L'été venu dans les Pouilles, c'est carrément la fournaise. L'occasion pour les estivants de se rafraîchir avec une bonne glace Alaska, une gourmandise produite depuis les années 60 à Veglie, petite localité de la banlieue de Lecce. Son créateur, Ernesto Guarini, est un passionné de football qui se tourne naturellement vers le sponsoring en 1985, lorsque l'Unione Sportiva Lecce accède pour la première fois de son histoire en Serie A. Une saison qui part cependant très vite en déconfiture pour les hommes du coach Eugenio Fascetti. Les supporters du stadio Via del Mare sont refroidis par le niveau des grosses écuries du Calcio et leur pléthore de stars. L'espoir, né de la montée puis du retour de l'enfant du pays Franco Causio et l'apport en attaque du futur champion du monde, l'Argentin Pedro Pasculli, fond comme une glace au soleil. Un parfum au goût amer pour des Giallorossi dévorés tout au long de la saison, lesquels dans un sursaut d'orgueil, privent l'A.S Roma du Scudetto en allant s'imposer au stadio Olimpico lors de l'antépénultième journée du championnat. Une victoire symbolique en guise de dessert avant le retour en Série B. De son côté, Ernesto Guarini assure néanmoins une visibilité nationale à son groupe grâce à cette première expérience parmi l'élite du football transalpin.
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Sponsor en toc. R.W.D MOLENBEEK (Kathy Toffee).
Quand Grundig coupe le son en 1982, Kathy Toffee prend le relais comme sponsor maillot du Racing White Daring de Molenbeek. La boîte à confiseries créée par August Verheecke juste après la Première Guerre Mondiale à Bruges est dirigée depuis 1979 par le petit-fils, lequel porte le même prénom que le grand-père. Ce dernier, dont le fils Bernard, porte les couleurs du R.W.D.M au cours de la saison 1980-81, après des passages au Cercle et Club Brugge K.V, puis un exil chocolaté en Suisse au Servette, signe un bail de quatre saisons avec le club champion de Belgique 1975, qui tarde depuis cette année faste à confirmer ses bons résultats. Avec sa Kathy flanquée sur la poitrine, le R.W.D.M du président L'Ecluse (ex-sponsor maillot de l'époque dorée) entame malheureusement son lent déclin, ponctuée par une descente en 1984 et malgré la remontée dans la foulée, le club s'enlise dans la crise et les problèmes financiers. Et après ce mariage, ta Kathy t'a quitté et Sony sonne à la porte du côté du stade Edmond Machtens (1986).
R.W.D MOLENBEEK 1985-86
Debouts : Philippe Houx, Philippe Garot, Yves Degreef, Patrick Gollierre, Hans Bouwmeester, Mike Coeck.
Accroupis : Mathy Billen, Patrick Thairet, Paul de Mesmaeker, Jack Edelbloedt, Alain Denil.
Sponsor en toc. S.E.C BASTIA (Monsieur Meuble).
Au début de la saison 1973-74, Monsieur meuble le départ de Fanfan Félix pour le Paris F.C. Le transfert du buteur du Sporting dynamise la trésorerie du club corse, lequel en profite pour refaire la déco de la boutique. Le solide défenseur allemand Paul-Ferdinand Heidkamp, l'Alsacien André Burkhard et Gérard Gili, entre autres, débarquent sur l'île de beauté. Du solide sur mesure pour l'entraîneur Pierre Cahuzac qui espère réaliser une bonne saison avec un effectif de qualité (Ilija Pantelic, Claude Papi, Jacques Zimako...). Mais l'exercice est pénible, Bastia se classe 15ème au classement final et est éliminé de la coupe par Monaco en ¼ de finale (2-0 / 0-1). Au passage, le F.C Nantes met fin à l'invincibilité des Corses à Furiani (0-1, le 9/12/1973) qui datait de plus de deux ans (août 1971). Monsieur Meuble déménage à la fin de la saison pour laisser sa place à un autre géant de l'ameublement (Conforama). Histoire de remettre un peu d'ordre dans la maison.
