BIO EXPRESS DEGRADABLE. Paco Rubio.

PACO RUBIO.
Une carrière qui démarre sur les chapeaux de roues du côté des usines Dunlop à Montluçon. Francisco « Paco » Rubio est comme ça: mi-blond mi-burn out! Un milieu de terrain rapide et menu qui brûle les étapes comme un pneu fondu sur l'asphalte chauffé par le soleil. Après des débuts brillants avec son club formateur qu'il pousse aux portes de la D1, Paco trace la route vers Nancy en 76. Sur des chardons ardents, et pas seulement à cause d'un été caniculaire. En Lorraine, le néo-Nancéien découvre les joies de la camaraderie avec « La Rouille » et « Platoche » comme compagnons de chambrée. Le temps des copains et du service militaire qui lui offre son premier flirt international. Un p'tit bleu qui ne prend cependant pas du galon sous le maillot tricolore malgré ses sélections amateurs ou olympiques. Paco excelle plutôt sur sa base, le stade Marcel Picot, où la bière coule à flots à chacun de ses exploits. Le plus beau: cette victoire en coupe de France 1978 contre Nice to meet you. L'unique trophée de sa carrière en fait en huit saisons passées à l'ASNL mais des tonnes de souvenirs dans l'album photos. Pas ou peu de titres mais ses meilleures années de footballeur. Lorrain des yeux, Lorrain du cœur - proverbe de l'Est de la France - Paco prend alors l'autoroute du Sud et file vers Marseille et ses hOMmes de l'ombre. C'est 83, époque pré-Tapie, l'OM évolue en D2 mais Paco Rubio, toujours frais comme un gardon, rend le sourire aux poissonniers du Vieux-Port en marquant le but décisif pour la montée en fin de saison. Une dernière vague en quelque sorte avant l'arrivée du requin Nanard. Paco ne prend pas de risque inutile et part jouer deux années durant (1985-87) un bien vilain Tours au stade de la Vallée du Cher. Pas trop payé non plus pour un joueur de mérite comme lui qui rentre définitivement au stand, un pneu crevé par son parcours de seigneur de la route, à la fin des 80's.

Un pour tous, tous pour un ballon. (Rubio, Rouyer et Platini).

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