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SO FASHION. Laurent Paganelli.

Laurent Paganelli en toute décontraction à la MJC.

Laurent Paganelli a 15 ans. Et si tu l'crois pas, t'ar ta gueule à la récré. Ou plutôt à la sortie de la MJC d'Avignon, où le p'tit Paga a réalisé ses premiers exploits sur le pré avec la section football dirigée par le président Bazalgette. Un patron bon pied bon œil qui use de la formule pour justifier son action. « Le sport conduit souvent à la culture, la culture plus rarement au sport » a coutume de dire le taulier de la boutique que le jeune prodige connaît comme sa poche, pour y avoir user ses fonds de culotte et arpenter les locaux pour se rendre au siège du club. Un club vraiment pas comme les autres pour le petit poucet blond comme les blés. « La section foot de la maison des jeunes d'Avignon, entonne Paga sur l'air des lampions, c'est formidable. Il n' y a que des équipes de jeunes, jusqu'aux juniors, et pas d'équipes seniors. Et tous, dirigeants, entraîneurs, joueurs, parents, forment un groupe très soudé au sein duquel on s'aide et on se réunit pour prendre les décisions. Chacun peut donner son avis. » Une sorte de démocratie corinthiane appliquée à la méthode avignonnaise, et une vision socialiste du football que Paga épouse dans toute sa coolitude adolescente, la moustache naissante pour exprimer un début de virilité masculine. Ou bien est-ce un signe de protestation, car il règne à la maison des jeunes d'Avignon un esprit de gauche contestataire ? D'ailleurs, l'équipe est entraînée par un certain René Blum. Ça ne s'invente pas !

Laurent Paganelli lors de son dernier match avec la MJC d'Avignon (1978).

SO FASHION. Luis Fernandez.

Luis Fernandez 007.

Pour la saison 1985-86, c'est décidé, Luis Fernandez change de look et d'attitude sur le terrain. Fini Luis-le-roublard, toujours à chatouiller les chevilles de l'adversaire et user de son influence sur l'arbitre avec sa gouaille légendaire, le milieu parisien pose désormais en costume trois-pièces et veut se racheter une conduite comme il le confie à son interlocuteur sans nom, le célèbre Thierry Roland : « C'est vrai que cette année, je me suis dit qu'il fallait changer le style Fernandez, concède le Titi des Minguettes. Voir ce qui n'allait pas, et faire ce qu'il fallait pour que cela aille mieux afin que je donne une autre image de moi-même sur le terrain ».

Ce travail introspectif, Luis le doit à l'arrivée de Gérard Houllier, l'ancien prof d'Anglais, dans la Capitale. Malgré son flegme britannique, l'ex-entraîneur lensois ne badine pas avec la discipline : « On a parlé ensemble, il m'a fait remarquer ce qui était bien, ce qui l'était moins, ce que devait être mon rôle cette saison, ce que je devais apporter à l'équipe ». En gros, le nouveau coach parisien colle la pression à son joueur et lui confie le brassard afin que ce dernier « montre l'exemple sur le terrain ». Houllier, comme la plupart des observateurs, ont en effet encore en mémoire les frasques du joueur parisien à la fin de la saison précédente, et notamment son numéro lors d'une demi-finale de coupe de France contre Toulouse. « Bon, c'est vrai, ce soir-là j'ai un peu exagéré, reconnaît le nouveau capitaine du PSG. Mais nous en avions tous gros sur la patate comme on dit [au match aller au Stadium, PSG s'incline 2-0 avant de combler son retard au Parc et s'imposer aux tirs aux buts au retour dans une ambiance sur-chauffée]. J'en ai fait un peu trop et suis le premier à le reconnaître ». Faute avouée, n'est-ce pas, toujours est-il que Paris enchaîne les victoires sous l'ère Houllier et fait la course en tête en championnat.