Claude Papi - Charles Orlanducci - Jacques Zimako
Sponsor en toc. STADE BRESTOIS (Brittany Ferries).
En 1979-80, la compagnie maritime Brittany Ferries, fondée en 1972, flotte sur le maillot du Stade Brestois. En fait, le partenariat entre le spécialiste du transport de passagers vers l'Angleterre et l'Irlande et l'équipe de la péninsule armoricaine débute en 1977, et court jusqu'au mitan des 80's. Mais durant l'exercice 1979-80, le Stade Brestois navigue dans les eaux territoriales de la D.1. Une première pour le club breton qui mouillait jusque-là dans les divisions régionales avant d'accéder à la D.2 au cours des années soixante-dix. Or, en 1980, Nantes est champion, Monaco remporte la coupe et Brest coule à pic. Les hommes de l'entraîneur-joueur Alain De Martigny ont le mal de mer parbleu ! L'équipe est lanterne rouge au classement final avec une amère sensation de naviguer à vue pendant le championnat. Dans le brouillard, le Stade Brestois affiche en effet quatre petites victoires au compteur et une tripotée de défaites (27). Avec une attaque timide (35 buts) et une défense qui prend l'eau (87 buts encaissés), la note est plutôt salée. Brest retourne illico en seconde classe. Un avis de tempête en quelque sorte du côté du stade Francis Le Blé, lequel retrouve l'élite dès 81 après une année au purgatoire.
STADE BRESTOIS 1979-80
Debouts : Kédié, Kéruzoré, Justier, Boutier, Roch, Leroux, Guennal, Martet.
Accroupis : Goavec, Honorine, Lenoir, Bernard, De Martigny, Letemahulu, Vabec.
Brittany Ferries : des tarifs à se friser les moustaches.
Sponsor en toc. SCHALKE 04 (Paddock's Jeans).
« She wears denim wherever she goes, says she's gonna get some records by the Status Quo... » Ça, c'est Teenage Fanclub sur « The Concept » qui introduit l'excellent album « Bandwagonesque » du noisy-scottisch band de Bellshill en 1991, et pourrait être quelque part une sorte d'hommage au Schalke 04 (noul-fir pour les non-germanophones). En effet, alors que l'équipe de Gelsenkirchen entame la saison 1983-84 en 2.Bundesliga, cette dernière arbore un joli maillot en jean. Ou presque... puisque les dirigeants du club rhénan ont signé un bail de trois ans avec la marque Paddock's, laquelle est spécialisée dans la confection textile made in Germany. Du denim solide, deutsche qualität, fabriqué du côté de Brême depuis 1970. Avec le mulet et la moustache pro-cow boy, les joueurs de Schalke 04 sont à des années-lumière du 2.0 mais s'apparentent effectivement plus aux fans basiques de Status Quo, le groupe boogie-hard-rock britannique très en vogue outre-Rhin au début des eighties. Et grâce à Paddock's, le jean au fer à cheval (die jeans mit dem hufeisen), tout semble OK pour Schalke. Coup de bol, le club remonte après une année de purgatoire et une lutte acharnée avec Karlsruhe, puis navigue par la suite en eaux pas si troubles que ça parmi l'élite allemande (8ème en 1985, 10ème en 1986). Pour Paddock's, Schalke est un club plus ou moins à la mode jusqu'au split en 1986. Finis le jean et Status Quo, place aux fibres synthétiques. Le tergal remplace le denim, Schalke plonge dans la crise et descend à nouveau. Les joueurs revendent leurs futals élimés et leurs vieux disques boogie-hard sur les brocantes du coin. Some records by the Status Quo, oh yeah. Par contre, les cheveux qui longent la nuque ont encore quelques belles années à vivre sur les stades allemands. Deutsche qualität !
