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JOSIP SKOBLAR. Le buteur roi (1970-71).
Au cours de la saison 1970-71, Josip Skoblar et Salif Keita se tirent la bourre dans la course au classement des buteurs. Si l'OM remporte le titre de champion à la fin de l'exercice devant Saint-Etienne, le troisième de son histoire, l'Aigle de Zadar s'octroie le trophée du canonnier le plus prolifique du championnat avec 44 buts. Un record qui permet à l'attaquant dalmate de l'OM de ravir le soulier d'or européen devant son concurrent stéphanois. Un concurrent pour lequel Skoblar voue son admiration, en louant son opiniâtreté et son sens du duel à distance jamais (re)vu en France. Retour en détail sur la saison folle du buteur-killer olympien, pour qui marquer n'est jamais une péripétie, surtout s'il y a un titre - même honorifique - à conquérir au bout des crampons. « J'aurais certes tout donné pour être champion de France, mais à partir du moment où je pouvais enlever aussi cette distinction très convoitée, je me devais d'en mettre un sérieux coup. Je pense d'ailleurs avoir mérité cet honneur, car si Keita, que j'admire, a réussi en fin de parcours un retour impressionnant, j'avais eu le mérite de m'être montré beaucoup plus régulier. » Tu m'étonnes Josip !
1ère journée : Strasbourg-OM.
1 : Centre de Magnusson, amorti de la poitrine pour reprendre le ballon de volée du pied droit, à 15 mètres environ des buts de Schuth.
4ème journée : OM-Sedan.
2 : Centre aérien de Bonnel repris en pleine extension et du pied droit.
3 : Reprise à bout portant du pied droit après un mauvais renvoi de Tordo.
6ème journée : OM-Angers.
4 : Relais de balle avec Couécou, tir fulgurant du pied droit.
5 : Dribble époustouflant en pleine défense angevine. But comme à la parade du pied gauche.
8ème journée : OM-Angoulême.
6 : Reprise du pied droit sur un centre de Couécou.
7 : Tir de Couécou contré, reprise de près du pied droit sur un faible renvoi de la défense angoumoisine.
9ème journée : Nantes-OM.
8 : Tir vicieux fouetté du pied gauche.
10éme journée : OM-Valenciennes.
9 : Centre de Magnusson, reprise de la tête.
11ème journée : Saint-Etienne-OM.
10 : Centre de Leclercq, reprise en demi-volée du pied gauche à moitié ratée qui trompe Carnus.
12ème journée : OM-Lyon.
11 : Centre de Couécou, reprise du pied droit qui fait mouche.
12 : Centre de Magnusson, reprise de la tête.
13 : Reprise fulgurante du pied droit.
13ème journée : OM-Metz.
14 : Frappe sèche et précise du pied droit à la suite d'un centre de Hodoul.
15 : Centre de Lopez, relais de Magnusson, tir puissant du pied droit.
14ème journée : Bastia-OM.
16 : Centre de Couécou, reprise de près du pied gauche.
17 : Tir en force du pied droit après avoir débordé du côté gauche.
16ème journée : Rennes-OM.
18 : Magnusson tire un pénalty. Aubour détourne le shoot... mais je surgis et marque du pied droit dans le but vide.
17ème journée : OM-Nice.
19 : Jaillissement sur le côté gauche et tir du pied gauche. Le but est controversé : a t-il frappé l'extérieur du filet ou non ? L'arbitre, Mr Poncin, valide en tous cas le but.
18ème journée : Bordeaux-OM.
20 : Contrôle de la tête puis tir puissant et sec du pied droit, en plein milieu de la défense bordelaise.
19ème journée : OM- Red Star.
21 : Coup de tête magistral consécutif à un centre de Kula.
20ème journée : Ajaccio-OM.
22 : Amorti de la poitrine, revers du pied gauche, tir qui se loge dans la lucarne.
L'Aigle de Dalmatie déploie ses ailes.
21ème journée : OM-Nîmes.
23 : Complètement déporté sur l'aile gauche, malgré un angle réduit, je trompe la vigilance de Landi d'un tir du gauche à ras de terre.
