Affichage des articles dont le libellé est MAILLOT DE LEGENDE. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est MAILLOT DE LEGENDE. Afficher tous les articles

MAILLOT DE LEGENDE. Ascoli Calcio.

Au début des années 80, le sponsoring apparaît sur le maillot des clubs pensionnaires du calcio. A l'instar du Milan A.C qui vante la qualité de la marque Pooh, des jeans de merde fabriqués du côté de San Benedetto del Tronto, Ascoli est aussi sportswear & casual. En effet, de 1981 à 84, l'équipe des Marches se balade sur le pré en Pop 84. La société italienne, fondée en 1970, jouit d'une belle réputation à l'époque, étant très populaire auprès des jeunes transalpins, popularité qui dépasse par ailleurs les frontières de la Botte. Toute une génération de « lads » européens kiffent le streetwear « made in Italy » d'autant que la marque Pop 84 est également le partenaire de la Squadra Azzurra, championne du Monde en Espagne en 82. Une vague de popularité sur laquelle Ascoli Calcio a cependant du mal à surfer, pourtant le club est l'un des plus anciens d'Italie (fondé en 1898), malgré des résultats honorables en Série A avec un effectif underground et sans noms ronflants. Ascoli, c'est la scène indie-pop 84 en quelque sorte. A la fin de leur partenariat, « il picchio » – le pivert en Italien, surnom du club – est relégué en série B à l'issue de la saison 1984-85. La conséquence peut-être, pour les joueurs, de porter des jeans trop serrés qui coupent finalement les jambes ?

François Zahoui / Pub Pop 84 / Enrico Nicolini (1981-82).

ASCOLI CALCIO - Panini 1981/82 -


ASCOLI CALCIO 1982-83

En haut : Mazzone (ent.), Trevisanello, Greco, De Vecchi, L. Muraro, Brini, Stallone, Boldini, Menichini, Colautti (ent. adj.).
Au milieu : Scorsa, Anzivino, Gasparini, Novellino, Carotti, C. Muraro, Mandorlini.
En bas : Iachini, Pircher, Nicolini, Zahoui, masseur, Agostini, Scarafoni, Alesi, Regoli. 

ASCOLI CALCIO - Panini 1982/83 -

Pooh jeans vs Pop 84 jeans (Milan A.C-Ascoli, 1981/82).

ASCOLI CALCIO - Panini 1983/84 -

MAILLOT DE LEGENDE. Torino Calcio.

Ce maillot, c'est la deuxième peau du supporter granata. La deuxième peau du vrai Turinois selon Giuseppe Bonetto, manager général du Torino pendant une vingtaine d'années, qui s'exprime en ces termes en 1976. « Dans le coeur des Turinois, la Juventus ne pourra jamais être le Toro. Le vrai Turinois a toujours été tifoso de Torino. Certes, la Juve compte elle aussi de nombreux supporters, mais, en règle générale, ce sont des émigrés souvent venus du Mezzogiorno et employés par les grandes firmes piémontaises. Ces émigrés préfèrent la Juve parce qu'elle a pas mal de joueurs sudistes, par exemple Cuccureddu le Sarde, Anastasi le Sicilien ou Gentile le Romain. Vous devez savoir, d'autre part, qu'il y a toujours eu dans notre pays une certaine tension entre le Nord et le Sud, tension qui s'étend tout naturellement au football. Toujours est-il qu'en tout Turinois sommeille un toro, le toro de la légende, frappé en plein ciel de gloire et à présent ressuscité. » Le dirigeant granata fait ici référence au fameux « Il Grande Torino » qui collectionne les scudetti dans les années quarante (1943, 46, 47, 48 et 49) avant la tragédie de Superga qui décime l'équipe le 4 mai 1949. Au retour d'un match amical à Lisbonne, l'avion se crashe sur la basilique dressée sur la colline qui surplombe, à l'Est, la capitale du Piémont. Aucun survivant et un club à rebâtir qui renaît de ses cendres à la fin de la saison 1975-76. Le Toro remporte son septième scudetto – il y eut aussi celui de 1928 – en coiffant son rival juventino au poteau. Les stars de l'époque se nomment Pulici, Graziani, Zaccarelli ou Claudio Sala, le capitaine au grand cœur qui honore l'emblème du club, le taureau, symbole de courage et de détermination. Un titre qui panse un peu les plaies et honore la mémoire des anciens, les Mazzola, Rigamonti, Menti, Gabetto et tous les autres, emportés en pleine gloire, qui enchantaient le Campo Filadelfia après la messe du dimanche.

