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MAILLOT DE LEGENDE. F.C Köln.

A Cologne, on n'est pas tous les jours au régime à l'eau, on savoure aussi une bonne bouteille de rôteuse surtout lorsqu'il s'agit de fêter un titre. C'est le cas au terme de la saison 1977-78 quand le F.C Köln remporte la Bundesliga au prix d'une bataille acharnée avec le Borussia Mönchengladbach du romantique Udo Lattek. Les hommes de Hennes Weisweiler – un ancien de la boutique d'en face (1964-75) avec laquelle il glane de nombreux trophées (championnat 1970, 71 et 75 – coupe d'Allemagne 1973 - coupe UEFA 1975) –  jouent des coudes et des points avec son rival du Rhin dans une lutte fratricide où le titre de champion le dispute aussi à l'hégémonie régionale (les deux villes sont distantes d'une soixantaine de kilomètres). Avant la dernière journée, les deux équipes sont à égalité (46 points chacune) et départagées à la différence de buts, favorable au F.C Köln (+40 contre +30). Pour remporter le titre, Mönchengladach doit gagner par plus de dix buts d'écart en cas de victoire du leader. A domicile, le Borussia gagne 12 à 0 contre Dortmund ! De son côté Cologne, en déplacement chez le dernier du classement St-Pauli, en plante cinq à son adversaire (5-0) et devient « Deutschmeister » pour trois petits buts (+45 contre +42). C'est le deuxième titre de champion pour le F.C Köln après celui obtenu en 1963-64, année de création de la Bundesliga. La génération des Harald Schumacher, Preben Elkjaer-Larsen, Dieter Müller exulte. Pendant ce temps Otto Rehhagel, futur vainqueur de l'Euro avec la Grèce (2004), est limogé du Borussia Dortmund à la suite de la déroute de son équipe au Bökelsbergstadion, qui reste à ce jour la plus large défaite d'une équipe dans l'histoire de la Bundesliga.


F.C KÖLN 1977-78

En haut : Weber, Elkjaer-Larsen, Kösling, Pape, Konopka, Simmet, Flohe.

2ème rang : Weisweiler (ent.), Dieter Müller, Gerber, Cullmann, Willmer, Schmitz, Löhr, Herings (ent. adj.).

Assis : Rohde, Hein, Neumann, Zimmermann, Prestin, Strack.

En bas : Nicot, Glowacz, Schumacher, Ehrmann, Schwabe, van Gool.



MAILLOT DE LEGENDE. Futebol Clube do Porto.

Vingt ans que les supporters des Dragões attendaient ça. Pratiquement deux décennies de disette à ramasser les miettes – deux pauvres coupes nationales en 1968 et 1977 – laissées par les deux autres cadors du championnat portugais Benfica et Sporting. Depuis 1959, le Futebol Clube do Porto est à la traîne dans la course au titre face à ses rivaux. C'était sans compter sur l'abnégation du « Mestre » –  le maître – José Maria Pedroto et l'éclosion de son buteur Fernando Gomes (25 réalisations et meilleur buteur du championnat) qui ramènent, enfin, le trophée du champion au terme de la saison 1977-78 après une lutte acharnée avec Benfica, seule équipe à terminer invaincue. C'est dire l'exploit du F.C Porto. Tout se joue d'ailleurs lors de l'avant-dernière journée, lorsque les deux équipes s'affrontent à l'Estádio das Antas. Dans son stade plein à craquer pour ce choc au sommet, les Dragões – leaders avec un petit point d'avance – sont cueillis à froid par leur dauphin, avec l'aide de Carlos Simoes qui marque contre son camp dès la 3ème minute de jeu. Dès lors, Porto court après le score et le temps. Dans les buts adverses, Fidalgo multiplie les exploits et repousse toutes les tentatives. Porto revient finalement au score à sept minutes de la fin du match, grâce à une frappe du Brésilien Ademir Vieira, dans une liesse inimaginable. Puis assure le titre au soir de la dernière journée par une victoire sur Braga (4-0). La bonne aubaine d'autant que Benfica est revenu sur son rival (même nombre de points : 51), battu seulement à la différence de buts. Un retour au premier plan, obtenu avec les tripes, qu'on est pas prêt d'oublier du côté des rives du Douro.


F.C PORTO 1977-78

Debouts : Alfredo Murça, Freitas, Simões, Celso, Gabriel, Fonseca.

Accroupis : Duda, Seninho, Ademir, Rodolfo, António Oliveira.

Fernando Gomes.

MAILLOT DE LEGENDE. Berliner Tennis Club Borussia.