PSG remporte son premier titre à la fin de la saison mais Luis a déjà l'esprit tourné vers l'avenir : « Je pense à ce qui vient demain, chuchote l'international, des projets plein la caboche. Et de ce côté-là aussi, je pense que j'ai changé... » De club en fait, puisque Luis passe dans le camp d'en face en signant au Matra Racing dans la foulée du premier titre parisien. Il devient alors le joueur le mieux payé du championnat. Luis-la-colle se transforme en gentleman mi-Scarface mi-businessman. Avant la chute avec son nouveau club.

SO FASHION. Dettmar Cramer.

Napoléon à l'Olympiastadion.

« ich bin Napoléon et che fous emmerde !!! ». Reconnu pour son travail méticuleux, c'est pas pour rien qu'on le surnomme le « professeur du football » de l'autre côté du Rhin, et grâce aux nombreux titres qui figurent à son palmarès (dont le doublé en C1 1975 et 76), Dettmar Cramer endosse le costume d'empereur au mitan des 70's. Un titre acquis grâce à la domination du Bayern lors de ses campagnes européennes, sous les ordres d'un homme à poigne qui n'hésite pas à bousculer ses troupes. « Je vais te botter le cul jusqu'à ce que tu deviennes international » s'adresse t-il ainsi au jeune Karl-Heinz Rummenigge, dix-huit ans tout mouillé à l'époque. De quoi impressionner même le plus robuste des attaquants teutons, malgré la taille du petit nerveux qui ne mégote pas sur la discipline et la rigueur du haut de son mètre soixante-cinq. Guère plus grand que son maître qui culminait à 1m68. Pour tourner en dérision la taille du technicien allemand, Sepp Maïer prît pour habitude d'appeler son coach « mon mètre ». Un vrai pince-sans-rire ce Maïer.

SO FASHION. Yves Triantafilos et Romain Arghirudis.

Triantafilos et Arghirudis à Greeceland.

Yves Triantafilos et Romain Arghirudis n'ont pas attendu le message lancé par Jean Schultheis. « Va te faire voir chez les Grecs » clamait, comme une confidence et devant son piano, la Marie-Paule Belle à moustache à la fin des années 80 sans se douter une seconde de la crise qui s'abattrait sur le pays trente ans plus tard. Dès 1971, « Tintin » et Romain débarquent au Pirée et tentent l'aventure du football en Grèce. Un pari osé pour nos deux exilés qui découvrent, outre leur nouveau club Olympiakos, d'autres mœurs et une autre culture tout en serrant les fesses. On a beau avoir de lointaines origines avec son pays d'accueil mais sait-on jamais avec le bizutage infligé aux nouvelles recrues. Finalement, « Tintin » reste trois saisons au club (jusqu'en 1974) avant de rejoindre les « Verts » où on le surnommera couramment « Le Grec », un an de plus que son coéquipier qui retrouve le R.C Lens à l'été 73. Tous deux jouissent d'ailleurs d'une bonne côte de popularité et laissent un bon souvenir aux supporters locaux grâce à leurs performances sur le pré. Du « shogun tonight » tous les week-ends bien avant l'arrivée des Ch'tis et que la France ne découvre Michel et ses Platinistes. La Grèce et Le Pirée vibraient alors pour le duo Tintin-Romain et ses Platonistes. Une autre philosophie du jeu en quelque sorte.

SO FASHION. Bernard Lacombe.


Dans les années 70, le papier peint s'invite dans tous les foyers français. Sur les choix, c'est à chacun son style et au bon goût des familles. Chez les Lacombe, on nage visiblement en plein psychédélisme flower-power... et un pull-over rouge à la Gilles Perrault pour « Nanard ». Des fleurs et des éléphants dans la chambre du nouveau-né ! Bernard Lacombe a trouvé l'inspiration dans son univers baba-cool et bohème, le fruit (acidulé) de sa première passion pour le dessin dont il voulait embrasser la profession plus jeune. Mais bon, le football est passé par-là. D'ailleurs « Nanard » nous le rappelle en accrochant un poster des « lutins lyonnais » dans la chambre du gamin. « Encore un effet psychédélique, poupée » d'après l'avis de Thierry Hazard, le chanteur french-pop 100% (drogue) synthétique pour le coup et pris par la danse de Saint-Guy. En fait, il danse le Jerk. Et Lacombe... in the Sky with Diamonds. L'influence venue d'Outre-Manche (de pull) et des psychotropes. Depuis Chelsea, Eden Hazard n'a pas voulu s'exprimer, tiens donc.

