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WAGs RETRO. Milka Lenac.


La jolie poupée qui pose assise sur un Telstar version WM '74 est Milka Lenac. Originaire de Rijeka, la brune au sourire chocolat suisse affiche les couleurs de son club – le HNK Rijeka – dans le magazine SN Rejiva en avril 1981 alors que cette dernière, forte de quelques tubes disco-synth-pop from Yougoslavia, fait danser tout le pays avec des singles comme « Ponoćni Express » (1980) et « Zajedno » (1981) à l'heure où les Yougoslaves pleurent encore leur défunt maréchal Tito, décédé en mai 1980. Sorte de Nena des Balkans, Milka Lenac intègre par la suite la formation pop « 777 », un autre groupe de Rijeka habitué, comme la chanteuse disco aux crampons moulés, des travées du stade Kantrida. Celle-ci quitte ses compagnons de route au bout d'un an (1983-84) pour poursuivre une carrière solo qui dure encore aujourd'hui.


WAGs RETRO. Denis Law et Diana.

Family life.

(What a) family life ! Contrairement au film de Ken Loach sorti en 1971, dans lequel la pauvre Janice - en  conflit perpétuel avec ses parents vieux jeu - s'enfonce dans la schizophrénie, ce cliché pris la même année est un instantané de bonheur. L'international écossais et star de Manchester United Denis Law est shooté avec Diana et les quatre bambins – Gary, Andrew, Robert et le p'tit dernier Iain – at home dans le living-room. Et quand son footballeur de mari part à l'entraînement, la belle, qui porte sa plus belle permanente pour l'occasion, se lâche face au photographe et se penche sur ses hobbies. Madame avoue sa grande passion pour le badminton, faire quelques brasses à la piscine ou tricoter des chaussettes pour l'amour de sa vie quand la marmaille fait la sieste. Mais surtout, toujours selon Diana, le couple so scottish adore se retrouver au restaurant, et donne sa préférence aux spécialités italiennes. Allez les gosses, fini la photo, on va au dodo ! Papa et maman, eux, vont s'en mettre plein la panse à la « pizzeria del arte » ou « il calcio » ! Au choix. Et sans anchois par contre.

WAGs RETRO. Chantal Goya.

Chantal Goya : ce matin, un lapin a tué un chasseur de buts !

Sur l'échelle de l'amour passionné, Chantal Goya préfère nettement les lapins aux chasseurs et autres footballeurs, surtout les attaquants, ces fameux renards des surfaces qui cherchent des noises aux boules de poils à grandes oreilles. Alors, quand un beau jour de mai 78, les journalistes de Foot Supporter Mag débarquent chez elle à Houdan, dans les Yvelines, c'est avec la carabine à plomb dans les mains qu'elle accueille ses invités. Et la copine à Mickey dégaine d'entrée, en tirant des rafales à l'endroit des gars en short qui ont infecté le cerveau de ses gamins : « Mon fils Jean-Paul est passionné de football, lâche Bécassine, un rien furibarde. Il a même contaminé sa soeur Clarisse. A eux deux, ils ont bricolé un stade sur le terrain derrière notre maison où tous les gosses du village viennent taper dans le ballon ». Résultat : plus moyen de faire un goûter tranquille avec grand-mère autour d'un thé dansant. Les mômes ont la tête au foot ! « Il a fallu que je leur achète la panoplie complète du footballeur : maillot, culotte, bas et chaussures aux couleurs de Saint-Etienne ». Même pas un déguisement de Minnie ou un costume de Donald Trump à coller sous le sapin pour Noël, les gosses ont chopé le virus des Verts. Au grand malheur de la maman-gâteau, sinon gâteuse pour le coup. « Je n'étais pas très emballée, s'emporte la fille cachée de Walt Disney, le vert n'est pas la couleur préférée des chanteurs et des comédiens... ». Chantal s'arrête, net, tire une salve en l'air puis tourne les talons, congédiant ainsi ces connards de journalistes sportifs. Sinon, une petite valse Chantal, non ? PAN !!! Entre les deux yeux...

WAGs RETRO. Dany Saval.

Dany est magique !

