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WAGs RETRO. Tibor Nyilasi et sa Magyar aux anges.
Entre Buda et Pest,
Tibor Nyilasi surplombe le Danube et peut rouler des mécaniques dans
son pull trop court et son jean serré bien comme il faut. La Hongrie
a obtenu son ticket pour le mundial argentin en écrasant la Bolivie
en match de barrage. Le milieu de terrain de Ferencváros ouvre le
feu au Nepstadion, avant le pilonnage du match aller. L'équipe
hongroise l'emporte six à zéro. Et assure un autre succès (2-3) à
La Paz, à 3,600 mètres d'altitude. La Hongrie rit du haut de son
petit nuage et « l'Arc » (Nyil en hongrois, c'est
son surnom) triomphe ! Mais manque de flèches dans le tournoi.
Les Magyars sont tombés dans le groupe de la mort avec l'Italie, la
France et l'Argentine. Trois revers au final et pas un petit point à
ramener au pays. D'un seul coup, la nana sur la photo semble
s'éloigner discrètement en flairant le mauvais plan. Quatre ans
plus tard en Espagne, Tibor Nyilasi participe à la correction
hongroise sur Salvador (10-1) en inscrivant un doublé. Les boules
étaient moins compressées dans le futal ce jour-là.
DINAMO ZAGREB 1982-83.
NK DINAMO ZAGREB 1982-83
En haut : Srećko Bogdan, Snježan Cerin, Vladimir Deželić, Tomislav Ivković, Zlatan Arnautović, Eddie Krnčević, Mustafa Arslanović, Ante Rumora, Dragan Bošnjak.
Au milieu : Rudolf Belin (ent. adj.), Marijan Vlak, Željko Hohnjec, Hrvoje Dragičević, Emil Dragičević, Zvonko Marić, Mladen Munjaković, Ismet Hadžić, Josip Čačković (Physiothérapeute).
En bas : Džemal Mustedanagić, Drago Dumbović, Zlatko Kranjčar, Stjepan Deverić, Miroslav Blažević (ent.), Velimir Zajec, Marko Mlinarić, Milivoj Bračun, Zvezdan Cvetković, Borislav Cvetković.
BOHEMIANS PRAHA 1982-83.
En médaillon : Tomáš Pospíchal (ent.).
En haut : Josef Hrabovský, Peter Zelenský, Miroslav Příložný, Jiří Ondra, Tibor Mičinec, Zdeněk Koukal.
Au milieu : Jaroslav Típek (pdt), Josef Zadina (ent. adj.), Jiří Sloup, Stasnislav Levý, Jaroslav Marčíc, Vladimir Hruška, Jiří Doležal, Pavel Chaloupka, Ivan Balvín (soigneur), Zdeněk Zvoboda (secrétaire).
En bas : Milan Čermák, Zdeněk Prokeš, František Jakubec, Vladimír Borovička, Zdeněk Hruška, Jan Poštulka, Přemysl Bičovský, Jaroslav Němec, Dušan Herda.
Stadium view. DOLICEK.
Stade : DOLICEK.
Lieu : PRAGUE.
Pays : RÉPUBLIQUE TCHÈQUE.
Club résident : BOHEMIANS 1905.
Année : avril 2013. (photos : SR).
C'est par la ligne 22 depuis I.P Pavlova, à quelques pas du centre historique de la capitale de la République tchèque (mon point de chute durant mon séjour à Prague), que le tram vous dépose au pied de la vieille enceinte des Kangourous, après cinq-six stations et un petit quart d'heure de transport. Ďolíček, l'antre des Bohemians 1905, survit tant bien que mal à l'usure du temps. Situé à l'Est de la ville, dans ces quartiers oubliés par les touristes, surveillé par les bébés de la tour de retransmission Žižkov, dernier vestige de l'époque communiste construite à la fin des années 80 qui se dresse au Nord sur Vinohrady, et coincé entre le parking du stade, sorte de terrain vague bosselé, des cours de tennis et les immeubles de la Sportovni, la rue qui descend rejoindre Vršovická, l'adresse du siège, l'enceinte des Verts est en sursis depuis quelques temps déjà. Usé par le poids des ans, épargné par les vagues de rénovation, Ďolíček vivote et se repose sur sa gloire d'antan, les 18.000 spectateurs serrés comme des sardines dans les travées, qui nous ramène à trois décennies en arrière. Les Kangourous - Koklani en langage local - remportent le championnat tchèque, le seul et unique inscrit au palmarès du club à ce jour (1982-83), et mènent en parallèle une épopée en coupe UEFA, éliminés en demi-finale par le futur vainqueur Anderlecht. Dundee Utd, Servette de Genève et Admira Wacker sombrent chacun leur tour dans ce vaisseau de poutrelles métalliques et de bancs en bois. C'est ici, par un froid mercredi après-midi de novembre 82, que les Verts de Saint-Etienne perdent leurs dernières illusions européennes, fessés par onze Bohemians galvanisés par un public en transe. Aujourd'hui, la maison des Kangourous est sous respiration artificielle, entretenu grâce aux dons et la passion dévorante d'un collectif de supporters qui se bat pour la restauration et la réhabilitation d'un bâtiment en perdition, lequel vient de fêter ses 81 printemps et quelques dents en moins.
