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MAILLOT DE LEGENDE. Danemark 1986.
Un à zéro contre l'Écosse, six à un contre
l'Uruguay et deux-zéros contre la RFA, la sélection danoise démarre le
mondial mexicain en trombe. Pour une première participation à un
coupe du Monde, c'est un départ en fanfare. Trop rapide peut-être.
Au premier virage, le Danemark se crashe contre l'Espagne. Un choc
terrible et le coup du lapin fatal. Les hommes de Sepp Piontek sont
éliminés en 1/8èmes, balayés par la tornade espagnole et un
Butragueño touché par la classe ce jour-là. Un quadruplé et une
gifle (5-1). Le vautour (« El Buitre ») a terrassé
le « Bison » Preben Elkjaer-Larsen. La douche
froide pour une équipe qui aura apporté une bonne dose d'air frais
durant le premier tour de ce mondial écrasé par le soleil du
Mexique. Michael Laudrup, Jesper Olsen, Franck Arnesen, un croisé
entre Mick Jagger et Dennis Lyxzén, émerveillent les commentateurs
sous leur maillot vanille-fraise. Le Danemark, c'est du dessert.
Comme la Suède en 74, la formation scandinave jouit aussi d'une
grosse côte de popularité auprès du public local. Parce qu'ils
sont beaux, sympas et qu'ils boivent des caisses de Corona. Des bons
mecs en somme, avec un jeu Tequila frappée sur la pelouse. Sans
calcul ni pression (enfin si). C'est avec le même état d'esprit
qu'ils remporteront l'Euro six ans plus tard.
Preben Elkjaer Larsen avec le second jeu de maillot.
SUEDE 1974.
SUEDE - WM 74 -
En haut :
staff technique et dirigeants.
5ème rang :
Ove Grahn, Örjan Persson, Ralf Edström, Clas Crönqvist, dirigeant.
4ème rang :
dirigeant, Björn Nordqvist, Georg Ericson (sél.), dirigeant,
dirigeant.
3ème rang :
Kent Karlsson, Ronnie Hellström, Sven Lindman, Sven-Gunnar Larsson,
Roland Grip.
2ème rang :
Bo Larsson, Inge Ejderstedt, Conny Torstensson, Ove Kindvall, Göran
Hagberg.
En bas :
Jörgen Augustsson, Jan Olsson, Benno Magnusson, Björn Andersson,
Roland Sandberg, Thomas Ahlström.
WAGs RETRO. Ronnie Hellström et sa groupie.
Ronnie & Cher (ou presque).
La vie de
footballeur a vraiment du bon. Surtout quand on a une gueule de
rock-star, un physique d'Apollon (1m92 et 84 kg) et de la
conversation en prime. Le grand gaillard blondinet, élu meilleur
joueur à son poste lors du WM '74 et quadruple lauréat au titre de
meilleur gardien de but de l'année (1974, 77, 78 et 79), c'est
Ronnie Hellström. Exilé à Kaiserslautern après la coupe du Monde
en Allemagne, l'international suédois profite de sa nouvelle
notoriété (et sans prendre de gants) pour poser en galante
compagnie juste avant de partir en tournée avec le rock'n'roll band
scandinave qualifié pour le mundial argentin. Au programme du
Argentina tour '78 et de son leader highway to hell : du sexe, des
rouflaquettes et de la musique du diable. Un cocktail explosif et de quoi voir les groupies s'agripper au cou du portier moustachu également
courtisé par les sirènes de la « Big Apple ».
Avant son départ pour Buenos Aires, New-York Cosmos fait du gringue
au gardien suédois qui, selon lui, surfe trop sur la vague disco.
Ronnie, c'est the great rock'n'roll Sweden. Du coup il reste en
Allemagne tâter de la Berthe, du hard-rock teuton en fond sonore et sur la playlist de son baladeur.MAILLOT DE LEGENDE. Malmö FF.
