BIO EXPRESS DEGRADABLE. Robert Sab.

ROBERT SAB.
Comme la grosse voiture suédoise, Robert Sab parcourt les kilomètres sans compter, fort de son statut de milieu relayeur increvable sur un terrain. Né à Troyes le 7 novembre 1954 juste avant l'hiver, Bob est sourd à l'appel de l'Abbé Pierre et opte pour le jeu à 11 parce qu'il a du coffre et du bagage. Des valises, et pas que sous les yeux, qu'il pose un peu partout en France à commencer par son club formateur, le R.C Lens, dont il devient vite le taulier en remerciement de sa fidélité aux Sang et Or (1969-80). Un plan (presque) décennal qui tourne en eau de boudin par la suite: « J'ai passé 11 ans à Lens pour finalement m'apercevoir que l'on ne tenait pas plus que cela à moi ! Ce fut une grosse déchirure ». Un gros trou dans le short, Robert passe alors du contrôle de balle au dérapage incontôlé. Une suite à la Jean Valjean qui le mène à Auxerre à l'orée des années 80. Parti sur un coup de tête pour devenir le patron d'une équipe, Bob se heurte à un pilier du stade Abbé-Deschamps et sorte de baron local: un Guy Roux souvent vert de rage. Robert prend vite peur et embraye pour Nice en 82 où il espère faire son nid chez les Aiglons qui volent en D2. Déplumé de son honneur et des rares cheveux qui lui restent sur le crâne, Robert pense reprendre espoir chez les Verts (1983-85). Mais l'ASSE broie du noir à l'époque et Sab lit son avenir dans le marc de café. Une fin de carrière au Havre (1985-87), le doyen des clubs français, pour profiter d'une retraite paisible à jouer au « 1000 bornes » avec les petits-enfants après plus de 300 matches au compteur. Depuis, Sab roule toujours et marche au super avec sa berline.

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