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PRO CYCLING MANAGER. Vas-y Kéru.


En bon Breton qu'il est, Raymond Kéruzoré adore le vélo. Normal pour un pays qui a produit des champions tels que Jean Robic, Louison Bobet, Cyrille Guimard ou Bernard Hinault. « Je peux même dire que je suis dingue de vélo, insiste le footballeur maosiste au look de prof de sciences naturelles. Chaque fois que j'en ai la possibilité, je vais assister à une course cycliste. J'y éprouve toujours un énorme plaisir » concède Kéru incollable sur le palmarès du Blaireau et les exploits de ses compatriotes sur le Tour. Et de la passion pour la petite reine à la pratique, il n'y a qu'un pas que le natif de Châteauneuf-du-Faou n'hésite pas à franchir dès qu'il en a le loisir. « Lorsque je suis en vacances, je pratique évidemment avec beaucoup de plaisir ce sport qui est, en Bretagne, aussi populaire et aussi pratiqué que l'est le football » lâche notre cycliste amateur qui n'amuse pas la galerie, la tête dans le guidon et la casquette en arrière, attendant avec impatience le mois de juillet et la caravane de la Grande Boucle. « J'aime aussi le tennis, avoue aussi Raymond-le-flingueur, mais je n'ai pas tellement le temps d'en faire ».  Trop pris sans doute par la Ronde des Korrigans et les critériums locaux. Et puis le tennis on s'en fout, c'est pas le sujet.

NENAD BJEKOVIC vs BERNARD THEVENET.


NENAD BJEKOVIC vs BERNARD THEVENET.
Pas beaucoup de points communs entre les deux hommes hormis cette ressemblance physique un brin wock'n'woll fifties. Nous sommes au mitan des seventies et pourtant, Bernard Thévenet et Nenad Bjeković sont restés coincés à Bill Haley & his Comets ! La nostalgie des coupes gominées et soignées, les pattes bien taillées (attention à la boulette !) et wouap-dou-wouap, c'est twist à St-Tropez. Un vieux cliché en noir et blanc. Des couleurs qui semblent collées à la peau du cycliste bourguignon et du footballeur yougoslave. En version à damier pour le coureur de l'équipe Peugeot-Michelin, rayées pour le buteur du Partizan, et chacun milite pour sa spécialité avec de jolies batailles gagnées au passage. Le tour 75 devant Merkcx, à la pédale et profitant de la défaillance du Cannibale dans la montée sur Pra-Loup (15ème étape), peut-être la plus belle des victoires dans la carrière de Bernard Thévenet avec son titre de champion de France sur route (1973) et le doublé sur la Grande Boucle (1977). Des moments de gloire ternis par ces histoires de dopage à la cortisone et les blessures qui cassent les pattes du leader de la Peugeot. Une fin de parcours un peu chaotique. Presque la « chute à l'arrière » pour reprendre Polo-la-Science. C'est pareil pour le Serbe aux 22 sélections internationales. Auréolé d'un titre de champion avec son Partizan (1976), Nenad Bjeković opte dans la foulée pour le rayé de l'OGC Nice. « L'Aiglon de Lazarevo » comme le surnomme Nanard marque à la pelle... pour du beurre. Plus de 80 buts au total pour l'équipe niçoise et pas un bouquet au final. Les Azuréens évoluent dans le ventre mou du peloton et perdent même sur la ligne la coupe de France (1978). Nice manque de jambes et Nenad tire la langue puis sa révérence à 34 ans en bon vieux capitaine de route. C'était en 1981. La France voit la vie en rose. Sauf Nanard qui termine le Tour dans l'anonymat (37ème au général) et raccroche son vélo en fin d'année.

Nenad Bjeković sous le maillot du Partizan.

PRO CYCLING MANAGER. Mémoires en jaune avec Cyrille Guimard.


Cyrille Guimard aime le jaune. Avec ou sans glaçon. Porteur du maillot de leader pendant le Tour 72, c'est finalement en qualité de directeur sportif qu'il ramène le paletot à la maison. Sept victoires au total de 1976 à 84 avec Lucien Van Impe (1), Bernard Hinault (4) et Laurent Fignon (2). Quelques belles occasions pour l'ancien sprinteur de prendre une bonne musette et fanfaronner sur les Champs-Elysées, comme au printemps 79 à la veille du triomphe du « Blaireau », le second de sa carrière, dans la Grande Boucle. Breton de naissance, Cyrille Guimard supporte naturellement les Canaris et fête le succès de ses protégés en finale de la coupe de France aux dépens d'Auxerre. Enivré par cette victoire à l'usure face aux vaillants Bourguignons, le patron des « Renault-Gitane » se laisse aller à quelques confidences et revient sur sa jeunesse, son rapport au foot et au FC Nantes.

