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PARIS S.G 1989-90.
PARIS S.G 1989-90
En haut : Victor Barrientos (préparateur physique), Michel Bensoussan, Jean-Pierre Bosser, Yvon Le Roux, Gabriel Calderón, Safet Sušić, Zlatko Vujović, Joël Bats, Tomislav Ivić (ent.).
Au milieu : Pascal Nouma, Jean-François Charbonnier, Thierry Rabat, Michel Bibard, Philippe Jeannol, Oumar Sène, Pierre Reynaud, Amara Simba, Guy Adam (secrétaire sportif).
En bas : Leandro (kiné), David Rinçon, Liazid Sandjak, Daniel Bravo, Francis Borelli (pdt), Christian Perez, Franck Tanasi, Francis Llacer, André Lansade (masseur).
CARLOS BIANCHI. Goleador 1977-78.
Au cours de l'été 1977, Carlos Bianchi débarque dans la capitale avec une étiquette de goleador bien accrochée aux crampons. Depuis ses débuts en France avec le Stade de Reims (1973), le buteur argentin collectionne les titres de meilleur buteur du championnat. Il en est à trois (30 buts en 1974, 34 en 76 et 28 en 77) quand il arrive à Paris en compagnie de Jean-Pierre Adams et Jean-Michel Larqué, les autres recrues phares du PSG pour la saison 1977-78. Très vite, le buteur argentin s'acclimate à la ville lumière, son Parc des Princes et sa nouvelle manière de jouer. Transformé en chasseur de buts, Carlos Bianchi réalise son meilleur exercice sur le plan des statistiques. Le buteur parisien totalise 37 buts, et rafle du même coup un nouveau titre de meilleur canonnier du championnat. C'est un quadruplé historique puisque jamais réalisé auparavant. Un record qui comble son auteur. « Très sincèrement, c'est une satisfaction plus grande pour moi que si j'avais enlevé quatre fois le Soulier d'Or Européen » lance le goleador tout feu-tout flamme du Paris St Germain qui aborde la saison suivante avec le même état d'esprit (27 buts et meilleur buteur). Retour sur une année prolifique avec les commentaires de Carlos Bianchi, himself, qui dissèque chacun de ses exploits à la loupe. D'une efficacité redoutable même en dehors de la surface !
3/8/1977 à Nancy (1ère journée).
1 : Débordement de Dahleb, centre au deuxième poteau, je suis à la lutte avec Neubert, mais j'arrive à frapper le ballon du pied droit et à le mettre au fond (28ème).
9/8/1977 contre Reims (2ème journée).
2 : Débordement de Larqué, centre au deuxième poteau, je rabats le ballon de la tête, il rebondit sur la ligne avant d'entrer (3ème).
3 : Tir de Dahleb, Laudu relâche le ballon, je suis à l'affût à deux mètres du but, je reprends et je marque (17ème).
A Reims contre son ancien club.
30/8/1977 à Marseille (5ème journée).
4 : Pénalty. Je place du pied droit le ballon sur la gauche de Migeon (89ème).
9/9/1977 à Rouen (7ème journée).
5 : Ballon aérien que je n'arrive pas à contrôler, mais qui arrive à Dahleb. « Mousse » avance vers le but et se heurte à Gili et à un défenseur. Le ballon échappe à tout le monde et va sortir, lorsque je peux le reprendre victorieusement du pied droit (77ème).
23/9/1977 à Lyon (9ème journée).
6 : Corner. Eric Renaut reprend le ballon, dribble un adversaire, avance jusqu'à la ligne de but et centre en retrait, je reprends du plat du pied gauche (19ème).
7 : Centre de Redon au deuxième poteau pour M'Pelé qui centre à son tour en sens inverse, je marque de la tête (54ème).
11/10/1977 à Nantes (11ème journée).
8 : Débordement et centre de Philippe Redon. Dahleb laisse passer le ballon entre ses jambes, je reprends du pied gauxhe dans ma course, but ! (30ème).
14/10/1977 contre Troyes (12ème journée).
9 : Passe de Heredia, je m'infiltre dans la défense et arrive devant le gardien qui ne peut qu'effleurer le ballon sans l'empêcher d'entrer dans le but (5ème).
10 : Je laisse passer pour Dahleb un ballon que m'adressait Pilorget au milieu du terrain. Dahleb me remet parfaitement le ballon dans ma course, à vingt mètres du but, je reprends de volée du droit et marque d'un tir croisé (41ème).
11 : Centre de Pilorget, j'amortis de la poitrine sur la ligne des 16 mètres et je marque de volée (74ème).
12 : Centre de Redon un peu derrière moi, je me retourne et en pivotant, de volée, je marque du pied droit (77ème).
28/10/1977 contre Laval (14ème journée).
13 : Coup-franc joué par Dahleb, je m'engage à hauteur du premier poteau, et à la lutte avec Laraignée et Camara, j'arrive à reprendre le ballon de la tête pour le mettre au fond (42ème).
Bianchi vs Curko.
9/11/1977 contre Saint-Etienne (16ème journée).
14 : M'Pelé dribble trois joueurs, arrive sur la droite de la surface de réparation et centre, je reprends le ballon de la tête au deuxième poteau (77ème).
19/11/1977 à Lens (18ème journée).
15 : Centre de François Brisson, à dix mètres de la ligne, je plonge et je marque de la tête en croisant le ballon (18ème).
30/11/1977 contre Bastia (19ème journée).
16 : Centre de la gauche, Weller relâche le ballon que je reprends instantanément de la tête pour marquer (16ème).
17 : Les Bastiais ont voulu s'aligner au milieu du terrain, je suis parti à la limite du hors-jeu et arrivé aux 16 mètres, j'ai placé le ballon du pied droit sur la gauche de Weller (56ème).
10/12/1977 contre Strasbourg (21ème journée).
18 : Une-deux avec Dahleb, et au moment où je vais me retrouver seul devant le gardien, Specht me ceinture et me jette à terre. Pénalty, que je frappe toujours du pied droit, sur la gauche de Dropsy (48ème).
19 : Dahleb part du milieu du terrain, arrive presque à la ligne de but... et je suis surpris par le ballon qu'il m'abandonne tout à coup. J'arrive quand même à l'amortir et à le mettre au fond (50ème).
14/12/1977 à Sochaux (15ème journée, match en retard).
20 : Centre de Philippe Redon, à l'entrée de la surface de réparation, en pleine course, je reprends du droit et loge la balle dans la lucarne (8ème).
14/1/1978 à Valenciennes (24ème journée).
21 : Débordement de Dahleb qui centre au deuxième poteau, je marque de la tête (4ème).
