MATCH REPLAY. Le jour où... L'Argentine accueille le Reste du Monde.

Pour célébrer le premier anniversaire de sa victoire en coupe du Monde, l'Argentine doit en découdre avec une sélection mondiale. Un match organisé par le journal « Clarin » qui remplit le stade Monumental de River Plate noyé sous les papelitos, et rappelle la ferveur du public argentin pour son « albiceleste », un an après sa consécration presque discutable.

WORLD ELEVEN 1979
Debouts : Toninho, Krol, Leao, Kaltz, Boniek, Asensi, Pezzey, Zico.
Accroupis : Rossi, Cabrini, Tardelli, Platini, Causio.

Quatre-vingt deux mille spectateurs ont pris place, ce 25 juin 1979, dans les travées du vieux Monumental - trois heures avant la rencontre, les tribunes populaires sont déjà combles - pour admirer les champions du Monde en titre, lesquels demeurent invaincus après leur tournée amicale et printanière en Europe (matchs nuls avec les Pays-Bas (0-0), l'Italie (2-2-) et l'Eire (0-0) et victoire (1-3) sur l'Ecosse). Pour l'occasion, le sélectionneur argentin César Luis Menotti fait confiance à son onze type (huit champions du monde sur la pelouse au coup d'envoi) renforcé par la petite perle Diego Maradona. Côté Reste du Monde, c'est Enzo Bearzot qui dirige la manoeuvre. L'entraîneur italien a réuni une quinzaine de joueurs qui ont participé, avec leur pays respectif, au dernier Mundial. Une belle brochette de stars sur la feuille de match avec les Brésiliens Leao, Toninho et Zico, les Hollandais Krol et Tahamata, les Italiens Cabrini, Tardelli, Rossi et Causio, les Autrichiens Pezzey et Koncilia, l'Allemand Kaltz, le Polonais Boniek, l'Espagnol Asensi, et enfin cocorico, le Français Michel Platini, lequel entretient les meilleurs rapports avec le sorcier transalpin.

Asensi et Tardelli font la loi au Monumental.

Au coup d'envoi donné par l'arbitre israélien Abraham Klein, Maradona et Menotti récoltent les suffrages du public argentin à l'applaudimètre. La ferveur gagne en intensité lorsqu'à la demi-heure de jeu, Maradona ouvre le score sur un service de Valencia. Un but accueilli par une marée de papelitos qui recouvre le pré du Monumental. L'Argentine mène à la pause devant une équipe qui n'a pas l'habitude d'évoluer ensemble. 

Au retour des vestiaires, c'est une autre chanson qui attend les champions du Monde. Platini, auteur d'une première période timide, est remplacé par Zico. Un coaching plutôt avisé de la part de Bearzot. Peu après l'heure de jeu, le Brésilien échappe au marquage de son adversaire et centre devant le but de Fillol. Pressé par Paolo Rossi, Galvan panique et marque contre son camp. Dans les tribunes, c'est le silence total qui devient encore plus lourd quand, quelques minutes plus tard, Zico est à la réception d'un centre de son compatriote Toninho. Le « Pelé blanc » donne l'avantage à la sélection mondiale qui termine la rencontre en déroulant. 

Paolo Rossi et Zico : duo gagnant.

« Nous avons peu joué, mis nous avons beaucoup couru » se lamente Menotti à l'issue d'une partie sans enjeu. Mon œil ! Le défilé prévu à Buenos Aires est annulé. Un coup de Videla et ses sbires qui ne goûtent guère à l'échec de l'Argentine ? Le capitaine de la sélection mondiale Ruud Krol, quant à lui, brandit fièrement le trophée et part faire une tour de terrain avec ses copains. Dans un silence de mort...

Le triomphe de la sélection mondiale.

- LE MATCH EN VIDEO -


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