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IVAN MARKOVIC vs GEORGES MARCHAIS.


IVAN MARKOVIC vs GEORGES MARCHAIS.
« C'est un scandale Elkabbach! ». Pour le coup, le secrétaire général du PCF, grand amateur de foot et supporter des Verts, l'a un peu mauvaise et s'emporte comme à son habitude sur les plateaux de télé. L'objet de son coup de gueule légendaire? Le leader communiste ne digère pas les caricatures ni sa marionnette des Guignols qui le représente sous les traits de l'entraîneur de l'OM Ivan Marković, aux commandes du club phocéen de juillet 77 à décembre 78. L'entraîneur marseillais a beau être un camarade sympathisant yougoslave, Georges Marchais hurle au printemps de Prague ou l'insurrection de Budapest, rouge de colère contre les médias français qui prennent un malin plaisir à grossir le trait sur son compte. Si ça continue, Liliane va vraiment finir par faire ses valises.

Georges Marchais dans les tribunes de Geoffroy-Guichard avec du beau linge.

BIO EXPRESS DEGRADABLE. Hector Yazalde.

HECTOR YAZALDE.
Ses premiers pas de footballeur, Hector Casimiro Yazalde les accomplit sur les terrains vagues du bidonville de Villa Fiorito, comme un certain Diego Maradona plus tard, en tapant dans des boîtes de conserve. Natif de ce quartier déshérité de Buenos Aires, Yazalde est issu comme la plupart des foyers du coin d'une famille modeste. Papa est ouvrier-métallo et maman s'occupe de l'éducation des huit enfants qui galopent dans le petit appartement familial. Maigre et pauvre, Hector rêve dès sa jeunesse de dévorer les grands espaces sur le rectangle vert pour fuir sa condition et pourquoi pas devenir le maître à jouer de Boca, le club de ses idoles Valentim, Roma ou Rattin. Mais Hector Yazalde doit se contenter de petits boulots pour ramasser quelques menues monnaies, « unas pocas chirolas » comme on dit dans sa langue natale, et subvenir aux besoins de la famille. A récolter des miettes, il gagne un surnom - « Chirola » - qui ne le quitte plus jusqu'à la fin de sa carrière. Une carrière qu'il prend finalement par le bon bout lorsque le Racing Club de Avellaneda le repère à 14 ans alors qu'il vend des bananes dans la rue au sortir des matches de quartier. En apparence en fait. Au Racing, « Chirola » se sent seul et délaissé comme la plupart des jeunes recrues signées par le club. Après une saison morte, il trouve refuge au C.A Piraña. Une petite équipe à l'esprit familial où l'attaquant argentin se sent à l'aise et plante ses premières banderilles. Cinq ans à garnir les filets adverses, « Chirola » développe son sens du but et Independiente sent les bons coups. Nous sommes en 1967, Hector a 20 ans à peine et signe pour les « Rojos ». Le gamin de Villa Fiorito y est heureux comme un poisson dans l'eau et nage dans un océan de bonheur. Au terme de sa première saison avec Independiente, les « Diables rouges » décrochent le titre et Yazalde de devenir le « goleador » attitré de l'équipe (72 buts en 113 apparitions au total). Dans la foulée d'un second titre de champion (1970), « Chirola » débute sous le maillot de la sélection argentine contre le Brésil, l'ennemi juré de l'Albiceleste, à Porto Allegre. Que du bonheur pour le nouvel international (10 sélections) qui profite désormais d'un statut de privilégié pour s'offrir un appartement dans Buenos Aires et une villa à ses parents, avant de s'expatrier au Portugal au début des années 70. Au Sporting Cloube.

Hector Yazalde et Carmen. Un conte de fées cette histoire.