23/1/1978 contre Rouen (25ème journée).
22 : Tir contré de Redon, le ballon arrive sur moi et je le reprends de volée (23ème).
23 : Centre court de François Brisson au deuxième poteau, je prends le ballon en drop et le place dans la lucarne (35ème).
24 : Centre de Redon manqué par Dahleb, mais que je reprends du pied gauche au deuxième poteau (52ème).
12/2/1978 contre Lyon (27ème journée).
25 : Coup-franc de Pilorget sur le côté, je reprends à 15 mètres du but de la tête, lucarne ! (56ème).
11/3/1978 contre Nîmes (31ème journée).
26 : Débordement de Lemoult, centre au deuxième poteau, je n'ai plus qu'à pousser le ballon au fond (5ème).
27 : Centre de la droite qui lobe toute la défense nîmoise, je suis seul au deuxième poteau, but ! (17ème).
28 : Passe de Adams, je dribble Mézy et au moment où Orlandini s'avance vers moi, je glisse le ballon sous son corps (82ème).
Contre Lens en coupe.
25/3/1978 à Laval (32ème journée).
29 : Centre de François Brisson que je reprends de volée du pied droit, au deuxième poteau (59ème).
5/4/1978 contre Sochaux (33ème journée).
30 : Corner tiré par Redon, le gardien veut dégager devant François Brisson, mais expédie la balle juste sur moi, je la reprends de volée et marque (57ème).
31 : Débordement de François Brisson sur la droite, centre, je manque plus ou moins ma reprise mais le gardien laisse passer la balle sous lui (61ème).
32 : Coup-franc tiré de la gauche par Redon, je touche à peine le ballon du pied droit : elle va au fond (81ème).
8/4/1978 à Saint-Etienne (34ème journée).
33 : Centre de M'Pelé, dévié par Redon de la tête, je reprends de volée et marque (57ème).
25/4/1978 contre Monaco (36ème journée).
34 : Corner, premier tir de Redon sauvé par un défenseur, je reprends de la tête, un défenseur monégasque dégage de nouveau... mais à l'intérieur de son but, dira l'arbitre ! (31ème).
2/5/1978 contre Nancy (38ème journée).
35 : Coup-franc direct à la dernière minute, à vingt mètres du but de Nancy. Je lifte ce ballon de l'intérieur du pied droit et le loge dans la lucarne (87ème).
5/5/1978 à Bastia (38ème journée, match en retard).
36 : Débordement de M'Pelé sur passe de Redon, centre, j'amortis et quand Weller arrive sur moi, je tire (61ème).
MATCH REPLAY. Le jour où... P.S.G rend hommage à Hechter en cognant l'O.M.
Les Parisiens font-ils payer aux Marseillais, ce dimanche 8 janvier 1978, l'éviction de leur président Daniel Hechter quelques jours plus tôt ? Plus de trente mille spectateurs se sont massés dans les tribunes du Parc des Princes pour assister à ce match de gala, parmi lesquels quelques « invités » surprises. Sur le pré, P.S.G entame la rencontre droit vers le but olympien. Dès la deuxième minute, Mustapha Dahleb s'enfonce dans la surface et mystifie la défense marseillaise en dribblant trois adversaires. Sa frappe heurte le montant et échoue dans les pieds de Carlos Bianchi qui, bousculé, obtient un pénalty que le buteur argentin rate. Excès de précipitation ? L'O.M reprend alors son souffle et bénéficie à son tour d'un péno en ce début de partie très intense. Boubacar, futur parisien, exécute la sentence et permet à Marseille de faire la course en tête (12ème). Paris subit et résiste, se contentant des contre-attaques de son duo Dahleb-Bianchi. Les Parisiens reviennent pourtant après une demi-heure lorsque François Brisson égalise d'un tir du gauche dans la lunette de Migeon. C'est le début de la démonstration des hommes de Larqué. Juste avant la pause, Dahleb, opportuniste sur une frappe repoussée par le gardien olympien, donne l'avantage aux Parisiens (44ème). C'est la fête dans les vestiaires et sur la pelouse. Car P.S.G attaque la seconde période les crampons affûtés. Philippe Redon tire un corner et Marius Trésor marque contre son camp (46ème). Une poignée de minutes plus tard débute le show François M'Pelé. Ce dernier transforme le troisième pénalty de la soirée sifflé par l'arbitre Mr Wurtz (49ème) puis conclut le score d'une superbe frappe de 25 mètres. Paris atomise Marseille (5-1) sur la pelouse mais l'autre match se joue en tribunes. La C rouge. Celle choisie par Daniel Hechter pour assister au choc de la 23ème journée en qualité de spectateur et supporter du P.S.G.
Le style Carlos Bianchi.
Deux jours plus tôt, en effet, le 6 janvier, le patron-couturier n'est plus président du club : radié à vie par la F.F.F de toute activité dans un club professionnel pour une sombre affaire de double billetterie. Lâché par son propre camp, Hechter est l'homme à abattre aux yeux de tous et c'est en simple mortel qu'il se dirige vers le chemin du Parc. C'est un plébiscite pour le paria du foot français qui reçoit un accueil chaleureux du public parisien. « ... Je me glisse jusqu'à ma place. Je croise quelques visages familiers, confie l'ex-président dans son livre « Le Football Business ». Soudain, venant du fond de la tribune, les premiers applaudissements. On crie « Hechter avec nous ! » Toute la tribune, debout, reprend, hurlante : « Hechter président, Hechter président ! » En quelques secondes, le public parisien reconnaît mes cinq années de lutte. Je l'entends et retiens difficilement mes larmes. Je suis heureux. Et triste. » L'émotion gagne l'ancien président, touché par un vibrant hommage qui s'étire jusqu'à la fin de la partie. « A cet instant, écrit le couturier, un supporter jaillit : « 5-1. Nous avons notre revanche. Ils étaient cinq juges contre vous. » Au coup de sifflet final, Jean-Michel Larqué s'empare du ballon et fait signe à Dahleb de l'offrir à celui qui le fît venir dans la capitale. Hechter, pris dans une marée populaire, est propulsé en tribune présidentielle. Dahleb lui tend le ballon, et l'embrasse. Puis, c'est au tour des autres : M'Pelé, Bianchi, Pilorget... Les joueurs hissent Hechter sur leurs épaules. Il pleure. Le public hurle sa colère : « Chirac démission... Brûlez la Fédé... Sastre et Sadoul au poteau... » Daniel Hechter quitte le Parc en président déchu mais pas abattu. Il se fend d'un simple « au revoir » au public parisien avant de passer le reste de la soirée à jouer à la belote chez un ami. Le 19 décembre 1980, la décision du comité extraordinaire des cinq responsables de la Ligue de Football est invalidée en appel. Une revanche pour le couturier qui suit désormais le clasico d'un œil distrait.