- Quand on dit Ďolíček, tout le monde sait que l'on parle des Bohemians. Et quand on parle des Bohemians, les gens pensent immédiatement à Ďolíček. (Antonin Panenka).
Ďolíček a guère connu de changements depuis son inauguration le 27 mars 1932. Bohemka (c'est l'autre surnom du club) accueille pour l'occasion le rival local Slavia Prague. Une dizaine de milliers de spectateurs assistent à l’événement et se pressent aux guichets de la nouvelle enceinte initialement baptisée Dannerův. Les supporters préférant Ďolíček, le premier stade du Bohemians à ses débuts en fait, le nom est ainsi resté. Et devenu un patrimoine pour une poignée de fidèles qui travaille à la préservation du site, souvent menacé de destruction dans son histoire. Comme au sortir de la Seconde Guerre, vers 1946-47, lorsque la commission du plan d'État décide de changer la physionomie du quartier de Vršovic. Ďolíček passe à deux doigts du rasage intégral, mais fait toujours partie du décor. Et connait même une première petite révolution au début des années 1970 avec la construction d'une tribune principale, laquelle abrite des cabines de presse qui paraissent ne pas avoir beaucoup évolué depuis lors. Le temps semble s'être arrêté à Ďolíček, victime des plus folles rumeurs en 2010, lorsqu'un groupe de promoteurs immobilier entend faire du stade un centre commercial. Une nouvelle attaque contre un monument du football pragois qui provoque l'ire et la gronde des supporters locaux, des fans du Slavia également et d'autres équipes. Une horde d'ultras, de papys et mamies, jeunes et moins, réunis en association pour sauver un chef d'œuvre en péril plus vraiment conforme au règlement de la ligue tchèque. La Bohemka est même obligée de déménager à 1 kilomètre de là, au stadion Eden, chez son rival du Slavia, si elle veut évoluer en première division. Sauvé in extremis de la destruction, Ďolíček fait peau neuve grâce au soutien de son collectif créé pour sa défense. L'enceinte peut accueillir aujourd'hui 6.500 spectateurs. Une capacité à minima à cause de la pose de sièges pour des raisons de sécurité (places assises obligatoires). L'association se bat aussi actuellement pour récolter des fonds en vue d'installer une pelouse chauffée. Un projet de rénovation complète est également en cours de réflexion. Pendant ce temps, Ďolíček tient toujours debout, ouvert à tous les vents, où résonne encore sous la tribune d'honneur qui abrite la boutique officielle du club, l'écho des folles soirées européennes et des exploits en championnat. La vitrine, et le musée des Bohemians en quelque sorte. Un sentiment partagé par Antonin Panenka. L'ancienne gloire des Bohemians (treize saisons de 1968 à 81) considère le stade qui l'a vu éclore comme le centre de vie du club. Son cœur et son poumon. Des organes vitaux qu'il faut à tout prix conserver, pour la mémoire et l'identité bohemka. « Ďolíček appartient définitivement au club, et les Bohemians appartiennent à Ďolíček, revendique le tireur de pénalty. Le club est installé ici depuis plusieurs décennies. Depuis le début, il n'y a qu'une équipe, les Bohemians, qui jouent ici. Les Bohemians ont toujours joué là et j'espère qu'ils continueront de s'y produire. Tous ceux qui appartiennent au monde du football tchèque savent ce que Ďolíček représente. Quand on dit Ďolíček, tout le monde sait que l'on parle des Bohemians. Et quand on parle des Bohemians, les gens pensent immédiatement à Ďolíček. L'un ne va pas sans l'autre, un peu comme des jumeaux. »
Liens :
Comité de soutien : Ďolíček.