Depuis sa création en 1910, Malmö
Fotbollförening a déjà goûté au succès - 7 titres nationaux et
6 coupes - mais c'est à partir de 1970 que l'équipe au maillot bleu
ciel et blanc connaît sa meilleure période. Une décennie
triomphale entamée sous l'ère d'Antonio Durán (1964-71), un ancien
de l'Atlético Madrid, qui laisse par la suite les commandes du club
à l'Anglais Bob Houghton (1974) après un court passage du Suédois
Karl-Erik Hult (1972-73). Durant cette période dorée, Malmö
enchaîne les couronnes nationales - champion 1970, 71, 74, 75 et 77
- et les coupes de champagne locales - vainqueur en 1973, 74,
75, 78 et 1980. Di blåe, les bleus, dominent alors le football
suédois et signent leur plus bel exploit en coupe d'Europe des clubs
champions. Le sorcier britannique mène son équipe jusqu'à la
finale de la C1 contre Nottingham Forest au cours de la saison
1978-79, éliminant au passage Monaco, Dynamo Kiev, Wisla Cracovie et
Austria Vienne. Battu à Münich (0-1), Malmö obtient tout de même
la récompense de l'exploit sportif de l'année en Suède - aucune
équipe du pays n'a atteint ce niveau de compétition depuis la
création de la coupe d'Europe - et le droit de défier Club Olimpia
(Uruguay) en finale de la coupe intercontinentale, les Anglais ayant
décliné l'invitation. Une nouvelle défaite (0-1/1-2) qui entame
peut-être le moral de Bob Houghton qui part l'année suivante (1980)
et laisse des joueurs, recrutés à 60 km à la ronde, orphelins sur
le terrain. A cette date, Malmö FF rentre peu à peu dans le rang et
perd sa place en haut de la hiérarchie du football suédois malgré
de nouveaux titres et des joueurs emblématiques comme Stefan Schwarz,
Jonas Thern, Martin Dahlin et Zlatan Ibrahimovic.
MALMÖ FF 1978-79.
Debout: Houghton (ent.), Larsson B., Kristensson, Möller, Ljungberg, Hansson, Larsson T., Jönsson (pdt).
Assis: Andersson R., Andersson M., Andersson T., Malmberg, Erlandsson, Sjöberg, Andersson Roy.
MALMÖ FF 1977-78.
MALMÖ FF 1978-79.
Debout: Houghton (ent.), Larsson B., Kristensson, Möller, Ljungberg, Hansson, Larsson T., Jönsson (pdt).
Assis: Andersson R., Andersson M., Andersson T., Malmberg, Erlandsson, Sjöberg, Andersson Roy.
MALMÖ FF 1977-78.
ALLAN SIMONSEN. Ballon d'or 1977.
Allan Simonsen a trouvé un ballon à sa taille.
Allan Simonsen se fait une place parmi
les grands à la fin de l'année 1977. Du haut de ses 165cm, le petit
ailier danois remporte la course au ballon d'or devant Keegan et
Platini. Une lutte indécise et serrée jusqu'au bout. Le lutin de
Mönchengladbach est élu avec 74 points, contre 71 au lilliputien de
Liverpool et 70 au Nancéien. Un trio qui se détache d'une meute de
prétendants relégués à plusieurs longueurs, Bettega (4ème)
obtient 39 points, Cruyff 23 et Fisher 21. Les autres poursuivants
(Nyilasi, Rensenbrink et Georgescu) étant définitivement largués.
Un titre de meilleur footballeur européen de l'année qui récompense
les excellents résultats obtenus avec Borussia MönchenGladbach, l'équipe
la plus romantique de la Bundesliga des 70's. Depuis son arrivée en
Allemagne, Simonsen collectionne les trophées - championnat
d'Allemagne (1975, 76 et 77), la coupe (1973) et supercoupe
d'Allemagne (1976) et une coupe UEFA (1975) - mais rate la dernière
marche en finale de la coupe des clubs champions contre Liverpool
(1977). A Rome, le Danois marque mais les Anglais sont plus forts
(1-3). Une défaite amère qui ne plombe pas la décision des
journalistes. Simonsen devance d'une semelle le King de Liverpool. Et
Platoche peut attendre encore un peu. 1983. L'année du premier sacre
pour le Français de Turin. A cette époque, Simonsen apparaît de
nouveau sur le podium, sur la dernière marche à 31 ans.
Ouais j'ai gagné !
- LE BALLON D'OR 1977 EN DETAIL -
MAILLOT DE LEGENDE. Suède.