Le style Carlos Bianchi (bis).
WAGs RETRO. Dany Saval.
Dany est magique !
Dany Saval est une actrice formidable ! Ça, c'est son mari qui le dit sur tous les plateaux de télévision avec un ricanement frénétique. Michel Drucker a d'ailleurs beaucoup de chance. Celle qui partage sa vie depuis 1973 suit en effet son époux partout où il se trouve en reportage. Au Brésil pour la coupe intercontinentale, en Allemagne pour la finale de la coupe du Monde, la blonde aux cuisses de mouche soupe football du matin au soir, sans montrer le moindre signe d'impatience et au point de mettre sa carrière entre parenthèses. Elle a vu jouer le roi Pelé, Jaïrzinho et même Raymond Kopa lors du jubilé de Just Fontaine. Une femme qui aime le terrain, et les coulisses puisqu'elle n'hésite pas à suivre son chéri jusque dans les cabines de retransmission. Vraiment formidable. Oui d'accord, mais et le chien dans tout ça ? Dany élude la question pour revenir au ballon rond et sa passion pour Paris Saint Germain qu'elle évoque dans Foot Supporter Magazine (janvier 1978). « J'ai l'esprit de famille, concède la blonde aux bas coton et acrylique pendant que son jules s'époumone sur le divan. Julien Clerc, formidable ! Je suis donc supporter du P.S.G, en toutes circonstances, même quand ils perdent. » Et comme les Parisiens ne gagnent pas souvent à l'époque, Dany a vraiment le club de la capitale dans la peau. A cause de son mari ou bien alors ? « D'une certaine façon, avoue l'habituée du Parc des Princes. Avec son émission quotidienne, mon mari porte aussi les couleurs de R.T.L. » Une logique implacable. Mais en aparté, la comédienne fait une infidélité au club parisien. « En confidence seulement, je peux le dire, chuchote Dany la rouge et bleue, mon préféré en ce moment ne joue pas à Paris. C'est Michel Platini. » Encore un Mimi. Formidable !
Une nouvelle recrue pour P.S.G
WAGs RETRO. Dani.
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| Dani est magique ! |
Dans son premier super 45trs sorti en 1966, Dani prétend être un
« garçon manqué ». Qui aime la bière, les chips
et se coller devant un bon match de foot sur la télé Grundig en
noir et blanc. Pour preuve, l'artiste au nom de crème dessert a même
suivi les Verts jusqu'à Glasgow pour donner de la voix et encourager
les Stéphanois opposés au Bayern. Le rectangle vert, c'est presque
une deuxième scène pour Dani qui a contracté le virus du ballon
rond à cause de la ferveur de ses deux rejetons. « Ce
sont mes enfants qui m'ont fait découvrir le football,
relate l'interprète de « la coupe est pleine » dans
les colonnes du magazine Foot Supporter en décembre 1977. Le
mercredi, je les accompagne au stade. Julien (le cadet) aime bien
jouer dans les buts. Quant à l'aîné, Emmanuel, je crois qu'il sera
attaquant. Il en a les qualités, il est très rapide et d'une audace
inouïe pour son âge ». En connaisseuse, Dani jauge le
niveau des fistons. Celle qui a aussi tourné avec les plus grands
réalisateurs (Vadim, Depardon, Lautner, Truffaut...) estime
d'ailleurs qu'ils sont bien meilleurs que l'Italie, son équipe de
cœur issue de ses origines catalanes par sa mère, lors du dernier
WM '74 en Allemagne. Pas le plus beau souvenir d'un mondial pour un
tifoso, dépité de voir la Squadra Azzurra coincer au 1er tour. Pas
grave pour Dani qui a également le PSG dans les tripes. Celle qui
aime la mode masculine n'hésite d'ailleurs pas une seconde pour
poser avec son maillot fétiche, dessiné par son copain Daniel
Hechter. « J'aimerais bien que l'équipe parisienne
finisse le championnat en tête cette saison » rêvasse
la brune aux mille talents, très à l'aise balle au pied. Pour cela,
il faudra attendre malheureusement un peu et survivre à quelques
périodes de disette, un peu à l'image de l'artiste dandy au
féminin. Mais depuis, PSG est devenu un « Paris paradis »
en attendant que le club remporte enfin la Champions League. Mais
est-ce que Dani s'en soucie encore aujourd'hui ? Quant aux
fistons, aucune nouvelle...
PARIS S.G 1978-79. By Panini.
PARIS S.G 1978-79
En haut : Jean-François Douis, Ramón Heredia, Dominique Lokoli, Dominique Baratelli, Eric Renaut, Thierry Morin.
Au milieu : Daniel Ferrand (dir. sportif), Pierre Bajoc, Armando Bianchi, Bernard Moraly, Dominique Bathenay, Jean-Michel Larqué, Jean-Pierre Adams, Jean-Marc Pilorget, Pierre Alonzo (ent. adj.).
En bas : Philippe Col, Jacky Laposte, François Brisson, Francis Borelli (président), François M'Pelé, Carlos Bianchi, Guy Nosibor.
Finale coupe de France 1982. PSG-SAINT-ETIENNE.
15 mai 1982.
PARIS SG bat St-ETIENNE : 2-2 (0-0; 1-1; 6-5 t.a.b).
46.160 spectateurs.
Arbitre Mr Vautrot.
Buts : Toko (58ème), Rocheteau (120ème) pour PSG. Platini (76ème et 99ème) pour St-Etienne.
Remplacements : Paganelli par Roussey (67ème), Gardon par Noguès (67ème) à St-Etienne. Dalheb par N'Gom (84ème), Col par Renault (120ème) au PSG.
PARIS SG : Baratelli - Fernandez, Pilorget, Bathenay, Col - Boubacar, Dahleb, Lemoult - Surjak, Toko, Rocheteau. Entr : Georges Peyroche.
ASSE : Castaneda - Battiston, Gardon, Lopez, Lestage - Larios, Janvion, Zanon - Paganelli, Platini, Rep. Entr : Robert Herbin.
PARIS SG - Coupe de France 1982 -
Debout : Pilorget, Bathenay, Col, Baratelli, Dalheb.
Accroupis : Fernandez, Boubacar, Lemoult, Rocheteau, Toko, Surjak.