« Vers l'âge de 8 à 10 ans, j'ai commencé à jouer au football dans la cour de récréation, ensuite au patronage. J'ai joué jusqu'à l'âge de 15 ans dans une équipe de football en minimes et en cadets. Puis j'ai quitté le foot pour le cyclisme, mais j'ai toujours suivi le football et le FC Nantes en particulier, puisque je suis Nantais. J'ai eu la chance de connaître, ces dernières années, les professionnels et de m'intéresser de plus près encore au football ». Ainsi, la préparation des Henri Michel, Bertrand-Demanes, Pécout n'a aucun secret pour le sorcier du cyclisme français qui, après avoir raccroché le vélo, entretient sa forme sur le pré avec les copains du village. A la bonne franquette et dans la bonne humeur, cet état d'esprit qui caractérise le foot amateur et colle parfaitement à la peau du coursier: « Depuis que j'ai arrêté la compétition cycliste, je joue au football dans la localité où j'habite, Le Temple de Bretagne, concède le manager une main au volant de la R30, l'autre occupée par le porte-voix. Je joue surtout pour m'amuser, pour entretenir ma forme physique. C'est ce qui m'intéresse le plus ». Bon, pour la forme, Guimard ne tient pas non plus à se mettre trop dans le rouge puisqu'il avoue lui-même « jouer au poste de gardien de but ou milieu de terrain défensif ». Un rôle de capitaine de route en quelque sorte, ou d'un équipier de luxe aux petits oignons pour son leader et le collectif. La base de la réussite dans le foot et le cyclisme. Deux sports séparés cependant par des différences culturelles selon le septuple vainqueur d'étapes sur le Tour : « Les structures entre le football et le cyclisme sont totalement différentes. Les footballeurs vivent ensemble douze mois sur douze ou presque. Ils s'entraînent ensemble, jouent ensemble alors que les cyclistes s'entraînent individuellement, chacun pour soi. Les cyclistes ne se retrouvent que pour les compétitions. L'ambiance est donc totalement différente ». A chacun sa mentalité pour obtenir le meilleur résultat et viser pourquoi pas le podium. Mais pour l'ancien champion de France de cyclo-cross, le cyclisme souffre de carence en matière de formation, « elle est inexistante, tandis que toutes les équipes professionnelles abritent des écoles de football. Je suis admiratif devant l'organisation du football et je regrette profondément que le vélo soit laissé à l'abandon ». Peut-être une des raisons qui explique la dernière victoire française sur le Tour. Un succès qui remonte à 1985 avec Bernard Hinault alors à La Vie (et à l'eau) Claire. « Et allez Jaja » de s'époumoner le directeur sportif avant de coller Greg Lemond dans le fossé.

PRO CYCLING MANAGER. Jean-Mimi prépare son Tour de France.


Ça y est, le Tour de France 2012 est parti depuis samedi (30 juin) et la Grande Boucle délivrera son vainqueur sur les Champs-Elysées - une tradition qui dure depuis 1975 avec la consécration de Bernard Thévenet qui détrône le « Cannibale » Eddy Merckx et se fait remettre le maillot jaune par le président Giscard, celui-là même qui invite les « Verts » à descendre la plus belle avenue du Monde après l'échec de Glasgow un an plus tard - au terme des 21 étapes d'une 99ème édition assez ouverte en l'absence de quelques cadors (Andy Schleck, Alberto Contador ou bien Anthony c'est pas la vie de Charteau) pour raisons diverses (blessure, suspension, méforme, …). Après tout les absents ont toujours tort. C'est la raison pour laquelle Jean-Michel Larqué, les mains en haut du guidon, s'entraîne dure en période de trêve estivale. Pour éviter les coups de pompe - « à vélo, té c'est quoi ce mec ? » - Ah, Moscato fait son show - ou les tentations faciles. En effet, le Tour de France de Jean-Mimi, c'est une épreuve de 38 étapes aux quatre coins du pays: dans l'Enfer du Nord et ses stades pavés d'embûches (Lens, Lille, Valenciennes), des duels au sommet (des cols) où les favoris (Nantes, Bordeaux, Monaco voir l'OM) s'écharpent pour le paletot de leader, quelques étapes de transition (PSG parce que tout transite par la Capitale) ou dites de plaine (Troyes) pour lancer le sprint final et le chrono de fin de parcours afin de se placer au général. Le capitaine des Verts peaufine sa préparation sur les hauteurs du Forez, un rendez-vous pour les puncheurs, où non très loin de là les Lyonnais l'attendent à Gerland pour un derby musclé comme les cuisses d'un routier-sprinteur. Une arrivée où le régional de l'étape n'est pas toujours le bienvenu cependant. Le Stéphanois est fin prêt pour la saison. Souhaitons qu'il ne flanche pas en cours d'exercice, surtout quand on oublie de serrer les cales-pieds en plein effort. Un cruel manque de professionnalisme pour ce diplômé en éducation physique.

