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L'équipe du dimanche après-midi. S.C AMIENS 1973-74.


SPORTING CLUB AMIENS 1973-74

Debouts : André Grillon (ent.), Robert Ragon, Roger Lacour, Jean-Louis Delecroix, Guy Fromholtz, Jean-Michel Lefèvre, Paul Imiela, Gilles Gosset, Jean Fontaine (vice-pdt).

Accroupis : Patrick Bigot, Hubert Skupnik, Robert Buchot, André Cadart, Lionel Sachy.

Après avoir goûté à la Division II au début des seventies (de 1970 à 73), le Sporting Club d'Amiens, parachuté dans le groupe Nord de la D.III, vise à nouveau la montée lors de l'exercice 1973-74. C'est le voeu du président Camille Cavy et de ses collaborateurs, des bénévoles passionnés et déterminés qui dirigent un club sans le sou mais pas à court d'idées pour amener du monde au vieux stade Moulonguet. 

La meilleure trouvaille, c'est d'abord peut-être l'entraîneur André Grillon. L'ancien international (15 sélections) passé par le Racing Club de Paris, Lyon et le Stade Français, arrive en Picardie en 1968 (il partira en 1977) avec son expérience du haut niveau dans ses bagages. Avec lui, l'équipe progresse, monte les échelons et squatte un temps l'élite malgré le statut amateur de ses hommes. « Ici tous les gars travaillent, concède le coach né à Paris. Ils s'entraînent après leur journée ou à l'heure du repas une fois par semaine. Croyez-moi, il faut le faire et pour cela le courage et la volonté sont nécessaires ». Mais c'est parfois aussi insuffisant, ce qui explique la descente en 73 et une dernière place au classement. Le public amiénois réclame alors la tête de Grillon. Mauvaise pioche.

Un an plus tard, ce dernier est porté aux nues. Le Sporting domine son groupe, dans lequel on retrouve Abbeville, Noeux-les-Mines, Saint-Quentin et les réserves de Lens, Valenciennes, Sedan et Reims, et termine en tête à l'issue du championnat (44 pts). Amiens retrouve la D.II, le buste gonflé, malgré son échec lors de la conquête du titre de champion de D.III contre la réserve de Nantes (1-4 ; 2-4). Le vétuste stade Moulonguet est à nouveau à la fête, comme durant toute la saison où les dirigeants, sans un rond en poche, organisent des paris à chaque match. Sur une carte vendue deux francs à l'entrée, il faut trouver sur le résultat des rencontres et le nombre de spectateurs. Au final, des cadeaux pour les gagnants et le jackpot pour les dirigeants. Pour le gros lot, ce sera la D.II pour tout le monde.

Le S.C Amiens en civil.
De gauche à droite : Fromholtz, Ragon, Lacour, Sachy, Buchot, Bigot, Mr Lesueur (secrétaire), Cadart, Imiela, Delecroix, Skupnik, Lefèvre, Mr Denis (trésorier), Grillon (ent.).

L'équipe du dimanche après-midi. CERCLE DIJON FOOTBALL 1987-88.

Au mitan des eighties, le football à Dijon, c'est le Cercle. Née de la fusion entre le F.C Dijon (F.C.D) et le Cercle Sportif Laïque Dijonnais (C.S.L.D), l'équipe au maillot jaune moutarde entraînée par Jean-Claude Dubouil, et dirigée par le président Jean-Claude Coron (depuis la saison 1985/86) partage le rectangle vert du parc municipal des Sports Gaston Gérard avec son rival, le Dijon Football Club. L'autre formation de la capitale des Ducs végète cependant en promotion Honneurs quand le Cercle Dijon Football tutoie le haut niveau au départ de la saison 1987/88. Une place en Division II acquise au terme d'un excellent parcours lors du précédent exercice. Dans le groupe Centre, le Cercle se balade et remporte le titre qui valide son ticket pour la D.II. Dub, Dubo, Dubouil !


CERCLE DIJON FOOTBALL 1987-88

En haut : Bigarnet, Rigal, Hamon, Di Mascio, Trassard, Popard, Dubouil (ent.).
Au milieu : Coron (pdt), Polo, Kerjean, Ravail, Rovcanin, Lopez.
En bas : Le Bellec, Bouachri, Henriot, Ali Kparah, Rolland, Dubourdeaux.