La soixante-cinquième édition de la
finale de la coupe de France est l'occasion pour Paris St Gemain de
gagner le premier trophée majeur de sa jeune histoire. Le jeu en
vaut peut-être la chandelle même si, ce samedi 15 mai 1982, c'est
Sainté devant ! Les Verts sont des spécialistes de l'épreuve
(vainqueurs en 1970, 1974, 1975 et 1977) malgré une erreur de
parcours l'année passée contre Bastia (1-2). L'ASSE revient donc au
Parc avec un esprit de revanche, d'autant que c'est la der de Platini
sous le maillot stéphanois avant son départ pour la Juve. Une
source de motivation supplémentaire pour les joueurs de Robert
Herbin qui restent sur deux écrasantes victoires contre Metz en
championnat (9-2) et Bastia, encore lui, en coupe (2-0). Mais
St-Etienne a perdu le titre sur le fil au profit de Monaco. Cette
finale, c'est l'occase de sauver la saison et permettre à Platoche
de glaner son deuxième trophée chez les Verts. Un maigre bilan au
final (champion en 81). De leur côté, les PSG ont dû faire des
heures sup' à Tours lors de sa demi-finale quatre jours plus tôt.
Et compter sur le talent de Baratelli au cours de la séance de tirs
aux buts (quatre arrêts). Comme son adversaire du soir, Paris a
laissé aussi quelques plumes en championnat. Quatrième au
printemps, les Parisiens craquent en fin de parcours pour terminer à
la septième place au classement. Loin d'un ticket européen et des
prétentions du club en début de saison...
Dominique Rocheteau. Un ex-ange vert passe...
Les Verts partent légèrement favoris
chez les pronostiqueurs. En tous cas à l'applaudimètre, l'ASSE
remporte la faveur des 46.000 spectateurs présents au Parc. La
bataille des tribunes est gagnée par les Stéphanois, massés dans
le virage Boulogne. Sur le terrain, c'est un combat de bouchers
auquel on assiste durant les vingt premières minutes. Avec Mustapha
Dahleb dans un rôle d'exécuteur de basses tâches, auteur de
plusieurs fautes grossières. Paris est fatigué mais accroche son
adversaire malgré la tactique ambitieuse mise en place par Robby. Ce
dernier a placé Platini en pointe. Un plan qui ne se déroule pas
vraiment sans accrocs puisque à la mi-temps, les Verts n'ont pas
réussi à déployer leur jeu, surpris par le marquage individuel des
Parisiens. Pas de but donc, ou bien un demi, avec ce coup-franc de
Surjak qui transperce les cages de Castaneda. Pas de bol, il était
signalé indirect par l'arbitre. Côté stéphanois, une occase
foireuse de Paganelli régale l'assistance qui peine, elle aussi, à
rentrer dans le match.
Toko et Dalheb face aux Verts.
C'est à l'heure de jeu que l'ambiance
monte d'un cran. A la cinquante-huitième minute, Surjak déborde sur
l'aile gauche et centre dans la surface. Dans les parages, Toko
récupère et envoie le ballon dans les filets d'une demi-volée
imparable. C'est la folie à Auteuil. Et le Parc est conquis par la
ténacité des hommes de Georges Peyroche. Les Verts partent alors à
l'abordage et à un quart d'heure de la fin de la rencontre, Platini,
à la réception d(un centre de Zanon prolongé de la tête par
Noguès, échappe au marquage de Lemoult et égalise pour Sainté.
Les Verts reviennent sur le fil et prennent un ascendant
psychologique sur son adversaire à l'approche des prolongations.
Les faits marquants de la finale.
C'est d'ailleurs ce que tout le monde
croit, le président Mitterrand en tête, lorsque Platini réalise le
doublé. Une nouvelle fois à la réception d'une transversale de
Zanon et sa patte gauche magique. Saint-Etienne est d'ailleurs tout
proche de faire le break avec Roussey, mais ce dernier échoue devant
Baratelli. La fin du premier quart d'heure est proche lorsque
Boubacar manque l'égalisation sur un tir trop croisé à l'entrée
de la surface. Dès la reprise, Paris attaque et Surjak reprend un
centre de N'Gom qui termine dans les bras de Castaneda. El Gato croit
tenir sa place de leader pour la coupe du Monde en Espagne. Il
déchantera vite. Et encore plus ce soir quand à la dernière
seconde Rocheteau égalise pour PSG, un but qui ressemble à celui
marqué contre Kiev, etaprès un centre de Surjak. Le Parc explose et
est envahit par les supporters qui scandent des « Paris,
Paris! ». Francis Borelli brave le système de sécurité et
file embrasser la pelouse. C'est du délire d'autant que les
Parisiens n'ont jamais perdu une séance de tirs aux buts. Le match
peine à reprendre, l'arbitre Monsieur Vautrot ne sait plus où
donner de la tête. Et siffle la fin du match dans la confusion. Et à
nouveau la pelouse est envahie par un public enthousiaste. Le Maire
de Paris en profite pour en griller une petite. Après une longue
interruption, Battiston débute la série pour Sainté (1-0).
Bathenay, le capitaine parisien et ancien stépahnois, s'avance et
tire... dans les nuages ! A rejouer estime Vautrot, Castaneda a
bougé. Nouvelle tentative et un partout. Puis c'est Zanon. Et encore
à retirer. Cette fois, c'est Baratelli qui est en cause, pour les
mêmes raisons que son homologue moustachu. C'est dedans (2-1). Eric
Renault met les pendules à l'heure (2-2). Rep (3-2). Rocheteau
(3-3). Larios. Boum (4-3). Surjak répond (4-4). Platiini et
Fernandez terminent la série (5-5). C'est la mort directe. Chez les
Verts, personne veut y aller. Lopez interroge puis se décide. Il
part d'un pas hésitant vers le point de pénalty et place son
ballon. Il s'élance et tire dans les pieds du gardien parisien.
Dominique Baratelli est le héros de cette coupe de France. Mais
Pilorget doit marquer, et ne manque pas l'occasion de donner au PSG
son premier trophée majeur sur le plan national. Malgré son doublé,
Michel Platini part de Saint-Etienne avec une défaite. Et le club de
s'enliser dans la crise quelques semaines plus tard. (artwork by SLip).
Dominique Bathenay, Chirac et les Parisiens sont à la fête.
PARC. Le documentaire sur l'histoire des tribunes du PSG.
« Notre
histoire deviendra Légende ». Lorsqu'ils étendent leur
banderole pour la première fois au cours de la saison 1986-87, les
Boulogne Boys ne croient pas si bien dire. Deux décennies plus tard,
le plan Leproux (suppression des abonnements aux ultras des tribunes
Boulogne et Auteuil) et la répression aveugle menée à l'encontre
des associations de supporters parisiens (dissolution des groupes)
sont passés par là.