HOMONYMES OLYMPIQUES et destins (à tirs) croisés. Thierry Roland et Pierre Rolland.


THIERRY ROLAND vs PIERRE ROLLAND.
Thierry, Pierre. Pierre, Thierry. Deux prénoms pour un nom qui n'en est pas un. Roland. Comme Roland Marci dans « Poubelle la vie » sans l'accent méditerranéen. Mais revenons à nos moutons contaminés aux hormones. Thierry, c'est celui qui hurle comme un porc dans le micro alors que Pierre en chie la mort pour larguer Contador dans l'Alpe d'Huez. Un instant magique digne d'une finale de coupe du Monde. Tous les deux peuvent désormais partir tranquilles, ils ont atteint le sommet un jour de juillet. Et Thierry de fêter l'évènement autour d'une bonne cote de bœuf dans son resto préféré, chose que refuse catégoriquement Pierre s'il ne connaît pas la provenance de la viande ni de son interlocuteur, tout homonyme soit-il, d'autant que ce dernier continue de doper les audiences à chacune de ses prestations télévisées. « Maudite hématocrite » lance le maillot blanc à la cantonade en urinant dans son flacon. « Heu, la même chose que lui, hin, hin » de répondre le commentateur au teint rouge à pois blanc qui carbure au p'tit jaune et commence à rouler sous la table. « Hé, c'est pas de la Voeckler ça, hein mon Pierrot, hin, hin. D'ailleurs mon p'tit gars, quand est-ce que tu t'y mets toi au jaune ». Pierre a du mal à saisir la nuance et continue de s'entraîner fort tout en rêvant de podium et du paletot sur les Champs. « On pourrait faire une teuf comme en 98. Et l'autre Espingouin ne s'ra pas là en plus ». Toujours cette finesse qui ne quitte pas le leader des commentaires au 1er degré même si lui voit plus élevé en matière de vins et spiritueux. Et Pierre Roland de baisser la tête en cherchant la meilleure position aérodynamique, un vieux réflexe professionnel, un peu gêné par la prestation du journaliste et son schéma de jeu sans filet. « Tiens, c'est marrant comme ça, t'as vraiment l'air d'un coureur, hin, hin ». Pas tous les jours facile de porter le même nom et nier en bloc tout lien de parenté malheureux. « Et sinon mon p'tit Pierrot, Europcar, c'est l'objectif que vous vous êtes fixés en Champion's League cette saison? Perso, moi, ça s'ra un quart de rosé. Comme au Giro-nimo ». A cet instant, Pierre Roland emmène le 52x12 en direction du TGI pour entamer des démarches sur un éventuel changement d'identité. Son meilleur chrono à ce jour.

 Polo la Science, Thierry Roland, Pierre Fulla. One trip, one noise.

PRO CYCLING MANAGER. DE VLAEMINCK-ZIDANE. Rencontre au sommet (des monts des Flandres).

