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OLYMPIQUE DE MARSEILLE 1978-79.


OLYMPIQUE de MARSEILLE
1978-79

Debouts : Victor Zvunka, François Bracci, Gérard Bacconnier, Michel Baulier, Gérard Migeon, Jean Fernandez.

Accroupis : Hervé Florès, Robert Buigues, Marc Berdoll, Didier Six, Anders Linderoth.

JOSIP SKOBLAR. Le buteur roi (1970-71).

Au cours de la saison 1970-71, Josip Skoblar et Salif Keita se tirent la bourre dans la course au classement des buteurs. Si l'OM remporte le titre de champion à la fin de l'exercice devant Saint-Etienne, le troisième de son histoire, l'Aigle de Zadar s'octroie le trophée du canonnier le plus prolifique du championnat avec 44 buts. Un record qui permet à l'attaquant dalmate de l'OM de ravir le soulier d'or européen devant son concurrent stéphanois. Un concurrent pour lequel Skoblar voue son admiration, en louant son opiniâtreté et son sens du duel à distance jamais (re)vu en France. Retour en détail sur la saison folle du buteur-killer olympien, pour qui marquer n'est jamais une péripétie, surtout s'il y a un titre - même honorifique - à conquérir au bout des crampons. « J'aurais certes tout donné pour être champion de France, mais à partir du moment où je pouvais enlever aussi cette distinction très convoitée, je me devais d'en mettre un sérieux coup. Je pense d'ailleurs avoir mérité cet honneur, car si Keita, que j'admire, a réussi en fin de parcours un retour impressionnant, j'avais eu le mérite de m'être montré beaucoup plus régulier. » Tu m'étonnes Josip !

1ère journée : Strasbourg-OM.
1 : Centre de Magnusson, amorti de la poitrine pour reprendre le ballon de volée du pied droit, à 15 mètres environ des buts de Schuth.

4ème journée : OM-Sedan.
2 : Centre aérien de Bonnel repris en pleine extension et du pied droit.
3 : Reprise à bout portant du pied droit après un mauvais renvoi de Tordo.

6ème journée : OM-Angers.
4 : Relais de balle avec Couécou, tir fulgurant du pied droit.
5 : Dribble époustouflant en pleine défense angevine. But comme à la parade du pied gauche.

8ème journée : OM-Angoulême.
6 : Reprise du pied droit sur un centre de Couécou.
7 : Tir de Couécou contré, reprise de près du pied droit sur un faible renvoi de la défense angoumoisine.

9ème journée : Nantes-OM.
8 : Tir vicieux fouetté du pied gauche.

10éme journée : OM-Valenciennes.
9 : Centre de Magnusson, reprise de la tête.

11ème journée : Saint-Etienne-OM.
10 : Centre de Leclercq, reprise en demi-volée du pied gauche à moitié ratée qui trompe Carnus.

12ème journée : OM-Lyon.
11 : Centre de Couécou, reprise du pied droit qui fait mouche.
12 : Centre de Magnusson, reprise de la tête.
13 : Reprise fulgurante du pied droit.

13ème journée : OM-Metz.
14 : Frappe sèche et précise du pied droit à la suite d'un centre de Hodoul.
15 : Centre de Lopez, relais de Magnusson, tir puissant du pied droit.

14ème journée : Bastia-OM.
16 : Centre de Couécou, reprise de près du pied gauche.
17 : Tir en force du pied droit après avoir débordé du côté gauche.

16ème journée : Rennes-OM.
18 : Magnusson tire un pénalty. Aubour détourne le shoot... mais je surgis et marque du pied droit dans le but vide.

17ème journée : OM-Nice.
19 : Jaillissement sur le côté gauche et tir du pied gauche. Le but est controversé : a t-il frappé l'extérieur du filet ou non ? L'arbitre, Mr Poncin, valide en tous cas le but.

18ème journée : Bordeaux-OM.
20 : Contrôle de la tête puis tir puissant et sec du pied droit, en plein milieu de la défense bordelaise.

19ème journée : OM- Red Star.
21 : Coup de tête magistral consécutif à un centre de Kula.