Et l'arrivée des financiers Qatari, biens plus intéressés par le potentiel économique que les grandes dates historique du club, n'a rien fait pour arranger les choses. L'enceinte de la Porte d'Auteuil, hier si pleine de ferveur et véritable cauchemar pour les équipes adverses, a perdu son âme. La Direction du PSG ignore les anciens (comme l'ancien président Daniel Hechter). Elle refuse aussi tout dialogue avec la frange la plus fidèle du club - ses véritables supporters - en privilégiant une ambiance aseptisée dans son stade, sans foi ni passion, parce que les vrais passionnés sont désormais réduits à manifester dans la rue alors que les familles (grâce à une politique de tarifs préférentiels) ont investi les travées du Parc pour y consommer un spectacle, et surtout beaucoup de maillots floqués à la fin.
Et l'arrivée des financiers Qatari, biens plus intéressés par le potentiel économique que les grandes dates historique du club, n'a rien fait pour arranger les choses. L'enceinte de la Porte d'Auteuil, hier si pleine de ferveur et véritable cauchemar pour les équipes adverses, a perdu son âme. La Direction du PSG ignore les anciens (comme l'ancien président Daniel Hechter). Elle refuse aussi tout dialogue avec la frange la plus fidèle du club - ses véritables supporters - en privilégiant une ambiance aseptisée dans son stade, sans foi ni passion, parce que les vrais passionnés sont désormais réduits à manifester dans la rue alors que les familles (grâce à une politique de tarifs préférentiels) ont investi les travées du Parc pour y consommer un spectacle, et surtout beaucoup de maillots floqués à la fin.
Le documentaire de
William Touitou et Jérôme Bénadiner (When we were
kids production) revient sur les grandes heures des tribunes
parisiennes. Mis en ligne sur internet depuis août 2012 (300 000
visites) et désormais disponible en dvd, il est sorti le 23 décembre
dernier, « Parc » est une plongée dans le
temps et la malle aux souvenirs des fans parisiens. Un manifeste
pro-supportériste qui retrace 30 ans d'histoire, avec ses joies, ses
drames, ses faits divers, et surtout cette ferveur qui illumine la
ville lumière et son stade les soirs de matches. Tous les invités
de choix, et ils sont nombreux à participer au projet (joueurs,
journalistes et leaders des tribunes), sont unanimes. Le Parc,
c'était un style. Une ambiance unique dont la genèse remonte à l'été 1978 avec l'opération « jeune supporter ».
Une idée de Guy Adam. Dix balles, dix matches gratos pour les moins de
seize ans. Les gamins sont alors parqués en tribune K puis émigrent
ensuite à Boulogne où ils commencent à s'organiser, sur le modèle
britannique. Le KOB est né. Les premiers chants et fumis
apparaissent en même temps que les premiers incidents. La tribune,
populaire et apolitique à la base, est victime de son succès et
attire les curieux de tous bords. C'est l'arrivée des premiers
skinheads à tendance nationaliste vers 82, qui se montrent très
actifs dans les travées malgré la création des Boulogne Boys, le
premier groupe ultras à Paris, au mitan des années quatre-vingts.
Ambassadeur de l'ambiance, le groupe se divise rapidement (création
des Gavroches et Firebirds) sans trop perturber la cohésion de la
tribune. Elle sauve bien souvent des matches ternes après le titre
de champion (1985). Les années lose avec l'odeur de la descente.
Cinq, six, sept mille spectateurs de moyenne, la plupart massés à
Boulogne. Le glas sonne sur les années Borelli au début des années
quatre-vingts-dix, lâché par le KOB qui réclame la démission de
l'éternel supporter du PSG. Canal + arrive avec l'argent et ses
idées. Comme celle de favoriser, à coups de subventions, la
création d'associations d'ultras dans le virage Auteuil, bien terne
à l'époque. Les Supras, Tigris Mystic débarquent, influencés par les tifosi, la plupart des
membres sont des déçus de Boulogne qui plonge alors dans une dérive
nationaliste. Les crânes rasés, tous juste une centaine,dirigent la
tribune pendant que les historiques, Boys et Gavroches, font de la
résistance. C'est le début de la rivalité entre le VA et le KOB
qui débouche sur une guerre lors du dixième anniversaire des Tigris
Mystic. Motif de la fâcherie, une banderole : « l'avenir
est à nous ». A Boulogne, on serre les poings et la tension
monte (incidents à Auxerre, au stade de France, au Mans...) jusqu'à
la mort en 2010 d'un membre du KOB après une fight à Auteuil entre les deux
virages après un classico . Un acte qui signe la mort des associations avec la réaction
arbitraire du gouvernement et des dirigeants du club. Les ultras
boycottent depuis le Parc des Princes, quand ils ne sont pas
interdits de stade, et continuent à mener quelques actions contre le
club et la direction quatari.
Les témoignages des principaux acteurs
des tribunes sont les plus intéressants. Déterminés,
revendicateurs (les syndicalistes du club en quelque sorte) et
souvent nostalgiques d'une certaine époque. Des PSG-Real. Ou plus
loin encore, ce fameux PSG-Nantes de 1981. C'est la coupe de France
et pour la première fois, les spectateurs présents sont entièrement
derrière les Parisiens. L'acte fondateur de l'identification d'un
public à son équipe, pas encore démenti aujourd'hui malgré le
niveau virage emprunté par ce nouveau Paris Saint Germain. « Avant,
ici, il n'y avait rien » a balancé Zlatan sans savoir. Il
y avait juste un Parc qui supportait et soutenait son équipe à la
vie, à la mort. Un stade qui vibrait. « Et pas dans cet
état » lâche Bouquin, ancien porte-voix des
Rangers, en cachant ses trémolos. La version dvd enrichie de bonus
(une heure au total) avec un bêtisier et des interviews exclusives
de Ginola, Simone, Hervé Mathoux, Daniel Hechter et bien d'autres ne
saurait trop le consoler. Un documentaire à se procurer cependant
absolument d'urgence, supporter ou non du PSG. Juste pour comprendre
la passion et le dévouement, et combattre une image salie par les
incidents. Le Parc, c'est aussi de belles images (nombreuses tout au
long de ce sujet fort documenté) comme la réception de Liverpool en
96, le match retour contre Steaua. Et surtout cette putain
d'ambiance. Le mot de la fin appartient à un vieux taulier des
lieux. « Quand j'ai vu le Parc pour la première fois,
se souvient Safet Susic, je me suis dit que c'est là que
j'ai envie de jouer ». Voilà, ça c'était Paris.