De Vlaeminck et Zidane départagés par la photo finish.
Le Zidane en question, c'est Djamel, deux coupes du Monde à son actif (1982 et 86) et 15 sélections avec les Fennecs. Une carrière bien plus modeste que l'ancien Galactique entamée à l'USM Alger avant de faire un petit détour par la France, à Corbeil-Essonnes, dans l'Enfer de la D.III. En région parisienne, Djamel Zidane n'a pas le temps de jouer au banlieusard, tête de iench et Americana aux pieds, puisqu'il atterrit à Eeklo (D.IV), au fin fond des Flandres à l'aube de la saison 1977-78. C'est à cette époque que l'international algérien rencontre Roger de Vlaeminck, quadruple vainqueur de Paris-Roubaix et quelques jolies classiques à son palmarès (Liège-Bastogne-Liège, Milan-San Remo, Tour des Fandres et de Lombardie...). L'occasion pour « Le Gitan », l'enfant du pays, d'évoquer ses vieux souvenirs d'enfance et sa passion pour le football qui le mène à porter les couleurs du KFC Eeklo, au poste d'avant-centre, avant d'épouser le métier de coureur cycliste au mitan des 60's, poussé par son frère ainé Erik, professionnel et spécialiste de cyclo-cross (7 titres de champion du Monde entre 1966 et 73) qui termine par ailleurs dans un asile psychiatrique suite à une consommation massive de produits dopants tout au long de sa carrière. Après son passage à Eeklo, Djamel Zidane poursuit son ascension en Belgique, d'abord à St-Nicolas (1978-80) en D.II puis éclate parmi l'élite à Courtrai (1980-84) où il est élu meilleur joueur étranger de première division, et termine enfin en roue libre à Waterschei (1984-87), vers la trentaine, aux côtés de « Tintin », Rémi Voordeckers, sans trop abuser du « tonton ». Djamel est intègre et tient à sa chevelure bouclée.

Visiblement, Roger de Vlaeminck a aussi porté les couleurs de la sélection U.S.

PRO CYCLING MANAGER. Georges Van Straelen : un Flahute en Bretagne-Schuller.

Georges Van Straelen fait le coup de la bordure.

En 1977, le F.C Nantes monte sur la plus haute marche du podium et rafle son quatrième titre de champion de France en présence d'un ex-coureur cycliste dans ses rangs. Avec un patronyme de routier flahute rompu aux classiques du Nord, Georges Van Straelen – ici en plein effort dans l'exercice du chrono sous les couleurs de l'équipe GAN-Mercier – semble en effet promis à une carrière sur un vélo. En plus de porter un nom à bouffer du pavé dans le vent ou à faire grimpette sur les pourcentages du mur de Grammont, Georges est le fils d'un ancien coureur belge, professionnel à 20 ans et ex-champion de Belgique des indépendants qui participe notamment à Paris-Roubaix et Paris-Bruxelles, dont la carrière est brutalement stoppée par la guerre. Exilé en Bretagne, papa devient kiné mais n'oublie pas sa passion pour la petite reine. Très tôt, il dote fiston d'un vélo et l'invite à prendre sa roue pendant ses sorties dominicales, mais s'aperçoit rapidement que le gamin est plutôt branché par le foot, bien conseillé par Yvon Goujon qui le fait débuter au F.C Lorient avant d'intégrer le centre de formation des Canaris en 1971. Un choix de vie sur lequel le daron s'incline sportivement tout en louant le caractère du p'tiot, borné comme une mule et quelques fois chargé aussi, qui a « toujours fait preuve d'une volonté de fer » selon le pater. Lequel enchérit : « Il lui a fallu du caractère pour quitter la maison familiale à 14 ans et se retrouver tout seul dans une grande ville comme Nantes ». Un Flahute élevé à la dure en quelque sorte, qui rêve comme tous les gamins du coin de porter un jour le maillot jaune. Lui, c'était celui du F.C Nantes. La plus belle victoire d'étape de sa carrière.

La nouvelle recrue du team Gan.

PRO CYCLING MANAGER. Duclos-Lassalle raconte Larios.