Plus de photos : vintage football club & panini haircut band.
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BIO EXPRESS DEGRADABLE. Safet Sušić.
SAFET SUSIC.
En le consacrant meilleur joueur étranger du championnat de France
devant Josip Skoblar et Juninho, le magazine France Football ne s'est
pas trompé. Vingt ans après avoir quitté PSG, Safet Sušić est
toujours magique à Paris (et ailleurs aussi). Le Parc vibre encore
aux exploits techniques du Bosnien, né du côté de Zavidovići un
13 avril (1955) avec un ballon dans les pieds, ce même ballon qui
remplace sa bonne étoile en quelque sorte, et qu'il ne cessera de
tripoter avec cette grâce des doués tout au long de sa carrière.
Sušić aime la balle et le football adore les artistes, qui kiffent
Paris. Caprices de stars. Ô Ville Lumière...
PSG-Sušić. Un couple qui, pourtant, faillit ne jamais se rencontrer. Pétri de qualités, le meneur de jeu est déjà un titulaire indiscutable à 16 ans dans l'équipe-fanion de Zavidovici. Des exploits sur le terrain relayés jusque dans les couloirs du grand club de la région, Safet Sušić rejoint FK Sarajevo au début des années 70. Sa première histoire d'amour en fait avec un club, peut-être la plus belle et la plus intense (de 1973 à 82). Une décennie à réciter ses gammes et développer sa technique, inventer de nouveaux gestes pour les générations futures. Un créateur qui évolue sous le feu des projecteurs et n'hésite pas à faire briller ses partenaires. En 350 matches sous le maillot grenat, « Papet » inscrit 250 buts et en donne presque autant à ses équipiers. Un joueur décisif et c'est rien de le dire. L'Italie s'intéresse à lui. Surtout l'Inter et Torino. Il signe un premier contrat avec les Milanais puis, sous la pression d'une offre mirobolante des dirigeants de Turin, opte finalement pour le « Toro » dans la foulée (1982). Safet Sušić a 28 ans, c'est-à-dire l'âge légal fixé par les dirigeants de la fédé yougoslave pour tout joueur désirant passer à l'Ouest, et semble pressé de se frotter aux stars du Calcio. Trop. L'Inter porte plainte et Safet écope d'un an de suspension dans la Botte. Ciao et bonjour Paname. Le président Borelli, qui suit l'affaire de loin, flaire le bon coup et passe à l'attaque au lendemain du mondial espagnol. Sušić arrive dans la capitale à l'été 1982 et est présenté au public du Parc à l'occasion du tournoi de Paris. Et de repartir illico par le premier avion chez lui. La Fédé yougoslave bloque le transfert jusqu'au mois de décembre. « Papet » débute officiellement avec PSG contre Monaco par une défaite au Parc.
Des hauts et des bas, Safet Sušić les collectionne dans la
Capitale. Des saisons qui se suivent et ne se ressemblent pas
toujours. PSG crève l'écran ou frise le ridicule - les éliminations
en coupe d'Europe contre Vidéoton (1984) et Vitkovice (1986) - quand
il ne tutoie pas le pire. Comme cette saison 1987-88 durant laquelle
le club parisien ne doit son salut (le maintien en D.I) grâce à une
victoire au Vélodrome dans les ultimes journées du championnat. Des
buts de Sušić et Gaby Calderon. Le Yougoslave, écarté
pratiquement toute la saison par Gérard Houllier, signe son retour
et sauve le club de la relégation. Un des rares match où il
s'illustre cette année-là. Car oui, comme tous les artistes du
ballon rond, Safet est accusé de choisir ses matches. Les caprices
de la star qui jouent aussi de vilains tours. PSG est aussi à la
traîne en Coupe même quand il faut sauver les meubles. Finaliste en
85, Sušić et PSG n'arrivent pas à effacer leur saison calamiteuse
sur le terrain (13ème en championnat, élimination prématurée
contre Vidéoton lors au second tour de la C2). Contre Monaco, Sušić
incapable de trouver la solution s'arrête de jouer et Paris manque
d'ajouter son troisième succès dans la compétition. Pourtant la
coupe de France, Paris, Borelli et Safet adorent ça. Les premières
lignes inscrites au palmarès du club. Des victoires acquises avec le
panache. En 1982 contre les Verts de Platoche. Un épisode intense et
dramatique : Rocheteau qui égalise, Borelli, sa sacoche et un baiser
sur le pelouse, les tirs au but et Pilorget. L'année suivante,
Sušić succède à Surjak et six mois après son arrivée, marque de
son empreinte la finale de 83 contre les Canaris. Bien sûr, il y a
le « Brésilien » José Touré mais ce soir-là
Sušić is magic. Un but magnifique et une passe décisive pour Toko.