20ème journée : Ajaccio-OM.
22 : Amorti de la poitrine, revers du pied gauche, tir qui se loge dans la lucarne.

L'Aigle de Dalmatie déploie ses ailes.

21ème journée : OM-Nîmes.
23 : Complètement déporté sur l'aile gauche, malgré un angle réduit, je trompe la vigilance de Landi d'un tir du gauche à ras de terre.
24 : Pénalty accordé pour une main de Betton en pleine surface. Landi est pris à contre-pied sur un tir du pied droit.

22ème journée : Sedan-OM.
25 : Reprise de la tête après une montée de Hodoul et un centre de Magnusson.

25ème journée : OM-Nancy.
26 : Passe en retrait de Bonnel. Reprise facile, de très près, du pied gauche.

28ème journée : OM-Valenciennes.
27 : Reprise à bout portant du pied droit, sur un centre de Loubet, qui s'était engouffré dans l'espace vide.
28 : En embuscade à la limite de la surface de réparation, reprise extraordinaire du pied droit. Le ballon va se ficher en pleine lucarne.

30ème journée : Metz-OM.
29 : Reprise en demi-volée du pied gauche sur un centre de Jacky Novi.

32ème journée : OM-Bastia.
30 : L'OM bénéficie d'un pénalty. C'est l'occasion d'inscrire mon 30ème but.
31 : Reprise du pied gauche qui trompe totalement le jeune gardien corse Casanova.
32 : Sortie hasardeuse de Casanova, reprise lobée de la tête.

34ème journée : OM-Rennes.
33 : Mésentente Aubour-Goueffic, tir sec du pied droit, sans coup férir.
34 : Centre très précis de Magnusson sur ma tête.
35 : Cela devient traditionnel ! Reprise du pied droit sur un centre de Bonnel.
36 : Intercalé entre trois défenseurs bretons, je mystifie Aubour du pied droit, bien entendu !

35ème journée : Nice-OM.
37 : Gress, démarqué côté droit, arme son tir. Trop croisé ! Jaillissement à hauteur du deuxième poteau, je parviens à redresser la course du ballon et à le loger, du pied gauche, hors de portée de Marchetti.
38 : Faute de Jouve sur Loubet. Pénalty. Tir victorieux, pied droit largement ouvert.

36ème journée : OM-Bordeaux.
39 : Coup-franc tiré par Magnusson en pleine défense des Girondins. Reprise de la tête au-dessus de la mêlée.

37ème journée : Red Star-OM.
40 : Le ballon traîne dangereusement dans la surface audonienne. A la suite d'un centre de Lopez, je le recueille pour le percuter dans les filets, d'une pichenette fulgurante, toujours de l'extérieur du pied droit.
41 : Contre-attaque rondement menée par Gress. Seul devant Laudu, je déclenche un tir du droit au premier poteau que Laudu attendait de l'autre côté.

38ème journée : OM-Strasbourg.
42 : Ouverture de Magnusson, centre de Gress et une reprise du pied droit comme à la parade.
43 : Centre de Novi, je surgis, seul devant Schuth, pour le terrasser d'un tir du pied droit à ras de terre.
44 : Centre de Couécou, je reprends de la tête et marque mon 44ème et dernier but de la saison en championnat. C'est tout simplement fabuleux !

OLYMPIQUE DE MARSEILLE 1973-74. By Ageducatifs.


OLYMPIQUE de MARSEILLE
1973-74

Debouts : Mario Zatelli (ent.), Jean-Pierre Lopez, Victor Zvunka, Georges Carnus, Daniel Leclercq, Jean-Paul Krafft, Roger Le Boedec, Marius Trésor, François Bracci.

Accroupis : Roger Magnusson, Josip Skoblar, Albert Emon, Raymond Kéruzoré, Robert Buigues, Georges Franceschetti, Antoine Kuszowski, Bernard Bosquier.

En médaillon : Joseph Bonnel.


OLYMPIQUE de MARSEILLE 1985-86.


OLYMPIQUE de MARSEILLE
1985-86

Debouts : Joseph-Antoine Bell, Kenneth Brylle, Eric Bruno, Hervé Flak, Jacky Bonnevay.

