le dit le supporter-musicien : « L'A.J. c'est un tout. » Bah vas-y chauffe, Dédé, y a Guy Roux qui fait valser Lucette, la serveuse du Pénalty.


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