L'entraîneur dijonnais bâtit un effectif commando pour appréhender au mieux sa première saison au sein de l'élite du football français. Au C.D.F, on joue la sécurité avec les arrivées de Jean-Yves Kerjean, un ancien du Stade Rennais et de l'O.M, Jacques Lopez, lui aussi Minot et habitué des joutes en D.II comme l'attaquant Emmanuel Hamon, un ex du Tours F.C. Mais la vraie star c'est le Polonais Andrezj Zgutczynski, qui fuit le régime de Guy Roux à  Auxerre et arrive à la mi-saison avec un statut d'international (Mundial 86) et son expérience de champion (deux titres avec Górnik Zabrze en 1985 et 86). Restée en Bourgogne, la star polonaise et ses coéquipiers luttent pour ne pas descendre. L'équipe n'a pas encore le statut pro et son effectif est trop limité. Mais au sortir de la trêve hivernale, au bénéfice d'un stage en Algérie, le Cercle sort quelque peu la tête de l'eau et sauve in-extremis sa place en D.II au soir de la dernière journée avec un nul à Grenoble (0-0). Grâce au partage des points, Dijon assure une 15ème place au classement et peut viser d'autres objectifs à l'avenir.

CERCLE DIJON FOOTBALL 1988/89

De nouvelles ambitions qui passent par le choix d'un nouvel entraîneur. Pour 1988/89, J.C Dubouil passe du pré au placard doré de D.S et arrive Yves Herbet. L'ex-international (16 sélections), passé par Anderlecht, le Red Star, Nancy et Avignon en qualité de joueur, pose ses valises et son diplôme d'éducateur sportif à Dijon, en provenance de Martigues après des piges au Havre et à Sète. C'est une pointure et l'homme de la situation pour diriger un effectif étoffé depuis la saison passée. Des recrues à gogo. Aux prêts des Niçois Moralès et des frères Soler (Patrick et François), Andevski (Orléans) et Durand (Metz) s'ajoutent les achats du gardien Dominique Deplagne (Sète), du géant attaquant Samuel Lobé (Nancy) et du Yougoslave Zvonko Živković, un international formé au Partizan et qui arrive de la Bundesliga (Fortuna Düsseldorf). C'est un groupe taillé pour jouer les barrages à l'heure où le club obtient le statut pro. L'équipe débute timidement la saison puis monte en régime à l'automne, flirtant avec les barrages à la trêve. Le Cercle voit gros et grand, le président Coron martèle la ville avec son slogan publicitaire « Dijon en Division 1 en 1990 ! » L'en fait déjà peut-être un peu trop pépère. La deuxième partie de la saison est décevante. Le C.D.F n'aligne plus de séries et fait du surplace au classement. Le Cercle termine quand même sixième. Une place encourageante mais le ver est déjà dans le fruit au premier coup de sifflet de la saison 1989/90. 

CERCLE DIJON FOOTBALL 1989/90

La maille coule à flots, mon pauvre Amora, au Cercle à l'aube d'une nouvelle décennie. Les joueurs prêtés de retour chez eux, le C.D.F recrute sans compter, ni sans trop se soucier de la qualité parfois, et flirte avec une situation financière précaire. Sur le papier, pour gommer la déception de l'année passée, il y a du lourd. Dominique Lefèbvre (USVA, Nice, Lens), Philippe Millot (ASSE, Nancy) et Antoine Di Fraya (Toulon, Le Puy) renforcent l'effectif dijonnais. Il y a aussi Zago et Benstiti, des jeunes prêtés par l'O.L, Christophe Forest, un espoir lyonnais qui arrive de Montceau. Et pour la touche exotique, Zoran Dimitrijević, un ancien du Partizan et du Dinamo Zagreb, est la nouvelle perle yougoslave à fouler le parc Gaston Gérard, et fureter dans la cité des Ducs avec son pote Zvonko. Mais sur le pré, la mayonnaise ne prend pas. L'équipe collectionne les revers en début de saison, dont une gifle à Nancy (0-4, 4ème journée) qui fragilise la position du coach Yves Herbet. Menacé puis finalement maintenu à son poste, Herbet peine à faire passer son message aux stars de l'équipe. Il ne supporte pas non plus la pression de ses dirigeants qui ont plombé les finances du club. Il faut des résultats, qui ne viennent pas. Début novembre, alors que le Cercle n'a récolté que douze points, Herbet est remplacé par Ivica Todorov, encore un Yougo au Cercle qui prend l'accent slave. Sous les ordres de l'ancien coach du Stade Français et Limoges, Dijon renoue avec la confiance, les succès, et aligne une belle série au printemps (cinq victoires consécutives) qui assure son maintien. Dixième au final et beaucoup de questions en suspens sur le plan financier. En coulisses, le club affiche une dette de neuf millions pour cette seule saison. Pour Jean-Pierre Coron, l'appétit et la D.1 viennent en mangeant. Mais la note est salée.