Accroupis : Jean-Louis Zanon, Christophe Galtier, Antoine Martinez, Eric Benoît, Michel Audrain, Bernard Zénier.

LA FICHE DETAILLEE. Saar Boubacar.

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La fiche détaillée par les éditions Rencontre Lausanne
SAAR BOUBACAR
- La tornade noire -
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OLYMPIQUE de MARSEILLE 1971-72. By Ageducatifs.


OLYMPIQUE de MARSEILLE 
1971-72

De gauche à droite : Lucien Leduc (ent.), Daniel Leclercq, Jean-Pierre Tokoto, Roger Le Boedec, Roger Magnusson, Jean-Pierre Lopez, Jules Zwunka, Georges Carnus, Edouard Kula, Josip Skoblar, Bernard Bosquier, Jean-Louis Hodoul, Jacky Novi, Jean-Paul Kraft, Didier Couécou, Gilbert Gress, Joseph Bonnel, Mario Zatelli (ent. adj.).


OLYMPIQUE de MARSEILLE 1971-72.


OLYMPIQUE de MARSEILLE 
1971-72

Debouts : Jules Zvunka, Edouard Kula, Jacky Novi, Georges Carnus, Jean-Pierre Lopez, Bernard Bosquier.

Accroupis : Roger Magnusson, Jacques Bonnel, Gilbert Gress, Josip Skoblar, Didier Couécou.

Sponsor en toc. OLYMPIQUE de MARSEILLE (Mas d'Auge).


« On ne fait pas d'omelettes sans casser des œufs ». Et à l'OM, depuis l'été 77, les bons œufs les yeux fermés, c'est Mas d'Auge. C'est écrit en gros sur le maillot blanc. Bien à plat. Et parfois aussi un peu brouillé comme au cours de l'exercice 1979-80, qualifié encore aujourd'hui de « bérézina » par les vieux supporters du stade Vélodrome.

Pourtant la société drômoise (qui entame sa dernière année de sponsoring avec l'OM, celle de trop) et les dirigeants olympiens ont le réveil bon-pied bon-oeil durant la trêve estivale. Pensez-donc... Six, Trésor, Linderoth, Temime, Berdoll et Migeon dans les bois. Pas le genre d'équipe au tempérament à boire du raplapla. « On devrait faire dans les trois » pensent-ils à haute voix. Ce sera dans les trois derniers au classement final (19ème). Après des débuts prometteurs face à Brest (3-0), la machine olympienne se grippe dès la deuxième journée et un déplacement au Parc des Princes. L'OM s'incline devant le PSG (1-2) puis encaisse deux mines successives face à l'ASSE de Platoche à domicile (3-5) et un 5-0 cash à Nancy. Des bons vieux scores d'époque qui n'arrangent pas les affaires marseillaises ni celles de son entraîneur Jules Zvunka, déjà sur la sellette et une coquille de Calimero sur la tête. L'équipe était bâtie pour jouer le titre, pas pour se (dé)battre dans les profondeurs du classement. Dès lors, les revers s'enchaînent et les supporters de crier leur colère : « Rentrez chez vos mères, vous nous faîtes mal aux œufs ». Zvunka est viré après la trêve hivernale à la suite d'une nouvelle déroute à domicile contre Valenciennes (3-6). Jean Robin lui succède. S'il en a le nom, l'homme ne vit pas non plus dans les bois et ne peut redresser une situation pratiquement désespérée. Ultime humiliation : la gifle reçue à Brest lors de la dernière journée (2-7). L'OM est en D2 et repart à zéro avec ses Minots. Mas D'auge, propriété de Matines depuis 1998, n'a plus que ses œufs pour pleurer sur un échec cuisant. Les Canaris, eux, sont champions cette année-là !

OLYMPIQUE de MARSEILLE 1979-80
Debout : Trésor, Victor Zvunka, Zambelli, Bacconnier, Migeon, Buigues, Florès.
Accroupis : Temime, Berdoll, Linderoth, Six

La vie de Didier Six en Mas d'Auge, c'est un ballon qui fuit.

Finale coupe de France 1972. OM-BASTIA.