SCHALKE 04
1984-85
Michael Jakobs / Caspar Memmering / Bernd Dierssen / Klaus Täuber
Walter Junghans / Bernard Dietz / Dieter Schatzschneider / Gerhard Kleppinger
Mathias Schipper / Michael Opitz / Olaf Thon / Pavel Macak
Thomas Kruse / Manfred Drexler / Peter Stichler / Klaus Berge
Sponsor en toc. U.S VALENCIENNES-ANZIN (Papeteries Gaspard).
En 1975, Valenciennes change de look. Le club nordiste passe du Coq Sportif à Adidas, enfile une culotte rouge qui remplace l'historique short blanc, et affiche les trois bandes de son nouvel équipementier. Dans la foulée, V.A – comme on l'appelle dans le coin – a aussi lâché son sponsor Blizz Men et arbore désormais les Papeteries Gaspard sur son maillot. Créée au milieu des années 20 par Georges-Gaston Gaspard, la société de la région de Valenciennes, spécialisée dans les fournitures de bureau et les services d'imprimerie, donne un coup de pouce au club local qui, à cette époque, fait figure de smicard du football français. Un partenariat qui court sur quatre ans (jusqu'en 1979) et correspond aux années de disette du club dirigé par le président Henri Pouille. Durant cette période en effet, l'Union Sportive Valenciennes-Anzin flirte trop souvent avec la relégation (12ème en 1975-76, 17ème en 1976-77, 14ème en 1977-78), et doit son salut parmi l'élite grâce au refus du F.C Gueugnon d'accéder au professionnalisme à la fin de l'exercice 1978-79 (18ème et barragiste). Malgré l'absence de résultats, et une équipe bâtie avec les moyens du bord, ce maillot reste tout de même dans la mémoire des supporters de l'U.S.V.A, presque l'équivalent du mythique Manufrance de Sainté, et de ceux qui l'ont porté comme Didier Six, Philippe Piette, Bruno Metsu, Roger Milla, le Polonais Jan Wraży, et tous les autres.
Didier Six en Gaspard.
Roger Milla on tour.
Bruno Metsu sur son 31.
U.S VALENCIENNES-ANZIN
1978-79
Debouts : Wrazy, Kourichi, Hazam, Fugaldi, Metsu, Bas.
Accroupis : Lugier, Maillard, Milla, Vésir, Laïtem.
Sponsor en toc. TROYES AUBE FOOTBALL (Jeanet's Chaussettes).
Après Petit Bateau (de 1972 à 76) et Kindy (1976-77), le T.A.F continue de faire la promotion des produits « made in Aube » au cours d'une décennie seventies très frivole du côté de la capitale de l'andouillette. A Troyes, le textile est roi et le bon président Paul Heurtefeu, en poste depuis 1970, celui-là même qui fabrique les maillots de la marque Kopa via sa gamme de vêtements sportswear indie, décide de remplacer un sponsoring à l'accent très franchouillard pour se tourner vers l'international. Exit Petit Bateau et Kindy. Pour la saison 1977-78, here comes Jeanet's chaussettes (prononcez Ginet's avec un chewing-gum dans la bouche). Mauvaise pioche pour les Troyens emmenés sur le pré par les Tota, Zorzetto et Formici qui terminent le championnat les bas troués et les filets percés. Le T.A.F se classe à la dix-neuvième place après une lutte acharnée avec le Racing Cub de Lens et l'Olympique Lyonnais pour éviter la relégation (le F.C Rouen joue déjà pieds nus dans l'affaire). Le trio infernal totalise le même nombre de points (31), les Troyens étant battus à la différence de buts plus que négative(-28). Au final, l'O.L se sauve et Lens accompagne le T.A.F en D.II. Une descente difficile à digérer pour les Aubois, sans doute à cause de ces fichus bas équipés d'un élastique à la qualité plutôt médiocre. Mais comme le dit la publicité à l'époque, les Jeanet's fantaisie sont faîtes pour rire des choses de la vie. Comme à Troyes elle n'est pas un long fleuve tranquille, alors autant s'marrer en trinquant avec du jus de chaussettes.