Chez les « Lions », Yazalde sort les griffes et se révèle au niveau mondial en affolant les stats sur son CV. En quatre années, Hector inscrit pas moins de 104 buts en autant de matches joués. Soulier d'or 1974 avec 46 buts (un record), le bellâtre sud-américain termine meilleur buteur du championnat à deux reprises (1974 et 75) et s'offre en dessert une coupe du Portugal (1973) puis le doublé la saison suivante. Yazalde est au sommet. Un bon plan pour la drague. Au cours de son passage à Lisbonne, il lève Carmen de Deus, une jolie blonde actrice, mannequin et accessoirement miss Portugal. Mais plus dure est la chute quand il déboule sur la Canebière au début de l'exercice 1975-76. L'OM qui pleure le départ de son duo brésilien Jaïrzinho-Paulo Cesar chéri par le Vélodrome cherche à attendrir ses supporters avec le meilleur scoreur européen. Peine perdue. L'Argentin ne s'acclimate pas au championnat français, joue peu et perd son instinct devant le but. Après deux saisons, malgré une coupe de France (1976) et une petite vingtaine de buts sous le maillot marseillais, « Chirola » quitte l'Hexagone et retourne en Argentine à Newell's Old Boys (1977). L'air du pays n'y change rien et Hector, la trentaine douloureuse, se traîne sur le pré. La faute aux packs de bibine qui prennent de plus en plus de place dans son frigo. Yazalde reste un bon buteur (53 buts en 120 matches) mais son passage à Newell's s'apparente à un chant du cygne. No country for Old Boys. Il met un terme à sa carrière en 1982 dans l'ombre d'un Maradona en pleine éclosion. Le 18 juin 1997, alors qu'il vient juste de fêter ses 51 ans (il est né le 29 mai 1946), Hector « Chirola » Yazalde meurt d'une hémorragie interne. Une cirrhose en fait. La mort subite infligée à un grand attaquant. Dans la solitude, oublié par tous et Carmen.

- HECTOR YAZALDE EN PHOTOS -




OLYMPIQUE de MARSEILLE 1977-78.


OLYMPIQUE de MARSEILLE 
1977-78

Debouts : Florès, Billet, Gransart, Bracci, Bacconnier, Truqui, Baulier, Migeon, Zvunka, Trésor.

Accroupis : Lendo, N'Gom, Boubacar, Berdoll, Bereta, Bouze, Fernandez, Luttenbacher.

OLYMPIQUE de MARSEILLE 1971-72.


OLYMPIQUE de MARSEILLE 
1971-72

Debouts : Jules Zvunka, Edouard Kula, Jacky Novi, Georges Carnus, Jean-Louis Hodoul, Bernard Bosquier.

Accroupis : Roger Magnusson, Gilbert Gress, Jacques Bonnel, Josip Skoblar, Didier Couécou.

BIO EXPRESS DEGRADABLE. Edouard Kula.

EDOUARD KULA.
Né à Paris le 17 novembre 1944, Edouard Kula a eu la chance de ne pas tomber sur des parents trop vaches avec lui. Papa et Maman Kula, des gens simples et équilibrés au demeurant, n'ont pas eu ce trait d'esprit aiguisé ni l'oeil retors à la naissance du bambin pour tomber dans le piège de la facilité dans le choix du prénom. Ce ne sera ni Jean, ni Drap (mais là ça aurait fait vraiment bizarre) mais plutôt Edouard parce qu'ils aiment bien Tim Burton et Johnny Depp. Manque de bol pour eux, c'est avec ses pieds et non avec ses mains que Doudou décide de faire carrière, dans le but inavoué de gagner un soulier d'argent pourquoi pas. D'abord dans la Capitale, au Racing (1962-65) puis au C.A Paris (1968-70) après un petit intermède dans le Pas-de-Calais au RC Lens (de 1965 à 68). Arrivé sur le Vieux-Port à l'été 1970, Edouard Kula des jours heureux à l'Olympique de Marseille. Durant trois saisons, Doudou est un titulaire indiscutable à son poste et obtient la consécration dès son arrivée (champion de France 1971 et doublé coupe-championnat 1972). Une aubaine pour Edouard qui quitte Marseille avant que l'OM ne Kula pic par la suite. Défenseur de métier, Edouard a interdiction de tirer les 6 mètres selon la légende, ses entraîneurs redoutant qu'il se retourne à chacun de ses dégagements à cause d'un public chambreur. «  Moi c'est Kula, pas Kulé les gars. Je joue au passé simple » a t-il pris pour habitude de fanfaronner devant les moqueurs qu'il ne croise pas trop lors de son passage au Paris F.C (1973-74). Et pour cause: au Parc, les joueurs sont plus nombreux sur le terrain que le public dans les gradins à chacune des rencontres des Parisiens. Las, au bout d'une année Edouard Kula une bielle et part pour Mazargues (1974-77) où il termine sa carrière tranquille. Histoire de couler des jours paisibles jusque sa mort en novembre 2007. Comme l'OM à l'époque, Edouard Kula pic sans jamais remonter à la surface (de réparation). RIP.

