06/01/2011

BIO EXPRESS DEGRADABLE. Preben Elkjaer Larsen.

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Preben Elkjaer-Larsen est né à Copenhague le 11 septembre 1957. Drôle de date pour ce joueur au caractère explosif à la carrure de biathlète comme son collègue de Vérone Hans-Peter Briegel. Une particularité physique qui lui vaut des surnoms de nature virile : « Le Bison » pour les potes de club ou « Le Taureau » pour la famille. Une manière de démontrer que Preben souvent voit rouge. Comme ce maillot de la sélection danoise qu'il porte à 69 reprises (38 buts).

C'est par chez lui du côté de Vanlose que Preben Elkjaer-Larsen débute sa carrière de footballeur. Nous sommes en 1976 et le jeune attaquant taillé dans le roc(k) provoque la panique dans les défenses adverses. Il joue quinze matches et inscrit sept buts. A dix-neuf ans ça suffit pour attirer le regard des recruteurs. Comme en général les joueurs scandinaves atterrissent en Allemagne, c'est à Cologne que Preben pose ses valises la saison suivante, au F.C Köln. Une des meilleures équipes de Bundesliga à l'époque entraînée par un certain Hennes Weisweiler, l'ancien coach du Borussia Mönchen « glam » bach des seventies au jeu aussi flamboyant que les chemises de Marc Bolan. Avec des types comme Harald Schumacher, Dieter Müller ou le Belge Roger Van Gool, l'équipe de la Ruhr affiche du gabarit et pèse de tout son poids sur la Bundesliga durant cette saison 1977-78. Elle réalise d'ailleurs le doublé coupe-championnat à la fin de cet exercice. Dès son arrivée en Allemagne donc, le Danois récolte deux trophées. Du coup Preben fait la teuf. Trop. Ça lui vaut des embrouilles avec Weisweiler qui déconne pas trop sur la discipline. Chopé un soir dans un night-club de Cologne en charmante compagnie et quelques bouteilles, il est convoqué par son entraîneur qui lui relate les infos selon lesquelles on l'aurait vu faire la nouba à trois heures du mat' avec une nana et du whisky. Preben nie en affirmant que c'était de la vodka et deux gonzesses ! Et il se casse.

KSC LOKEREN 1979-80

A peine arrivé le Danois quitte donc l'Allemagne avec ses médailles et ses chopes direction la Belgique où on aime bien la bière aussi. Au K.S.C Lokeren. Presque une sorte de punition en fait au regard du standing du club. Paradoxalement, s'il ne gagne rien dans les Flandres hormis quelques surnoms encore très colorés  - « Le Fou » ou « Le Boss de Lokeren » - à cause de son sens du jeu atypique (en gros foncer avec la balle sans relever la tête), Preben y effectue sa plus longue période dans un club (de 1978 à 84) ponctuée par une bonne charrette de buts (98 pour 190 matches). Fort de ses exploits avec Lokeren et en sélection nationale, notamment pendant l'Euro 84 en France, Elkjaer-Larsen a besoin de trouver chaussure à son pied et un club à la hauteur de ses ambitions. Les classiques flandriennes, Criquélion, De Vlaeminck tout ça c'est sympa mais ça le fait pas avancer en matière de palmarès. Preben est à deux doigts de signer au P.S.G au début de l'été 1984 mais les dirigeants parisiens préfèrent engager une autre grosse mule : Richard Niederbacher. Erreur de casting pour Borelli. Preben part alors pour l'Italie et le Hellas Verona où il rejoint son pote décathlonien Hans-Peter Briegel. Un genre de monstre qui joue toujours les chaussettes baissées dévoilant ainsi ses mollets saillants. Afin d' équilibrer l'équipe d'un point de vue technique, il y aussi Antonio Di Gennaro aux manettes. Bingo. Vérone remporte le scudetto à la fin de la saison. Rebelote comme à Cologne, Preben est sacré champion dès son arrivée dans la Botte (1984-85). Il peut fumer des clopes et picoler des tonneaux de bibine, les Italiens s'en foutent d'autant que Preben galope comme un fou sur la pelouse. Elkjaer ne manque pas de souffle au contraire de son équipe qui stagne en milieu de tableau lors des saisons suivantes (10ème en 86, 11ème en 88) malgré une belle place à une marche du podium en 1987.

Sur un coup de tête (ou un coup de trop), Preben retourne ensuite chez lui au Danemark au Vejle B.K. Pour deux années de galère (1988-90) pendant lesquelles il n'est pas épargné par les blessures. Trop de clopes et de soirées arrosées. A trente ans passés, Elkjaer est grillé et n'apparaît que de manière éparse dans l'équipe. C'est peu pour le retour de la star au pays. Un come-back raté. Preben quitte alors la scène et s'en grille une petite dans un coin du vestiaire.


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