En 1981, Gilbert Duclos-Lassalle et son maillot à damier des cycles Peugeot rate la victoire d'un boyau sur l'étape des pavés, Compiègne-Roubaix, au programme du Tour cette année-là. La faute à une saloperie de cale-pied qui décroche à 50m de la ligne. C'est d'ailleurs aussi sur le poteau que l'ASSE coiffe les Canaris dans la course au championnat cette même année, remportant au passage le 10ème titre de son histoire. A priori aucun rapport jusque là. Deux destins bien distincts et pas que Giscard. Et pourtant, au détour d'une conversation, Gibus avoue être tombé dans le chaudron comme el diablo, et en pincer pour Jean-François Larios, son bon copain d'enfance. Le futur double vainqueur de l'Enfer du Nord s'explique, bien à l'abri derrière les motos de la presse : « J'ai rencontré le football dans les prés de mon village pyrénéen (Lembeye) en même temps que Jean-François Larios. J'étais un enfant du pays assez doué pour le sport. Jean-François, lui, arrivait d'Algérie avec ses parents. Son père était le responsable local des Ponts et Chaussées. Pendant les vacances, nous jouions au football ou nous prenions nos bécanes pour aller rouler dans la région ». A voir son palmarès, Duclos se décarcasse sur un vélo mais au foot ça donne quoi ? Gibus joue la carte sincérité, direct comme un coup-franc : « Je n'étais pas très doué mais je me débrouillais bien dans les buts ». Pour décrypter, le genre de mec qu'on prend toujours en dernier et qu'on colle dans les bois, histoire d'emmerder personne et laisser le champ libre à l'artiste, ce sacré Jeff : « Un jour, il a pris le pari de traverser en longueur tout le terrain et de dribbler la classe entière. Nous étions une trentaine en face de lui et personne n'a réussi à lui prendre le ballon. Il est arrivé sur mes buts et il m'a également dribblé. Nous n'en revenions pas ». En plus d'être une chèvre, Gibus semble aussi un peu de Marseille, encore tout aveuglé par les performances de son camarade qui épouse par la suite la carrière de footballeur tout en faisant le Tour de France (St-Etienne, Bastia, Lyon, Nice, Strasbourg...). Avec Gibus dans sa roue qui avoue, la tête dans le guidon, ne plus avoir l'occasion de jouer au football « sauf pour [s]'amuser quelquefois avec des copains » mais garde un œil attentif aux exploits de son copain : « Je suis l'actualité du football et, bien entendu, la carrière de Jean-François Larios ». Sinon en parlant de Grande Boucle. Et Platoche alors ? Ah bah tiens c'est marrant, Duclos vient de sortir du peloton !


PRO CYCLING MANAGER. Cruyff et Neekens.


« Le Tour de France, c'est le tour de la France ». On arrête pas de nous le rabâcher tous les jours. Forcément, ça suscite la curiosité chez nos voisins. « Bah allez hop ! C'est parti alors ». Et voilà les deux Johan, Neeskens et Cruyff, partis pour voir du pays. La Vendée et ses huîtres, la Bretagne et son Mûr, Sochaux (ah non,désolé, pas cette année Monsieur). Ah bon. Bref. Les Pyrénées, tout ça. Le camping à l'Alpe - la montagne des Hollandais - avec les compatriotes. Et l'arrivée sur les Champs à Paris où, c'est bien connu, l'on dépasse les autos à bicylett-euh (sic). Prochaine étape pour nos hollandais volants sur leurs drôles de vélos. L'Espagne et la Vuelta. Neeskens a les jambes pour emmener son leader vers les sommets. Pas comme Gesink qui fout vraiement rien cette année.

PRO CYCLING MANAGER. Ivan Curkovic.


Bôjour, je Ivan Curkovic être. Je Mostar - Yougoslavia - naître. Je cycliste du vélo faire avec équipe moi St-Etienne U.C Pélussin, et Tour de France préparer prologue sur trainer-home avec coach-ami Vahid Herbin. Lui bien épreuve individouelle préparer contre Ti-Raleigh équipe Alain Prost de. Moi condition physique excellente être. Je bon team avec moi avoir, bons coéquipiers comme Vincent Lavenu Champs-Elysées des (ah ah!), Claveyrolat, Bagot doigt (oh oh) et Dominique Celle. Lui toujours vélo vouloir faire depuis enfance tendre sa. Je victoires étapes ambitionner et maillot jaune vouloir sur épaules moi. Ou maillot vert si possible être, mais attention Sean Kelly, Freddy Maertens et ami Abdoujaparov, Ouzbek foufou toujours gueule par-terre pendant sprint casser. Grande ambition moi: gagner St-Etienne arrivée Cour Fauriel sans laisser dents comme Hinault 1985 il y a. Lui Blaireau être, moi Curko suis. Rouler ballons à fond les. Ah ah, moi bien foot aimer alors humour je faire. Mais c'est l'heure être. Pas envie trop Delgado l'Espinguoin lui être faire et départ chrono du rater. Au revoir et toi bonne chance souhaiter moi. Gare à toi prendre Bert Oosterbosch, pas toujours Allemands gagner fin à vélo. Je humour adorer ça. Ah ah...

Même sponsor pour Michel Charréard et le portier stéphanois, mais visiblement Curko a chopé le maillot jaune et reste le leader de l'équipe. No 1 !

St-Etienne U.C Pélussin 1983 sans Curko parti reconnaître le parcours en solitaire.

HOMONYMES OLYMPIQUES et destins (à tirs) croisés. Jacques et Thierry Marie.