4 juin 1972.
MARSEILLE bat BASTIA : 2-1 (1-0).
44.069 spectateurs. Arbitre Mr Frauciel.
Buts : Couécou (15ème), Skoblar (73ème) pour Marseille. Franceschetti (85ème) pour Bastia. Remplacements : Bonnel par Hodoul (75ème) à Marseille. Giordani par Papi (75ème) à Bastia.
MARSEILLE : Carnus – Lopez, Bosquier, J. Zvunka, Kula – Novi, Gress – Magnusson, Bonnel, Skoblar, Couécou. Entraîneur : Mario Zatelli.
BASTIA : Pantelic – Mosa, Luccini, Savkovic, Tosi – Dogliani, Calmettes – Kanyan, Félix, Franceschetti, Giordani. Entraîneur : Pierre Cahuzac.

Jules Zvunka et Georges Franceschetti pendant l'échange des fanions. 

C'est dans un Parc des Princes entièrement neuf que l'OM et Bastia s'affrontent en finale dans le cadre de la 55ème édition de la coupe de France. Sous les yeux de Pompidou, la nouvelle enceinte parisienne a pris pour le coup des couleurs méridionales. Une foule colorée prête à donner de la voix pour soutenir son équipe. Blanc ou bleu, ce samedi 4 juin, le Sud de la France est divisé entre les partisans corses et ceux de la cité phocéenne.

Les joueurs de l'OM présentés à Pom-Pom-Pidou.

Sous le soleil de la Capitale, les Olympiens partent largement favoris. L'OM vient de remporter le titre quelques jours plus tôt, le troisième de son histoire, et compte bien réaliser le doublé. Les Marseillais, qui viennent de déloger les Verts de St-Etienne de son piédestal, espèrent ainsi prendre le leadership du football français. Entre les présidents Roger Rocher et Marcel Leclerc c'est la guerre, et au début des 70's, l'OM gagne des batailles importantes.

OLYMPIQUE de MARSEILLE 1972.
Debout : J. Zvunka, Kula, Carnus, Novi, Lopez, Bosquier.
Accroupis : Magnusson, Bonnel, Skoblar, Gress, Couécou.

A commencer par cette finale 72 gagnée au forceps contre de vaillants bastiais. Au concours des pronostics avant la rencontre, les hommes de Mario Zatelli ont les faveurs des spécialistes qui prévoient une balade olympienne sur le pelouse du Parc. Or, l'équipe corse est plutôt coriace à manœuvrer. Malgré l'ouverture du score de Couécou en début de partie (15ème), Bastia relève la tête et manque l'égalisation de peu juste après le but marseillais. L'OM joue à l'économie pendant tout le match et obtient le break à un quart d'heure de la fin par son buteur providentiel Josip Skoblar (73ème). Les Corses redoublent d'effort pour revenir dans la partie et sont récompensés tardivement lorsque Franceschetti, en bon capitaine, sonne la révolte des insulaires à cinq minutes du terme de la finale. Malheureusement trop tard pour eux. L'OM remporte ainsi sa huitième coupe nationale et peut se préparer à couler des jours heureux. Marcel Leclerc devient le premier président olympien à obtenir le doublé coupe-championnat. Un mois plus tard, il est viré du club, accusé d'avoir détourné de l'argent dans la caisse pour renflouer celles de ses entreprises. Et de plonger l'OM dans la crise, une de plus dans son histoire mais loin d'être la dernière.

Une ambiance de ouf au Parc !

- LE MATCH EN IMAGES -

Couécou et Skoblar, les buteurs marseillais en action.

Roger Magnusson le dribbleur fou.

Gilbert Gress sans ses lunettes.



Jules Zvunka porté en triomphe par les fans de l'OM.

Trois pour une coupe : Carnus-Zvunka-Bosquier.


Affiche match : Artwork by SLip.

OLYMPIQUE de MARSEILLE 1973-74.


OLYMPIQUE de MARSEILLE 
1973-74

Debouts : Trésor, Franceschetti, V. Zvunka, Carnus, Lopez, Bosquier.