PSG réalise le doublé et « Papet » fait le
spectacle, le ballon collé aux crampons. Le grand jeu comme pendant
l'année du titre (1986), sa meilleure sur les neufs passées sous
le maillot parisien. Qui flirte parfois avec le sublime lorsque ce
soir de septembre 84, il délivre cinq passes décisives dans un
match entre PSG et Bastia. Déroute 7 à 1 des Corses au Parc !
C'est comme ça avec Safet (et PSG), des passes (des phases) lumineuses et des périodes de creux. Trop de déchets dans ses dribbles (quelquefois improductifs) et PSG s'enlise dans le moyen ou le médiocre que seule une miraculeuse seconde place en championnat (1989) peine à le faire sortir de l'anonymat. « Papet » est fatigué lorsque Canal + prend les reines du club en 1991. Le vieux (36 ans à l'époque) ne correspond pas trop à l'image dynamique de la chaîne cryptée et du PSG new look. Il file au Red Star. L'Etoile rouge de St-Ouen. Une manière de briller une dernière fois pas très loin des feux de la Capitale. Et puis rideau l'artiste au bout de la saison (1992). Sur un palmarès bien maigre en rapport à ses mollets taille Gerd Müller, et son talent remarqué sur le plan international lors de sa première sélection (octobre 1977). Safet Sušić réalise un doublé contre la Hongrie et le hat-trick pour sa seconde cape (contre la Roumanie). Magique en fait...
C'est comme ça avec Safet (et PSG), des passes (des phases) lumineuses et des périodes de creux. Trop de déchets dans ses dribbles (quelquefois improductifs) et PSG s'enlise dans le moyen ou le médiocre que seule une miraculeuse seconde place en championnat (1989) peine à le faire sortir de l'anonymat. « Papet » est fatigué lorsque Canal + prend les reines du club en 1991. Le vieux (36 ans à l'époque) ne correspond pas trop à l'image dynamique de la chaîne cryptée et du PSG new look. Il file au Red Star. L'Etoile rouge de St-Ouen. Une manière de briller une dernière fois pas très loin des feux de la Capitale. Et puis rideau l'artiste au bout de la saison (1992). Sur un palmarès bien maigre en rapport à ses mollets taille Gerd Müller, et son talent remarqué sur le plan international lors de sa première sélection (octobre 1977). Safet Sušić réalise un doublé contre la Hongrie et le hat-trick pour sa seconde cape (contre la Roumanie). Magique en fait...
NENAD BJEKOVIC vs BERNARD THEVENET.
NENAD BJEKOVIC vs BERNARD THEVENET.