JACQUES vs THIERRY MARIE.
Jacques et Thierry ont au moins deux points en commun. Un nom de sainte-nitouche, et leur région d'origine: le Calvados. A la vôtre les gars, un p'tit coup ça fait toujours du bien. Mais si nos deux Normands partagent des affinités, l'un et l'autre ont tracé leur route chacun de leur côté, selon leurs facultés athlétiques et leurs goûts sportifs. Jacques Marie penche plus pour le foot. Enfant de la libération, il est né le 12 août 1945 à Caen, Jacky, qui a la touch - mais bon il est défenseur donc c'est son rôle aussi - rêve en secret de bicyclette dans la surface et coller des musettes à l'adversaire. Un peu paradoxal mais Jacky s'en fout, comme diraient Les Ablettes, des paradoxes. Préférant le pré à la route, Jacques en chie comme un boeuf avec les clubs bidons par lesquels il passe: Sedan-Torcy (1964-67), AS Nancy-Lorraine (1967-68) et enfin le RC Lens (1968-77). Quelque part son enfer du Nord-Est à lui, pavé de désillusions (deux finales de coupes perdues en 1965 et 75). Malgré son statut de capitaine de route dans le Pas-de-Calais et d'équipier modèle en général, Jacky a du mal à faire son trou. Pas vraiment terrible pour un Normand. A l'inverse, la carrière du jeune Thierry, de Bénouville où il voit le jour le 25 juin 1963, démarre sur les chapeaux de roues lenticulaires. Le roi du prologue et des échappées solitaires endosse les maillots jaune et amarillo dès ses débuts (1986). Sous la coupe de Cyrille Guimard - dont le fils Frédéric devient footballeur pro, va comprendre Charly Mottet - Titi aime partir en tête et poser des mines. Une manière de rendre hommage au Lensois d'adoption qui casse sa pipe en 1999, dans l'anonymat du peloton, trois ans après la retraite de Thierry (1996) et ses 67 victoires professionnelles partagées avec Renault, Système U et Castorama. Pour un coup, Jacques était dans la bonne et devance Thierry sur la ligne. Pas des gonzesses finalement les Marie devant l'effort.

Jacques Marie époque Jésus Christ.

PRO CYCLING MANAGER. Pierre Chapuisat.

Le Suisse Pierre Chapuisat, le père de Stéphane, en connaît un rayon sur le cyclisme et les coureurs de son pays. Comme ses compatriotes spécialistes de la petite reine, Beat Breu le grimpeur qui monte en rythme, Urs Freuler le spinter moustachu, Tony « la malchance » Rominger, Pascal Richard, Alex Zülle ou encore Fabian Cancellara, Pierrot révise ses classiques et apprend les gestes du champion. Son rêve ? Rouler pour un grand team. En bon flingueur il déboule à Paris à l'été 1972, sur le grand braquet, dans l'espoir de remonter les Champs-Elysées en vainqueur et franchir la ligne d'arrivée les bras levés. Avec un coéquipier comme Alain Laurier dans l'équipe, Pierrot est convaincu de ramener quelques bouquets à la maison d'autant qu'il court cette année-là sous les couleurs orange de la formation Bic, suivant les traces de Jacques Anquetil, Lucien Aimar, Johnny Schleck et Luis Ocaña. Rien que ça. Manque de pot belge, le Paris FC est à la traîne et flirte avec la lanterne rouge. Malgré le sponsor, Pierrot n'écrit pas les plus belles pages du football parisien plombé par une ambiance un peu rasoir dans un Parc des Princes à des années-lumières de la grande époque des arrivées du Tour. Déçu par une saison sans exploit, en fringale de victoires, Pierrot jette l'ancre et retourne chez lui en Suisse, histoire de prendre un peu de hauteur dans les Alpes, et croise en chemin Jean-Pierre Poubelle qui arrive sans trop d'ambition au club. Pas étonnant que le PFC termine ensuite dans la voiture-balai avec un joueur pareil. Une histoire qui fait encore couler beaucoup d'encre chez Bic et les dirigeants parisiens.

Pour Pierre Chapuisat et Luis Ocaña, un seul objectif. Ramener la victoire à Paris.

PARIS F.C 1972-73.
Debout : Djorkaeff, Eo, Solas, Rostagni, Delhumeau, Madronnet.
Accroupis : Floch, Chapuisat, Prost, Spiegler, Hallet.

PRO CYCLING MANAGER. Alain Giresse et Thierry Roland.

Nain, deux, trois, c'est parti, hin hin hin...