Accroupis : Magnusson, Buigues, Skoblar, Kéruzoré, Kuzowski.

La grosse cylindrée de GERARD MIGEON.


Gérard Migeon ronge son frein sur la ligne de départ, type Le Mans, parce que la vitesse l'enivre et qu'il est prêt à lâcher les chevaux au sujet de sa Renault 20. Un modèle de couleur blanche. Année 1977. Une manière de faire son punk au volant, n'est-ce pas La Mige ? « J'ai pris cette voiture parce que j'aime rouler vite, lâche le gardien de l'OM à l'été 77, quelques semaines après la victoire du trio Ickx-Haywood-Barth aux 24 hrs du Mans. Mais je ne suis pas un kamikaze ». Sous-entendu : le portier olympien n'est pas Jean Alesi, départ à fond, virage et bac à gravier. Gégé pilote plutôt comme Alain Prost, calculant les risques et les pièges d'une conduite le pied dans la taule tout en pestant contre les radars. « Je suis un peu contre la limitation de vitesse. Si on a construit des autoroutes, c'est justement pour permettre aux voitures rapides, aux puissantes cylindrées, de rouler selon leurs possibilités ». Tu l'as dit Mimige qui enrage aussi contre les chauffeurs du dimanche, les mamies dans leur poubelle et les jeunes cons avec leur 104 Z peinturlurées aux couleur de l'écurie Talbot sport. « Les petites voitures qui foncent à leur maximum, commente l'ancien stéphanois sur la file de gauche, sont plus dangereuses ». Chrono au poignet, vêtu de sa combinaison ignifugée et bien calé dans son siège baquet, le gardien de l'OM dévie ensuite de sa trajectoire, flirtant parfois avec la sortie de route. « Evidemment, l'auto, ça pollue, concède G.M comme General Motors avec le plus grand sérieux. Hélas, on n'a pas encore inventé le moteur à eau ». Visiblement, lui n'en met pas beaucoup dans son Ricard pour philosopher sur les progrès de l'automobile, y allant de sa petite phrase rapportée par ses potes de comptoir. « On peut cependant chercher des solutions pour enrayer la pollution ». Et allez hop, tiens tu m'en remettras un deuxième, juste pour la route. Donc, l'automobile ça schlingue, c'est dangereux si on a un moteur de tondeuse à gazon sous le capot, et les piétons alors Gégé ? Un avis ? Le Marseillais fonce droit au but, plutôt dans le mur en l'occurrence : « Les piétons sont dangereux pour les automobilistes. C'est pourquoi je suis tout à fait favorable aux rues piétonnières comme il en existe dans le centre de Marseille, théorise le footballeur-pilote en grand spécialiste des circuits en ville. Et un Monaco pour la une. Hips. Comme piéton, j'apprécie de faire du lèche-vitrine en toute sécurité ». Bah, ça y est, Gérard a bouffé le rail. Un tout-droit à pleine vitesse. C'est moche l'alcool au volant.

OLYMPIQUE de MARSEILLE 1986-87.


OLYMPIQUE de MARSEILLE 1986-87.
Debout : Bell, Bonnevay, Laurey, Domergue, Förster, Sliskovic.
Accroupis : Zanon, Galtier, Giresse, Papin, Cubaynes.

OLYMPIQUE de MARSEILLE 1981-82. By Panini.


OLYMPIQUE de MARSEILLE 
1981-82

Debouts : Jouanne, Chancel, Gili, Di Meco, Mariot, Castellani, Santos, Blum, Anigo, Caminiti, Lévy.

Accroupis : Garcia, Pascal, Terrones, De Falco, Flos, De Bono, Lapinta, Lopez.




OLYMPIQUE de MARSEILLE 1970-71. By Ageducatifs.


OLYMPIQUE de MARSEILLE 
1970-71

Debouts : Jules Zvunka, Roland Merschel, Jacky Novi, Jean-Louis Hodoul, Jean-Pierre Lopez, Jean-Paul Escale.

Accroupis : Roger Magnusson, Joseph Bonnel, Didier Couécou, Josip Skoblar, Charly Loubet.


Y A PAS QU'LE FOOT. Charly Loubet.