TORINO 1975-76 
De g. à d. : Zaccarelli, Graziani, Mozzini, Patrizio, Sala, Santin, Caporali, Pecci, Saluadori, Pulici.

Paolino Pulici, le buteur du Toro.

Claudio Sala, capitaine granata.

TORINO 1975-76 by Panini.

A LOVER'S GUIDE TO FOOTBALL SHIRTS. By Neal Heard.

De tous les livres sur les maillots de football, celui de Neal Heard arrive largement en tête du classement. Consultant free-lance pour des marques de fringues (Le Coq Sportif entre autres) et auteur à ses heures perdues, l'écrivain anglais, déjà à l'origine d'un premier livre sur la culture vintage (« Trainers - The first and seminal book on Trainer/Sneaker culture and design », sorti en 2003) déclare dans son nouvel opus « A lover's guide to football shirts » son amour pour les vareuses.

« Les maillots de football ont une énorme résonance mondiale qui transcende le lieu et le temps » estime Neal qui s'est ainsi lancé dans ce projet ambitieux, et dans lequel il a mis toute sa sincérité et ses tripes, pour partager sa passion avec d'autres aficionados du trikot.  « Je voulais parler à d'autres personnes qui les aiment, concède King-coton., mais pas de n'importe quelle manière. Pas de façon ringardo-geek mais plus sur les croisements culturels dans la musique et la mode ».

Après un an de travail, le résultat est plutôt une belle réussite. « A lover's guide to football shirts » compile environ cent-soixante maillots en cent-trente pages superbement illustrées (en couleur svp), et se divise en plusieurs chapitres qui racontent l'histoire des maillots à travers la mode, la politique et encore  la musique. Où l'on apprend dans ces pages de qualité et d'une richesse d'informations, que Motörhead sponsorisait l'équipe U10 de Greenbank F.C. Tout un programme pour les jeunes métaleux en herbe qui croiseront aussi Happy Mondays, Super Fury Animals, Bob Marley, New Order et les incontournables frangins Gallagher. Et aussi le Vintage Football Club qui n'est pas peu fier d'apparaître dans les lignes de ce guide d'un amoureux fou de foot.

Liens :
www.aloversguide.co.uk


MAILLOT DE LEGENDE. France 84.

Ce maillot-là, c'est tout à la fois. Les neuf buts de Platini, son retour à Geoffroy-Guichard qu'il signe par un triplé (gauche-droit-tête comme à la parade), le coup de boule de Manu Amoros lors du match d'ouverture sur le Danois Jesper Olsen, le 5-0 contre la Belgique à Nantes avec la version away kit, la super moumoute-choucroute à Yvon Le Roux, les chaussettes baissées de Bruno « Lucky Luke » Bellone, l'accélération fulgurante de Jean Tigana contre le Portugal en demi, la boulette d'Arconada en finale et, enfin, un premier titre international pour la plus belle génération du football français. Ce maillot-là, c'est une tunique de vainqueur qui n'est souillé par les larmes de Séville. Ce maillot-là, c'est juste le « carré magique » qui plane sur le toit de l'Europe, le chef-d'oeuvre du duo Hidalgo-Platoche. Bref, un maillot qui gagne, et c'est bien-là le plus beau.

La balade des gens Euro 84 : Platini-Hidalgo.

MAILLOT DE LEGENDE. Dinamo Zagreb.