Dany Saval est une actrice formidable ! Ça, c'est son mari qui le dit sur tous les plateaux de télévision avec un ricanement frénétique. Michel Drucker a d'ailleurs beaucoup de chance. Celle qui partage sa vie depuis 1973 suit en effet son époux partout où il se trouve en reportage. Au Brésil pour la coupe intercontinentale, en Allemagne pour la finale de la coupe du Monde, la blonde aux cuisses de mouche soupe football du matin au soir, sans montrer le moindre signe d'impatience et au point de mettre sa carrière entre parenthèses. Elle a vu jouer le roi Pelé, Jaïrzinho et même Raymond Kopa lors du jubilé de Just Fontaine. Une femme qui aime le terrain, et les coulisses puisqu'elle n'hésite pas à suivre son chéri jusque dans les cabines de retransmission. Vraiment formidable. Oui d'accord, mais et le chien dans tout ça ? Dany élude la question pour revenir au ballon rond et sa passion pour Paris Saint Germain qu'elle évoque dans Foot Supporter Magazine (janvier 1978). « J'ai l'esprit de famille, concède la blonde aux bas coton et acrylique pendant que son jules s'époumone sur le divan. Julien Clerc, formidable ! Je suis donc supporter du P.S.G, en toutes circonstances, même quand ils perdent. » Et comme les Parisiens ne gagnent pas souvent à l'époque, Dany a vraiment le club de la capitale dans la peau. A cause de son mari ou bien alors ? « D'une certaine façon, avoue l'habituée du Parc des Princes. Avec son émission quotidienne, mon mari porte aussi les couleurs de R.T.L. » Une logique implacable. Mais en aparté, la comédienne fait une infidélité au club parisien. « En confidence seulement, je peux le dire, chuchote Dany la rouge et bleue, mon préféré en ce moment ne joue pas à Paris. C'est Michel Platini. » Encore un Mimi. Formidable !

Une nouvelle recrue pour P.S.G

WAGs RETRO. Dani.

Dani est magique !
Dans son premier super 45trs sorti en 1966, Dani prétend être un « garçon manqué ». Qui aime la bière, les chips et se coller devant un bon match de foot sur la télé Grundig en noir et blanc. Pour preuve, l'artiste au nom de crème dessert a même suivi les Verts jusqu'à Glasgow pour donner de la voix et encourager les Stéphanois opposés au Bayern. Le rectangle vert, c'est presque une deuxième scène pour Dani qui a contracté le virus du ballon rond à cause de la ferveur de ses deux rejetons. « Ce sont mes enfants qui m'ont fait découvrir le football, relate l'interprète de « la coupe est pleine » dans les colonnes du magazine Foot Supporter en décembre 1977. Le mercredi, je les accompagne au stade. Julien (le cadet) aime bien jouer dans les buts. Quant à l'aîné, Emmanuel, je crois qu'il sera attaquant. Il en a les qualités, il est très rapide et d'une audace inouïe pour son âge ». En connaisseuse, Dani jauge le niveau des fistons. Celle qui a aussi tourné avec les plus grands réalisateurs (Vadim, Depardon, Lautner, Truffaut...) estime d'ailleurs qu'ils sont bien meilleurs que l'Italie, son équipe de cœur issue de ses origines catalanes par sa mère, lors du dernier WM '74 en Allemagne. Pas le plus beau souvenir d'un mondial pour un tifoso, dépité de voir la Squadra Azzurra coincer au 1er tour. Pas grave pour Dani qui a également le PSG dans les tripes. Celle qui aime la mode masculine n'hésite d'ailleurs pas une seconde pour poser avec son maillot fétiche, dessiné par son copain Daniel Hechter. « J'aimerais bien que l'équipe parisienne finisse le championnat en tête cette saison » rêvasse la brune aux mille talents, très à l'aise balle au pied. Pour cela, il faudra attendre malheureusement un peu et survivre à quelques périodes de disette, un peu à l'image de l'artiste dandy au féminin. Mais depuis, PSG est devenu un « Paris paradis » en attendant que le club remporte enfin la Champions League. Mais est-ce que Dani s'en soucie encore aujourd'hui ? Quant aux fistons, aucune nouvelle...


WAGs RETRO. Roberto Mancini et Monica.