EN TOUCHE. La photo (pas très) finish de... Gilbert Gress et Jacky Novi.


- Heu... comment te dire Jacky ? Je voudrais pas trop t'indisposer, loin de là mon intention et d'ailleurs ce serait plutôt l'inverse pour le coup, mais j'aimerai savoir c'que tu fais avec tes panards. C'est terrible cette odeur. Purée de bouillabaisse, on se croierait sur le Vieux-Port à la criée du matin. T'as de la famille qui tient une poissonnerie ou bien ? Tu les aides pendant ton temps libre ? Sincèrement tu devrais faire quelque chose là parce que moi je suis au bord de l'évanouissement. En plus, y a Bobosse qui vient de lâcher une caisse ! Moi là j'tiens plus et j'crois que j'vais poser un renard si ça continue comme ça. Tu veux pas que j'te file l'adresse d'un podologue parce que l'OM dans ces conditions, c'est vraiment pas le pied !
- Dis-donc Gilbert, tu voudrais pas m'aider un peu, j'ai mon strap qu'est tout collé. J'comprends pas pourquoi. Oh, c'est marrant cette odeur, ça me rappelle les balades en mer avec le chalutier de tonton. Tu disais quoi sinon, j'ai pas écouté ?

OLYMPIQUE de MARSEILLE 1972-73.
Debout : Zwunka, Kula, Carnus, Novi, Bracci, Bosquier.
Accroupis : Nagy, Bonnel, Gress, Franceschetti, Skoblar.

MAILLOT DE LEGENDE. Olympique de Marseille.


C'est le début des 70's et des premières publicités naissantes sur les maillots des joueurs qui filent des hauts-le-coeur au Groupement et quelques journalistes retors pas vraiment dupes sur ce mariage de raison entre football et sponsoring. L'Olympique de Marseille comme un autre Olympique (Nîmois) sont les seuls à faire marcher la calculette et penser recettes en dehors des tickets d'entrées au stade et des subventions municipales. Au début de l'été 1971, l'OM arbore ainsi son premier maillot floqué d'une pub: « But !». Voilà qui tombe à point puisqu'elle colle pratiquement à la devise du club phocéen. C'est droit devant en fermant les yeux et en courant le plus vite possible. Comme Papin mais lui est arrivé bien plus tard. De plus, But ! est un journal sportif qui appartient à Marcel Leclerc, le boss de l'OM à l'époque. On est jamais aussi bien servi que par soi-même ! Un message publicitaire sur fond blanc qui s'apparente aussi à un mot d'ordre, orné par les liserés bleu-blanc-rouge sur les manches et le col pour rappeler le titre de champion de France obtenu lors de l'exercice 1970-71 aux dépens de St-Etienne après quelques affaires pas piquées des ver(t)s. Un mariage plutôt heureux pour la circonstance puisque l'OM tape le doublé coupe-championnat à la fin de la saison (1972). Le plan communication de Leclerc a fonctionné à merveille. C'est après que ça déconne avec les arrivées du Toro, Michel Axel, Mas D'auge ou plus tard Zoo de Marseille. Ou comment souiller un maillot plus très blanc après lavage.

Magnusson-Gress-Skoblar.

FINALE COUPE DE FRANCE 1976. OM - LYON.


