BIO EXPRESS DEGRADABLE. Marc Berdoll.


MARC BERDOLL.
Un look de mousquetaire. Plutôt normal quand on a l'habitude de traîner dans les (grandes) surfaces et garnir les filets adverses. Marc Berdoll est un avant-centre à l'ancienne, celui du football de cape et d'épée où l'on règle ses comptes sur le pré. Un pour tous, tous pour rien. La devise du SCO Angers, un club soldé où débute le natif de Trélazé à la douzaine, en gros sa moyenne de buts par saison durant sa période angevine, avant d'émigrer de l'autre côté du Rhin à Sarrebrück. En Allemagne c'est bien connu, les enseignes font du hard-discount alors que les joueurs pratiquent le hard-rock au niveau capillaire. Mais en troquant le feutre pour le casque à pointe, Berdoll se colle un fleuret dans l'œil chez nos ennemis germains. De rares apparitions ponctuées par un seul coup de canon. Trop peu pour draguer la grosse Bertha et impressionner une division de panzers. Le Französich y recueille même un surnom durant son passage éclair, sorte de blitzkrieg bof célébré par les Ramones sur une obscure face B vendu sous le perfecto : « Berdoll, der mann qui vaut ein Deutsch Marc, ah ah ». Wunderbar transversale l'humour teuton! Après ses dernières emplettes chez Lidl, l'attaquant français file pour 1€ symbolique à l'OM post-Leclerc mais toujours imbattable en matière de prix. A Marseille, Marc honore son prénom comme au bon vieux temps du SCO mais l'Olympique du nez au fil des saisons jusqu'à la descente en DII (1980). Un mythe s'écroule. L'OM devient le supermarché de la ferraille et Berdoll, malgré son statut d'international (15 sélections) et une coupe du Monde sur le CV, de retourner à Angers à cheval et en chantant « on m'appelle le chevalier blanc ». Une couleur de maillot qui lui colle bien à la peau finalement, tel un ange déchu qui retombe dans l'anonymat des âpres batailles du stade Jean Bouin. Son dernier combat, Marc Berdoll le mène à Orléans au crépuscule de sa carrière (1982-85). Pour le fun, le côté « big easy » du Loiret et la joie de retrouver une équipe en devenir, au schéma de jeu clair et limpide comme du pipi de pucelle. « C'est ajouter une nouvelle flèche à son arc quand on est de passage dans le coin » tentent de se rassurer les vieux supporters de l'Arago lors de son transfert. Plutôt un coup d'épée dans l'eau pour Marco qui court comme un guedin au stade de la Source et oublie parfois de mettre du feutre à ses crampons.

Marc Berdoll vient de négocier le prix d'un cendrier sur une brocante.

- MARC BERDOLL EN PHOTOS -


Berdoll et ses crampons moulés.

0 commentaires:

Enregistrer un commentaire