24 : Pénalty accordé pour une main de Betton en pleine surface. Landi est pris à contre-pied sur un tir du pied droit.
22ème journée : Sedan-OM.
25 : Reprise de la tête après une montée de Hodoul et un centre de Magnusson.
25ème journée : OM-Nancy.
26 : Passe en retrait de Bonnel. Reprise facile, de très près, du pied gauche.
28ème journée : OM-Valenciennes.
27 : Reprise à bout portant du pied droit, sur un centre de Loubet, qui s'était engouffré dans l'espace vide.
28 : En embuscade à la limite de la surface de réparation, reprise extraordinaire du pied droit. Le ballon va se ficher en pleine lucarne.
30ème journée : Metz-OM.
29 : Reprise en demi-volée du pied gauche sur un centre de Jacky Novi.
32ème journée : OM-Bastia.
30 : L'OM bénéficie d'un pénalty. C'est l'occasion d'inscrire mon 30ème but.
31 : Reprise du pied gauche qui trompe totalement le jeune gardien corse Casanova.
32 : Sortie hasardeuse de Casanova, reprise lobée de la tête.
34ème journée : OM-Rennes.
33 : Mésentente Aubour-Goueffic, tir sec du pied droit, sans coup férir.
34 : Centre très précis de Magnusson sur ma tête.
35 : Cela devient traditionnel ! Reprise du pied droit sur un centre de Bonnel.
36 : Intercalé entre trois défenseurs bretons, je mystifie Aubour du pied droit, bien entendu !
35ème journée : Nice-OM.
37 : Gress, démarqué côté droit, arme son tir. Trop croisé ! Jaillissement à hauteur du deuxième poteau, je parviens à redresser la course du ballon et à le loger, du pied gauche, hors de portée de Marchetti.
38 : Faute de Jouve sur Loubet. Pénalty. Tir victorieux, pied droit largement ouvert.
36ème journée : OM-Bordeaux.
39 : Coup-franc tiré par Magnusson en pleine défense des Girondins. Reprise de la tête au-dessus de la mêlée.
37ème journée : Red Star-OM.
40 : Le ballon traîne dangereusement dans la surface audonienne. A la suite d'un centre de Lopez, je le recueille pour le percuter dans les filets, d'une pichenette fulgurante, toujours de l'extérieur du pied droit.
41 : Contre-attaque rondement menée par Gress. Seul devant Laudu, je déclenche un tir du droit au premier poteau que Laudu attendait de l'autre côté.
38ème journée : OM-Strasbourg.
42 : Ouverture de Magnusson, centre de Gress et une reprise du pied droit comme à la parade.
43 : Centre de Novi, je surgis, seul devant Schuth, pour le terrasser d'un tir du pied droit à ras de terre.
44 : Centre de Couécou, je reprends de la tête et marque mon 44ème et dernier but de la saison en championnat. C'est tout simplement fabuleux !
OLYMPIQUE DE MARSEILLE 1973-74. By Ageducatifs.
OLYMPIQUE de MARSEILLE
1973-74
Debouts : Mario Zatelli (ent.), Jean-Pierre Lopez, Victor Zvunka, Georges Carnus, Daniel Leclercq, Jean-Paul Krafft, Roger Le Boedec, Marius Trésor, François Bracci.
Accroupis : Roger Magnusson, Josip Skoblar, Albert Emon, Raymond Kéruzoré, Robert Buigues, Georges Franceschetti, Antoine Kuszowski, Bernard Bosquier.
En médaillon : Joseph Bonnel.
OLYMPIQUE de MARSEILLE 1971-72. By Ageducatifs.
OLYMPIQUE de MARSEILLE
1971-72
De gauche à droite : Lucien Leduc (ent.), Daniel Leclercq, Jean-Pierre Tokoto, Roger Le Boedec, Roger Magnusson, Jean-Pierre Lopez, Jules Zwunka, Georges Carnus, Edouard Kula, Josip Skoblar, Bernard Bosquier, Jean-Louis Hodoul, Jacky Novi, Jean-Paul Kraft, Didier Couécou, Gilbert Gress, Joseph Bonnel, Mario Zatelli (ent. adj.).