Pas beaucoup de points communs entre les deux hommes hormis cette ressemblance physique un brin wock'n'woll fifties. Nous sommes au mitan des seventies et pourtant, Bernard Thévenet et Nenad Bjeković sont restés coincés à Bill Haley & his Comets ! La nostalgie des coupes gominées et soignées, les pattes bien taillées (attention à la boulette !) et wouap-dou-wouap, c'est twist à St-Tropez. Un vieux cliché en noir et blanc. Des couleurs qui semblent collées à la peau du cycliste bourguignon et du footballeur yougoslave. En version à damier pour le coureur de l'équipe Peugeot-Michelin, rayées pour le buteur du Partizan, et chacun milite pour sa spécialité avec de jolies batailles gagnées au passage. Le tour 75 devant Merkcx, à la pédale et profitant de la défaillance du Cannibale dans la montée sur Pra-Loup (15ème étape), peut-être la plus belle des victoires dans la carrière de Bernard Thévenet avec son titre de champion de France sur route (1973) et le doublé sur la Grande Boucle (1977). Des moments de gloire ternis par ces histoires de dopage à la cortisone et les blessures qui cassent les pattes du leader de la Peugeot. Une fin de parcours un peu chaotique. Presque la « chute à l'arrière » pour reprendre Polo-la-Science. C'est pareil pour le Serbe aux 22 sélections internationales. Auréolé d'un titre de champion avec son Partizan (1976), Nenad Bjeković opte dans la foulée pour le rayé de l'OGC Nice. « L'Aiglon de Lazarevo » comme le surnomme Nanard marque à la pelle... pour du beurre. Plus de 80 buts au total pour l'équipe niçoise et pas un bouquet au final. Les Azuréens évoluent dans le ventre mou du peloton et perdent même sur la ligne la coupe de France (1978). Nice manque de jambes et Nenad tire la langue puis sa révérence à 34 ans en bon vieux capitaine de route. C'était en 1981. La France voit la vie en rose. Sauf Nanard qui termine le Tour dans l'anonymat (37ème au général) et raccroche son vélo en fin d'année.
Nenad Bjeković sous le maillot du Partizan.
WAGs RETRO. Oleg Blokhine et sa gymnaste.
Les Beckham du socialisme.
C'est peut-être le premier couple « people » créé par la presse soviétique. A l'époque où l'Arrmée Rouge envahit l'Afghanistan, « Moscou-Match » fait ses choux gras sur la vie privée d'Oleg Blokhine, la star du Dynamo Kiev, et Irina. Traqués par les paparazzi locaux (le KGB en fait), nos jeunes mariés font la Une des journaux, surpris par exemple d'être la proie des flashes alors qu'ils se rendent en toute simplicité à la célèbre soirée blanche organisée par Eddy Barclayiev, sorte de baron du Ministère des Sports. D'ailleurs le barbecue chauffe. C'est le revers de la médaille pour notre couple qui, au passage, n'en manque pas dans sa vitrine à trophées. Des titres à la pelle pour l'international soviétique (coupe de l'UEFA, coupe des coupes (2), champion d'URSS à maintes reprises,...) mais aussi pour sa protégée, Irina Deriugina. Qui ça, Deriugina Lollobrigida ? Pfff... Non, Irina est la fille d'Ivan Konstantinovich Deryugin, un daron champion olympique du pentathlon en 1956 et Albina, qui entraîne les gymnastes du pays. Et sa fille le soir, en rentrant chez elle. A dix ans, Irina commence par la danse et rentre à l'école nationale du ballet. Elle se consacre alors comme maman à la gymnastique rythmique pour devenir par la suite un prodige de la spécialité. Championne d'URSS (de 1975 à 79), d'Europe (1976) et du Monde (1977 et 79), les chorégraphies d'Irina Deriugina relèvent de la grâce sur le tapis. Une agilité et une adresse qui lui valent la récompense suprême pour tout athlète soviétique : la médaille de Maître des Sports de l'URSS. So Soviet ! La championne met un terme à sa carrière au début des années 80 pour devenir entraîneur puis juge international de la FIG (Fédération Internationale de Gymnastique) tout en pensant à son Oleg qui court sur le pré. Si fort qu'elle lui donne un enfant. Une fille. Olegіvna Blohіna Irina naît en mars 1983 et devient à son tour le sujet de tous les potins. Irina avec sa tenue « Minnie Mouse », Irina dans les bras de ses parents.... La petite est à la fête. Après quelques années passées aux USA, elle est devenue chanteuse sous le pseudo IREESHA, un peu actrice et présentatrice télé. C'est d'ailleurs elle qui a écrit et interprété la chanson officielle de l'Ukraine pour l'Euro 2012. Au vu du résultat, Oleg s'est demandé pourquoi il n'avait pas fait un garçon doté de ses qualités techniques. Peut-être que...
Photo de gauche : Super Jaimie et Steve Austin. A droite : Irina et Oleg.
Un bécot pour la p'tite.
SPARTAK MOSCOU 1989. Dernier titre pour la gloire en mode CCCP.
Le club a fêté ses 90 ans cette année. L'acteur fondateur du
Spartak Moscou remonte au 18 avril 1922 et se nomme officiellement à
l'époque « ISS » (Le Cercle des Sports de
Moscou). Très vite on lui trouve même un surmon : « мясо ».