Le bleu de Zagreb, c'est celui de la Yougoslavie, inondé l'été par un ciel azuré qui vient se jeter dans l'Adriatique. C'est aussi celui d'une fédération animée par la vision éclairée du communisme du maréchal Tito, et sur le plan sportif un formidable vivier de talent à l'état pur. Dinamo Zagreb, ainsi baptisé sur le modèle de l'équipe du camarade soviétique (Moscou), adopte cette couleur vers 1913. D'abord vierge de toute inscription, le maillot du Dinamo s'offre un relooking au début des années soixante-dix. A partir de la saison 1970-71 en effet, l'écusson du club apparaît sur ce dernier. Brodé sur le cœur, le blason représente les damiers du drapeau croate, qui rappelle à tous que la ville est avant tout la capitale de la Croatie, et le logo de l'équipe, un « d » symbole de son appartenance à une grande famille soutenue par les trois-quarts de la population. Équipé par la marque aux trois bandes, le maillot du Dinamo Zagred est un modèle de sobriété qui traverse les 70's de toute sa classe. Un véritable trésor pour celui qui le porte sur le dos.


DINAMO ZAGREB 1977-78

En haut : Rudi Belin (ent.), Ivan Bedi, Srećko Bogdan, Mario Bonić.
3ème rang : Petar Brućić, Snješko Cerin, Branko Devćić, Zlatko Kranjćar, Josip Kuže.
2ème rang : Džemal Mustedanajić, Martin Novoselac, Ivica Poljak, Ivica Senzen, Zelimir Stinćić.
En bas : Branko Tucak, Veljko Tukša, Velimir Zajec, Mladen Zupetic.

LE SONDAGE MAILLOTS. Résultats.


Vous êtes plus de quatre-cent (408 très exactement) à avoir pris part au sondage concernant le maillot le plus funky des années 70-80. Le Vintage Football Club tient au passage à remercier et saluer tous les participants. Le résultat est tombé le 31 janvier à minuit.

La tunique de l'A.S Saint-Etienne 1976, le célèbre maillot vert sponsorisé par la société stéphanoise de vente par correspondance, remporte le suffrage avec 81 voix (soit 19% des votants). Une belle manière de fêter, pour son quarantième anniversaire, l'épopée des hommes de Robert Herbin qui se termine à Glasgow un soir de mai 1976, avant le défilé des Champs-Elysées le lendemain. Cette fois, les Verts ont gagné. C'est d'ailleurs un plébiscite puisque le second est la Hollande de 1974 avec son maillot orange football total, lequel réunit 10% des suffrages (44 voix). Les Pays-Bas encore deuxièmes ! Presque une habitude pour Cruyff, Rensenbrink, Rep et une équipe batave au look très romantique sur le pré comme en dehors. Sur la dernière marche du podium, nous retrouvons une autre écurie sehr romantisch. Le Borussia Mönchengladbach, qui loue les mérites du gaz naturel sur son maillot blanc, obtient 39 voix (9% des votants). Une belle récompense pour cette équipe aux gènes pas vraiment germaniques, selon la conception du football Outre-Rhin à l'époque. Pour compléter le tableau et établir un top-five qui a de la gueule, le trio de tête est rejoint par le maillot bleu de l'équipe de France 82 (36 voix, 8% des suffrages). Le souvenir de Séville hante encore pas mal la mémoire des supporters français. Enfin, le maillot de la Juventus, celui de Platoche, Boniek et Paolo Rossi, demeure en bonne place : cinquième avec 6% des suffrages (28 voix). Une place inhabituelle pour les Bianconeri qui dominent le calcio à cette période. Dans le groupe de chasse, nous retrouvons pêle-mêle PSG/RTL (23 voix), Feyenoord et Argentine 86 (19), Angleterre 82 et Karl-Marx-Stadt (15). Des maillots fort jolis, mais qui doivent se contenter de quelques accessits malgré la qualité et le design de ces derniers.

A noter que, bien sûr, tous les maillots ne pouvaient être présents pour ce vote. Il a fallu faire un choix que vous pouvez toujours discuter dans la rubrique commentaires. Profitez-en pour vous lâcher, un tirage au sort permettra de gagner le  " Lovers' guide to football shirts " dédicacé par Neal Heard, un livre sur l'histoire des maillots, et bien plus encore, à paraître en mai prochain...

Merci à vous,

THE VINTAGE FOOTBALL CLUB.