C'est le départ de la Grande Boucle et on trouve tout le monde et n'importe qui dans le village du Tour. Pour Alain Giresse, rouler en Motobécane rime avec chercher la gagne. A la pédale. Selon les conseils avisés de son manager qui le suit à la trace dans la voiture suiveuse, Gigi devrait parvenir à atteindre son objectif : ajouter un peu de blanc à son pull rouge et remporter le grand prix de la montagne. Avec son physique de grimpeur, ça semble être dans ses cordes. Mais le manager tiendra t-il la route? Réponse dans trois semaines...

PRO CYCLING MANAGER. Guido Buchwald.


Guido Buchwald avait un prénom prédestiné pour enfourcher un vélo et embrasser une carrière cycliste à la Dietrich Thurau. Mais le Berlinois a opté pour le foot, préférant le strap à la guidoline, et le VFB Stuttgart pour lequel il passa la majeure partie de sa carrière la tête plongée dans son prénom. Guido avait beau tenter baisser la tête, il n'avait rien du coureur comme Didi belle gueule ou Guido Bontempi le sprinteur italien, tout au plus la morphologie d'un cyclotouriste du dimanche qui présente sa bécane à sa douce dans la campagne bucolique allemande. Le vélo pour Guido « livre de la jungle » (traduction littérale) est avant tout un plaisir à vivre en solitaire comme une échappée matinale. Sans porte-bagage. Maman peut aller s'asseoir dans l'herbe ou cueillir les pâquerettes pour la déco de la maison. Guido a décidé que jamais il ne rentrerait avec le bouquet du vainqueur.

PRO CYCLING MANAGER. Eddy Merckx au RWD Molenbeek.

A en croire Eddy Merckx, le champion cycliste n'a pas toujours eu la tête dans le guidon. A la limite le vélo, il y est venu comme ça presque par hasard. En effet, tout jeune, Eddy en mord plus pour le ballon rond que le Ballon d'Alsace ou les monts des Flandres. « Dès l'âge de 10 ans, j'ai commencé à taper dans un ballon. Je portais les couleurs du White Star […] dans la banlieue de Bruxelles. Je jouais inter droit. Il y eu une première fusion avec le Racing de Molenbeek, d'où le nom de Racing White. Puis une seconde fusion avec le Daring de Bruxelles d'où le nom Racing White Daring Molenbeek ». Une équipe qui lave plus blanc même si lui préfère le jaune au mois de juillet, pour laquelle le coureur donne de son temps entre deux bouquets : « J'assiste aux matches le plus souvent possible. Pour moi c'est un hobby, une passion ». Une passion qui l'amène à rejoindre le staff du RWDM au début des années 70 : « Les dirigeants m'ont demandé d'entrer dans le comité ». Un peu de lumière et hop, Merckx passe à l'offensive. Gourmand de victoires, le Fangio de la bicyclette est autant vorace sur les routes que sur le pré. Eddy Merckx veut toujours être le premier sur la ligne et écraser la concurrence. Et ça fonctionne. Son meilleur souvenir de dirigeant : « Notre première victoire dans le championnat de Belgique (1974-75). 61 points, deux défaites dans la saison, neuf points d'avance sur le second, plus de cent buts marqués ». Pas le Cannibale pour rien. Eddy a les crocs même au foot. Et comme pour porter une dernière attaque, il a sa petite idée derrière la tête quand on lui demande le nom du joueur qu'il aimerait voir évoluer dans son club : « Un Gerd Müller. C'est efficace pour la marque ! ». C'est vrai que c'est pas une pédale l'Allemand aux gros mollets de routier-sprinter. Un bon finisseur aussi. Tout ce que le Cannibale adore.

RWD MOLENBEEK 1976-77. 
(Eddy Merckx 5ème en partant de la gauche).

PRO CYCLING MANAGER. Sprint royal avec Keegan.