CERCLE DIJON FOOTBALL 1990/91

Le club repart pour la saison 1990/91 grâce à une garantie d'emprunt de la municipalité et l'accord du tribunal de commerce. Le statut professionnel du club est par ailleurs soumis à une année probatoire. Ça sent le roussi mais Coron veut encore croire en son rêve d'un Cercle en D.I. Et recrute en conséquence avec Lionel Cristol (Béziers), Jacques Canosi (Lens) et Michel Flos (Alès). Des recrues onéreuses qui fragilise la santé financière du club. Lequel entame la saison sereinement sur le pré. Au premier tiers du championnat, le Cercle est cinquième. Un classement honorable en dépit des premiers retards de salaire et des chiffres inquiétants en coulisses. A l'automne, le Cercle connaît un creux. Sur un coup de colère, Coron vire Todorov et Jean-Claude Dubouil fait un come-back sur le banc. Toujours au contact du maintien à la trêve, la défaite à domicile contre Epinal dès la reprise (0-1, 22ème journée) est fatale aux Dijonnais. Le Cercle s'enfonce peu à peu et file vers la relégation, d'autant que le dépôt de bilan apparaît de plus en plus probable. Malgré un exploit en coupe de France contre Nice (3-1, 1/32ème) et la réception de l'O.M au tour suivant devant 15.000 spectateurs (record d'affluence toujours en cours à Gaston Gérard), les finances sont à sec. Le Cercle est mis en redressement judiciaire et quitte la D.II, sans un rond, et plonge directement en D.IV. Au niveau amateur. Mais ça, c'était avant. Avant la fusion en 1998 entre le Cercle et Dijon Football Club et la création du Dijon Football Côte d'Or (D.F.C.O), aujourd'hui en Ligue 1. Jean-Pierre Coron est lui décédé en janvier 2013 dans un accident de voiture au Maroc.

L'équipe du dimanche après-midi. R.C.F.C BESANÇON 1977-78.

R.C.F.C BESANÇON 1977-78
Debout : Bruder, Vizcaïno, Gazzola, Raymond, Bagnol, Traoré.
Accroupis : Masson, Dralet, Sanchez, Bédouet, Martinez.

Abonné à la deuxième division depuis 1945, date de son passage au statut professionnel, le Racing Club Franc-Comtois Besançon s'installe régulièrement dans le ventre mou du championnat à chaque saison qui passe. Une fâcheuse tendance que tend à faire renverser le coach Gérard Coinçon, arrivé au club en 1970 en qualité de joueur avant de prendre l'équipe en main en 1974. L'ancien pensionnaire de Saint-Etienne et Strasbourg, natif de Belfort, décomplexe son effectif qui affiche dès lors de nouvelles ambitions. Après une saison 1976-77 plutôt réussie, le club bisontin termine à une encourageante 6ème place, le R.C.F.C figure parmi les favoris à la montée au cours de l'exercice suivant. Bezak est enfin dans la place !

R.C.F.C BESANÇON 1980-81

Dans un groupe A peu relevé (Toulouse, Toulon, Cannes, Angers et Auxerre sont les têtes d'affiche), le R.C.F.C peut viser une place sur le podium, et pourquoi pas se mêler à la lutte à l'accession en D.I avec un peu de pot... de cancoillotte. La saison 1977-78 démarre plutôt timidement pour les hommes de Gérard Coinçon, défaits en Arles lors de la première journée (0-1) et auteurs d'un nul contre Cannes (0-0) au stade Léo Lagrange (2ème journée). Les Bisontins, emmenés par les figures locales (Abdallah Liégeon, Pierre Vizcaïno, Eric Bédouet, Luc Bruder), se réveillent au sortir de l'été avec une victoire à Alès (2-1). Besançon enchaîne alors une série qui propulse l'équipe en tête du classement. A la trêve, le R.C.F.C est leader, notamment grâce à une défense de fer (10 buts encaissés). Une citadelle imprenable jusqu'à l'arrivée du printemps.