LE CLASSEMENT

1 : A.S SAINT-ETIENNE / MANUFRANCE 76 (81voix, 19%)
2 : HOLLANDE 74 (44 voix, 10%)
3 : BORUSSIA M'GLADBACH / ERDGAS 77 (39 voix, 9%)
4 : FRANCE 82 (36 voix, 8%)
5 : JUVENTUS / ARISTON 85 (28 voix, 6%)
6 : PSG / RTL 75 (23 voix, 5%)
7 : FEYENOORD 70 (19 voix, 4%)
     ARGENTINE 86 (19 voix, 4%)
9 : ENGLAND 82 (15 voix, 3%)
     KARL MARX STADT (15 voix, 3%)
11 : DUKLA PRAHA 78 (14 voix, 3%)
12 : BRESIL 70 (12 voix, 2%)
       COSMOS 77 (12 voix, 2%)
14 : MANCHESTER UNITED 77 (11 voix, 2%)
15 : BARCELONE 83 (10 voix, 2%)
16 : URSS 72 (8 voix, 1%)
       ZAÏRE 74 (8 voix, 1%)
18 : PEROU 78 (7 voix, 1%)
19 : BOCA JUNIORS 81 (4 voix, 0%)
20 : DYNAMO KIEV (3 voix, 0%)

MAILLOT DE LEGENDE. Hamburger S.V.

Après le succès de son club en coupe d'Allemagne (1976), le président du Hamburger S.V Peter Krohn, fondateur d'une agence de publicité Outre-Rhin, décide de passer à la vitesse supérieure à l'entame de la saison 1976-77. « Cela me démange d'aller décrocher la lune », martèle à qui veut l'entendre le boss ambitieux, lui qui rêve de « ramener le H.S.V au sommet de l'Europe ». Une bonne idée qui passe d'abord par le relooking de ses joueurs, lesquels découvrent avec surprise au retour de leurs vacances estivales, un joli maillot rose accroché au porte-manteau des vestiaires. Le Dr Krohn, à la tête du H.S.V depuis 1973, cherche en effet à éponger les dettes du club qui s'élèvent à 3 millions de D.M, et planche alors sur un plan marketing. Le but est d'augmenter l'affluence au Volksparkstadion et toucher le public féminin par le biais de cette nouvelle tunique so flashy. « En me basant sur mon travail de publicitaire, explique Peter Krohn, je savais que les femmes étaient un domaine intéressant. C'est pourquoi j'ai eu l'idée de concevoir un maillot lié aux goûts de ces dernières. » Le bon docteur trouve alors la stratégie qui tue. Il organise un concours relayé par un journal local, puis orchestre un défilé de mode dont le résultat déterminera la couleur du maillot. Le rose l'emporte et le président du H.S.V gagne son pari. A la fin de la saison, la part du public féminin au Volksparkstadion est de 10%, le meilleur pourcentage des stades de la Bundesliga. C'est la jubilation du côté du board hambourgeois. Chez les joueurs, par contre, on dissimule un peu plus sa joie. « Je me souviens bien de la saison 1976-77, intervient l'ex-icône du H.S.V Manfred Kaltz, et pas seulement à cause du jeu que nous pratiquions. Tout le monde se rappelle du HSV de cette époque à cause de son maillot, ou plutôt de sa couleur. Certes, nous paraissions chics mais il faut avouer que nous avons mis du temps à nous y habituer. C'était une couleur audacieuse. On a fait beaucoup de commentaires et bien ri entre nous. Mais à la fin de la saison, on a quand même gagné la coupe des vainqueurs de coupes (2-0 contre Anderlecht, ndr). » C'est la vie en rose en quelque sorte, et le début de la dérive du merchandising pour Kaltz. « Nous avons été des pionniers en matière de mode dans le football, remarque l'ancien international. Tout cela a bien évolué depuis. » A l'été 77, afin de poursuivre son opération commerciale, Peter Krohn débauche Kevin Keegan à Liverpool. Un gars qui voyait sans doute trop rouge à son goût.


HAMBURGER S.V 1976-77
En haut : Dr Krohn (pdt), Nogly, Kovacic, Blankenburg, Steffenhagen, Spincke, Magath, Mackensen, Keller, Kargus, Zaczyk, Memering, Kaltz, Volkert, Kuno Klötzer (ent.).
En bas : Bertl, Sperlich, Eigl, Ettmayer, Ripp, Reimann, Hidien, Winkler, Björnmose.