Si le lutin de Liverpool Kevin Keegan est plutôt à l'aise sur le pré, il est en revanche un moins bon pistard. En cause, la pratique du cyclisme sur une piste cendrée. Une idée saugrenue de la BBC pour son émission annuelle « Superstars » qui réunit tout le gratin du sport de la saison écoulée. 1976, année olympique, Kevin est invité à participer à une épreuve de vitesse contre un athlète sortant tout droit des « Fous du stade », le film des Charlots auquel cette scène semble figurer au scénario. Keegan est un sportif confirmé et tend à le démontrer à son adversaire. Un peu gauche sur son vélo trop grand, l'attaquant des Reds attaque la course sur un énorme braquet. Une allure de Bourvil dans « Les cracks », Keegan tente de résister au sacré coup de pédale de son compagnon en sprintant comme un tordu. En déséquilibre, Kevin parvient tant bien que mal à se caler sur sa machine et dans la roue du grand con quand, au premier virage, il oublie de tourner et colle sa roue avant sur les boyaux de celui qui le précède. Et c'est la chute à l'arrière comme dirait Thévenet. Mauvais perdant ou kamikaze, Keegan veut sa revanche et exige un nouveau départ après les interviews du cador de la poursuite qui s'explique sur les raisons de sa chute. « C'est simple, je sprintais comme Abdoujaparov, commente Mighty Mouse encore essoufflé. Et pis bah j'ai fait comme ce con d'Ouzbeck. Des vagues avec mon vélo et bing la gueule dans la cendrée. Cavendish aussi y s'casse pas mal la figure ces derniers temps. Mais j'vais l'fumer le grand blond à la basket noire ». Kevin fait 2 mais remporte quand même l'édition des « BBC Superstars 76 » en finisseur costaud dans la dernière ligne droite devant les sprinteurs.

Keegan en finisseur.

PRO CYCLING MANAGER. Trésor, Fernandez et Bracci.


Le Malardeau Cycling Team au complet. Marius Trésor, Jean Fernandez et François Bracci au départ de la grande classique Bordeaux-Paris, prêts à bouffer du kilomètre et tenir tête à Herman Van Springel sans bidon ni musette. Ils préfèrent en prendre une belle à l'arrivée.

PRO CYCLING MANAGER. Ajax Racing Team.


AJAX AMSTERDAM 1973-74.
Les joueurs de l'Ajax ont trouvé la parade pour mieux appréhender le contre-la-montre par équipes. Tous sur le même vélo. Une version alternative aux hommes de Peter Post, les redoutables Ti-Raleigh, spécialistes dans l'exercice du chronomètre individuel ou par équipes. Inventeurs par ailleurs du chronopost pour que ton courrier arrive plus vite dans ta boîte aux lettres. La Hollande, c'est vraiment le pays du vélo et des grands rouleurs. Même sans feuille.

Un maillot jaune et un maillot vert. Zoetemelk et Rep.

FAN PICS. St-Etienne.


C'est l'arrivée du Tour pour les supporters de l'ASSE. L'ultime étape à Glasgow après avoir soulevé des montagnes européennes. Puis ce sera la descente des Champs-Elysées pour des Stéphanois battus mais populaires dans le coeur des Français. Un peu comme Poupou l'éternel second. Et un signe qui ne trompe pas. " Purée on a fait deuxième, mais on est content. Tiens Louison, remets-moi un litre pour le coup ! ".

PRO CYCLING MANAGER. Lacombe et Giresse.

Giresse et Lacombe dans une scène du "vélo de Ghislain Lambert" avec un Poelvoorde qui a pris un p'tit coup de vieux.

Quand Bernard Lacombe le rouleur-sprinteur et Alain Giresse le grimpeur créent une nouvelle classique au calendrier cycliste. Juin 85, après un pari (stupide ?) les deux Girondins rallient Bordeaux à Lourdes en vélo. 250 bornes au compteur et un enfer pavé d'embûches pour nos footballeurs accompagnés pour l'occase par Guy Lapébie, vieille gloire locale, deux étapes du Tour dans la musette (1948 et 49). La raison de cette échappée ? Une promesse qui vient du titre de champion de France remporté par Bordeaux en 84 - une première à l'époque pour nos deux internationaux malgré une carrière déjà bien derrière eux - et ajournée pour cause de préparation à l'Euro organisé en France. On remet ça en 1985. Bordeaux monte à nouveau sur la première marche du podium et nos deux compères, en plus de recevoir le bouquet du vainqueur, se coltinent un tour d'honneur gargantuesque à travers la Gironde, les Landes et les Pyrénées. Une seule parole et de bonnes guiboles. Pas de lauréat à l'arrivée, la photo-finish est formelle: Nanard et Gigi terminent ex-aequo. Encore un miracle à Lourdes. Peut-être. Les deux équipiers en profitent quand même pour visiter la grotte et brûler un cierge avant de rejoindre Bordeaux, espérant faire de nouveaux miracles sur la pelouse du vieux vélodrome de Lescure. Malgré Chalana...

Tifo à Lourdes. Nanard et Gigi crament des fumigènes.

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