L'équipe du dimanche après-midi. R.C.F.C BESANÇON 1977-78.

R.C.F.C BESANÇON 1977-78
Debout : Bruder, Vizcaïno, Gazzola, Raymond, Bagnol, Traoré.
Accroupis : Masson, Dralet, Sanchez, Bédouet, Martinez.

Abonné à la deuxième division depuis 1945, date de son passage au statut professionnel, le Racing Club Franc-Comtois Besançon s'installe régulièrement dans le ventre mou du championnat à chaque saison qui passe. Une fâcheuse tendance que tend à faire renverser le coach Gérard Coinçon, arrivé au club en 1970 en qualité de joueur avant de prendre l'équipe en main en 1974. L'ancien pensionnaire de Saint-Etienne et Strasbourg, natif de Belfort, décomplexe son effectif qui affiche dès lors de nouvelles ambitions. Après une saison 1976-77 plutôt réussie, le club bisontin termine à une encourageante 6ème place, le R.C.F.C figure parmi les favoris à la montée au cours de l'exercice suivant. Bezak est enfin dans la place !

R.C.F.C BESANÇON 1980-81

Dans un groupe A peu relevé (Toulouse, Toulon, Cannes, Angers et Auxerre sont les têtes d'affiche), le R.C.F.C peut viser une place sur le podium, et pourquoi pas se mêler à la lutte à l'accession en D.I avec un peu de pot... de cancoillotte. La saison 1977-78 démarre plutôt timidement pour les hommes de Gérard Coinçon, défaits en Arles lors de la première journée (0-1) et auteurs d'un nul contre Cannes (0-0) au stade Léo Lagrange (2ème journée). Les Bisontins, emmenés par les figures locales (Abdallah Liégeon, Pierre Vizcaïno, Eric Bédouet, Luc Bruder), se réveillent au sortir de l'été avec une victoire à Alès (2-1). Besançon enchaîne alors une série qui propulse l'équipe en tête du classement. A la trêve, le R.C.F.C est leader, notamment grâce à une défense de fer (10 buts encaissés). Une citadelle imprenable jusqu'à l'arrivée du printemps.

R.C.F.C BESANÇON 1981-82

Au soir d'une victoire à domicile contre l'A.J.A de Guy Roux (3-1, 28ème journée), le R.C.F.C n'a plus grand monde dans le rétroviseur, hormis le S.C.O Angers. Un adversaire que Besançon accueille fin avril pour le duel au sommet de la saison (30ème journée). Dans un stade plein à craquer (16.000 spectateurs), les deux équipes se séparent sur un match nul et vierge même si chacune d'entre elles touchent du bois durant la partie. Besançon garde la main sur Angers mais s'écroule en fin de parcours. Alors qu'il compte un point d'avance sur le S.C.O à trois journées de la fin du championnat, le R.C.F.C s'incline à trois reprises ! Une défaite à domicile contre Saint-Dié (1-2) puis à Melun (0-2) et de nouveau à domicile, pour la der de la saison, contre Arles (2-3) qui arrache dans la foulée son maintien dans le Doubs.

R.C.F.C BESANÇON 1982-83

Angers accède automatiquement à la première division, alors que Besançon doit passer par les barrages. Le rêve est terminé, et vire au cauchemar. Paris Football Club terrasse le R.C.F.C (1-3; 2-3) dans cette épreuve éliminatoire. Et pourtant, les Bisontins font là aussi la course en tête à chaque fois, menant 1-0 au stade Léo Lagrange, et même 2-0 à Paris au retour. Besançon se réveille avec une gueule de bois et prend un sérieux coup sur la tête en 1986 lorsque le club met la clef sous la porte après 41 saisons consécutives en deuxième division. Very bad trip.

R.C.F.C BESANÇON 1984-85 et 1985-86

2 commentaires:

  1. Très bel article sur un club qui a cru à une renaissance il y a une dizaine d'années. Un club et une ville qui mériterait bien mieux.

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  2. Sympa. Merci beaucoup et à très vite sur le VFC.

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