Aujourd'hui, on vient y jouer pour des raisons différentes.
PARC (DVD, When we were kids production, 2013).
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PARC (DVD, When we were kids production, 2013).
Liens :
WAGs RETRO. Michel Bibard et sa pianiste.
« J'aurais toujours voulu savoir bien jouer du piano » lance Michel Bibard sur l'air de « Starmania » aux journalistes de PSG Mag venus rencontrer le joueur dans son intimité à la fin des 80's. Le taulier de la défense parisienne, frisé comme Michel Berger (mais bon, bah c'est la mode en même temps à l'époque, vers 1988-89), se lance dans les confidences en pianotant quelques touches à la coule en compagnie de sa femme Catherine. Et tous ces rêves de gosse qui remontent à la gueule. Être un artiste et pouvoir faire son numéro, toujours comme Michel Berger, l'ancien Nantais aurait aimé. D'autant qu'il y a toujours une groupie derrière chaque pianiste (selon la chanson). Mais la vie a choisi un fâcheux destin pour Bibi. Au lieu d'être sous le feu des projecteurs, il ira se peler le cul dans la brume de la Jonelière et se produira sous les pylônes du vieux Saupin. Et question numéro, alors Mich' ? Un gros 2 sur le dos du maillot, celui de son poste de latéral droit, et quelques titres de gloire quand même : champion avec Nantes et PSG, champion olympique (1984) et 3ème du mundial mexicain (1986) figurent au palmarès du défenseur mélomane, international tricolore (6 sélections) à ses heures perdues. Un joli parcours qui n'empêche pas les regrets et cette passion qui le fuit et glisse entre ses doigts malhabiles, mais partage néanmoins avec son épouse musicienne. A priori, Michel a choisi le bon numéro. Et d'avouer au final jouer au spectateur et au fan qui « se contente d'écouter sa femme Catherine jouer quelques mélodies ». La groupie du pianiste en quelque sorte.
Et sinon Cathy, les Valses de la Chopine, tu connais ? Là, les mecs de PSG mag se barrent en courant parce que Michel n'aime pas qu'on déconne sur le sujet. Point (Bi)bard !
PSG : Paris Sales Gueules !
PSG : PARIS SALES GUEULES.
Debout : Joey Ramone, Keith Richards, Sid Vicious, Joe Strummer, Lemmy Kilmister, Iggy Pop.
Accroupis : Daniel Darc, Lux Interior, Nick Cave, Morrissey, Ian Curtis.
Depuis l'arrivée des Quataris au PSG, les critiques pleuvent sur le club de la Capitale. Trop de fric, trop d'arrogance de la part des joueurs et des dirigeants. Paris suscite la haine des journalistes et supporters de Province qui préfèrent, drôle de paradoxe, prendre leur pied avec les grandes équipes européennes - Barça, Real, Manchester United, pour ne citer qu'elles - dont chacun sait qu'elles ne survivent uniquement grâce à l'aumône de leurs fans. PSG, c'est sale, malsain et pourri dégueulasse comme un épisode de Dallas.
Bon, le Vintage Football Club est plutôt d'accord sur le fond - against modern football - mais moins sur la forme avec les arguments avancés par les détracteurs du futur champion de France 2013. Pour contrer ces interminables débats sur la puissance financière du Paris St Germain, le VFC a décidé de lancer une OPA sur le club de la ville-lumière afin de réhabiliter son image auprès du public. Du football de gauche, parce qu'il n'y a pas que Dhorasoo qui détient le monopole du cœur et du foot populaire, voir anarcho-révolutionnaire et le drapeau noir qui flotte derrière la main courante. Pas de président, mais un club autogéré où chaque décision est soumise au vote à la majorité (à la manière de la démocratie corinthiane) telles les mises aux verres (!!!) avant les matches par exemple. Pour jouer le rôle du modérateur-manager-recruteur de l'équipe, car il en faut bien un pour gérer ces esprits rebelles, le VFC a laissé carte blanche à Patrick Eudeline, le critique-rock caché derrière ses lunettes noires, afin de monter une formation équilibrée et homogène. L'esprit de groupe avant tout, le meilleur remède pour la lutte finale et en découdre sur le pré. Voici donc le PSG new-look et sa nouvelle dénomination : Paris Sales Gueules ou Punky Saint Germain. Le VFC a même repris contact avec le sponsor historique du club : R.T.L. (Rote Ton Litre). Pas mal pour la troisième mi-temps, un peu moins élégant au micro de Paganelli pour les interviewes d'après-matches. Présentation du team-band le plus sexy du championnat de France. Et comme les Quataris (comme quoi les grandes idées sont bonnes à prendre partout ou presque), on a pris le meilleur du meilleur et très souvent vers l'Étranger. L'internationale quoi.
A l'instar de l'ex-portier de Liverpool Bruce Grobbelaar, Iggy Pop tient les bois. Comme le moustachu volant, l'Iguane se plaît à se tortiller sur sa ligne et chauffer l'assistance par ses provocations en tous genres. Seul hic, Iggy n'aime pas porter de maillot et provoque souvent l'ire de l'arbitre qui refuse de siffler le coup d'envoi.
Une défense de (croix) de fer avec Lemmy Kilmister en libéro. Le patron de l'équipe. Sa tour de contrôle. Avec lui, rien ne passe (tâcles au niveau de la carotide et mauvais coups à foison). Un grand saigneur des terrains. Devant lui, en qualité de stoppeur, Lux Interior, parce qu'il aime jouer dans l'axe. Malheureusement, une petite santé et un physique fragile. Trop souvent sujet aux crampes après l'heure de jeu. Sur les flancs, Keith Richards et Sid Vicious. Deux latéraux qui partent souvent en live sur leur aile. Le premier, surnommé le « Pirate » à cause de son look, la joue régulièrement en solo et a une fâcheuse tendance à oublier ses partenaires. Le second, capitaine de l'équipe, a eu récemment forte affaire avec la justice. Des histoires de mœurs avec une certaine Nancy Lorraine, sorte de Zahia punkisante et sans morale, retrouvée sans vie au Chelsea hôtel tenu par un oligarque russe (sans morale non plus) qu'on appellera Roman afin de garder le secret de l'instruction en cours.