Sponsor en toc. OLYMPIQUE de MARSEILLE (Mas d'Auge).
« On ne fait pas d'omelettes
sans casser des œufs ». Et à l'OM, depuis l'été 77, les
bons œufs les yeux fermés, c'est Mas d'Auge. C'est écrit en gros
sur le maillot blanc. Bien à plat. Et parfois aussi un peu brouillé
comme au cours de l'exercice 1979-80, qualifié encore aujourd'hui de
« bérézina » par les vieux supporters du stade
Vélodrome.
Pourtant la société drômoise (qui entame sa dernière
année de sponsoring avec l'OM, celle de trop) et les dirigeants
olympiens ont le réveil bon-pied bon-oeil durant la trêve estivale.
Pensez-donc... Six, Trésor, Linderoth, Temime, Berdoll et Migeon dans les bois. Pas le genre d'équipe au tempérament à boire du
raplapla. « On devrait faire dans les trois »
pensent-ils à haute voix. Ce sera dans les trois derniers au
classement final (19ème). Après des débuts prometteurs face à
Brest (3-0), la machine olympienne se grippe dès la deuxième
journée et un déplacement au Parc des Princes. L'OM s'incline
devant le PSG (1-2) puis encaisse deux mines successives face à
l'ASSE de Platoche à domicile (3-5) et un 5-0 cash à Nancy. Des
bons vieux scores d'époque qui n'arrangent pas les affaires
marseillaises ni celles de son entraîneur Jules Zvunka, déjà sur
la sellette et une coquille de Calimero sur la tête. L'équipe était
bâtie pour jouer le titre, pas pour se (dé)battre dans les
profondeurs du classement. Dès lors, les revers s'enchaînent et les
supporters de crier leur colère : « Rentrez chez vos
mères, vous nous faîtes mal aux œufs ». Zvunka est viré
après la trêve hivernale à la suite d'une nouvelle déroute à
domicile contre Valenciennes (3-6). Jean Robin lui succède. S'il en
a le nom, l'homme ne vit pas non plus dans les bois et ne peut redresser une situation pratiquement désespérée. Ultime
humiliation : la gifle reçue à Brest lors de la dernière
journée (2-7). L'OM est en D2 et repart à zéro avec ses Minots.
Mas D'auge, propriété de Matines depuis 1998, n'a plus que ses œufs
pour pleurer sur un échec cuisant. Les Canaris, eux, sont
champions cette année-là !
OLYMPIQUE de MARSEILLE 1979-80
Debout : Trésor, Victor Zvunka, Zambelli, Bacconnier, Migeon, Buigues, Florès.
Accroupis : Temime, Berdoll, Linderoth, Six
La vie de Didier Six en Mas d'Auge, c'est un ballon qui fuit.
Finale coupe de France 1972. OM-BASTIA.
4 juin 1972.
MARSEILLE bat BASTIA : 2-1 (1-0).
MARSEILLE bat BASTIA : 2-1 (1-0).
44.069 spectateurs. Arbitre Mr Frauciel.
Buts : Couécou (15ème), Skoblar (73ème) pour Marseille. Franceschetti (85ème) pour Bastia.
Remplacements : Bonnel par Hodoul (75ème) à Marseille. Giordani par Papi (75ème) à Bastia.
MARSEILLE : Carnus – Lopez, Bosquier,
J. Zvunka, Kula – Novi, Gress – Magnusson, Bonnel,
Skoblar, Couécou. Entraîneur : Mario Zatelli.
BASTIA : Pantelic – Mosa, Luccini,
Savkovic, Tosi – Dogliani, Calmettes – Kanyan,
Félix, Franceschetti, Giordani. Entraîneur : Pierre Cahuzac.
Jules Zvunka et Georges Franceschetti pendant l'échange des fanions.
C'est dans un Parc des Princes entièrement neuf que l'OM et Bastia
s'affrontent en finale dans le cadre de la 55ème édition de la
coupe de France. Sous les yeux de Pompidou, la nouvelle enceinte
parisienne a pris pour le coup des couleurs méridionales. Une foule
colorée prête à donner de la voix pour soutenir son équipe. Blanc
ou bleu, ce samedi 4 juin, le Sud de la France est divisé entre les
partisans corses et ceux de la cité phocéenne.