R.C.F.C BESANÇON 1981-82

Au soir d'une victoire à domicile contre l'A.J.A de Guy Roux (3-1, 28ème journée), le R.C.F.C n'a plus grand monde dans le rétroviseur, hormis le S.C.O Angers. Un adversaire que Besançon accueille fin avril pour le duel au sommet de la saison (30ème journée). Dans un stade plein à craquer (16.000 spectateurs), les deux équipes se séparent sur un match nul et vierge même si chacune d'entre elles touchent du bois durant la partie. Besançon garde la main sur Angers mais s'écroule en fin de parcours. Alors qu'il compte un point d'avance sur le S.C.O à trois journées de la fin du championnat, le R.C.F.C s'incline à trois reprises ! Une défaite à domicile contre Saint-Dié (1-2) puis à Melun (0-2) et de nouveau à domicile, pour la der de la saison, contre Arles (2-3) qui arrache dans la foulée son maintien dans le Doubs.

R.C.F.C BESANÇON 1982-83

Angers accède automatiquement à la première division, alors que Besançon doit passer par les barrages. Le rêve est terminé, et vire au cauchemar. Paris Football Club terrasse le R.C.F.C (1-3; 2-3) dans cette épreuve éliminatoire. Et pourtant, les Bisontins font là aussi la course en tête à chaque fois, menant 1-0 au stade Léo Lagrange, et même 2-0 à Paris au retour. Besançon se réveille avec une gueule de bois et prend un sérieux coup sur la tête en 1986 lorsque le club met la clef sous la porte après 41 saisons consécutives en deuxième division. Very bad trip.

R.C.F.C BESANÇON 1984-85 et 1985-86

L'équipe du dimanche après-midi. ENTENTE-MONTCEAU 1982-83.

Été 82, la France du football est sous le choc après l'élimination des Bleus en ½ finale de la coupe du Monde à Séville, contre de robustes allemands sans foi ni loi. La morosité et la rancune guettent le pays, sauf peut-être en Bourgogne où c'est un peu la fiesta. En effet, au début de la saison 1982-83, la région compte pas moins de quatre représentants évoluant au plus niveau national : l'A.J Auxerre en 1ère division, le leader régional en quelque sorte. Puis le F.C Gueugnon et C.S Louhans-Cuiseaux, tous deux pensionnaires de la D.II. Et enfin le petit dernier : l'Entente-Montceau qui, à l'inter-saison, rejoint ses voisins du 71. Le groupe B a plutôt fière allure avec ses trois représentants de la Saône-et-Loire, un département qui peut pavoiser en cette période douloureuse sur le plan international. Une accession que l'Entente doit à un très bon parcours lors de l'exercice précédent (second du groupe Centre de D.III), mais également à la présence et au travail de deux hommes, les président Gérard Clayeux et entraîneur Prudent Bacquet. Un tandem gagnant, et l'épine dorsale du club, qui file un bon coup de fouet en matière de divertissement dans le coin.

Entente-Montceau 1982-83

Gérard Clayeux arrive à la tête du club fin 1976, et succède à l'intérimaire Thomas Furno, en poste depuis 1974, qui reçoit la patate chaude après le règne du bon président Brezault (1967-74). Il dirige une entreprise de vêtements pour enfant, et applique en quelque sorte les principes de la maison à son club, lequel sort peu à peu de l'amateurisme. Quand il s'assied sur le fauteuil de président, Gérard Clayeux récupère une équipe qui végète au niveau régional (D.H). Deux ans plus tard, l'Entente Montceau évolue en D.III. Une réussite fulgurante ponctuée par la montée en deuxième division après avoir lutté contre les réserves de l'A.J.A et l'A.S.S.E pendant cette saison 1981-82. Que de chemin parcouru depuis la naissance du club de la Saône-et-Loire en 1948, sous l'appellation U.S Blanzy-Montceau, union entre le premier nommé et le Sporting Club Montcellien, Et qui devient l'Entente Montceau-Blanzy-Bois-du-Verne (EMBBDV) après la fusion avec le F.C Bois-du-Verne en 1968. Un patronyme à rallonge qui dure jusqu'à l'arrivée de Clayeux, lequel modernise les structures et les mentalités, à commencer par raccourcir un peu le nom de l'équipe. C'est un homme d'affaires qui ne lâche rien dirait-on aujourd'hui, comme son acolyte sur le terrain, qui gère tout le côté sportif.