Au milieu, un trio magique. Et de la mauvaise graine aussi avec Nick Cave. L'artiste de l'équipe. Un véritable soliste qui se sent pousser les ailes du désir sur le pré. Une légère tendance à jouer piano-piano depuis quelques années tout de même. Plus renfermé sur soi, et toujours dans l'ombre de ses coéquipiers, Daniel Darc. Le seul représentant de l'Hexagone, un passeur hors-pair qui cherche toujours le garçon dans la profondeur. Plus doux, plus tendre mais terriblement hooligan : Morrissey. Pas un British pour rien. Accro aux « twitts » provocateurs comme Joey Barton et quelques sorties verbales à s'en lécher les babines : « Margarita Dreyfus on the guillotine ». Rien que ça...
Enfin, en attaque, deux ailiers dégingandés et libres comme l'air. Une question d'atmosphère pour Ian Curtis et son moral dans les chaussettes. C'est pas toujours la joie mais quelle source d'inspiration pour toute une génération. Pareil pour l'autre grand déglingué aux longs cheveux de jais. Issu d'une fausse fratrie, toujours utile en cas de pépins et/ou de coups durs en déplacement, Joey Ramone est peu à l'aise devant les caméras ou au micro de Paga. Aux questions à la con, il répond souvent par des onomatopées ou des cris de bête pour expliquer le système de jeu de l'équipe. Gabba, gabba, hey ! Qui ne saute pas, n'est pas PSG, hey ! Et sur le front de l'attaque, le renard des surfaces, toujours prêt à monter au créneau, au « clash » comme on dit dans son île natale. Joe Strummer est la caution de l'équipe. Un esprit gouailleur qui va au combat-rock. Il aurait eu des touches avec le Shakthar Donetsk , ces nouveaux riches venus de l'Est, lors du mercato. Alors, Paris brûle t-il Joe ?SO FASHION. Luis Fernandez.
Luis Fernandez 007.
Pour la saison 1985-86, c'est décidé, Luis Fernandez change de look
et d'attitude sur le terrain. Fini Luis-le-roublard, toujours à chatouiller les chevilles de
l'adversaire et user de son influence sur l'arbitre avec sa gouaille
légendaire, le milieu parisien pose désormais en costume
trois-pièces et veut se racheter une conduite comme il le confie à
son interlocuteur sans nom, le célèbre Thierry Roland : « C'est
vrai que cette année, je me suis dit qu'il fallait changer le style
Fernandez, concède le Titi des Minguettes. Voir ce qui
n'allait pas, et faire ce qu'il fallait pour que cela aille mieux
afin que je donne une autre image de moi-même sur le terrain ».
Ce travail introspectif, Luis le doit à l'arrivée de Gérard Houllier, l'ancien prof d'Anglais, dans la Capitale. Malgré son flegme britannique, l'ex-entraîneur lensois ne badine pas avec la discipline : « On a parlé ensemble, il m'a fait remarquer ce qui était bien, ce qui l'était moins, ce que devait être mon rôle cette saison, ce que je devais apporter à l'équipe ». En gros, le nouveau coach parisien colle la pression à son joueur et lui confie le brassard afin que ce dernier « montre l'exemple sur le terrain ». Houllier, comme la plupart des observateurs, ont en effet encore en mémoire les frasques du joueur parisien à la fin de la saison précédente, et notamment son numéro lors d'une demi-finale de coupe de France contre Toulouse. « Bon, c'est vrai, ce soir-là j'ai un peu exagéré, reconnaît le nouveau capitaine du PSG. Mais nous en avions tous gros sur la patate comme on dit [au match aller au Stadium, PSG s'incline 2-0 avant de combler son retard au Parc et s'imposer aux tirs aux buts au retour dans une ambiance sur-chauffée]. J'en ai fait un peu trop et suis le premier à le reconnaître ». Faute avouée, n'est-ce pas, toujours est-il que Paris enchaîne les victoires sous l'ère Houllier et fait la course en tête en championnat.
PSG remporte son premier titre à la fin de la saison mais Luis a déjà l'esprit tourné vers l'avenir : « Je pense à ce qui vient demain, chuchote l'international, des projets plein la caboche. Et de ce côté-là aussi, je pense que j'ai changé... » De club en fait, puisque Luis passe dans le camp d'en face en signant au Matra Racing dans la foulée du premier titre parisien. Il devient alors le joueur le mieux payé du championnat. Luis-la-colle se transforme en gentleman mi-Scarface mi-businessman. Avant la chute avec son nouveau club.
Ce travail introspectif, Luis le doit à l'arrivée de Gérard Houllier, l'ancien prof d'Anglais, dans la Capitale. Malgré son flegme britannique, l'ex-entraîneur lensois ne badine pas avec la discipline : « On a parlé ensemble, il m'a fait remarquer ce qui était bien, ce qui l'était moins, ce que devait être mon rôle cette saison, ce que je devais apporter à l'équipe ». En gros, le nouveau coach parisien colle la pression à son joueur et lui confie le brassard afin que ce dernier « montre l'exemple sur le terrain ». Houllier, comme la plupart des observateurs, ont en effet encore en mémoire les frasques du joueur parisien à la fin de la saison précédente, et notamment son numéro lors d'une demi-finale de coupe de France contre Toulouse. « Bon, c'est vrai, ce soir-là j'ai un peu exagéré, reconnaît le nouveau capitaine du PSG. Mais nous en avions tous gros sur la patate comme on dit [au match aller au Stadium, PSG s'incline 2-0 avant de combler son retard au Parc et s'imposer aux tirs aux buts au retour dans une ambiance sur-chauffée]. J'en ai fait un peu trop et suis le premier à le reconnaître ». Faute avouée, n'est-ce pas, toujours est-il que Paris enchaîne les victoires sous l'ère Houllier et fait la course en tête en championnat.
PSG remporte son premier titre à la fin de la saison mais Luis a déjà l'esprit tourné vers l'avenir : « Je pense à ce qui vient demain, chuchote l'international, des projets plein la caboche. Et de ce côté-là aussi, je pense que j'ai changé... » De club en fait, puisque Luis passe dans le camp d'en face en signant au Matra Racing dans la foulée du premier titre parisien. Il devient alors le joueur le mieux payé du championnat. Luis-la-colle se transforme en gentleman mi-Scarface mi-businessman. Avant la chute avec son nouveau club.
BIO EXPRESS DEGRADABLE. Safet Sušić.
SAFET SUSIC.
En le consacrant meilleur joueur étranger du championnat de France
devant Josip Skoblar et Juninho, le magazine France Football ne s'est
pas trompé. Vingt ans après avoir quitté PSG, Safet Sušić est
toujours magique à Paris (et ailleurs aussi). Le Parc vibre encore
aux exploits techniques du Bosnien, né du côté de Zavidovići un
13 avril (1955) avec un ballon dans les pieds, ce même ballon qui
remplace sa bonne étoile en quelque sorte, et qu'il ne cessera de
tripoter avec cette grâce des doués tout au long de sa carrière.
