FRANCE-ITALIE. Cours, Didier, cours. (Librement inspiré de Forrest Gump).


La rencontre débute à peine. Les Français sont en possession du ballon. Ils se font des passes. Tranquilles. Six-Guillou-Michel. Ce dernier lance alors Didier Six sur son aile gauche et lui crie "cours, Didier, cours". Pas besoin de lui dire deux fois à l'attaquant lensois qui déboule balle au pied, un rien foufou en ce début de match. On pense même un moment qu'il va finir sa course en se ratatinant dans les panneaux publicitaires placés derrière la ligne des 6 mètres ou pire, terminer son 100 mètres dans les tribunes à l'allure où il va l'ailier gauche de l'équipe de France. S'il s'arrête un jour d'ailleurs. Du Didier Six quoi ! Mais dans un éclair de conscience, ou une voix intérieure peut-être, arrivé à proximité du poteau de corner, le Lensois centre pour la tête de Bernard Lacombe qui, en vieux renard des surfaces qu'il est, rôde dans les 16 mètres italiens et catapulte le ballon dans les filets de Dino Zoff. 38 secondes que la rencontre vient de débuter. La France mène 1 à 0. C'est à l'époque le but le plus rapide de la coupe du monde.

PS: cet article est à lire sur le même timing que la construction du but de Lacombe. Allez hop, chrono, top départ.

Et pan ! Bernard Lacombe danse le (ballon) Tango.

Le match.


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