Saison 1976-77, pour la deuxième fois de son histoire, le Berliner Tennis Club Borussia joue en Bundesliga. Après l'exercice 1974-75, « Die Lilien » comme on les appelle affectueusement du côté du Mommsenstadion, situé à l'Ouest de la ville (pas très loin du stade Olympique), vont en découdre avec les grosses berlines du championnat allemand. Malgré la détermination de son buteur suédois Benny Wendt (20 buts en 30 matchs) et le charisme de la star locale Dietmar Jakobs, l'équipe au maillot violet n'est pas en mesure de sauver sa place parmi l'élite. Comme en 75, le TeBe termine à l'avant-dernière place au classement (17ème), essuyant quelques gifles au passage (7-1 contre Eintracht Frankfurt, 9-0 contre le Bayern, 8-4 contre F.C Köln) mais s'accorde, de temps à autre, un petit exploit comme cette victoire sur le Bayern (3-1) le 12 février 1977 à l'Olympiastadion, le match étant délocalisé à cause de l'affiche. Une victoire malheureusement sans trop de lendemains au cours d'une saison un peu galère (six victoires au total) qui permet cependant aux « Lilien » d'arborer un magnifique costume violet très photogénique. Kaputt mais avec classe et dignité au TeBe.


BERLINER TENNIS CLUB BORUSSIA
1976-77

Debouts : Peter Eggert, Dirk Heun, Hans-Georg Kraus, Michael Zimmer, Christian Sackewitz, Stephan Hoffmann, Klaus-Günter Stade, Peter Hanisch, Karl-Heinz Subklewe, Rudi Gutendorf (ent.).

Accroupis : Lothar Schneider, Hans Sprenger, Dietmar Jakobs, Ivica Maras, Hubert Birkenmeier, Lutz Otte, Albert Bittlmayer, Detlef Brockhoff.

Ivica Maras / Lothar Schneider / Peter Hanisch / Lutz Otte

Reinhardt Schmitz / Michael Rüdmund / K-G Stade / Stephan Hoffman 

Christian Sackewitz / Detlef Bruckhoff / Dirk Heun / Albert Bittlmayer


Dietmar Jakobs

MAILLOT DE LEGENDE. Manchester City.

Après le titre de champion (1968) et une F.A Cup (1969), les Citizens continuent de remplir la vitrine aux trophées en 1970. Cette année-là, Manchester City réalise en effet un doublé en remportant la League Cup, à Wembley, face à West Bromwich Albion (2-1), et en cognant les Polonais du Górnik Zabrze, au Prater de Vienne, en finale de la coupe des vainqueurs de coupes, sur un score identique. De quoi faire taire les sarcasmes du rival local - lequel se trouve sur la voie du déclin à l'aube des seventies - car à Manchester, on naît Citizen ou Red Devil. Une rivalité poussée à son extrême les jours de derby, où la rancune des supporters des deux équipes oblige parfois à faire le coup de poing. Une bataille rangée dans une ville divisée en deux, à l'Est les prolos de City et à l'Ouest, les nantis de Man U. Au début des années 70, le temps est au beau fixe du côté de la cité mancunienne. Un joli bleu ciel pour une ville plutôt habituée à la grisaille et/ou aux frasques de George Best. Or, les meilleurs à cette époque ont pour noms Colin Bell, Mike Summerbee ou encore Francis Lee.


MANCHESTER CITY 1969-70

En haut : Alan Oakes, Colin Bell, Mike Doyle, Glyn Pardoe, Tony Book.

Au milieu : Malcom Allison (ent. adj.), Arthur Mann, Tommy Booth, Joe Corrigan, Harry Dowd, George Heslop, Dave Ewing (ent.).

En bas : Ian Bowyer, Bobby Owen, Neil Young, Tony Coleman, Francis Lee, Mike Summerbee, Dave Connor.

Colin Bell et Francis Lee.

MAILLOT DE LEGENDE. Haïti.

En 1974, dans la zone CONCACAF, la sensation du moment s'appelle Haïti. Lors de la phase qualificative au WM '74, les Grenadiers font la nique aux Mexicains dans leur poule et valident leur ticket pour l'Allemagne grâce à son attaquant, Emmanuel Sanon, meilleur réalisateur des qualifications (11 buts). Port-au-Prince jubile et réserve un accueil digne d'un roi à ses héros. En Germanie, l'équipe des Antilles crée encore la sensation lors de sa première rencontre officielle en coupe du Monde. Face à la Squadra Azzurra, Sanon (qui filera à Beerschot après la compétition) file au but, enrhume Zoff et ouvre le score en début de seconde période. L'histoire est belle, mais sacrifiée sur l'autel du réalisme des grandes nations du football. L'Italie, vexée, répond en plantant trois buts par la suite. La Pologne, lors du match suivant, ridiculise les Grenadiers (7-0) et l'Argentine saigne définitivement le représentant de la Concacaf (4-1) pour son dernier match sur le sol germain. Pour cette ultime rencontre, Sanon fait de nouveau parler la poudre et devient l'unique buteur de l'épopée haïtienne en coupe du Monde. Une manière personnelle d'honorer le maillot rouge de la sélection, laquelle n'y vit quand même que du feu au WM.