MAILLOT DE LEGENDE. F.C Metz.

Le derby della mole s'invite sur le maillot du F.C Metz à l'aube de la saison 1976-77. Aux couleurs grenats que le club lorrain a emprunté au Toro s'ajoute le sponsor de la firme italienne automobile de Turin, la FIAT, dirigée par Giovanni Agnelli, lequel est aussi à la tête de l'équipe d'en face, la puissante Juve. Une rivalité qui fait des étincelles de l'autre côté des Alpes, un peu comme le duo d'attaquants lorrain Hugo Curioni-Nico Braun. L'Argentin et le Luxembourgeois s'entendent comme larrons en foire chez Carlo Molinari, et régalent sur le pré (22 et 23 buts chacun). C'est tifo à Saint-Symphorien  avec cette force de frappe, d'apparence improbable sur le papier, qui a déjà allumé quelques mèches depuis son association en 1974. Nos deux capocannoniere sont l'un des atouts majeurs du club avec l'éclosion de ses jeunes talents (Bernard Zénier et Patrick Battiston). C'est l'âge d'or du F.C Metz et le temps des rodéos joyeux sur le parking du stade. Cette même saison 76-77 dans le Calcio, la Juve chipe le titre au Toro pour un point. Une nouvelle victoire pour Agnelli qui se frotte aussi les mains de la hausse des ventes de la Fiat Ritmo dans l'Est de la France. Et c'est la dolce vita comme ça pendant trois ans entre l'Italie et Carlo Molinari. Fiat retire ses billes en 79 et, est remplacé par les Chaussures Bally. Un peu ballot, n'est-ce pas ?



F.C METZ 1976-77.

MAILLOT DE LEGENDE. Chili 1974.

C'est avec son traditionnel maillot rouge que le Chili se présente au WM '74. En Allemagne, ce dernier est taché de sang. Celui qui coule depuis le coup d'état du général Pinochet le 11 septembre 1973. Dès le lendemain, l'estadio Nacional devient un camp de prisonniers politiques. Quinze jours à peine avant le barrage décisif contre l'URSS qui offre un billet pour l'Allemagne. A Moscou, la sélection chilienne résiste aux assauts soviétiques et repart avec le nul (0-0). La fédération soviétique boycotte le match retour. Pas satisfaite de la réponse des membres de la FIFA après sa visite au stade de Santiago. L'URSS estime qu'une rencontre sportive ne peut se dérouler dans un lieu où l'on pratique la torture et commet des meurtres. Les opposants politiques parqués au sous-sol de l'enceinte, la FIFA n'y voit que du feu - « Nous avons trouvé que le cours de la vie était normal, il y avait beaucoup de voitures et de piétons, les gens avait l'air heureux et les magasins étaient ouverts » écrit-elle dans son rapport, visiblement peut alerte sur la situation du pays - et donne son aval. Les Soviétiques, qui hurlent à la manipulation, demandent de jouer la rencontre sur terrain neutre. Devant le refus de la FIFA, l'URSS décide alors de ne pas se rendre au Chili. L'équipe chilienne se présente seule sur la pelouse le 21 novembre 1973, devant quarante mille spectateurs perplexes. « La Roja » se contente d'un seul but, unique dans les annales du football, inscrit par Francisco Valdés. En Allemagne, la sélection subit les mouvements de protestation et des critiques quotidiennes, mais reste muette sur le pré (deux nuls et une défaite). L'attaquant vedette Carlos Caszely, surnommé « El Chino » est le premier joueur à recevoir un carton rouge en coupe du Monde. Une couleur qui fait vraiment tâche pour la Roja à cette époque.

CHILI 1974

AWAY KIT. La collection de maillots virtuels de SLip.