Sušić aime la balle et le football adore les artistes, qui kiffent
Paris. Caprices de stars. Ô Ville Lumière...
PSG-Sušić. Un couple qui, pourtant, faillit ne jamais se rencontrer. Pétri de qualités, le meneur de jeu est déjà un titulaire indiscutable à 16 ans dans l'équipe-fanion de Zavidovici. Des exploits sur le terrain relayés jusque dans les couloirs du grand club de la région, Safet Sušić rejoint FK Sarajevo au début des années 70. Sa première histoire d'amour en fait avec un club, peut-être la plus belle et la plus intense (de 1973 à 82). Une décennie à réciter ses gammes et développer sa technique, inventer de nouveaux gestes pour les générations futures. Un créateur qui évolue sous le feu des projecteurs et n'hésite pas à faire briller ses partenaires. En 350 matches sous le maillot grenat, « Papet » inscrit 250 buts et en donne presque autant à ses équipiers. Un joueur décisif et c'est rien de le dire. L'Italie s'intéresse à lui. Surtout l'Inter et Torino. Il signe un premier contrat avec les Milanais puis, sous la pression d'une offre mirobolante des dirigeants de Turin, opte finalement pour le « Toro » dans la foulée (1982). Safet Sušić a 28 ans, c'est-à-dire l'âge légal fixé par les dirigeants de la fédé yougoslave pour tout joueur désirant passer à l'Ouest, et semble pressé de se frotter aux stars du Calcio. Trop. L'Inter porte plainte et Safet écope d'un an de suspension dans la Botte. Ciao et bonjour Paname. Le président Borelli, qui suit l'affaire de loin, flaire le bon coup et passe à l'attaque au lendemain du mondial espagnol. Sušić arrive dans la capitale à l'été 1982 et est présenté au public du Parc à l'occasion du tournoi de Paris. Et de repartir illico par le premier avion chez lui. La Fédé yougoslave bloque le transfert jusqu'au mois de décembre. « Papet » débute officiellement avec PSG contre Monaco par une défaite au Parc.
Des hauts et des bas, Safet Sušić les collectionne dans la
Capitale. Des saisons qui se suivent et ne se ressemblent pas
toujours. PSG crève l'écran ou frise le ridicule - les éliminations
en coupe d'Europe contre Vidéoton (1984) et Vitkovice (1986) - quand
il ne tutoie pas le pire. Comme cette saison 1987-88 durant laquelle
le club parisien ne doit son salut (le maintien en D.I) grâce à une
victoire au Vélodrome dans les ultimes journées du championnat. Des
buts de Sušić et Gaby Calderon. Le Yougoslave, écarté
pratiquement toute la saison par Gérard Houllier, signe son retour
et sauve le club de la relégation. Un des rares match où il
s'illustre cette année-là. Car oui, comme tous les artistes du
ballon rond, Safet est accusé de choisir ses matches. Les caprices
de la star qui jouent aussi de vilains tours. PSG est aussi à la
traîne en Coupe même quand il faut sauver les meubles. Finaliste en
85, Sušić et PSG n'arrivent pas à effacer leur saison calamiteuse
sur le terrain (13ème en championnat, élimination prématurée
contre Vidéoton lors au second tour de la C2). Contre Monaco, Sušić
incapable de trouver la solution s'arrête de jouer et Paris manque
d'ajouter son troisième succès dans la compétition. Pourtant la
coupe de France, Paris, Borelli et Safet adorent ça. Les premières
lignes inscrites au palmarès du club. Des victoires acquises avec le
panache. En 1982 contre les Verts de Platoche. Un épisode intense et
dramatique : Rocheteau qui égalise, Borelli, sa sacoche et un baiser
sur le pelouse, les tirs au but et Pilorget. L'année suivante,
Sušić succède à Surjak et six mois après son arrivée, marque de
son empreinte la finale de 83 contre les Canaris. Bien sûr, il y a
le « Brésilien » José Touré mais ce soir-là
Sušić is magic. Un but magnifique et une passe décisive pour Toko.
PSG réalise le doublé et « Papet » fait le
spectacle, le ballon collé aux crampons. Le grand jeu comme pendant
l'année du titre (1986), sa meilleure sur les neufs passées sous
le maillot parisien. Qui flirte parfois avec le sublime lorsque ce
soir de septembre 84, il délivre cinq passes décisives dans un
match entre PSG et Bastia. Déroute 7 à 1 des Corses au Parc !
C'est comme ça avec Safet (et PSG), des passes (des phases) lumineuses et des périodes de creux. Trop de déchets dans ses dribbles (quelquefois improductifs) et PSG s'enlise dans le moyen ou le médiocre que seule une miraculeuse seconde place en championnat (1989) peine à le faire sortir de l'anonymat. « Papet » est fatigué lorsque Canal + prend les reines du club en 1991. Le vieux (36 ans à l'époque) ne correspond pas trop à l'image dynamique de la chaîne cryptée et du PSG new look. Il file au Red Star. L'Etoile rouge de St-Ouen. Une manière de briller une dernière fois pas très loin des feux de la Capitale. Et puis rideau l'artiste au bout de la saison (1992). Sur un palmarès bien maigre en rapport à ses mollets taille Gerd Müller, et son talent remarqué sur le plan international lors de sa première sélection (octobre 1977). Safet Sušić réalise un doublé contre la Hongrie et le hat-trick pour sa seconde cape (contre la Roumanie). Magique en fait...
C'est comme ça avec Safet (et PSG), des passes (des phases) lumineuses et des périodes de creux. Trop de déchets dans ses dribbles (quelquefois improductifs) et PSG s'enlise dans le moyen ou le médiocre que seule une miraculeuse seconde place en championnat (1989) peine à le faire sortir de l'anonymat. « Papet » est fatigué lorsque Canal + prend les reines du club en 1991. Le vieux (36 ans à l'époque) ne correspond pas trop à l'image dynamique de la chaîne cryptée et du PSG new look. Il file au Red Star. L'Etoile rouge de St-Ouen. Une manière de briller une dernière fois pas très loin des feux de la Capitale. Et puis rideau l'artiste au bout de la saison (1992). Sur un palmarès bien maigre en rapport à ses mollets taille Gerd Müller, et son talent remarqué sur le plan international lors de sa première sélection (octobre 1977). Safet Sušić réalise un doublé contre la Hongrie et le hat-trick pour sa seconde cape (contre la Roumanie). Magique en fait...
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