SO FASHION. Albert Poli et Jean-Marc Guillou.

Albert Poli et Jean-Marc Guillou. La classe debout...

A Angers, ils sont les « jumeaux du SCO ». Albert Poli et Jean-Marc Guillou forme un duo inséparable au milieu du terrain et dans la vie. Unis comme les doigts de la main. Une paire tellement fusionnelle « qu'ils arrivent même à se ressembler physiquement », selon l'ancien gardien du SCO Robert Devis. « Mais attention, tient à nuancer Jean-Marc Guillou, nous n'entendons pas former un quelconque clan dans l'équipe. Nous formons un tandem peut-être mais pas une faction ». Voilà pour les détracteurs qui voient d'un mauvais œil la complicité entre les deux hommes qui partagent beaucoup ensemble. Partenaires de bridge, souvent fourrés les uns chez les autres, Albert et Jean-Marc cultivent aussi leur jardin en tandem, mutualisent les dépenses pour les sorties culturelles - ils sont tous les deux dingues de Jean Yanne - ou les vacances qu'ils passent en tribu, avec les femmes et les gosses. Poli-Guillou, c'est un couple, l'union sacrée. Un peu comme le duo Bebel-Delon à l'écran mais adapté pour le rectangle vert, comme Starsky et Hutch, Holmès et Yoyo ou David et Jonathan. L'un ne va pas sans l'autre. Mieux, l'un n'est rien sans l'autre. Comme Mark sans Spencer ou H sans M. Des enseignes qu'ils ont l'air de fréquenter presque main dans la main à l'heure du shopping, et sans gonzesse pour intervenir sur la couleur du caleçon. Un beau roman d'amitié qui prend parfois une filiation mafieuse. « Lorsque Poli me présente un de ses amis, concède Jean-Marc Guillou en imitant Vito Corleone, il devient immédiatement mon ami ». Mais tout à une fin. En 2008, le joueur français de l'année 1975 perd une pièce à son costume. Albert Poli décède d'un cancer, laissant Guillou seul avec ses souvenirs et de vieilles photos de mode un peu jaunies.

... et assis sur le canapé.

SO FASHION. Paris SG au saloon.


C'est un peu le Far West du côté de St Germain en Laye à la fin des eighties. D'un point de vue géographique par rapport à Paris et du Parc des Princes d'abord, mais aussi parce que le centre d'entraînement du PSG - le Camp des Loges - situé dans la petite bourgade tranquille des Yvelines, voit débarquer par un beau matin d'hiver les 7 mercenaires parisiens au café du coin. Défenseurs de la veuve et de l'orphelin dans la vie, nos cowboys justiciers sont aussi le dernier rempart sur le pré. Colt sur la table et cartes en mains, l'arrière garde du PSG (de gauche à droite: Sène, Bibard, Polaniok, Bats, Tanasi, Pilorget et Jeannol) est l'ultime solution en cas de pépin, prête à défendre sa surface, transformée parfois en Fort Alamo à cette époque où tout ne roule(tte) russe pas toujours pour le club de la Capitale.

SO FASHION. Patrice Martin, coul-igan tendance.


Le petit bonhomme qui ressemble à E.T sous sa capuche, c'est Patrice Martin, le champion français de ski nautique qui en pince pour le foot, la mode et les couleurs flashy. Supporter des Canaris depuis son plus jeune âge, été comme hiver, sa maison c'est bien évidemment le F.C Nantes et les travées du stade Marcel Saupin. Le roi de la figure adopte ainsi le look de circonstance et les dernières créations de son club. Coule et fun. Notre petit poussin est en tous cas bien équipé pour renter chez lui le soir après les rencontres en nocturne. La sécurité avant tout.