Entente-Montceau 1985-86

Le coach, c'est Prudent Bacquet. Il pose ses valises à l'Entente en 1978. Selon le board montcellien c'est l'homme de la situation pour se mesurer à la troisième division, en dépit du travail effectué par Michel Boissy (1973-78), auteur de l'accession à ce niveau. Le C.V cause peut-être un peu plus pour cet ancien défenseur du Stade Français et du Red Star, passé par Béziers et Angoulême. Le Champenois - il est né à Fismes dans la Marne - a de l'expérience. Il pose les bases de jeu - discipline et rigueur, tout ça dans la rigolade - dès la première année en obtenant une 6ème place encourageante au classement (1978-79). Les saisons suivantes, l''Entente s'en sort en milieu de tableau jusqu'à la montée. Le binôme Clayeux-Bacquet gagne sur le terrain mais se heurte à un roc en coulisses. Malgré des résultats probants et un engouement naissant dans le coin, la mairie refuse toute subvention au club lui permettant de se développer et aborder sa première saison en deuxième division dans la sérénité. L'objectif est le maintien. L'Entente compte sur l'apport de Stéphane Solomenko et Gérard Giannetta, des anciens de l'Olympique Lyonnais, pour atteindre sa mission. Et sur le soutien du public aussi, qui découvre une nouvelle enceinte, le stade des Alouettes, dotée d'une capacité de 6.000 places.

F.C Montceau-Bourgogne 1986-87

L'Entente débute son championnat avec deux déplacements pièges à Blénod et Orléans... et ne récolte qu'un seul petit point avant le derby contre Gueugnon qui se solde par une défaite aux Alouettes (1-2). Une entame laborieuse qui reflète le parcours des hommes de Prudent Bacquet. L'écurie montcellienne flirte avec la ligne rouge et obtient son premier succès lors de la 14ème journée contre Fontainebleau (2-0). Difficile de se maintenir dans ces conditions, et au terme de la saison, gâchée par une élimination en 1/32ème de finale de la coupe de France contre St-Dizier (D.III), l' Entente est reléguée avec un faible bilan (16ème au classement avec 5 victoires et 22 points au compteur). Un échec sans conséquence cependant. Suite au retrait de Noeux-les-Mines qui jette l'éponge, la formation bourguignonne est repêchée après une bataille dans les coulisses de la Ligue. Mis en balance avec Alès, qui fut dirigé dans les années 50 par le président de la Ligue à l'époque, Jean Sadoul, l'Entente-Montceau sauve sa peau grâce à un tour de passe-passe très arrangeant. Sadoul décide en effet de garder les deux équipes en D.II, alors que le règlement stipule que l'Entente est prioritaire en raison d'une meilleure affluence moyenne ! Le club de la Saône-et-Loire repart sur de nouvelles bases et avec un nouvel entraîneur, Jean-François Jodar.

F.C Montceau-Bourgogne 1988-89

L'ancien international (6 sélections/1 but) du Stade de Reims, Lyon et Strasbourg ne parvient pourtant pas à élever le niveau de jeu l'Entente qui termine l'exercice 1983-84 à la 17ème place au classement, et seulement trois petites victoires à son actif. Peu importe, Jodar prépare l'avenir et après une année en D.III (1984-85), le club remonte aussitôt et passe à la vitesse supérieure grâce à la ténacité de son président. L'Entente est rebaptisé Football Club Montceau-Bourgogne et, sans un kopek de la municipalité toujours rétive au projet sportif du club, Gérard Clayeux bâtit un empire aux Alouettes. Il se bat pour obtenir le statut professionnel, ouvre un centre de formation et démarche auprès des collectivités locales pour trouver de la caillasse. Clayeux est l'un des premiers présidents à moderniser son enceinte avec la construction de loges qui rapportent un sixième du budget du club (1 million sur les 6 au total). Côté terrain pour son retour en D.II (1985-86), le recrutement est ambitieux avec les arrivées du Luxembourgeois Benny Reiter et Roland Wagner, champion de France avec le R.C Strasbourg en 1979. Le F.C.M.B bataille sur le pré et parvient à se maintenir lors de l'ultime journée.