TROYES AUBE FOOTBALL 1977-78
Debout : Le Lamer, Raulin, Differding, Mahut, Zorzetto, Pourcheaux.
Accroupis : Vendrely, Fuchs, Borne, Tota, Verstraete.
Sponsor en toc. NÎMES OLYMPIQUE (Zan).
En 1975, la réglisserie ZAN s'invite sur la poitrine des joueurs du Nîmes Olympique. La société gardoise installée à Uzès, qui a bâti son empire avec un bonbon en rouleau, colle son logo sur le maillot des Crocos qui ne manquent pas de crocs sur le pré à l'époque. Surtout dans leur antre du stade Jean-Bouin, lequel ressemble à une fournaise les soirs de grand match. Les Verts de St-Etienne y laissent des plumes avant la finale de Glasgow. Farison et Synaeghel sont out. Mis hors d'état par les crampons nîmois. Kader Firoud, l'entraîneur à poigne et figure locale, veut des hommes sur le terrain. Des guerriers. Bernard Boissier et René Girard, en fidèles lieutenants, soignent ainsi leur réputation en collectionnant les coups et les suspensions. Pendant deux ans – le contrat tire jusqu'en 1977 – un coup de zan s'empare de l'effectif nîmois, montré d'un doigt vengeur collé de réglisse dans la France entière. Les Crocos ne font pas de sucreries, mais ils collent comme un bâton à sucer au short de l'adversaire. Pas vraiment le meilleur moyen pour se défaire d'une sale réputation.
Daniel Sanlaville, le capitaine très zan des Crocos.
NÎMES OLYMPIQUE 1976-77
En haut : Mith, Boissier, Sanlaville, Martinelli, Champ, Laffont, Vierjon, Kabyle.
Au milieu : Mansouri, Samuel, Girard, Boyron, Moretti, Deveau.
En bas : Mathieu, Luizinho, Lozano, Dusseaux, Marguerite, Dellamore.
Sponsor en toc. PARIS FOOTBALL CLUB (Europe 1).
Pour son retour en première division - après une courte expérience
au début des années soixante-dix (1972-74) - le Paris Football Club
affiche de grandes ambitions, au coup d'envoi de la saison 1978-79,
sur son maillot bleu-ciel dont les liserés reprennent les couleurs
de la capitale. P.F.C sera number one en France et en Europe, comme
la station de radio qui sponsorise les hommes du président Roger
Zeppellini. L'année précédente, le club parisien a dû batailler
lors des barrages contre R.C.F.C Besançon (3-1, 3-2) pour obtenir
son billet parmi l'élite, mais compte bien en découdre avec les
cadors du championnat. Ici c'est Paris ou bien ?
Pour cela, l'ex-entraîneur du P.S.G Robert Vicot a monté un team
d'enfer en pillant d'abord son ancien club : Michel Bensoussan
dans les bois et le défenseur Lionel Justier. Un recrutement local
qui se poursuit avec les arrivées du vieux routier Georges Eo,
accompagné du jeunot Jean-Jacques Amorfini, tous deux chipés au Red
Star. Du made in Paris et sa banlieue auquel se greffent les
signatures de Bernard Caron, tout frais vainqueur de la coupe de
France avec Nancy quelques semaines plus tôt, du Bastiais Yves
Mariot, qui sort d'une épopée européenne avec le Sporting, et de
Jean-Noël Huck, l'élégant milieu de terrain de l'O.G.C Nice. Une
équipe qui a fière allure avec le renfort exotique du duo argentin
Daniel Alberto-Rafael Humbert Bravo, et s'appuie sur de vieilles
cartouches comme Jean-François Beltramini en attaque, Bernard
Guignedoux, Bernard Lech, Francis Smerecki et l'inénarrable
Jean-Christophe Thouvenel, débauché au Servette de Genève durant
l'été.