Le maillot jaune le plus destroy des seventies. Comme ça, sur le fond, il ressemble à une quelconque tunique. C'est du jaune quoi. L'arrivée du Tour. Tu tapines Hambourg, tout ça. Bashung. Alors acrylique ou coton, c'est idem. Tandem. Sur la forme, les Hellström, Edström, Sandberg et les roadies du team suédois méritent la plus haute marche du podium. Avec leurs rouflaquettes et leurs tignasses blondes, the great rock'n'roll Sweden actualise le football total des chevelus Hollandais bohèmes. WM 74. Allemagne. La période psyché des Flying Dutchmen qui survolent la compète mais battus par une Mannschaft pas très glamour. Une horde de scandinaves déglingués déferlent dans le pays. Look, attitude. Tout est cool chez eux. C'est Alice Cooper en short qui tripote la balle avec Bolan, Slade et les New York Dolls. L'antithèse des hippies bataves shootés aux drogues douces. Les Vikings empruntent au glam-rock et se gavent de pilules de speed. Du football total hard-rock à l'ambiance électrique comme leurs tifs après la pluie. Déclarée équipe la plus sympa du tournoi selon la légende - leurs chambres d'hôtel sont bien rangées et les groupies en raffolent. La plus branchée aussi. Sur 100.000 volts. Highway to Hell...ström.
Ralf Edström. Cum on feel the noize !
ALLEMAGNE-SUEDE 1974. La volée de Ralf Edström
EN TOUCHE. La photo (pas très) finish de... Ronnie Hellström.
C'est Nono le petit robot l'ami d'Ulysse 31 ? " C'est ça, marrez-vous bande de gros connards. Hells bells ". Ronnie Hellström ne goûte pas à l'humour des potes qui le chambrent à l'hosto. Conséquence d'un méchant gadin dans les escaliers, une soirée arrosée avec des motards, un slam mal contrôlé au concert d'AC-DC. Peu importe. Résultat: des côtes félées, un bras en vrac et des vannes qui le laisse de marbre. " Comme une statue, hé, hé... oh purée j'dérouille ". Mal en point, Ronnie pratique quand même l'auto-dérision et devance ses partenaires qui essuient les plâtres pour le coup.
BIO EXPRESS DEGRADABLE. Henryk Agerbeck.
Henryk Agerbeck n'est pas spécialement une grande gueule mais il a pas mal bourlingué durant sa carrière. Né le 10 septembre 1956 à Frederiksberg, ses parents l'appellent Henryk Herbert pour emmerder leur monde et ne pas faire comme les autres. Avec un prénom pareil, on a du mal à l'imaginer courir sur le pré en short et en crampons. Et pourtant, Agerbeck ne fait pas la fine bouche avec le ballon rond. Très tôt, le blondinet intègre le centre de formation du KB Copenhague (1972-78) à 16 ans et effectue ses classes avec le club danois, gagnant au passage un titre de champion (1974) à la majorité. Casque d'or est sous la lumière et succombe au charme du Hertha Berlin (1978-80) qui l'embauche pour en faire un joueur de calibre international. Manque de bol, son départ pour l'Allemagne lui ferme les portes de la Sélection (4 capes). En réalité, au Hertha, Henryk bouffe des saucisses et frôle l'indigestion avec la Bundesliga, les grosses patates dans les buts et les mulets des défenseurs adverses. Pas trop esthétique.
L'attaquant danois à la tête de poussin franchît alors le Rhin et file jusqu'à l'autre bout de la France pour s'arrêter à Nantes (1980-83) chez les Canaris. Cui cui. Henryk glane un titre de champion (1983) et pond quelques perles (plutôt des œufs pour lui en l'occurrence) au fond des filets mais pas de canard. Des vrais avec des poteaux. Et des potes justement, il s'en fait de nouveaux quand il signe à Sochaux (1983-86) où il tâte la pogne velue de l'ouvrier de la Peuge. Chez les Lionceaux, l'ancien Canari commence à perdre des plumes. L'équipe bat de l'aile (c'est con pour des Lionceaux) et Henyk picore. Quelques buts à se mettre sous le bec(k) et Tintin , le surnom donné par les potes, se retrouve alors à Orléans (1986-88). Encore des gars en jaune pour le coup, mais plutôt l'ambiance ricard du football amateur (ou presque) que le maillot de leader du classement. C'est le temps des (vieux) copains, Jean-Luc Arribart, Viot, Janin, et de la D2. Les voyages à Quimper ou St-Dizier. La France des matches du dimanche matin sous la flotte. La Jacky Lemée Touch. Agerbeck se perd et se rapproche tout doucement de ses racines en échouant à Dunkerque à la fin des eighties (1988-92). Une Terre du Nord avec une drôle de langue aussi. C'est carnaval pour lui à l'heure de la retraite qu'il prend définitivement à Calais (1990-93) où la lumière de sa carrière s'éteint tout doucement au fond du tunnel.