Charly Loubet et les crêpes suzettes. Non ce n'est pas le nom de la formation yéyé-rock'n'roll de l'international français pendant ses tendres années. Le natif de Grasse passé par Cannes, Nice et l'OM est un spécialiste des desserts à la maison tout en pratiquant le café-crème sur le pré. En homme d'intérieur accompli, Charly occupe ses mercredis après-midi en cuisine à préparer la pâte entre les pots de miel et de confiture au plus grand bonheur de ses enfants qui attendent avec impatience de déguster les crêpes de leur papa-footballeur. Et visiblement, malgré une bonne technique, le buteur français pêche un peu parfois dans le dernier geste et la finition: le retourné de la galette dans poêle. La faute à la pression de ses deux filles, souvent critiques sur le contenu du match : « Papa, on avait dit sans grumeau les crêpes ».

WAGs RETRO. Marius Trésor et sa sexy girl.


Des vacances en forme de lune de miel pour Maggy et Marius Trésor qui profitent du coucher de soleil de la Guadeloupe, l'île natale du défenseur marseillais, et d'un véritable décor de cinéma pour se laisser aller à quelques scènes torrides, en tenue d'Adam et Eve, sous l'œil des photographes. En attendant les gros titres dans les journaux : « Amour, gloire et beauté sous les cocotiers ».

BIO EXPRESS DEGRADABLE. Gérard Migeon.

GERARD MIGEON.
Un nom prédestiné pour garder les cages, Gérard la moustache a quand même la nette impression d'être pris pour un pigeon à l'heure du bilan. Un gardien volant aux ailes brisées par la concurrence, la poisse et les pépins physiques qui n'épargnent pas le natif de Longjumeau (il est né le 28 novembre 1947) durant toute sa carrière. Pas trop de quoi roucouler sous les fenêtres donc. Gérard Migeon n'a pas le beau rôle, mais bien celui d'oiseau de mauvaise augure.


Une histoire qui commence pourtant comme un conte de fées pour le jeune parisien. Élevé par une maman protectrice et un papa-poule, Gérard Migeon débute dans la catégorie poussins à Palaiseau avant de prendre son envol à Choisy-le-Roi. Puis c'est le Bataillon de Joinville au sortir du nid douillet familial. A l'époque, le club militaire dispute le championnat de D.II et forme à la dure les stars de demain. Migeon saisit la chance au vol entre deux parades (militaires incluses) et signe à St-Etienne à l'heure où les étudiants rentrent dans les plumes des CRS. Chez les Ver(t)s, Gégé est nourri à l'œil et joue la doublure de l'indéboulonnable Georges Carnus, mais profite de la blessure de ce dernier pour jouer son premier match officiel à St-Ouen contre le Red Star. C'est 68, la révolution est en marche mais s'arrête nette au retour de l'international français. Migeon quitte les bois pour se retrouver sur le banc et se contenter de quelques graines de matches jusqu'à l'affaire Carnus-Bosquier qui oppose les deux joueurs à leur président. Ecartés de l'équipe, Gérard devient titulaire par défaut à la fin de la saison 71 alors que St-Etienne dispute le titre à l'OM. Migeon tient la chance de sa vie. Elle se transforme en cauchemar au soir d'une défaite contre Bordeaux (2-3) à Geoffroy-Guichard. Les Verts font le break avant d'en prendre trois suite aux erreurs du portier stéphanois. Et l'ASSE de laisser filer le titre. Pris en grippe par le public, Migeon est prêté à Toulon avant de subir la concurrence de Curkovic, arrivé au club à l'été 1972. Le moral en berne, le physique ne suit plus et Gérard se blesse grièvement à l'entraînement en début de saison. Rupture des ligaments croisés. Le ménisque est atteint aussi. Après 18 mois de rééducation, Migeon quitte le Forez en décembre 74 pour rejoindre Marseille afin de pallier à l'absence de Carnus, victime d'un tragique accident de la circulation qui met un terme à sa carrière.

Gérard Migeon au quotidien. Pause détente en famille.