SO FASHION. Johan Cruyff.


Johan Cruyff a plutôt bon teint en tenue de ville. Un mec classe qui tient à son image même en dehors des terrains. Cheveux longs, dégaine d'étudiant branché, le numéro 14 de la sélection hollandaise savoure ainsi un petit moment de détente au bistrot en jouant au billard. Une bonne manière de se vider la tête et gérer le stress des grandes rencontre internationales. Pas toujours en fait, car balle au pied ou la queue entre les mains, le « Flyng Dutchman » garde en esprit ses fondamentaux et se concentre sur sa spécialité : l'effet rétro.

SO FASHION. Yves Triantafilos et Robert Gadocha.


Un Grec et un Polonais qui déambulent côte à côte en causant du pays, ça ne court pas trop les rues à Nantes. Les supporters des Canaris ont pourtant l'occasion de croiser ce sympathique duo multicolore deux saisons durant (1975-77) du côté de Saupin. Faut dire que nos Starsky et Hutch de la Loire ont mis le paquet sur le mélange des couleurs. Comme les nouveaux chevaliers au grand cœur, le binôme nantais n'a peur de rien et se distingue par deux caractères bien différents: le mec cool et funky - Paul Michael Glaser - incarné ici par Yves Triantafilos, et le blondinet dragueur - David Soul à l'écran - repris par Robert Gadocha pour les besoins de la photo. L'ancien stéphanois rayonne avec un blouson mi-sportswear mi-Huggy les bons tuyaux, alors que son compère de l'Est, plus sobre, opte pour le look ouvrier-syndicaliste Solidarnosc. Un choc des cultures en quelque sorte. Tous les goûts sont dans la nature. A Nantes, c'est du côté du centre d'entraînement du FCN que l'on trouve la plus belle variété de spécimens.

SO FASHION. Dominique Baratelli.


Dominique Baratelli a t-il intégré le show Holiday on Nice ? Pas exactement. En fait le portier niçois est un grand amateur de hockey et profite de son temps libre pour glisser sur la patinoire. Un vrai sportif dans l'âme qui dévoile ses goûts pour les sports d'hiver, sans prendre de gants ni redouter la mise en échec. L'occasion de prendre les patins du gardien international : « OK, la Côte d'Azur n'est pas l'endroit le plus propice à l'émancipation des sports de glace. Mais à Nice, on est à un vol d'Aiglons de Cannes et son palet du festival. Un avantage pour l'amateur que je suis ». Visiblement, Doumé manipule aussi bien la crosse que le sens de l'humour. Sans casque en prime pour éviter les mauvaises chutes.

SO FASHION. Jean-Pierre Dogliani.


L'homme qui prend la pose en Monsieur de Fursac, c'est le regretté Jean-Pierre Dogliani. L'ancien Marseillais passé par Angers, Bastia et Monaco, rejoint Paris SG au début de la saison 1973-74. Le club de la Capitale dirigé par le « gang des chemises roses » et son président Daniel Hechter affiche ses ambitions: la montée en D.I avant de parader sur le podium de l'élite. Pour cela, le couturier qui rêve d'une grande équipe à Paris recrute parmi les meilleurs du joueurs du championnat, dont le néo-capitaine parisien, chef de file de sa collection d'été très à l'aise dans ses bottines, qui prend à cœur son rôle de leader sur le terrain non sans humour : « Le public parisien est difficile. Parfois versatile et souvent Versace. Mais je ne suis pas là pour me faire tailler un short ». Un clin d'œil au concepteur du maillot parisien qui n'oublie pas que sur tous les stades de Province, ses joueurs ont pris l'habitude de se faire tailler un costard par un public hostile.

SO FASHION. Universitatea Craiova.