La viande ! Parce que le club appartient en fait aux coopératives
agricoles. C'est l'équipe du peuple, celle de la masse populaire qui
dégueule sur le Dynamo (qui représente la police) et CSKA
(l'armée), les autres grands clubs de Moscou (avec Lokomotiv, le
club des cheminots). Naissance d'une rivalité qui débute avec la
création du championnat d'URSS (1936), dont le premier exercice est
d'ailleurs remporté par le rival de la police, sous l'impulsion des
frères Starostin. Steve Austin made in CCCP. Ils sont quatre :
Alexander, Andreï, Peter et l'aîné Nikolai, la première star de
l'équipe. Laquelle aurait suggéré le nom définitif du club :
SPARTAK. Un hommage au gladiateur Spartacus qui mena la révolte dans
l'Empire Romain que les dirigeants adoptent en 1934. Un symbole
révolutionnaire qui lui vaudra, ainsi que ses frangins, de goûter
aux purges staliniennes.Condamné à 10 ans de camp de travail, déchu
de ses droits pendant cinq ans et de tous ses biens personnels au
motif « d'activités pro-fascistes et hostiles au travail ».
En gros, la fraterie est accusée de piquer dans la caisse (et autres
troubles, espionnage, libération illégale de la circonscription
militaire,...) sur ordre du plus grand des quatre. Une affaire montée
de toutes pièces par Beria, le chef du NKVD, qui voit d'un mauvais
œil la domination de son rival sur son Dynamo.
Au cours des années 30, Spartak remporte le titre dès 1936 (la
seconde édition du championnat soviétique est organisé la même
année que la première !) et réalise le doublé à deux reprises
(1938 et 39). De quoi provoquer quelques remous au siège de la
police qui n'hésite pas à magouiller les matches. Ainsi, après sa
victoire en coupe 1939, Spartak est obligé de rejouer la demi-finale
qui l'opposait au Dynamo. Une décision de Beria qui digère assez
mal les affronts. Il devra s'y habituer. Au sortir de la Seconde
Guerre Mondiale, Spartak est toujours dans une spirale victorieuse.
Deux succès en coupe (1946 et 47) annoncent la période faste des
fifties grâce au travail de deux hommes, Vassili Sokolov (1952-54)
et Nikolai Gulyaev (1955-59), des anciens du club champions dans les
années 30 à qui on a donné les commandes de l'équipe. «
Народная команда », l'équipe du peuple, comme on
l'appelle justement, triomphe à nouveau en coupe (1950) et remporte
trois titres de champion (1952, 53 et 56) avant de réaliser le
doublé en 1958.
SPARTAK MOSCOU 1989
A chaque décennie ses succès, même si ceux-ci se comptent sur les
doigts d'une main avec le temps. La rivalité avec les clubs
moscovites est toujours d'actualité, Dynamo (1959) et Torpedo (1960)
s'adjugent les exercices suivants, mais le Spartak doit aussi
désormais surveiller ses flancs extérieurs avec l'arrivée du
Dynamo Kiev dans la compétition. La formation ukrainienne domine le
championnat 1961. Une date historique pour la compétition soviétique
puisque Kiev, avec ce succès, devient la première équipe
non-moscovite à remporter le titre. De son côté Spartak, entraînée
par le buteur historique du club Nikita Symonian (160 buts de 1949 à
59), traverse les 60's à un rythme de croisière et se contente de
boucher les trous au palmarès (champion 1962 et 69, coupe 1963 et 65
que se disputent Dynamo, Kiev (qui réalise le triplé entre 1965 et
68), Torpedo et Tbilissi (vainqueur en 1964). C'est aussi à cette
période que le club participe pour le première fois à une
compétition européenne, la coupe des vainqueurs de coupe, éliminé
au second tour par Rapid Wien 1966). Après douze années à la tête
des « rouge et blanc » (de 1960 à 72), Symonian
passe le relais à Gulyaev, de retour après quelques piges avec les
sélections olympique et nationale. Un come-back qui fait un pschitt
! Au cours des années 70, les héros du peuple semblent fatigués
depuis leur dernier triomphe en coupe (1971), le neuvième de son
histoire.