A 17 ans et quelques jours (les photos sont parues dans Guerin Sportivo en février 1982), Roberto Mancini, né le 27 novembre 1964, a vraiment l'air d'un Monsieur de Fursac. L'imper taillé sur mesure assorti d'une écharpe rouge, le jeune prodige de Bologne recruté à l'âge de 13 ans coule des jours heureux chez les « Rossoblù », avec qui il a débuté en Série A quelques mois auparavant, le 13 septembre 1981 en fait. Auréolé du statut de talent précoce (Roberto Mancini jouera 30 matches durant la saison pour un total de 9 buts, soit le meilleur réalisateur de l'équipe), « Bobby-gol » n'est pas le dernier pigeon venu, même si ce dernier se plaît à leur filer des graines sur la Piazza Maggiore, en charmante compagnie. Elle, c'est Monica, à peine pré-pubère comme la perle bolognaise qui a du ballon dans les pattes. « J'ai une petite amie, concède d'ailleurs Bobby-le-rossoblù dans les colonnes du magazine italien. Elle est ma meilleure amie, et c'est pour elle que je me bats tous les jours afin d'être titulaire dans l'équipe. » Voilà c'est dit. Mais les confidences et les bons sentiments prennent parfois du plomb dans l'aile. Recruté dès la saison suivante (1982-83) par la Sampdoria, Roberto Mancini laisse sa ragazza sur le carreau, alors que cette dernière préfère les triangles sur la doudoune empruntée à la skieuse française Perrine Pelen. « Monica était son amour à Bologne, lâche son ex-coéquipier et ancien capitaine des « Rossoblù » Franco Colomba. Mais il a rencontré cette superbe fille à Gênes qui lui a retourné la tête. Il n'avait d'yeux que pour elle, voyez-vous. » Une aventure anonyme parmi d'autres dans la vie de Mancini qui rencontre par la suite Federica Morelli au début des années 90. Le couple se marie et file le parfait amour - ils ont 3 enfants - jusqu'au début de cet été. Après 25 ans de vie commune, Federica vient d'entamer une procédure de divorce. Monica, quant à elle, continue de skier l'hiver du côté des Apennins. Hors-saison, elle met du vieux pain sur son balcon pour attirer les moineaux, les pigeons. Et maudire son Bobby, qui lui promettait une vie meilleure à l'adolescence lorsqu'ils échangeaient des patins sur les toits de la capitale d’Émilie-Romagne.


WAGs RETRO. Ali Parvin et miss baril.


En Iran, Ali Parvin c'est « le Sultan ». Un surnom qu'il doit à une carrière exemplaire en sélection et avec son club du Persepolis F.C. Ali en laisse plus d'un baba. Un palmarès long comme le bras et des titres en barils. A 31 ans, le milieu de terrain iranien est à l'honneur au moment de s'envoler pour l'Argentine, théâtre de la coupe du Monde 78 et de son « jubilé » international. Parvin tire en effet sa révérence lors « Mundial » après un dernier match contre le Pérou, sa 76ème et dernière sélection. Le sultan a participé à la grande fête du football mondial, comme il avait côtoyé les valeurs de l'olympisme à Montréal (1976), brillé en Coupe d'Asie, il gagne deux trophées (1972 et 76), et illuminé les Jeux Asiatiques qu'il remporte en qualité de joueur (1974) et sélectionneur par la suite (1990). C'est une première au pays. Et encore une statue pour ce héros national. Mais ça c'était hier, du temps de la grande époque et des petites pépées. Ali Parvin est viré de son poste en 93 et paye cher, depuis, le prix de la gloire que jalouse les huiles de la fédération iranienne. L'ancien capitaine puis entraîneur du Persepolis F.C et de la sélection, bardé de médailles, est banni dans son propre pays. interdit d'exercer son métier et de mettre les pieds dans un stade. Un vrai coup de sabre dans le dos du sultan qui n'aurait plus un baril de crédibilité aux yeux des dirigeants iraniens. Une excuse commode qui cache une réelle volonté politique. Ali Parvin fait trop d'ombre, surtout à un certain Mohammad Safizadeh. L'ex-président de la Fédération iranienne (1993-94) a juré la perte de son sélectionneur pour une sombre histoire de différent sportif.. Un règlement de compte interne avec de la jalousie, du pétrole et des femmes. Voilà qui ressemble fort à un « feuilleton pourri dégueulasse ». Ali Parvin n'a même pas Pierre Cangioni pour se consoler avec le football.

WAGs RETRO. Peter Marinello et Joyce de vivre.

Peter Marinello et Joyce full of love.