Les joueurs de l'OM présentés à Pom-Pom-Pidou.
Sous le soleil de la Capitale, les Olympiens partent largement
favoris. L'OM vient de remporter le titre quelques jours plus tôt,
le troisième de son histoire, et compte bien réaliser le doublé.
Les Marseillais, qui viennent de déloger les Verts de St-Etienne de
son piédestal, espèrent ainsi prendre le leadership du football
français. Entre les présidents Roger Rocher et Marcel Leclerc c'est
la guerre, et au début des 70's, l'OM gagne des batailles
importantes.
OLYMPIQUE de MARSEILLE 1972.
Debout : J. Zvunka, Kula, Carnus, Novi, Lopez, Bosquier.
Accroupis : Magnusson, Bonnel, Skoblar, Gress, Couécou.
A commencer par cette finale 72 gagnée au forceps contre de
vaillants bastiais. Au concours des pronostics avant la rencontre,
les hommes de Mario Zatelli ont les faveurs des spécialistes qui
prévoient une balade olympienne sur le pelouse du Parc. Or, l'équipe
corse est plutôt coriace à manœuvrer. Malgré l'ouverture du score
de Couécou en début de partie (15ème), Bastia relève la tête et
manque l'égalisation de peu juste après le but marseillais. L'OM
joue à l'économie pendant tout le match et obtient le break à un
quart d'heure de la fin par son buteur providentiel Josip Skoblar
(73ème). Les Corses redoublent d'effort pour revenir dans la partie
et sont récompensés tardivement lorsque Franceschetti, en bon
capitaine, sonne la révolte des insulaires à cinq minutes du terme
de la finale. Malheureusement trop tard pour eux. L'OM remporte ainsi
sa huitième coupe nationale et peut se préparer à couler des jours
heureux. Marcel Leclerc devient le premier président olympien à
obtenir le doublé coupe-championnat. Un mois plus tard, il est viré
du club, accusé d'avoir détourné de l'argent dans la caisse pour
renflouer celles de ses entreprises. Et de plonger l'OM dans la
crise, une de plus dans son histoire mais loin d'être la dernière.
Une ambiance de ouf au Parc !
- LE MATCH EN IMAGES -
Couécou et Skoblar, les buteurs marseillais en action.
Roger Magnusson le dribbleur fou.
Gilbert Gress sans ses lunettes.
Jules Zvunka porté en triomphe par les fans de l'OM.
Trois pour une coupe : Carnus-Zvunka-Bosquier.
Affiche match : Artwork by SLip.
La grosse cylindrée de GERARD MIGEON.
Gérard Migeon
ronge son frein sur la ligne de départ, type Le Mans, parce que la
vitesse l'enivre et qu'il est prêt à lâcher les chevaux au sujet
de sa Renault 20. Un modèle de couleur blanche. Année 1977. Une
manière de faire son punk au volant, n'est-ce pas La Mige ?