F.C UNIVERSITATEA CRAIOVA 1974-75.
En haut : Balan, Deselnicu, Boc, Nicolescu, Marcu, Oprea.
Au milieu : Finculescu (doc.), Manta, Ivan, Strimbeanu, Cernaianu (ent.), Stefanescu.
En bas : Oblemenco, Velea, Nita, Taralunga (ent. adj.), Balaci, Berneanu.

Les modèles qui posent en Gaultier du Danube ? Des jeunes gars de FC Universitatea Craiova, l'équipe des étudiants (branchés) roumains qui contestent la suprématie des clubs de Bucarest - Dinamo et Steaua - dirigés par la police et l'armée. Une révolution en marche et un vent de contestation vestimentaire entamés au mitan des seventies quand les universitaires renversent l'ordre établi et s'emparent du titre (1974). C'est la victoire de la jeunesse contre le pouvoir en place. Universitatea Craoiva décroche le premier trophée de son histoire. L'occasion pour nos jeunes champions de présenter la nouvelle collection du club pour la campagne suivante et offrir aux supporters un panel de tenues variées et décontractées. Le souffle glam et coloré qui apporte un brin de fraîcheur à l'intérieur d'un pays strict et gris comme l'uniforme de la Securitate.

SO FASHION. Charles Orlanducci.


Pour les supporters du Sporting, Charles Orlanducci, c'est le « Lion de Vescovato ». Un surnom que le défenseur corse doit à ses origines et ses célèbres montées rageuses à la Piazza, balle au pied et crinière au vent. Chef de troupe dans la savane de Furiani, c'est dans son village natal (à une vingtaine de kms de Bastia) que Charly aime se ressourcer et trouver le repos, à déambuler tranquillement à travers les ruelles pittoresques de sa petite bourgade. L'occasion de participer aussi à la fête communale annuelle et tester l'effet de ses nouveaux habits sur les filles du coin. Un effet plutôt bœuf visiblement à voir comme il porte le cuir, gonflé comme un ballon à l'idée d'aller au bal et danser un tango corse avec une éventuelle prétendante.

SO FASHION. Un couple au vert.


En 76, la mode est au vert. La 2 CV, tout ça, et le t-shirt sous-pull idéal pour (allez) l'hiver et les amoureux transis par le froid.
- « Allez ma Sylvie, tu viens, j't'emmène au dancing ce soir ».
- « Oh oui mon Johnny Rep. Tu es si beau avec ton costume de scène ».
- « Ah que tu t'es gourée d'époque ma jolie. Pas grave. Mais mon préféré, c'est quand même Jacques Santini. Et Synaeghel aussi. Il me rappelle une chanson que j'aimais bien chanter à la Grande Parade. Quoi, qu'est-ce qu'elle a ma Synaeghel ? »
Pour le coup, c'est Monty qui va tirer la tronche.

SO FASHION. Nancy on ice.

En hiver, les Bronzés ne font pas que du ski.

Le hockey, c'est bath! C'est en tous cas ce que semble se dire les Nancéiens Moutier, Rouyer, Rubio et Jeannol (de gauche à droite sur la photo) qui profitent de la trêve hivernale pour taquiner le palet sur la patinoire de l'Alpe d'Huez. Platoche, au centre, préfère rester en retrait. Peut-être qu'il est sur un coup (franc). Après un bon vin chaud, demain les gars, c'est l'ascension de la montée aux 21 virages avec Thierry Roland dans les roues. Il n'y a jamais de petit vainqueur au sommet de l'Alpe.

SO FASHION. Johnny Rep et les artificiers bastiais.