12 Juin 1976. Parc des Princes.
OM bat Lyon 2 à 0 (0 -0).
Arbitre Mr Wurtz. 45661 Spectateurs.
Buts: Nogues (67eme), Boubacar (84eme).
OM: Migeon - Lemée, V.Zvunka, Tresor, Bracci - Buigues, Fernandez, Nogues (Martinez 88eme) - Boubacar,Yazalde, Beretta
Entraîneur: Jules Zvunka.
Lyon: De Rocco - Garrigues, Jodar, Mihajlovic, Domenech - Maneiro (Valette 74eme), Bernad, Cacchioni - Chiesa, Lacombe, Ferrigno -
Entraîneur: Aimée Jacquet.


OLYMPIQUE de MARSEILLE 1976.
Debout: Trésor, Zwunka, Bracci, Lemée, Migeon, Buygues.
Accroupis: Nogues, Boubacar, Yazalde, Fernandez, Bereta.

- LA FINALE EN PHOTOS -

Zwunka-Lacombe. Battle hip-hop dans la conquête du ballon.

Raoul Nogues. Vas-y mec, viens me piquer la balle.

Saar Boubacar crucifie les Lyonnais.

Marius Trésor lève la coupe. Giscard jubile.

Les supporters Marseillais chambrent l'OL. Mais il est où, mais il est où Jean-Mi Aulas ? Bah nulle part, c'est 1976. Bande de nases.

Des mecs contents et deux-trois gaillards qui ont tapé l'incruste. De gauche à droite: Bereta, Buygues, Bracci, Yazalde, Migeon (haut). Trésor, Lemée, Nogues, Boubacar, Zwunka (bas).

LA FINALE EN VIDEO.

HOMONYMES OLYMPIQUES et destins (à tirs) croisés. Georges Bereta et le colt Beretta.


GEORGES BERETA et le COLT BERETTA.
Georges Bereta a vu le jour en 1946 du côté de St-Etienne, quatre siècles après la naissance du premier Beretta en 1526 dans les environs de Brescia. L'un est Français (d'origine polonaise), international dans une sélection de francs-tireurs pas trop avisés à l'époque, cibles des journalistes-détracteurs en mal d'une armée héroïque comme celle de la campagne suédoise de 58. L'autre est Italien et aime à résoudre un paquet de problèmes d'ordre personnel mais plus généralement collectif. Tous deux présentent d'ailleurs, chacun à leur manière, une particularité commune: l'art de flinguer à tout va. Au gros calibre. Pénos et coups-francs (in)directs pour le Stéphanois (1966-74) passé ensuite par Marseille (1974-78) ou à balles réelles pour son homonyme (ou presque) transalpin. Cette remarque s'applique aussi au premier quand il est énervé. Quoiqu'il en soit, ça canarde sévère avec ces deux-là. Sans compromis ni dialogue. La mort subite pour l'adversaire sans attendre les prolongations ni les tentatives de conciliation. Si le Rital tire en rafale, le franco-polonais n'est pas en reste et passe commande à la manufacture locale pour commettre délits et méfaits sur le pré qui en font une des plus fines gâchettes du championnat. Sans smoking comme James Bond qui rafole du p'tit Beretta italien, mais toujours la fleur au bout du fusil. Sur la poche du costard c'est plus classe mais le résultat est le même pour Jojo la patate. Un tonton flingueur qui travaille aussi à la dynamite, le cas échéant, pour faire exploser les lignes défensives adverses. Surtout lors des combats européens. Demandez à Hajduk, une bande de mercenaires yougos qui splitte un soir de 74. Du tir à vue qu'on appelle ça. Les gars tombaient comme des mouches... ou des pigeons. Poule !

A.S SAINT-ETIENNE 1973-74.
Debout: Curkovic, Bathenay, Piazza, Janvion, Lopez, Repellini.
Accroupis: P. Rvevelli, Larqué, H. Revelli, Bereta, Synaeghel.

KERU-KUZO. The KK(K) took my baby away.