F.C Montceau-Bourgogne 1989-90

En 1986-87, l'expérimenté Farès Bousdira (ex-Lens, Nice, Angers) débarque en Saône-et-Loire, et Jean-François Jodar fixe l'équipe en milieu de tableau (9ème) avant de laisser sa place à son adjoint Jean-Yves Chay. Le natif d'Angers connaît bien la région puisqu'il arrive à Gueugnon dans les 60's, puis exerce par la suite du côté de Bourbon-Lancy à l'aube des 70's. Le nouveau coach du F.C.M.B pose ses valises à Montceau en 1973, fait une pige à Autun entre 1977 et 1979 avant d'épauler Jodar en 85. Un local par adoption qui réalise la meilleure saison du club en 1987-88. Barragiste à une journée de la fin du championnat, Montceau cède sa place à... Alès qui corrige les Bourguignons lors de la dernière étape (0-4). Une défaite au goût amer sur le terrain qui plombe les relations entre le club, la municipalité et les collectivités locales. Ces dernières ne soutiennent pas suffisamment le F.C Montceau. Pour protester contre cette injustice, Gérard Clayeux envisage même un déménagement à Chalon-sur-Saône avant de se retirer des affaires du football en juin 1989. A son départ, le club affiche une ardoise de 1,4 million de francs et est au bord de la faillite. Alain Ayache, patron de presse et directeur du Meilleur, prend la succession de Clayeux. Le self-made-man obtient de la ligue la qualification du F.C.M.B en D.II, malgré un dépôt de bilan, afin d'éponger les dettes. Mais le ver est dans le fruit. Las des relations entre la mairie et le club, Ayache quitte le navire montcellien en cours de saison, et laisse une équipe à l'abandon qui termine le championnat à la dernière place (1989-90). Une chute inexorable durant laquelle les rétrogradations se succèdent à un rythme régulier. Le Football Club Montceau-Bourgogne vivote aujourd'hui en CFA et fait, parfois, parler de lui comme en 2007 où il atteint la ½ finale de la coupe de France.

Liens :

L'équipe du dimanche après-midi. LIMOGES FOOTBALL CLUB 1986-87.

LIMOGES FOOTBALL CLUB 1986-87.

A Limoges, il y a évidemment la porcelaine de grand-maman, le CSP et ses trophées, et les Bushmen, la fanfare catchy locale qui envoyait des bûches punk-hardcore mélo à travers la campagne limousine, et toute la France, à l'orée des années 2000. Bon, d'accord, mais et le foot dans tout ça ? Bah, il est au point mort pour le Limoges Football Club à la fin de la saison de D.II 1986-87.

Sur le terrain pourtant, les hommes de Robert Dewilder ont fait le job et vendu chèrement leur peau pour arracher une septième place au classement final. C'est l'époque des stars, la période aux liserés dorés du L.F.C, le Liverpool du Limousin en quelque sorte, avec Frédéric Dobraje dans les bois, Michel Le Blayo en défense, Adriano Fégic au milieu, Didier Rabat et Thierry Ardisson, un gars qui joue avec des lunettes noires, postés en attaque. Avec un effectif pareil, c'est l'amour est dans le pré tous les quinze jours au Parc des Sports ! Mais en ce mois de juin 87, tout se joue dans les coulisses, et particulièrement dans le bureau de la trésorerie du club. Le L.F.C doit essuyer une dette cumulée de plus de cinq millions de francs. Une belle ardoise qui oblige les dirigeants limougeauds à jeter l'éponge et déposer le bilan. Le club est alors relégué administrativement en D.IV et abandonne le statut professionnel. La clé sous la porte, les travées du stade se vident et le Limoges Football Club tombe peu à peu dans l'oubli, après avoir évolué une bonne vingtaine de saisons durant en seconde division. Ne restent que les souvenirs et quelques statistiques d'une époque révolue, celle du haut niveau.

Limoges F.C 1979-80 (Panini).