Saison 1977-78. Johnny Rep et Jean-François Larios (François Félix, Pierrick Hiard et Franceschetti à l'arrière plan) montent la garde sur les hauteurs de Bastia, et le Sporting se prépare à mettre le feu aux poudres en menant une campagne victorieuse à travers l'Europe. De Lisbonne à Newcastle, en passant par Turin, Iéna et Zürich, l'armée corse parée du célèbre maillot à la tête de Maure livre des batailles héroïques sur tous les fronts. Une aventure qui se termine malheureusement en bérézina pour les hommes de Cahuzac, battus en finale par le PSV Eindhoven. Une douche froide au Philips stadion (0-3) après un match aller (0-0) bien arrosé sous la pluie battante de Furiani et sa pelouse marécageuse. La bataille de trop pour des Bastiais qui ont bien mérité de porter l'uniforme du boutefeu, et boire un canon pour le coup en l'honneur de leur exploit.

SO FASHION. Jean Petit.


« Je tiens à conserver une certaine indépendance, une certaine liberté de mouvements. Comme sur le terrain en somme ! »
Et Jean Petit de joindre le geste à la parole en gravissant les marches quatre à quatre, comme Rocky Balboa avant son combat contre Apollo Creed. Une attitude positive pour les dirigeants monégasques qui ne tarissent pas d'éloges sur le capitaine un peu lutin de l'ASM :
- « Jeannot est un chien fou à la ville comme sur le pré. Toujours à courir partout après la balle. Un vrai milieu relayeur qui n'oublie pas aussi de rendre service à ses partenaires qui oublient tout le temps un truc à la maison ou dans leur voiture. Jeannot court, grimpe, saute, et vole aussi parfois. C'est un vrai héros local même s'il ne porte pas de cape. Et pourtant, il est international ».
Un super-héros discret qui aime mettre en pratique le proverbe du coin, le pantalon extra-large au vent. A Monaco comme partout ailleurs en effet, on a toujours besoin d'un Jean Petit chez soi.

SO FASHION. Sepp Maïer.

« Sepp est de ces hommes venus au monde pour faire rire les autres. Je ne saurais plus envisager l'existence sans toutes les situations comiques qu'il crée au fil des jours ». Pour un peu, Mme Maïer retomberait presque amoureuse une deuxième fois en évoquant son gardien de mari Sepp. Der Katze - c'est son surnom au Bayern et c'est pas pour rien - est en effet un chat (dans les cages, ça fait bizarre). Comme lui, il a quelques vies pour profiter. En abusant du ron-ron épicé visiblement si l'on se réfère au cliché. Sepp Maïer, d'ordinaire si coincé dans sa surface, enlève le balai après les matches pour endosser le costume de comique-troupier. Une position dans sa vie privée qu'il explique par un long dégagement en touche, un brin mystérieux : « Le gardien est toujours le dernier d'une équipe. Et le dernier est toujours l'idiot du village. Derrière lui, hurlent les loups ». De Wolverhampton? Mais Maïer reste de marbre, préoccupé par son poignard et le ballon pour son dernier tour en date. Le rôle du calife. Un personnage à la mesure du gardien bavarois, indétrônable au poste de joyeux luron, dont les facéties sont honorées depuis par Ribéry dans un esprit un peu plus franchouillard. Oliver Kahn a essayé aussi mais c'était moins drôle.

SO FASHION. Hugo Gatti.


« Ma connardo, tou veux pas attendre que yé fini dé mé coiffer ». Pas toujours évident de parer aux sollicitations de la presse, surtout quand elle s'incruste dans l'intimité des vestiaires. Hugo Gatti en fait l'amère expérience après une soirée à garder les bois et plonger dans la boue. Au sortir de la douche, le gardien argentin prend le temps de panser ses plaies et pousse jusqu'à la coquetterie sur les soins de la tignasse, avant d'être débordé sur les ailes par un chroniqueur sportif et son photographe. Un cliché au parfum de publicité pour du shampooing à la camomille. La longue crinière, le bandeau sur le front en match, Björn Borg represent, tout ça... le sèche-cheveux. Très glamour et vendeur. Et le slogan ? Hugo Gatti, un dur à cuire... mais chevelu ! Mouais bon, c'est un footballeur après tout. « Pas terrible pour soigner l'image » s'indigne Hugo en se grattant la tête. Les pellicules sans doute.

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