La mission de Raymond Kéruzoré et Antoine Kuzowski fraîchement arrivés à l'OM, mis à part faire des reprises des RAMONES, est de guetter les sorties de films dans le journal pour leurs coéquipiers pas très avertis dans le domaine du septième art (pas comme une nana que je connais qui me conseille le dernier Tom Hooper parce que the Damned Utd c'est vach'ment bien. Bref. Parenthèse locale) et aussi parce qu'ils ont un peu que ça à glander depuis leur arrivée sur la Canebière Valstar, la bière des stars et des punks (d'où les reprises du combo new-yorkais). Alors un bon vieux Lelouch à l'affiche avec Charles Gérard et son gros tarin pourquoi pas ? Sauf que " La bonne année " pour l'Olympique de Marseille en 1974, c'est une modeste douzième place au classement, les deux " K" à la ramasse (Kéru : 21 matches/2 buts - Kuzo : 19 matches/6 buts) et quatre entraîneurs qui se succèdent en 7 mois (Zatelli, Bonnel, Riera et Zwunka). Kéru retourne chez lui au bout d'une saison (à Rennes), le second est vite oublié et fini sa carrière à Aix. Dans le jargon cinématographique, on appelle ça un navet ou un nanard. Mais là c'est Antoine et Raymond donc aucun rapport. Bah si le bide total en fait.

Un film de Lelouch ? Bah c'est pas une raison pour faire la gueule !

Des mecs en short qui font de la pub pour des pantalons. La lose !

OLYMPIQUE de MARSEILLE 1973-74.

Juste pour le fun !

OLYMPIQUE de MARSEILLE 1970-71.


OLYMPIQUE de MARSEILLE 
1970-71

Debouts : Jules Zvunka, Edouard Kula, Jacky Novi, Jean-Louis Hodoul, Jen-Pierre Lopez, Jean-Paul Escale.

Accroupis : Roger Magnusson, Jacques Bonnel, Gilbert Gress, Josip Skoblar, Charly Loubet.

MATCH REPLAY. Le jour où... Bernard Bosquier et Georges Carnus signent un CDD chez Leclerc.

"Allô Mr Rocher, afin de rester dignes et ne plus porter des chemises à la noix, nous irons droit au but: on signe à l'OM. La tapisserie est plus belle".

Et pourtant tout allait si bien. Début mai 1971, St-Etienne vient de coller une trempe au FC Metz (6-0) et file vers son cinquième titre d'affilée lorsqu'à la veille de recevoir Bordeaux, une bombe éclate dans le journal local. Bernard Bosquier et Georges Carnus en fin de contrat avec l'ASSE auraient signé à l'OM - concurrent direct et grand rival des Verts en championnat - pour la saison suivante. En cause, le contrat à temps, dérisoire de nos jours mais une véritable révolution à l'époque, qui permet aux joueurs en fin de bail d'aller négocier librement leur talent au plus offrant. Out le contrat à vie et l'esclavagisme des footballeurs marqués à la culotte par leurs dirigeants paternalistes. Place à la surenchère et les Porsche Cayenne (c'est fini) pour les gars en short. Le président Olympien Marcel Leclerc des magasins du même nom, ennemi intime de Roger Rocher, saute sur l'occasion pour déstabiliser le boss des Verts à quelques journées de la fin du championnat en contactant les deux internationaux avec des propositions alléchantes: un contrat en béton sur lequel Rocher ne peut s'aligner (pourtant il est du métier) et les courses gratos pour maman à l'hypermarché du coin. Avec les points fidélité en sus, et ça y a pas chez Casino. C'est le grand buzz et le bazar à l'hôtel de ville (comme on est à Sainté, ça pue chez Manufrance). Pire, au cours du match contre les Girondins qui stagnent en bas de classement, l'ASSE subit une défaite sur sa pelouse (2-3) avec Boboss' et Jojo rendus fébriles par les évènements et l'accueil du public forézien échaudé par l'affaire. Roger Rocher passe alors du vert au rouge et pas seulement à table en virant les deux fautifs de l'équipe jusqu'à la fin de la saison. Sans prendre l'avis de l'entraîneur, Albert Batteux, ni des joueurs solidaires de leurs coéquipiers hormis Bobby Herbin qui en profite pour en coller une bonne couche : « Si je comprends que des joueurs se préoccupent de leur avenir, tant qu'on appartient à un club on doit tout faire pour préserver une solidarité de fait, surtout quand elle existe depuis plusieurs années ». C'est dit. Bosquier et Carnus, interdits de stade, finissent alors la saison au pastis en terrasse pendant que les Stéphanois, ébranlés par l'histoire, laissent échapper le titre à l'OM. Rebelote l'année d'après avec dans le rôle de l'accusé cette fois Salif Keita, la panthère noire, qui suivra la même voie que ses ex-futurs coéquipiers. Direction Marseille. Un Rocher averti n'en vaut pas toujours deux pour le coup et Marcel Leclerc réalise ainsi un joli hat-trick contre les Verts qui préparent leur revanche avec les jeunes du cru. Fallait pas faire chier Roger.