Les sixties florissantes terminées, Peter Marinello reste cependant to love en ce début d'année soixante-dix. Le 6 janvier, à quelques semaines de ses 20 printemps, le jeune attaquant des Hibs s'engage avec les Gunners pour la somme record de £100.000 ! C'est d'ailleurs la première fois qu'Arsenal dépense une somme à six chiffres pour un joueur. Installé à Londres, Marinello en profite pour régler les affaires courantes et scelle son union avec Joyce, sa blonde préférée du moment. Quatre jours après son transfert, l'international espoir écossais inscrit même un but à Old Trafford contre Manchester United pour sa première titularisation. Dès le lendemain, la presse encense la nouvelle recrue des Gunners en lui collant l'étiquette de « futur George Best ». La carrière de Peter Marinello suivra effectivement la même trajectoire que le « bad boy » mancunien. Après ses débuts en fanfare, le canonnier croule sous les sollicitations. On lui propose d'ouvrir des boîtes de nuit, il apparaît dans la célèbre émission « Top of the pops » et devient aussi parfois mannequin. A l'image du « cinquième beatle », son idole, la coqueluche d'Highbury n'hésite pas non plus à brouter le gazon des petites anglaises peu farouches avec les footballeurs-people. Désorienté par son statut de pop-star, le Gunner se noie dans l'alcool et les frasques extra-sportives au moment où Joyce donne naissance à Paul, leur premier enfant, au cours de l'année 72. Seule et délaissée, la jolie blonde subit alors une dépression post-natale et enchaîne les rendez-vous à la clinique pour soigner son mal-être. Son mari suit le même chemin. Le Gunner collectionne les blessures au genou et les opérations qui mettent sa carrière en suspens. En trois ans et demi à Arsenal, Marinello compte seulement une petite cinquantaine de titularisations (cinq buts au total) avant de partir à Portsmouth (1973) avec un bon contrat en poche. Une erreur de casting qui le mène plus tard vers des clubs de seconde zone (Motherwell, Fulham) et une expérience foirée dans le championnat U.S indoor (Phoenix). Tombé dans l'anonymat, Peter Marinello termine sa carrière chez lui en Ecosse (Hearts of Midlothian, Patrick Thistle) au début des années quatre-vingts puis se lance dans les affaires avec un partenaire peu réglo. Il perd environ £300.000 dans son business. Ruiné, l'ex-futur George Best est obligé de vendre tous ses biens et est même accusé de meurtre par son copain patibulaire. Pendant ce temps, son deuxième fils Jon tombe dans la drogue (il s'en est sorti depuis) alors que Joyce est au plus mal, toujours abonnée aux salles d'attente des hôpitaux. Marinello vît aujourd'hui du côté de Bournemouth avec femme et enfants, où il s'occupe de la formation de jeunes footballeurs. Sans tambour ni trompette. Et plus de larmes pour Joy(ce) malgré un destin à la Ken Loach ?

Attention Peter, tu vas encore te blesser !

WAGs RETRO. Tibor Nyilasi et sa Magyar aux anges.


Entre Buda et Pest, Tibor Nyilasi surplombe le Danube et peut rouler des mécaniques dans son pull trop court et son jean serré bien comme il faut. La Hongrie a obtenu son ticket pour le mundial argentin en écrasant la Bolivie en match de barrage. Le milieu de terrain de Ferencváros ouvre le feu au Nepstadion, avant le pilonnage du match aller. L'équipe hongroise l'emporte six à zéro. Et assure un autre succès (2-3) à La Paz, à 3,600 mètres d'altitude. La Hongrie rit du haut de son petit nuage et « l'Arc » (Nyil en hongrois, c'est son surnom) triomphe ! Mais manque de flèches dans le tournoi. Les Magyars sont tombés dans le groupe de la mort avec l'Italie, la France et l'Argentine. Trois revers au final et pas un petit point à ramener au pays. D'un seul coup, la nana sur la photo semble s'éloigner discrètement en flairant le mauvais plan. Quatre ans plus tard en Espagne, Tibor Nyilasi participe à la correction hongroise sur Salvador (10-1) en inscrivant un doublé. Les boules étaient moins compressées dans le futal ce jour-là.

WAGs RETRO. Leonardo Cuellar et sa Tricolor.


Un ballon dans les mains à la place d'un bouquet de fleurs, Leonardo Cuellar ne mégote pas sur les détails pour séduire la ravissante mascotte de l'équipe du Mexique au mundial argentin. Mais ça, c'est pour les coulisses du football. Sur le terrain, ce n'est pas vraiment le big big love entre la « Tricolor » et la coupe du Monde 78. Pas très « Gigantic » le parcours des Mexicains en Argentine. Punie par la RFA (0-6), la sélection mexicaine concède deux autres revers sur le même score (1-3) contre la Pologne et la Tunisie. Le milieu afro des Pumas et ses coéquipiers ont ouvert les vannes au premier tour et repartent bredouille à Mexico. Dernier du groupe et un zéro pointé au compteur points. On appelle ça prendre un beau costard. Celui de Leonardo est plutôt pas mal sur la photo.

WAGs RETRO. Wim van Hanegem et son oranje pelée.