PARIS F.C 1978-79
(vs S.C.O Angers)
Debout : Cenzato, Aniol, Justier, Laachi, Caron, Alberto, Bensoussan.
Accroupis : Eo, Amorfini, Beltramini, Bravo, Thouvenel, B. Lech.
Sur le papier, P.F.C c'est Paris, c'est Football et c'est du Costaud.
Mais « l'autre » club de la capitale perd des
plumes dans la bagarre politique amorcée par la mairie de Paris, qui
souhaite l'existence d'une seule équipe intra-muros. Entre parigots,
Chirac a choisi son camp et c'est le P.S.G qui récolte les
subventions de la ville. Un K.O technique dont ne se remettra pas
Zeppellini, Vicot et leurs hommes de terrain. Paris Football Club
entame sa saison par une défaite à domicile contre Valenciennes
(0-2) et dérouille à Furiani face à Bastia (1-5) avant de se faire
corriger à Nancy sur le même score. Au soir de la 4ème journée,
P.F.C pointe à la dernière place (1 point obtenu contre Lyon au
Parc). La victoire contre Marseille (2-1, 5ème journée) et le nul
obtenu lors du derby au Parc (2-2, 6ème journée) chassent un temps
les nuages au-dessus du ciel parisien. Mais le départ catastrophique
du club, et la bataille en coulisses, plombent l'ardeur des hommes de
Vicot. Purée de purée, le P.F.C n'arrive pas enchaîner les bonnes
performances hormis à l'automne, où il aligne trois victoires
consécutives (3-0 contre Nice, 16ème journée ; 2-1 à
Bordeaux, 17ème journée et encore 3-0 contre Angers ; 18ème
journée). A mi-championnat, le club flirte avec la place de
barragiste (17ème) et se laisse griser dans la seconde partie. Le
Yougoslave Zlataric et Mariot quittent le navire pendant la trêve
hivernale, l'un à Lens et l'autre à Nice. Le torchon brûle
d'autant que la défense n'est pas à la hauteur d'une équipe de
haut niveau, pilonnée par les attaques adverses (2-4 à Lille, 0-6 à
Saint-Etienne, 1-5 à Laval, 1-7 contre Monaco au Parc, 1-5 à Metz,
0-5 à Nice). Une déroute complète, loin des promesses affichées
sur la vareuse.
PARIS F.C 1978-79
(vs Lille à gauche et PSG à droite).
Le Paris Football Club termine finalement son championnat à une très
modeste 19ème place au classement, à égalité de points avec
Valenciennes (28), malgré une timide réaction en fin de saison,
notamment grâce aux efforts de Beltramini, meilleur buteur du club
avec 14 réalisations. Battu à la différence de buts par l'U.S.V.A,
P.F.C file droit à l'étage inférieur. Or, le F.C Gueugnon,
vainqueur du groupe A en D.II, refuse la montée. Le Paris Football
Club est ainsi repêché pour jouer les barrages et sa survie dans
l'élite contre le R.C Lens (2ème du groupe B). Deux matches
aller-retour à couteaux tirés (0-0, 0-0) qui se soldent par la
victoire des Ch'tis aux tirs au but (3-2). P.F.C retourne ainsi à
l'anonymat, mais ça il en avait l'habitude en évoluant à domicile
avec des affluences confidentielles (à peine 3.000 spectateurs lors
de certaines rencontres). Vraiment loin d'être Europe numéro 1
cette histoire.
PARIS F.C 1978-79
(vs U.S.V.A)
Debout : Amorfini, Justier, Eo, Cenzato, Laachi, Tignard.
Accroupis : Zlataric, Smerecki, B. Lech, Barrientos, Mariot.
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