Pire. A la fin de la saison 76, Spartak est rétrogradé à l'échelon
inférieur. La faute aux changements internes survenus à
l'intersaison au sein du club - Gulyaev et le manager légendaire
Nikolai Starostin sont virés - et une équipe à la dérive sur le
terrain. Une année au purgatoire et Spartak retrouve l'élite en
1977. Pour l'occasion, à la demande du nouvel entraîneur Konstantin
Beskov, les dirigeants rappellent Starostin. Le tandem réalise des
miracles. Sous l'ère Beskov, qui a auparavant dirigé CSKA,
Lokomotiv et Dynamo, les « rouge et blanc »
retrouvent des couleurs et ajoutent deux autres titres de champion
(1979 et 87) au palmarès de l'équipe. Beskov s'appuie sur la
jeunesse qu'il n'hésite pas à lancer dans le grand bain à l'image
du gardien Rinat Dassaev, qui deviendra un joueur emblématique du
club (et du pays). Pendant cette période, Spartak réussit l'exploit
de terminer neuf fois sur le podium (2ème en 1980, 81, 83, 84, 85 et
3ème en 1982 et 86). Au bout de 11 années sur le banc spartakiste,
Beskov quitte la navire en 1988. Sur une quatrième place au
classement. Un clin d'œil de l'histoire et pour ne pas partir sur un
malentendu sans doute.
Oleg Romantsev, encore un ancien de la maison (de 1976 à 83),
connaît la lourde tâche de succéder à Beskov quand il reprend les
reines de l'équipe. Au club, le vieux est une icône. Romantsev
devient son égal ou presque. C'est lui qui donne le douzième et
dernier titre de champion d'URSS au Spartak en 1989, un an tout juste
après le départ de Beskov. Grâce à ce succès, il talonne Kiev au record du nombre de victoires au général (12 contre 13). Mais depuis la chute du Mur de Berlin,
l'Histoire est en cours et l'Union Soviétique n'a plus que quelques
heures à vivre. Le pays éclate en 1991 sur une ultime victoire en
championnat du CSKA, le club d'une armée démantelée de partout.
Symbole ou non, Spartak termine second. Une habitude avant sa
domination et les succès de Romantsev et ses hommes sur le
championnat de Russie entre 1992 et 2001. Neuf titres en 10 ans à
peine ! Et depuis, c'est le néant ou pas loin.
- L'effectif du Spartak 1989 -
DDR OBERLIGA 1989-90. Les équipes du championnat.
Le championnat de RDA de football apparaît pour la dernière fois
sous la dénomination « DDR Oberliga » au cours de
la saison 1989-90. Le cours de l'Histoire provoque en effet un
chamboulement au sein de la petite république démocratique
allemande, dans tous les domaines : politique, économique social
et... sportif. Quoique rebaptisée « Oberliga Nordost »
en cours d'exercice après la chute du Mur de Berlin (9 nov. 1989),
Dynamo Dresden est le dernier vainqueur officiel du championnat
est-allemand qui vît le jour quarante ans plus tôt, à l'été 1949,
avant même la naissance officielle de la RDA prononcée le 7
octobre. Dans la foulée de son titre, Dynamo Dresde réalise le
doublé en s'adjugeant également la coupe. Une saison entièrement
dominée par le club de la Saxe, un des plus populaire et titré du
pays, puisque que son attaquant vedette Torsten Gütschow termine à
la première place au classement des buteurs (18 réalisations).
Karl-Marx Stadt, dauphin du Dynamo en championnat, et Magdebourg
(3ème) se contentent des miettes et d'une place en UEFA pour la
saison suivante. Qui sera la dernière du championnat est-allemand,
lequel ne résiste pas à la réunification des deux Allemagne
survenue le 3 octobre 1990.
SG Dynamo Dresden (1) - FC Karl Marx Stadt (2) - 1.FC Magedeburg (3)
Berliner FC Dynamo (4) - FC Carl Zeiss Jena (5) - FC Hansa Rostock (6)
BSG Energie Cottbus (7) - 1.FC Lokomotive Leipzig (8) - HFC Chemie (9)
BSG Stahl Brandenburg (10) - FC Rot-Weiss Erfurt (11) - Stahl Eissenhüttenstädter (12)
BSG Wismut Aue (13) - BSG Fortschritt Bisschofswerda (14)
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