Finale coupe de France 1980. MONACO-ORLEANS.

7 juin 1980.
MONACO bat ORLEANS : 3-1 (1-1).
46.500 spectateurs. Arbitre Mr Konrath.
Buts : Marette (7ème csc), Emon (48ème), Onnis (65ème) pour Monaco.
Marette (27ème) pour Orléans. Remplacements : Ricort par Milla (60ème) à Monaco. Hamershmit et Marette par Helbert et Froissart (80ème) à Orléans.
MONACO : Ettori – Zorzetto, Gardon, Moizan, Vitalis – Christophe, Petit, Ricort – Dalger, Onnis, Emon. Entraîneur : Banide.
ORLEANS : Viot – Drouer, Bodji, Lemée, Plissonneau – Germain, Albaladéjo, Marette – Loukaka, Hamershmit, Berthouloux. Entraîneurs : Lemée et Drouet.

Jacky Lemée et Jean Petit.

Comme en 1979, la finale au Parc donne lieu à une opposition D1 vs D2 sous les yeux du président Giscard, sa dernière en qualité de chef de l'Etat. Monaco affronte une bande de moustachus du Loiret : U.S Orléans. Un débat à priori déséquilibré mais comme dirait le président de la République : « L'ASM n'a pas le monopole du ballon. Il est certes le favori des sondages, or une élection se joue dans les urnes et sur le terrain ». Pour en arriver là, les hommes de Jacky Lemée ont serré des paluches aux quatre coins de la France. Un parcours plutôt facile puisque les Orléanais bataillent contre l'US Montagnarde, Besançon, Angoulême et Paris F.C, soit des équipes inférieures ou de même niveau, pour se retrouver sur la pelouse du Parc. Pour certains, c'est une épopée de petits joueurs qui ont profité d'un tirage au sort plutôt clément. Qui profite aussi aux Monégasques. L'équipe de la Principauté sort du piège martégal en 1/16ème avant de se frotter au LOSC et Sochaux puis élimine Montpellier, alors en D.II, en demi. Pas de choc spectaculaire ni de charge héroïque, cette finale de coupe 80 sent le match au rabais, dénué de tout suspens.

A.S MONACO 1980

Une impression vite confirmée en début de rencontre lorsque les hommes de Gérard Banide trouvent l'ouverture dès la 7ème minute, par l'intermédiaire d'un but contre son camp du pauvre Marette. L'homme et héros malheureux du match. Monaco, qui vient de terminer le championnat loin derrière Nantes, entrevoit une prochaine participation à la coupe d'Europe en déroulant, ce qui ne fut pas toujours le cas durant la saison. C'est sans compter sur la hardiesse et le courage de Lemée et sa troupe. A la demi-heure de jeu, Marette, encore lui, égalise pour l'USO et fait vaciller le prince Rainier en tribune. Pas vraiment le genre de plan sans accroc ainsi que le confirme Gérard Banide à la mi-temps: « Nous avons été surpris en première période par cette équipe d'Orléans qui a fait preuve d'engagement et d'enthousiasme, […] mais aussi par la qualité de son jeu, avec des mouvements à deux ou trois, et une bonne progression de la balle ». Fin du premier acte, Monaco n'est pas tout seul sur son rocher et doit faire face à la nouvelle vague: le style New-Orléans.

U.S ORLEANS 1980

« C'est en seconde mi-temps qu'une rencontre se décante, lâche Banide au sortir des vestiaires tel un vieux roublard expérimenté sûr de son coup. La vérité apparaît ». Elle s'avère cruelle pour l'équipe de deuxième division. Comme au début de la partie, Albert Emon donne l'avantage aux siens dès les premières minutes de la seconde période (48ème). A croire que l'équipe du Loiret aime partir d'entrée avec un handicap pour mieux refaire surface par la suite. Mais le scénario de la première mi-temps ne se reproduit pas. Orléans vient de laisser passer sa chance et Delio Onnis, buteur aguerri, fait le break après l'heure de jeu (65ème). A partir de ce moment, il n'y a plus de match et Monaco vendange des occasions de corser un peu plus l'addtion. Par pudeur ou respect pour un adversaire vaillant. Les Monégasques manquent de réalisme et Orléans n'y croit plus. Jean Petit, capitaine de l'ASM, peut se préparer à recevoir la coupe avant d'avouer au micro: « A 1-1, ils jouaient bien, ne s'affolaient pas, et nous pouvions nous demander où nous allions ». Pour lui, ce sera aux côtés de Giscard pendant que Lémée et ses joueurs font un tour de terrain triomphal et bien mérité.


- LE MATCH EN IMAGES -

Vitalis devant Lemée.

Bernard Gardon et Christian Dalger.

Orléans fait le mur.

Loukaka, Delio Onnis et Patrick Viot.

Onnis inscrit le but du break.

Jean Petit et Giscard.

Monaco fait la fête au Parc...

... chez Régine....

... et chez le Prince Rainier.

Affiche match : Artwork by SLip.

1 commentaires:

  1. Bonjour.qui sont les assistants d cette rencontre svp?car j ai même l livre d l equipe la coupe d France la folle épopée et c est pas marqué dedans.

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