SO FASHION. Marius Trésor.


Marius "hip-hop" Trésor aka Grandmaster Flash. Casquette stylée vissée sur la tête et Ray-Ban chelou sur les yeux, gangsta Marius à l'heure de l'underground US et du rap des ghettos. Membre d'un obscur gang de la cité phocéenne baptisé OM sweet home pour faire la nique aux bandes rivales de la Capitale, Marius "cutting" Trésor scratche aussi sur la Marseillaise à l'appel de la Sélection. Un vrai rebelle insoumis qui traque du Georges Boulogne Boyz. Une carrière qui prend un hic plus tard et donne le hoquet. Surpris à danser la biguine sur un mix toqué. Les sirènes commerciales des grandes majors. Ah, sacré Marius !

HOLIDAYS IN THE SUN. Marius Trésor.


Une photo travaillée au grain. Le noir et blanc à la Mondino. Un corps d'athlète bien gaulé perlant de sueur qui émerge de l'eau. C'est une pub pour du parfum ou bien ? Trésor de Marius. Un truc pour footballeur fashion et oisif qui aime bien glander sur la plage la bidoche à l'air. Trésor de Marius, c'est glamour à mort et WAGs à gogo. Juste que Marius Trésor devrait peut-être éviter de pisser dans l'eau pendant le shooting parce que ça fait un peu mauvais genre. Sacré Marius. Tiens ça me rappelle une chanson ce truc.

LE GESTE TECHNIQUE DECRYPTE de Josip Skoblar.


JOSIP SKOBLAR.
[Interprétez : Expression alternative qui remplace le renard. Entendez : " ce Bernard Lacombe, quel skoblar des surfaces ! "].
Le geste technique:
Le message sur maillot. Bien avant Maoulida et ses bandelettes cachées dans ses chaussettes, Josip Skoblar inscrit des messages sur son maillot et porte en trophée son objet fétiche. Le ballon. Avec lui, chaque action fait mouche et chacun de ses tirs termine en général au fond des filets adverses. En gros, pour faciliter le travail des commentateurs, chaque fois qu'il touche la balle, on entend dans le posteMagnusson... Skoblar... But ! ". Pas vu mieux depuis à l'OM. Peut-être JPP mais lui, c'était un bourrin.

OLYMPIQUE de MARSEILLE 1970-71.


OLYMPIQUE de MARSEILLE 
1970-71

De gauche à droite :

Daniel Leclercq, Ilija Pantelić, Roger Magnusson, Jean-Pierre Lopez, Jules Zvunka, Alain Maccagno, Josip Skoblar, Edouard Kula, Jean-Louis Hodoul, Jean-Paul Escale, Ange Di Caro, Jacky Novi, Didier Couécou, Christian Delachet, Charly Loubet, Jacques Bonnel et Lucien Leduc (ent.).

OLYMPIQUE de MARSEILLE 1974-75. By Ageducatifs.


OLYMPIQUE de MARSEILLE 
1974-75

Debouts : Albert Vannucci, Marius Trésor, Victor Zvunka, François Bracci, René Charrier, Robert Buigues.

Accroupis : Daniel Leclercq, Paulo Cesar, Josip Skoblar, Albert Emon, Raoul Noguès.


JAÏRZINHO et PAULO CESAR à l'OM.