Tout le sait bien ! la Hollande, c'est l'autre pays du fromage, des moulins à vent, du vélo et des grandes blondes avec des chaussures noires. Avec un maillot trop court aux manches pour la demoiselle qui pose pour la gloire à côté de Wim van Hanegem par un frisquet matin d'hiver batave. Mauvaise pioche pour la blonde. En plus de choper la mort à cause de ce froid de canard à l'oranje, la jeune supportrice n'a pas choisi le bon larron pour représenter les Pays-Bas au mundial 78. Sélectionné dans la liste des 22, le finaliste malheureux du WM 74 renonce finalement à se rendre en Argentine. Pas vraiment pour raisons politiques. Le milieu de terrain du grand Feyenoord des 70's a peur de faire banquette en Amsud. C'est le deuxième forfait chez les Oranges, avec celui de Johan Cruijff qui a décidé de boycotter la coupe du Monde à la suite d'une sombre histoire de kidnapping. Malgré ça, la Hollande atteint encore la finale, et échoue sur le fil. Les quelques centimères qui manquent aux poignets de la jeune fille frigorifiée.

WAGs RETRO. Sepp Maier und frau Mannschaft.


« Du willst faire prosit afec moi, kleine fraülein ? » Sepp Maier utilise son charme et son sens de l'humour à l'heure de s'envoler pour l'Argentine. La Bavière, Münich et la fête de la bière, sur le cliché le trait est un peu grossi, mais c'est l'occasion pour « Die Katze » de se payer une bonne tranche autour d'une blonde, la bière et la fille sont compris dans le service, et d'évoquer avec une Mireille Darc locale les chances de la Mannschaft de conserver son titre au Mundial argentin. Sans Kaiser ni Bomber. Les fidèles compagnons du portier allemand, en club comme en équipe nationale, ont pris leur retraite internationale, laissant Maier sur le bord de la route. « Je jouerai au football tant que Beckenbauer et Müller pourront me pousser sur le terrain en fauteuil roulant » déclarait-il avec dérision à l'époque. En Argentine, les tauliers du Bayern n'étaient pas derrière lui et la nouvelle génération bâtie par Helmut Schön un peu trop tendre pour marcher sur les traces de leurs aînés, héros du WM 74. L'Allemagne est éliminée par l'Autriche. C'est l'Anschluß à l'envers et l'humiliation. La gueule de bois pour Maier, qui vomit sur le passé et le maillot de madame.

WAGs RETRO. Michel Bibard et sa pianiste.


« J'aurais toujours voulu savoir bien jouer du piano » lance Michel Bibard sur l'air de « Starmania » aux journalistes de PSG Mag venus rencontrer le joueur dans son intimité à la fin des 80's. Le taulier de la défense parisienne, frisé comme Michel Berger (mais bon, bah c'est la mode en même temps à l'époque, vers 1988-89), se lance dans les confidences en pianotant quelques touches à la coule en compagnie de sa femme Catherine. Et tous ces rêves de gosse qui remontent à la gueule. Être un artiste et pouvoir faire son numéro, toujours comme Michel Berger, l'ancien Nantais aurait aimé. D'autant qu'il y a toujours une groupie derrière chaque pianiste (selon la chanson). Mais la vie a choisi un fâcheux destin pour Bibi. Au lieu d'être sous le feu des projecteurs, il ira se peler le cul dans la brume de la Jonelière et se produira sous les pylônes du vieux Saupin. Et question numéro, alors Mich' ? Un gros 2 sur le dos du maillot, celui de son poste de latéral droit, et quelques titres de gloire quand même : champion avec Nantes et PSG, champion olympique (1984) et 3ème du mundial mexicain (1986) figurent au palmarès du défenseur mélomane, international tricolore (6 sélections) à ses heures perdues. Un joli parcours qui n'empêche pas les regrets et cette passion qui le fuit et glisse entre ses doigts malhabiles, mais partage néanmoins avec son épouse musicienne. A priori, Michel a choisi le bon numéro. Et d'avouer au final jouer au spectateur et au fan qui « se contente d'écouter sa femme Catherine jouer quelques mélodies ». La groupie du pianiste en quelque sorte. 
Et sinon Cathy, les Valses de la Chopine, tu connais ? Là, les mecs de PSG mag se barrent en courant parce que Michel n'aime pas qu'on déconne sur le sujet. Point (Bi)bard !

WAGs RETRO. Les femmes de l'ASSE.