Arrivé à l'OM dans la peau d'un titulaire, le Francilien est cependant déplumé de son statut par René Charrier. Rongeant son frein sur le banc, Migeon attend un signe du destin et profite du mauvais sort jeté sur les gardiens Olympiens - le jeune international se crache en voiture - pour reprendre sa place dans les bois. Amateur de pétanque - il forme une excellente doublette avec son coéquipier Hervé Florès - et de lecture - Gégé affectionne Bernard Pivot, Apostrophes et Henri « Papillon » Charrière - Migeon pointe enfin le bout de son bec au sein de l'équipe type, et connaît le succès de sa carrière au cours de l'année 76. Les Verts perdent en finale de C1 mais lui remporte la coupe de France avec l'OM. Un titre sans lendemain. Quatre ans plus tard, Gégé renoue avec ses vieux démons au cours d'un match au couteau qui oppose les Phocéens à Nantes au Vélodrome (avril 1980). A la suite d'une énième toile, il dévie un centre-tir de Loïc Amisse dans son propre but. L'unique réalisation de la rencontre qui relègue officiellement Marseille en D.II. Migeon est grillé à vie sur la Canebière et partout ailleurs. Sauf aux States, les clubs US lui font les yeux doux à l'époque. Pour un barbecue géant sans doute.


WAGs RETRO. Gérard Migeon et sa petite caille.


Et tout à coup, un inconnu vous offre des fleurs. C'est l'avantage d'être jeune et jolie et de sentir bon. Sauf que l'inconnu en question ne l'est pas tant que ça puisqu'il s'agit de Gérard Migeon, l'ancienne doublure de Georges Carnus à St-Etienne puis à Marseille. Un rôle ingrat qui n'empêche pas le portier anonyme de sortir de l'ombre dès qu'il croise une femme dans la rue et lui courir après, un bouquet à la main, happé par son parfum épicé. Cette dernière feint la surprise mais tombe vite sous le charme du gardien moustachu. Et Migeon de voler aux anges après sa tentative de séduction du meilleur effet. Puis d'inviter la belle au resto pour conclure l'affaire, et histoire d'aller casser une graine au passage.

OLYMPIQUE de MARSEILLE 1976-77.


OLYMPIQUE de MARSEILLE 
1976-77

Debouts : Trésor, Zvunka, Bracci, Charrier, Maille, Migeon, Fernandez, Buigues, Faradian, Loose.

Accroupis : Noguès, Baulier, Meunier, Boubacar, Bereta, Yazalde, Albaladéjo, Emon, Caussemille.

La grosse cylindrée de HECTOR YAZALDE.

Carlos Reutemann et Hector Yazalde causent tranquille. Au milieu, le Kaiser évoque déjà Schumacher.

Été 1976. Ça chauffe sur les plages du sud de la France et l'asphalte du circuit Paul-Ricard au Castelet, théâtre du grand prix de France de F.1. Un soleil de plomb qui n'empêche pas les fans de sports mécaniques et l'ancien soulier d'or européen Hector Yazalde d'assister à la 8ème manche du championnat. L'attaquant marseillais profite de l'inter-saison et des vacances bien méritées après la victoire de l'OM en coupe pour assouvir sa passion de la vitesse et des gros moteurs en lézardant dans les stands avant le départ. L'occasion d'admirer la Tyrell P34 à six roues de Depailler (2ème à l'arrivée) et de saluer son compatriote Carlos Reutemann avant le départ de la course. Une rencontre pas vraiment bénéfique pour le pilote argentin qui termine l'épreuve dans les embouteillages (11ème) loin derrière le vainqueur du jour, l'Anglais James Hunt. Pas rancunier pour un peso, le coursier de l'écurie anglaise Brabham-Alfa Roméo accepte par la suite l'invitation du buteur olympien de venir assister au 1er tour de la coupe des Coupes qui oppose l'OM à Southampton. Les Phocéens tournent en sous-régime à l'époque et sont lamentablement éliminés par les Anglais (4-0, 1-2) alors en D.II. Et les deux Argentins de partager finalement la même ligne en fond de grille et le goût de la défaite. Moteur cassé.

Yazalde et la Tyrell à six roues. Visiblement son pilote est en vacances.

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