18 juin 1977.
ST-ETIENNE bat REIMS : 2-1 (0-0).
45.454 spectateurs.
Arbitre Mr Konrath.
Buts : Santamaria (63ème) pour Reims. Bathenay (83ème sur pen.), Merchadier (87ème) pour St-Etienne.
Remplacement : Polaniok par Gianetta (75ème) à Reims.
ST-ETIENNE : Curkovic – Merchadier, Piazza, Lopez, Farison – Santini, Janvion, Bathenay – Rocheteau, H. Revelli, P. Revelli. Entraîneur : Robert Herbin.
REIMS : Laudu – Buisset, Durand, Dubouil, Masclaux – Polaniok, Ravier, Betta – Santamaria, Maufroy, Ducuing. Entraîneur : Pierre Flamion.
ST-ETIENNE bat REIMS : 2-1 (0-0).
45.454 spectateurs.
Arbitre Mr Konrath.
Buts : Santamaria (63ème) pour Reims. Bathenay (83ème sur pen.), Merchadier (87ème) pour St-Etienne.
Remplacement : Polaniok par Gianetta (75ème) à Reims.
ST-ETIENNE : Curkovic – Merchadier, Piazza, Lopez, Farison – Santini, Janvion, Bathenay – Rocheteau, H. Revelli, P. Revelli. Entraîneur : Robert Herbin.
REIMS : Laudu – Buisset, Durand, Dubouil, Masclaux – Polaniok, Ravier, Betta – Santamaria, Maufroy, Ducuing. Entraîneur : Pierre Flamion.
Pour ses 60 ans, la
finale de la coupe de France s'offre un plateau de luxe ce 18
juin 1977 : St-Etienne - Reims. Une opposition entre les deux plus
grands clubs français. D'un côté les Champenois représentent le
passé, le football champagne des années cinquante-soixante. Les
Verts sont le présent. L'ASSE surfe sur son épopée européenne qui
a pris fin quelques semaines plus tôt à Anfield Road en quart de
finale de la coupe d'Europe des clubs champions face à Liverpool.
Cette année là, Sainté réalise en fait un exploit en coupe
nationale lors de sa double confrontation en demi contre Nantes.
Battus à plates coutures à l'aller au stade Marcel Saupin (3-0),
les Verts s'arrachent à Geoffroy-Guichard et déplument les Canaris
5 à 1 après prolongation, dans une ambiance digne des soirées
européennes. Le Chaudron s'enflamme encore et toujours. Les Rémois,
au contraire, vivotent avec le souvenir des grandes heures à Delaune
et plongent petit à petit vers une descente en D2. Le Stade est sous
perfusion et tutoie un peu trop les dernières places au classement.
Cette finale de 1977 est un ballon d'oxygène pour un club désormais
anonyme, qui retrouve par-là un peu d'ambition.
A la présentation
des équipes au Premier Ministre, les Verts sont archi-favoris dans
les pronostics malgré une saison ratée, avec cette élimination
européenne et une cinquième place seulement en championnat. Pas
trop dans les habitudes de la maison verte, ni dans la mentalité du
président Rocher de rester sur un échec. L'homme à la pipe veut
une victoire en coupe pour sauver la saison de son club. Mais
l'énergie dépensée contre Liverpool et Nantes a laissé des traces
dans les organismes stéphanois. L'équipe est émoussée
physiquement. De son côté, le Stade de Reims évolue sans sa star
Carlos Bianchi. Le goleador s'est blessé contre l'O.G.C Nice au tour
précédent, et assiste la mort dans l'âme à la rencontre depuis
les tribunes du Parc. Sans son buteur, Pierre Flamion met au point un
système hyper défensif : le double rideau devant les bois de
Laudu. Riems bétonne derrière et emploie tous les moyens pour
arrêter un adversaire fatigué, qui manque d'inspiration au cours de
la première mi-temps, impuissants face à l'agressivité des Rémois.
Merchadier et Janvion ont bien chacun leur occasion, sur coups de
tête, il n'y a pas grand chose à voir sur la pelouse, sinon des
Verts matés par les Rouge et Blanc.
La seconde période
démarre sur le même schéma. L'équipe de Robby Herbin attaque.
Hervé Revelli rate une occasion, encore sur un coup de tête, mais
s'expose aux contres de plus en plus percutants des Champenois. Sur
l'un d'eux, à l'heure de jeu, André Betta s'échappe sur la droite
de la surface et centre sur Santamaria, l'autre Argentin de l'équipe,
qui marque dans le but vide. C'est la surprise au Parc et le Stade
commence à y croire fermement. L'ASSE continue son pressing, et
multiplie les tentatives sur l'expérimenté Laudu. Le match est
haché, âpre et viril. Mr Konrath doit souvent intervenir et
provoque aussi la polémique sur un but d'Hervé Revelli qu'il valide
d'abord puis refuse ensuite sous la pression des joueurs de Reims et
de son juge de touche. Un hors-jeu de position de Rocheteau. Pour le
public et les tétéspectateurs, c'est le coup de théâtre de cette
finale crispante, laquelle ne manque pas de piquant ni de
rebondissements.
C'est d'ailleurs au
cours des cinq dernières minutes que celle-ci trouve son vainqueur.
Une fin de partie tragique pour les hommes de Pierre Flamion.
Masclaux a déjà une main sur la coupe lorsque Farison s'écroule
dans la surface, bousculé par le capitaine rémois. L'arbitre
désigne le point de pénalty. Par compensation proteste le banc
champenois. Bathenay exécute la sentence. On joue la quatre-vingt
troisième minute et voilà Sainté embarqué dans une nouvelle
prolongation. Mais en ce jour d'anniversaire d'un appel historique,
c'est aussi la fête à Alain Merchadier. Quatre minutes après
l'égalisation, le défenseur stéphanois donne l'avantage aux Verts
sur un coup de tête rageur qui conclue un dernier corner tiré par
Farison, l'homme aux coups de pattes et aux rouflaquettes généreuses.
Saint-Etienne gagne ainsi la coupe, le sixième succès des Verts
dans la compétition, et sauve sa saison. L'ASSE se qualifie pour
l'Europe. Et tombe sur Manchester au premier tour. Encore des diables
rouges au programme.
Gérard Janvion et Hervé Revelli des noises au juge de ligne.
Reims résiste à la pression des Verts (Janvion, Patrick Revelli et Rocheteau).
L'égalisation de Bathenay sur pénalty.












C'est cool la vidéo de la finale, en revanche l'horloge parlante, mdr !!!
RépondreSupprimerYes je sais mais pas trouvé mieux...
RépondreSupprimerAh mais c'est pas un reproche. ;-)
RépondreSupprimerVoila la finale en entier ! (et sans horloge parlante !) ^^
RépondreSupprimerhttps://www.youtube.com/watch?v=kaAO4P2ezD0