En 1975, les Verts réalisent une saison pleine en remportant le championnat (loin devant l'OM à 9 points) et la coupe de France contre Lens. La volée de Jean-Mimi pour vous remettre. Malgré tous ces succès qui pourraient vite monter à la tête, les hommes de Robby Herbin regardent plutôt du côté du siège de l'ONU. L'organisation des Nations-Unies vient en effet, le 8 mars exactement, de proclamer 1975 année de la femme. Ainsi, après la victoire au Parc contre les Sang et Or, les champions du soir laissèrent-ils leurs épouses et/ou compagnes poser avec le trophée pour le compte d'un magazine spécialisé (Football Magazine). Les Verts ont décidément du cœur sur et en dehors du terrain.
Pour la beauté du geste et du sport, voici debout et de gauche à droite : Mesdames Curkovic, Triantafilos, Farison, Bathenay, Merchadier, Repellini, Lopez, Sarramagna, Piazza.
Agenouillées : Mesdames Santini, Revelli Patrick, Synaeghel, Larqué et Revelli Hervé.

WAGs RETRO. Mario Kempes et miss Mavi.

Mavi et Mario ont signé un contrat pour la vie.

C'est peut-être le plus beau jour de sa vie. Bien plus encore que cette soirée de juin 78 durant laquelle l'Argentine devient championne du Monde de football à domicile. Le 19 décembre 1978, alors que la saison de la Liga bat son plein, Mario Kempes passe la bague au doigt à María Vicenta Moll, Mavi pour les intimes, une jeune fille de la région de Valence où évolue « el Matador » depuis l'été 1977. Si la lune de miel des amoureux est ajournée pour cause de championnat, l'évènement donne lieu à une grosse fête, relayée par la presse argentine et ibérique, où l'on dénombre une bonne centaine de convives au gueuleton des mariés parmi lesquels les coéquipiers de Mario Alberto, dont Carlos Diarte (un temps aperçu du côté de Geoffroy-Guichard au début des 80's) et le capitaine Enrique Saura Gil. Marcel Domingo, l'entraîneur du club (de 1977 à 79), est aussi sur la liste des invités qui se partagent la grosse pièce montée concoctée pour l'occasion. Un grand moment de bonheur pour Mario dont la saison 1978-79 est placée sous le signe de l'émotion puisque Valence remporte la copa del Rey six mois après les noces de l'Argentin, champion du Monde quelques mois auparavant. Après avoir donné naissance à trois enfants, deux filles et un garçon, le couple se sépare au bout de dix-sept années de vie commune. Aujourd'hui « el Matador » vivrait avec Vénézuelienne, Julia. Le Vintage Football Club a retrouvé la piste d'une María Vicenta Moll sur le Net et exerce la profession de psychothérapeute-naturopathe. L'odeur du gazon frais peut-être.

Marcel Domingo (à gauche), Carlos Diarte et Saura endimanchés pour la réception.

WAGs RETRO. Angie Best.

Angie, Angie, when will those clouds all disappear?

Elle est jeune, belle et a plutôt du style avec un ballon. Elle, c'est Angie Best qui s'essaie à l'exercice du jonglage de la tête sur la pelouse d'Old Trafford au tout début des années 80. On comprend mieux pourquoi la jeune mariée possède autant de classe avec la sphère, influencée certainement par les exploits techniques du bad boy from Belfast. C'est au mitan des 70's à Los Angeles, où elle travaille en qualité de top-model, qu'elle rencontre George Best au cours d'un dîner. Georgie vient de signer son contrat avec les L.A Aztecs, et chope une blonde plantureuse au passage. « Un vrai coup de froudre » à entendre Angela MacDonald Janes (son nom de jeune fille) lorsqu'elle raconte son histoire d'amour avec l'enfant terrible de Manchester. Amoureux fous, nos deux tourtereaux officialisent leur union le 24 janvier 1978 à Las Vegas, sans Elvis, mort depuis l'été précédent. De ce mariage naît d'ailleurs le petit Calum en 1981. Un heureux événement avant la galère et les querelles de couple qui poussent le « cinquième Beatle » et sa compagne à la séparation, un an après la naissance de leur fils. Malgré un divorce prononcé en 1986, Angie et George entretiennent cependant de bonnes relations. « Je suis restée très amie avec George, admet-elle avant de verser quelques sanglots nostalgiques. Il a été le seul homme que j'ai jamais aimé ». De l'amour vache et beaucoup de tendresse à l'égard de son ex-boyfriend qu'elle a toujours soutenu, même dans les pires moments. « Je ne savais que ce mariage rompu durerait finalement toute la vie » déclare la belle dans son auto-biographie sortie en 2002, dans laquelle elle évoque notamment le combat mené aux côtés de « Best the best » contre la dépendance de ce dernier à l'alcool. Une lutte vaine tant l'ancien joueur de Manchester ressemble à une éponge depuis la rupture. A ses funérailles, elle se présente avec une simple rose rouge sur sa tombe, les souvenirs loin derrière elle. Angie vit aujourd'hui à Malibu. Presque un clin d'œil à son ancien époux qui aimait bien garder ses cocktails au frais.