Wilner Nazaire et Giacinto Facchetti.

Antoine, Vorbe et Jean-Joseph vs Rivera. Zoff et Sanon.

Short ou survêt ?

MAILLOT DE LEGENDE. F.C Kaiserslautern.

En 1976, le H.S.V – second club allemand de l'histoire à porter un sponsor sur son maillot en Bundesliga – lâche Campari, le bitter milanais à 25°, et refile le bébé au F.C Kaiserlautern. Un bain à Capri et un dancing sur l'Arno, c'est un voyage en Italie pour Hans-Peter Briegel et Ronnie Hellström, les leaders de l'équipe au tricot rouge. Un maillot vierge, jusque-là, de toute publicité avant l'arrivée de l'apéritif qui fait chanter Lilicub. L'association entre la rigueur allemande et la petite douceur lombarde produit des effets immédiats sur l'équipe. Kaiserslautern progresse de cinq places au classement à chacune des saisons jouées sous le patronage de Campari. Les Diables Rouges – die Roten Teufel dans la langue de Nena – passent ainsi d'une treizième place en 77, au huitième rang en 78, jusqu'au podium en 1979 (3ème et une qualification en coupe UEFA), moment choisi par Campari, quand Pari est à l'eau, pour mettre fin à son partenariat avec les buveurs de bière de la Rhénanie-Palatinat. Sur une note joyeuse et enivrante avec un ticket pour l'Europe et la promesse de lendemains qui chantent. Après ça, Kaiserslautern spécule dans l'immobilier. Une époque moins festive et plus proche du réalisme germanique.


F.C KAISERSLAUTERN 1976-77

En haut : Rudi Weiler, Heinz Stickel, Hans-Peter Briegel, Klaus Toppmöller, Werner Melzer, Reinhard Meier, Hans-Dieter Diehl.

Au milieu : Erich Ribbeck (ent.), Klaus Scheer, Herbert Scheller, Jürgen Groh, Manfred Ritschel, Ernst Diehl, Peter Schwarz, Heinrich Loch (masseur).

En bas : Hannes Riedl, Josef Pirrung, Josef Stabel, Ronnie Hellström, Heinz Wilhelmi, Roland Sandberg.

Toppmöller / Hellström / E. Driehl / Sandberg / Melzer
Riedl / Meier / Pirrung / Stickel / H-D Diehl
Ritschel / Scheller / Groh / Weiler

MAILLOT DE LEGENDE. Eintracht Braunschweig.

Officiellement, c'est une première dans le championnat allemand lorsque l'équipe de l'Eintracht Braunschweig pénètre sur la pelouse avec une publicité sur son maillot, le 24 mars 1973, pour affronter Schalke 04. Auparavant Wormatia Worms, une équipe de seconde division, a bien tenté le coup au cours de la saison 1967-68 en arborant le logo de la marque Caterpillar pendant trois matches. En vain, la DFB refuse de voir des footballeurs se transformer en hommes-sandwichs, et l'équipe rhénane doit rentrer dans le rang. Quelques années plus tard donc, et afin de contourner le règlement de la fédération allemande, le patron de Jägermeister (le maître-chasseur) Günter Mast remplace le logo de Brinswick par celui de son entreprise, laquelle produit une liqueur à base de plantes imbuvable hors des frontières de l'Allemagne. Ainsi, le lion rouge qui figurait l'emblème du club depuis sa création est chassé par un cerf couronné d'une croix. C'est le monde à l'envers et un beau pied de nez adressé à la DFB qui s'incline devant la ruse du producteur d'alcool, lequel peut alors faire la promo de sa came à travers toute l'Allemagne de l'Ouest. Le mariage dure jusqu'en 1987, et accélère ainsi la démocratisation du sponsoring en Bundesliga par la suite. Et provoque aussi quelques descentes et maux de têtes pour les joueurs de l'Eintracht durant cette longue période de partenariat. Peut-être à cause des soirées folles un peu trop arrosées mais parfois indigestes. En tous cas « un grand pas et un point de repère dans l'histoire de la Bundesliga » selon Paul Breitner, ancien glorieux pensionnaire du club (1977-78) après son départ du Real (1974-77) et son retour en Allemagne. Prosit Polo !


EINTRACHT BRAUNSCHWEIG 1976-77

Debouts : Handschuh, Frank, Dremmler, Merkhoffer, Grobe, Erler, Haebermann, Stolzenburg, Gersdorff, Zebec (ent.).

Accroupis : Grzyb, Bruns, Holzer, Franke, Hain, Popivoda, Zembski, Hollmann, Ristic.

EINTRACHT BRAUNSCHWEIG 1976-77 
by Bergmann
Gersdorff / Franke / Merkhoffer / Grzyb / Haebermann / Hollmann
Zembski / Handschuh / Dremmler / Holzer / Popivoda / Stolzenburg
Erler / Ristic / Frank / Grobe / Hain / Bruns

Paul Breitner.

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