« J'ai pris cette voiture parce que j'aime rouler vite,
lâche le gardien de l'OM à l'été 77, quelques semaines après la
victoire du trio Ickx-Haywood-Barth aux 24 hrs du Mans. Mais je ne
suis pas un kamikaze ». Sous-entendu : le portier olympien
n'est pas Jean Alesi, départ à fond, virage et bac à gravier. Gégé
pilote plutôt comme Alain Prost, calculant les risques et les pièges
d'une conduite le pied dans la taule tout en pestant contre les
radars. « Je suis un peu contre la limitation de vitesse. Si
on a construit des autoroutes, c'est justement pour permettre aux
voitures rapides, aux puissantes cylindrées, de rouler selon leurs
possibilités ». Tu l'as dit Mimige qui enrage aussi contre
les chauffeurs du dimanche, les mamies dans leur poubelle et les
jeunes cons avec leur 104 Z peinturlurées aux couleur de l'écurie
Talbot sport. « Les petites voitures qui foncent à leur
maximum, commente l'ancien stéphanois sur la file de gauche,
sont plus dangereuses ». Chrono au poignet, vêtu de sa
combinaison ignifugée et bien calé dans son siège baquet, le
gardien de l'OM dévie ensuite de sa trajectoire, flirtant parfois
avec la sortie de route. « Evidemment, l'auto, ça pollue,
concède G.M comme General Motors avec le plus grand sérieux. Hélas,
on n'a pas encore inventé le moteur à eau ». Visiblement,
lui n'en met pas beaucoup dans son Ricard pour philosopher sur les
progrès de l'automobile, y allant de sa petite phrase rapportée par
ses potes de comptoir. « On peut cependant chercher des
solutions pour enrayer la pollution ». Et allez hop, tiens
tu m'en remettras un deuxième, juste pour la route. Donc,
l'automobile ça schlingue, c'est dangereux si on a un moteur de
tondeuse à gazon sous le capot, et les piétons alors Gégé ? Un
avis ? Le Marseillais fonce droit au but, plutôt dans le mur en
l'occurrence : « Les piétons sont dangereux pour les
automobilistes. C'est pourquoi je suis tout à fait favorable aux
rues piétonnières comme il en existe dans le centre de Marseille,
théorise le footballeur-pilote en grand spécialiste des circuits en
ville. Et un Monaco pour la une. Hips. Comme piéton, j'apprécie
de faire du lèche-vitrine en toute sécurité ». Bah, ça
y est, Gérard a bouffé le rail. Un tout-droit à pleine vitesse.
C'est moche l'alcool au volant.
Y A PAS QU'LE FOOT. Charly Loubet.
Charly Loubet et les crêpes suzettes. Non ce n'est pas le nom de la formation yéyé-rock'n'roll de l'international français pendant ses tendres années. Le natif de Grasse passé par Cannes, Nice et l'OM est un spécialiste des desserts à la maison tout en pratiquant le café-crème sur le pré. En homme d'intérieur accompli, Charly occupe ses mercredis après-midi en cuisine à préparer la pâte entre les pots de miel et de confiture au plus grand bonheur de ses enfants qui attendent avec impatience de déguster les crêpes de leur papa-footballeur. Et visiblement, malgré une bonne technique, le buteur français pêche un peu parfois dans le dernier geste et la finition: le retourné de la galette dans poêle. La faute à la pression de ses deux filles, souvent critiques sur le contenu du match : « Papa, on avait dit sans grumeau les crêpes ».
WAGs RETRO. Marius Trésor et sa sexy girl.
Des vacances en forme de lune de miel
pour Maggy et Marius Trésor qui profitent du coucher de soleil de la
Guadeloupe, l'île natale du défenseur marseillais, et d'un
véritable décor de cinéma pour se laisser aller à quelques scènes
torrides, en tenue d'Adam et Eve, sous l'œil des photographes. En
attendant les gros titres dans les journaux : « Amour, gloire
et beauté sous les cocotiers ».
BIO EXPRESS DEGRADABLE. Gérard Migeon.
GERARD MIGEON.
Un nom prédestiné pour garder les
cages, Gérard la moustache a quand même la nette impression d'être
pris pour un pigeon à l'heure du bilan. Un gardien volant aux ailes
brisées par la concurrence, la poisse et les pépins physiques qui
n'épargnent pas le natif de Longjumeau (il est né le 28 novembre 1947)
durant toute sa carrière. Pas trop de quoi roucouler sous les
fenêtres donc. Gérard Migeon n'a pas le beau rôle, mais bien celui
d'oiseau de mauvaise augure.