WAGs RETRO. Stan Bowles et sa princesse Ann.


Quand il arrive au début de l'été 79 du côté de Loftus Road pour prendre en main QPR, Tommy Docherty, l'ex-manager de Manchester United, a déjà une dent contre Stan Bowles. « Vous devez me faire confiance » lance celui qui fût le sélectionneur de l'équipe d'Ecosse au début des années 70 à son joueur. Incontrôlable sur et en dehors du pré, la réponse de Stan Bowles fuse : « Je préfère faire confiance aux poulets du colonel Sanders ». En gros, mieux vaut bouffer de la merde - Sanders est le fondateur de la chaîne KFC - que de croire que les poules ont des dents. La sentence est sans appel. Stan est renvoyé en équipe réserve pendant six mois et cherche le réconfort auprès de ses proches. Malgré ses aventures extra-conjuguales, la famille est sacrée pour l'attaquant londonien lequel retrouve un équilibre certes bancal auprès d'Andrea et Tracey, ses deux filles, et de sa femme Ann. Supportrice des « Hoops » avant l'arrivée de Docherty, celle qui partage la vie de Stan Bowles est aussi une grande amatrice de peinture, qui aime danser et écouter de la musique pop. Une femme moderne, cultivée et branchée comme son doux-dingue footballeur de mari. Après sa punition, Stan Bowles rejoint les rangs de Nottingham Forest. Dans le même temps, Docherty émigre en Australie après une saison aux commandes du club londonien. Les deux hommes sont renvoyés dos à dos. Et pendant ce temps, Ann danse toujours le Jerk en s'éclatant sur de la musique pop.

WAGs RETRO. Oleg Blokhine et sa gymnaste.

Les Beckham du socialisme.

C'est peut-être le premier couple « people » créé par la presse soviétique. A l'époque où l'Arrmée Rouge envahit l'Afghanistan, « Moscou-Match » fait ses choux gras sur la vie privée d'Oleg Blokhine, la star du Dynamo Kiev, et Irina. Traqués par les paparazzi locaux (le KGB en fait), nos jeunes mariés font la Une des journaux, surpris par exemple d'être la proie des flashes alors qu'ils se rendent en toute simplicité à la célèbre soirée blanche organisée par Eddy Barclayiev, sorte de baron du Ministère des Sports. D'ailleurs le barbecue chauffe. C'est le revers de la médaille pour notre couple qui, au passage, n'en manque pas dans sa vitrine à trophées. Des titres à la pelle pour l'international soviétique (coupe de l'UEFA, coupe des coupes (2), champion d'URSS à maintes reprises,...) mais aussi pour sa protégée, Irina Deriugina. Qui ça, Deriugina Lollobrigida ? Pfff... Non, Irina est la fille d'Ivan Konstantinovich Deryugin, un daron champion olympique du pentathlon en 1956 et Albina, qui entraîne les gymnastes du pays. Et sa fille le soir, en rentrant chez elle. A dix ans, Irina commence par la danse et rentre à l'école nationale du ballet. Elle se consacre alors comme maman à la gymnastique rythmique pour devenir par la suite un prodige de la spécialité. Championne d'URSS (de 1975 à 79), d'Europe (1976) et du Monde (1977 et 79), les chorégraphies d'Irina Deriugina relèvent de la grâce sur le tapis. Une agilité et une adresse qui lui valent la récompense suprême pour tout athlète soviétique : la médaille de Maître des Sports de l'URSS. So Soviet ! La championne met un terme à sa carrière au début des années 80 pour devenir entraîneur puis juge international de la FIG (Fédération Internationale de Gymnastique) tout en pensant à son Oleg qui court sur le pré. Si fort qu'elle lui donne un enfant. Une fille. Olegіvna Blohіna Irina naît en mars 1983 et devient à son tour le sujet de tous les potins. Irina avec sa tenue « Minnie Mouse », Irina dans les bras de ses parents.... La petite est à la fête. Après quelques années passées aux USA, elle est devenue chanteuse sous le pseudo IREESHA, un peu actrice et présentatrice télé. C'est d'ailleurs elle qui a écrit et interprété la chanson officielle de l'Ukraine pour l'Euro 2012. Au vu du résultat, Oleg s'est demandé pourquoi il n'avait pas fait un garçon doté de ses qualités techniques. Peut-être que...

