BIO EXPRESS DEGRADABLE. Clyde Best.

CLYDE BEST.
Clyde Cyril Best, de son vrai nom, est né aux Bermudes le 24 février 1951 le jour où les rugbymen français s'imposent pour la première fois sur le sol anglais. C'est de l'ovalie mais Clyde s'en bat les steaks, il est plutôt branché ballon rond et jeu en triangle qui, au passage, n'a aucun secret pour lui. L'avantage d'être né sous une zone de turbulence, ça donne quelques prédispositions techniques. Et des turbulences, Clyde Best va en traverser quelques-unes durant une carrière marquée par des allers-retours entre les Etats-Unis et l'Europe.

Un gros bébé comme ça a besoin d'une grosse sucette.

Clyde Best débute sa carrière aux Hammers. Upton Park. Est End de Londres. Rude boy dans l'âme, il joue son premier match officiel avec West Ham le 25 août 1969 lors d'un derby londonien contre Arsenal. Quinze jours plus tard, l'attaquant des Bermudes plante son premier but en coupe de la League contre Halifax Town. Une bonne entrée en matière qui lui assure une place de titulaire comme attaquant de pointe. Ses stats causent pour lui. 58 buts en 218 matches entre 1969 et 1976. Clyde devient vite le chouchou de Boleyn Ground qui entonne le « I'm forever blowing bubbles » sur un rythme rocksteady en hommage à son scorer. Un hymne qui suffit pas pour rentrer dans le top ten des grandes équipes du Royaume. West Ham se contente d'une victoire en FA Cup en 1975. Las, Best décide de s'envoler vers les States en janvier 76 pour tenter sa chance aux Tampa Bay Rowdies où il reste une saison à peine, le temps de prendre connaissance avec le soccer. Après son adaptation en Floride, Best tente le coup du côté de Portland, chez les Timbers locaux. Des mecs qui taillent dans le bois mais avec qui il s'entend à merveille une saison durant (1977-78). Best plante régulièrement mais décide de revenir en Europe. Aux Pays-Bas et au Feyenoord Rotterdam (1977-78). Une année moyenne et quelques galères en sus, Clyde ronge son frein et repart illico pour les USA rejoindre les Cleveland Force (1978-79) et le championnat indoor. Une pige d'un an et retour aux Portland Timbers (1979-81) ensuite, qui taillent toujours dans la bûche. Histoire de terminer le boulot et filer après coup pour les Toronto Blizzard (1981-82). Vous avez dit bizarre ?

Bah non, Clyde est comme ça. Il a la bougeotte et ne sait pas jouer autre chose que du reggae (!!!). En 1984, année des J.O de Los Angeles, Clyde Best décide de tourner la page football'n'soccer après avoir filé la main aux L.A Lazers à partir de 1982. Revers de la médaille ou pas, peu importe pour Clyde Best qui n'en a pas remporter beaucoup dans sa carrière de toute façon. Un seul trophée au total. Cette victoire en Cup contre Fulham alors en D2 anglaise à l'époque. Pas la gloire et un peu juste pour un gars qui portait un nom pareil. Le prénom était déjà pris mais quand même Clyde. Tends ta droite !

Clyde Best fait la couv' pour les Portland Timbers.

TORONTO BLIZZARD 1981-82.
L.A LAZERS 1983-84.

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