Une histoire qui commence pourtant
comme un conte de fées pour le jeune parisien. Élevé par une maman
protectrice et un papa-poule, Gérard Migeon débute dans la
catégorie poussins à Palaiseau avant de prendre son envol à
Choisy-le-Roi. Puis c'est le Bataillon de Joinville au sortir du nid
douillet familial. A l'époque, le club militaire dispute le
championnat de D.II et forme à la dure les stars de demain. Migeon
saisit la chance au vol entre deux parades (militaires incluses) et
signe à St-Etienne à l'heure où les étudiants rentrent dans les
plumes des CRS. Chez les Ver(t)s, Gégé est nourri à l'œil et joue
la doublure de l'indéboulonnable Georges Carnus, mais profite de la
blessure de ce dernier pour jouer son premier match officiel à
St-Ouen contre le Red Star. C'est 68, la révolution est en marche
mais s'arrête nette au retour de l'international français. Migeon
quitte les bois pour se retrouver sur le banc et se contenter de
quelques graines de matches jusqu'à l'affaire Carnus-Bosquier qui
oppose les deux joueurs à leur président. Ecartés de l'équipe,
Gérard devient titulaire par défaut à la fin de la saison 71 alors
que St-Etienne dispute le titre à l'OM. Migeon tient la chance de sa
vie. Elle se transforme en cauchemar au soir d'une défaite contre
Bordeaux (2-3) à Geoffroy-Guichard. Les Verts font le break avant
d'en prendre trois suite aux erreurs du portier stéphanois. Et
l'ASSE de laisser filer le titre. Pris en grippe par le public,
Migeon est prêté à Toulon avant de subir la concurrence de
Curkovic, arrivé au club à l'été 1972. Le moral en berne, le
physique ne suit plus et Gérard se blesse grièvement à
l'entraînement en début de saison. Rupture des ligaments croisés.
Le ménisque est atteint aussi. Après 18 mois de rééducation,
Migeon quitte le Forez en décembre 74 pour rejoindre Marseille afin
de pallier à l'absence de Carnus, victime d'un tragique accident de
la circulation qui met un terme à sa carrière.
Gérard Migeon au quotidien. Pause détente en famille.
WAGs RETRO. Gérard Migeon et sa petite caille.
Et tout à coup, un inconnu vous offre
des fleurs. C'est l'avantage d'être jeune et jolie et de sentir bon.
Sauf que l'inconnu en question ne l'est pas tant que ça puisqu'il
s'agit de Gérard Migeon, l'ancienne doublure de Georges Carnus à
St-Etienne puis à Marseille. Un rôle ingrat qui n'empêche pas le
portier anonyme de sortir de l'ombre dès qu'il croise une femme dans
la rue et lui courir après, un bouquet à la main, happé par son
parfum épicé. Cette dernière feint la surprise mais tombe vite
sous le charme du gardien moustachu. Et Migeon de voler aux anges
après sa tentative de séduction du meilleur effet. Puis d'inviter
la belle au resto pour conclure l'affaire, et histoire d'aller casser
une graine au passage.
La grosse cylindrée de HECTOR YAZALDE.
Carlos Reutemann et Hector Yazalde causent tranquille. Au milieu, le Kaiser évoque déjà Schumacher.
Été 1976. Ça chauffe sur les plages du sud de la France et l'asphalte du circuit Paul-Ricard au Castelet, théâtre du grand prix de France de F.1. Un soleil de plomb qui n'empêche pas les fans de sports mécaniques et l'ancien soulier d'or européen Hector Yazalde d'assister à la 8ème manche du championnat. L'attaquant marseillais profite de l'inter-saison et des vacances bien méritées après la victoire de l'OM en coupe pour assouvir sa passion de la vitesse et des gros moteurs en lézardant dans les stands avant le départ. L'occasion d'admirer la Tyrell P34 à six roues de Depailler (2ème à l'arrivée) et de saluer son compatriote Carlos Reutemann avant le départ de la course. Une rencontre pas vraiment bénéfique pour le pilote argentin qui termine l'épreuve dans les embouteillages (11ème) loin derrière le vainqueur du jour, l'Anglais James Hunt. Pas rancunier pour un peso, le coursier de l'écurie anglaise Brabham-Alfa Roméo accepte par la suite l'invitation du buteur olympien de venir assister au 1er tour de la coupe des Coupes qui oppose l'OM à Southampton. Les Phocéens tournent en sous-régime à l'époque et sont lamentablement éliminés par les Anglais (4-0, 1-2) alors en D.II. Et les deux Argentins de partager finalement la même ligne en fond de grille et le goût de la défaite. Moteur cassé.
Yazalde et la Tyrell à six roues. Visiblement son pilote est en vacances.
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