JAIRZINHO et PAULO CESAR.
Marseille. Milieu des années soixante-dix. Les dirigeants de l'OM en ont marre de se taper du folklore tzigane avec Skoblar. Michel Méric, le président olympien, veut quelque chose de plus exotique pour remplir son stade Vélodrome. Il décide alors d'engager deux Brésiliens pour danser sur le rythme de la samba. Des champions du monde de surcroît : Paulo Cesar et Jaïrzinho. Avec eux, on fera vite oublier l'autre gitan de yougo, respect quand même, viré comme un malpropre pour favoriser justement la venue de Jaïr, qui débarque sur le Vieux-Port début octobre 1974, alors que son pote au collier capillaire de marin a déjà posé ses bagages depuis l'inter-saison. Et commence à distiller ses pas de danse à tous ses coéquipiers. L'OM va mettre le feu grave partout avec son tandem amsud.


Nos deux Arnold et Willy brésiliens vont péter des flammes et Marseille retrouver son lustre d'antan. Mais évidemment, comme dans toute histoire d'amour du maillot, les choses ne vont pas se passer comme l'entend le président Méric. La saison des Olympiens débute assez mal, Paulo Cesar ne ramasse que quelques lauriers pour ses prestations jugées timides. Au début de l'automne, l'OM pointe en milieu de tableau à l'arrivée du très funky Jaïrzinho, qui débute officiellement contre Monaco le 18 octobre 1974 au Vélodrome. L'enceinte est comble pour accueillir celui qui a marqué la Coupe du Monde 70 (7 buts). Mais ça, c'est pour le cv. Deux mois après leur période d'essai, l'OM et ses Brésiliens sont toujours dans le ventre mou du championnat. Puis d'un coup, le moteur tourne à plein régime au début de l'année 1975. Marseille enquille les victoires (15 points en 7 journées) et remonte jusqu'à la deuxième place derrière les Verts. Le leadership stéphanois vacille un peu sous les coups du collectif olympien bien organisé au pastis, et commence à trembler des mollets. C'est alors que survient l'impensable au printemps. Une sorte de révolution jaune et verte qui se déroule le 13 mai 1975, lors d'un quart retour de coupe de France au Parc des Princes, contre PSG. Quelques jours plus tôt au match aller, l'OM mène par deux buts d'avance au Vél' lorsque des Parisiens euphoriques remontent la pente en fin de rencontre (2-2). A Paris, Floch ouvre rapidement marque. Voilà qui a le don d'énerver nos deux Brésiliens, lesquels commencent par chambrer sévère leurs adversaires du soir, puis les arbitres et pourquoi pas le public aussi. Marseille piétine et s'en prend un deuxième dans les cinq dernières minutes du match. La sortie des vestiaires est houleuse. Jaïrzinho, qui a raté toutes ses têtes pendant le match, ne manque pas celle d'un juge de touche dans les couloirs du Parc. Direct en pleine tronche. Paulo Cesar, lui, participe en jouant le rôle du roquet qui insulte à côté d'un mec balaise. Conséquence inévitable : commission de discipline et tout le tralala pour nos compères. Jaïrzinho prend deux ans de suspension (dont un avec sursis) et son pote trois matchs. L'OM, qui n'a pas besoin de cette publicité, s'arrange alors pour faire partir son duo après une petite saison en France. Michel Méric est un pragmatique. Le lien est rompu. L'OM voulait des joueurs spectaculaires et en a pour son argent. Trop peut-être. Paulo et Jaïr sont aussi autant spectaculaires sur et en dehors du terrain. En plus de quelques baffes durant la saison, Jaïrzinho réalise un bon score, neuf buts en dix-huit apparitions. Son pote Paulo Cesar fait aussi le job. Il plante 16 buts et assure la recette du club avec un stade comble à chaque rencontre au Vélodrome.


Un provoque (Paulo Cesar) et l'autre se frite (Jaïrzinho).

Fin du bal pour Paulo Cesar.

OLYMPIQUE de MARSEILLE 1975-76.


OLYMPIQUE de MARSEILLE 
1975-76

Debouts : Trésor, Zvunka, Bracci, Baulier, Charrier, Buigues.

Accroupis : Boubacar, Albaladejo, Yazaldé, Beretta, Emon.

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