L'attaquant danois à la tête de poussin franchît alors le Rhin et file jusqu'à l'autre bout de la France pour s'arrêter à Nantes (1980-83) chez les Canaris. Cui cui. Henryk glane un titre de champion (1983) et pond quelques perles (plutôt des œufs pour lui en l'occurrence) au fond des filets mais pas de canard. Des vrais avec des poteaux. Et des potes justement, il s'en fait de nouveaux quand il signe à Sochaux (1983-86) où il tâte la pogne velue de l'ouvrier de la Peuge. Chez les Lionceaux, l'ancien Canari commence à perdre des plumes. L'équipe bat de l'aile (c'est con pour des Lionceaux) et Henyk picore. Quelques buts à se mettre sous le bec(k) et Tintin , le surnom donné par les potes, se retrouve alors à Orléans (1986-88). Encore des gars en jaune pour le coup, mais plutôt l'ambiance ricard du football amateur (ou presque) que le maillot de leader du classement. C'est le temps des (vieux) copains, Jean-Luc Arribart, Viot, Janin, et de la D2. Les voyages à Quimper ou St-Dizier. La France des matches du dimanche matin sous la flotte. La Jacky Lemée Touch. Agerbeck se perd et se rapproche tout doucement de ses racines en échouant à Dunkerque à la fin des eighties (1988-92). Une Terre du Nord avec une drôle de langue aussi. C'est carnaval pour lui à l'heure de la retraite qu'il prend définitivement à Calais (1990-93) où la lumière de sa carrière s'éteint tout doucement au fond du tunnel.
- HENRYK AGERBECK EN PHOTOS -
U.S.O ORLEANS 1986-87.
En haut : Janin, Noël, Andevski, Léopoldès, Robert, Sesniac, Léoture, Viot.
Au milieu : Lemée (ent.), Hénault, Oliveira, Calasan, Girault (kiné), Trassard, Arribart, Hué, Hutel (ent. adj.).
Assis : Poucan, Gatoux, Solomenko, Thévenin (sponsor), Fousse (pdt), Préaud (dir. gén.), Boitard, Vinuesa, Agerbeck.
BIO EXPRESS DEGRADABLE. Frank Arnesen.
FRANK ARNESEN.
Né le 30 septembre 1956 à Copenhague (Danemark), Frank Arnesen aurait bien aimé être le chanteur des Rolling Stones. La place étant déjà prise - bah c'est pas bon Franky là - il décide de mener une carrière balle au pied plutôt que micro en main because « it's only football, but I like it » comme il prend l'habitude de dire à ses potes. Franky roule ainsi d'abord sa bosse (parce que les cailloux, il veut plus trop en entendre parler à cause de l'autre grande bouche) au Fremad Amager (1974-75) durant sa jeunesse menée à fond la caisse Richards. C'est la tournée des (petits) clubs avant celle des stades pour le jeune débutant vite repéré pour son jeu de scène et ses qualités de frontman (bon joueur de tête en Français) par les dirigeants de l'Ajax qui lui collent un deal de six ans (1975-81). Souvent placé en tête des hits en Hollande (3 titres de champion: 1977, 79, 80 et une coupe: 1979), le sosie de Mick Jagger décompresse en Espagne, au Valencia CF (1981-83) où il profite de ses royalties au pays des châteaux. Normal. Mais pas trop super au niveau de la motivation. Deux ans à glander sans décrocher un trophée, Franky tente de relancer sa carrière en Belgique, à Anderlecht (1983-85), où il regagne un peu la frite du côté de Bruxelles mais surtout grâce à la sélection danoise (52 capes) et son Euro 84 tour tonitruant, récidivant 2 ans plus tard au Mexique (1986) avec le même line-up ou à peu près. Mais toujours pas de titre pour le danish-performer qui, craignant la lose et l'oubli, décide de retourner aux Pays-Bas cherchant l'inspiration dans la fumée et le bon matos hi-fi du PSV Eindhoven (1985-88). Bonne pioche. Franky redevient number ouane (3 titres d'affilée: 1986, 87 et 88 et une coupe: 1988) mais termine sa carrière sur une fausse note. L'artiste loupe la finale de la C1 pour cause de blessure et regarde ses potes tenir le haut de l'affiche backstage. No satisfaction pour le coup.
Arnesen, Lerby, Simonsen et Elkjaer. Quatre garçons dans le vent.
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