Photo de gauche : Super Jaimie et Steve Austin. A droite : Irina et Oleg.

Un bécot pour la p'tite.



WAGs RETRO. Juliette Mills Foot Club.

Juliette Mills. Vive l'art et le foot !

« J'adore être plongée dans la foule des stades, avoue celle qui porte la tenue officielle du Barça. A moins que ce ne soit celle du Stade Malherbe Caennais. Peu importe, car « pour moi, ajoute la femme aux bas nylon rayés, un match de football représente ce qu'il y a de plus exaltant à condition qu'il y ait des buts et que les joueurs courent très vite ». Juliette Mills fait plutôt des caprices de star quand elle évoque sa passion pour le foot. L'actrice française, qui incarne le rôle de Charlotte dans « Papa poule », n'est jamais rassasiée en matière de ballon rond. Normal lorsqu'on est soi-même une dévoreuse du petit écran où elle apparaît dès 1966, alors âgée de 20 ans, dans la série « Le Chevalier des touches ». Sans doute un clin d'œil aux chers footeux « qui ne courent jamais assez vite » pour le bon plaisir de la comédienne que l'on retrouve plus tard dans les « Gens de Mogador » et « Les aventures de Zadig ». Juliette squatte l'écran et bouffe du regard ses héros évoluant sur la pelouse, car la belle n'hésite pas une seconde pour s'installer en tribune. « Je suis très sportive, concède Juliette une bière à la main. Quand je tournais à Madrid, j'allais voir jouer le Real. Quand je suis à Paris, je ne manque pas un match au Parc des Princes ». Paris est magique alors, hein ma Juju ? L'artiste-supportrice est catégorique sur le sujet. « En France, je suis supporter de Marseille et de Bastia, entonne Juliette en allumant un fumis. Paulo Cesar et Jairzinho sont mes amis » avoue t-elle ensuite un doigt coquin sur la lèvre inférieure. L'actrice a du goût. Un goût pour le beau qui la pousse également à créer en permanence car elle est aussi peintre dans la vie. Mills-pop... art ! Le jour de sa rencontre avec le magazine qui l'interviewe (1978), Juliette Mills lâche au journaliste qu'elle a même vendue quelques toiles. Dont une à Jacques Médecin, alors maire de Nice à l'époque, et une autre à Fernand Méric, le président de l'OM. Il les collectionnait aussi avec son équipe sur le terrain en ces temps-là.

WAGs RETRO. Giancarlo Antognoni et sa petite Florence.


En Italie, quand les hommes parlent, les gonzesses se taisent... et sont reléguées au fond de la photo. Du Michel Audiard dans le texte, cru et un rien machiste mais n'est-on pas dans la Botte, qui ne correspond pourtant pas à la personnalité de Giancarlo Antognoni. Timide et ombrageux, le centrocampista florentin, au contraire de ses coéquipiers et/ou compatriotes, a pris pour habitude de parler avec ses pieds plutôt qu'avec les mains. Le bel éphèbe sorti d'un tableau de Michel-Ange est d'ailleurs si doué que les Transalpins le surnomment « l'archange aux pieds de velours ». Giancarlo tripote le ballon comme on caresse une fille. Avec tact et doigté. Antognoni connait les bonnes manières et la musique, offrant un récital tous les dimanches sur les terrains du Calcio. Un virtuose qui relègue les autres au second plan, fussent-ils affublés du maillot de la squadra azzurra. « Mais qui suis-je pour provoquer un tel vacarme? » interroge, presque gêné par autant d'attention, le colosse à la veille de la coupe du Monde 78. Giancarlo est juste bon, touché par une grâce emprunte de romantisme - une exception à l'époque du catenaccio - et beau comme un cœur par-dessus le mercato. Un apollon qui « rêve d'un monde tout d'amour et de paix » plaît-il à souligner en écoutant Joan Baez une fleur dans les cheveux. Mi baba-cool et papa-poule avec son prochain. Et ça, ça plait aux filles qui marchent sur la plage. Ou dans son jardin. De belles plantes y poussent sans que Giancarlo Antognoni ne s'en aperçoive. L'homme est taxé d'individualisme de l'autre côté des Alpes. Et alors. « Je suis Antognoni, et puis basta » tempête le joueur aux Berluti. Tant pis pour les pots de fleurs, Giancarlo a déjà trouvé chaussure à son pied.

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