C'est à la suite d'un défi lancé par son frère (peut-être une soirée un peu trop arrosée), que l'idée a germé dans l'esprit de Sylvain. Entre deux performances visuelles et/ou photo-montages arty, ce dernier s'est collé à la confection d'une série de maillots. Chez les Cotte, le football est une religion mais pour Sylvain, l'artiste plus connu sous le pseudo SLip, c'est aussi une formidable source d'inspiration. Influencé par le pop-art, le constructivisme russe et dada, ce Lyonnais supporter des Verts - c'est déjà une belle œuvre - offre la part belle au ballon rond dans ses délires graphiques sur-saturés. La Ligue du Football Sans Tête (LFST), des posters (visibles sur le Vintage Football Club) ou encore un album Panini alternatif, SLip déborde d'imagination pour croquer le foot, rétro de préférence. Le bonhomme est nostalgique. Les poteaux carrés, Séville 82, tout ça... SLip ne rate pas une occasion pour sortir les vieilles reliques. Il les aime tant ces vieux maillots qu'il a décidé de les placarder sur les murs de sa chambre (et de la tienne pour l'occasion, si tu aimes son travail) au format 40x60. Dans son football shirts hall of fame, l'artiste qui n'a pas décroché du « Manufrance » de Sainté, pioche dans sa mémoire de gamin pour reconstituer ses couleurs préférées, ou celles qui ont marqué sa jeunesse. Dans son armoire virtuelle, on retrouve ainsi au hasard le sublime « Europe 1 » du F.C. Nantes, PSG et son sponsor historique, et quelques perles collectors (Cosmos, Juventus, Dukla Prague...). Voilà une bonne occasion d'afficher ses couleurs chez soi pour une quarantaine d'euros. Un prix dérisoire quand on connaît la cote de certains maillots sur le marché. C'est maman qui va être contente ! Mais comme le dit SLip sur son site : « Symbole de reconnaissance, d’appartenance, de puissance, les maillots de foot fascinent les petits et les grands. Dans les années 80, pour l’enfant que j’étais, ils étaient synonymes de matches exceptionnels, d’exploits héroïques au cœur de l’hiver vécus au mieux devant le petit écran au pire sous la couette, une radio à l’oreille. On les imaginait plus qu’on les voyait et les cours de récréation permettaient d’échanger les informations et si par miracle, l’un de nous pouvait en amener un à l’entrainement, son apparition faisait parler pendant plusieurs semaines ». Et sinon toi, ton équipe c'est laquelle ?

Infos :
Pour les commander, il suffit de faire la demande par mail : hey@iamslip.com
40€ + port.
Lien : http://www.iamslip.com/?p=9506


MAILLOT DE LEGENDE. Lille Olympique Sporting Club.

Les joueurs lillois portent peut-être le torse velu et du poil aux pattes, ils ont la peau lisse comme un cul de bébé grâce au partenariat signé entre le LOSC et la marque de couches-culottes Peaudouce en 1974, l'année de la sortie des « Valseuses ». Un mariage qui dure quatorze ans, quatorze saisons durant lesquelles le club nordiste alterne entre le moyen et le pire. De descente (1977) en remontée (1978), les Dogues se stabilisent ensuite dans le ventre mou du championnat, faute de moyens financiers et/ou d'un projet ambitieux. Les années se suivent et se ressemblent pour un LOSC condamné à l'anonymat, entre la 6ème place (pour sa meilleure saison en 1978-79) et la course au maintien le reste du temps, au mieux une place au milieu de tableau. Grimonprez-Jooris mais jaune, et fait plutôt la grimace malgré quelques pépites sur le pré. Les années Peaudouce, c'est Pleimelding, les frères Plancque, Bernard Lama, les Belges Desmet et Vanderbergh débarqués au lendemain du mondial mexicain que les « Diables Rouges » terminent au pied du podium, Didier Christophe, Bernard Bureau ou encore Rudi Garcia que l'on connaît bien du côté de Gaston Gérard. Mais que du chagrin au final et un sponsoring qui cesse au terme de la saison 1987-88. Un dernier bal au goût de pipi tiède. Le LOSC figure dans la seconde moitié du classement (11ème). Une sortie sans les mouchoirs en quelque sorte, comme elle se pratique dans la Liga, pour un fidèle partenaire du club qui présente un faible bilan : le titre en D.II (1974 et 78). Un doublé (mineur) et des saisons à faire dans la culotte au niveau supérieur.

Lien utile:
http://www.collectionlosc.com/

Nourredine Kourichi.

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...