Limoges F.C - saison 1980-81 et 1981-82 -

Limoges Football Club l'a justement côtoyé. C'était à la fin des années cinquante. Le club, qui vient de passer professionnel en 1957, intègre la Division II et obtient dans la foulée son billet pour la D.I à l'issue de la saison (3ème place au championnat). C'est l'équipe des pionniers qui réunit une belle brochette de vedettes de l'époque - les anciens rémois et internationaux Raymond Cicci et Armand Penverne, ainsi que le jeune Guy Roux - sous les ordres d'un autre ancien pensionnaire du Stade de Reims, Pierre Flamion. L'équipe s'accroche trois ans à l'échelon supérieur (de 1958 à 61). Pour le premier match de son histoire en D.I, le L.F.C d'ailleurs remporte un succès d'estime contre l'Olympique Lyonnais (1-0) et termine quinzième au classement. Limoges se maintient plus aisément la saison suivante (10ème) avant de sombrer par la suite au cours de l'exercice 1960-61. Une dix-huitième place au tableau final synonyme de relégation. C'est la fin d'un cycle. Pierre Flamion part à Chaumont en 1962 et Limoges devient un taulier de la D.II jusqu'au mitan des seventies. De 1973 à 77, l'équipe passe quelques saisons au purgatoire en D.III, dans le groupe Centre-Ouest et ses déplacements pièges à Montmorillon, Bourg-sous-la-Roche ou St-Médard-en-Jalles.

Parc des Sports de Limoges.

Le L.F.C s'extirpe du bourbier en pleine éclosion du punk et signe un nouveau bail avec la deuxième division... jusqu'à la relégation administrative. A l'époque, les entraîneurs se succèdent avec plus ou moins de réussite. Henri Kowal (1975-78), l'homme de la remontée, et Henri Skiba (1978-81) maintiennent la formation sans trop de moyens, mais avec l'aide précieuse de Francis Smerecki, un transfuge du Paris F.C arrivé en 1979, sur le terrain. Sous la première ère Dewilder, Limoges Football Club obtient le meilleur classement de sa décennie. Lors de la saison 1983-84, et grâce au prêt du Rennais Mario Relmy, l'équipe échoue au pied du podium (4ème du groupe A) et Super Mario inscrit son nom en tête du classement des buteurs (23 buts). C'est la dernière saison du vieux capitaine Francis Smerecki en qualité de joueur. Lequel prend la succession de Dewilder à l'issue d'un excellent exercice. Une tâche trop ardue pour l'ancien lavallois qui sauve le club de la relégation (13ème) avant de partir à Dunkerque. Une étoile s'en va, une autre arrive puisque Ivica Todorov, le successeur de Smerecki, a joué dans son temps à l'Etoile Rouge de Belgrade. L'ancien du Stade Français honore son année de contrat avec le sentiment du devoir accompli (10ème au classement) avant le retour de Robert Dewilder aux commandes du club. Mais la belle histoire prend fin le 18 juin 1987 après un exercice satisfaisant et encourageant. Saint-Dizier remplace Limoges au pied levé pour la saison suivante. Le L.F.C est rétrogradé en bas de l'échelle, et marche un peu seul depuis...

Limoges F.C - saison 1982-83 et 1984-85 -

Limoges F.C - saison 1985-86 -

L'équipe du dimanche après-midi. S.S.C PALERMO 1969-70.

S.S.C PALERMO 1969-70.
Debout : Mario Giubertoni, Edoardo Reia, Enzo Ferrari, Gaetano Troja, Silvino Bercellino, Franco Landri.
Accroupis : Ido Sgrazzutti, Giorgio Constantini, Franco Causio, Carlo Lancini, Giovanni Ferretti.

A Palerme, on a peu goûté à la série A depuis la création du club en 1900 et quelques changements d'identité en cours de route. De brèves apparitions avant et après le second conflit mondial (de 1931 à 36 puis de 1948 à 52), et l'ascenseur par la suite à la fin des années cinquante (1956-57 et 1958-59) et au début des sixties (deux saisons entre 1961 et 63). Pas grand-chose donc à se mettre sous la dent pour les supporters du club sicilien, qui accueillent cependant la promotion de l'équipe au maillot rose - comme le leader du Giro - pour la saison 1969-70 avec un sourire aux lèvres et le bouquet du vainqueur à la main.

Pour affronter les « grandi » du calcio nazionale, Palerme s'est adjoint les services d'un vieux baron du coaching à l'italienne : Carmelo Di Bella. Arrivé en 1967, Di Bella a mené sa carrière de joueur entre Catane, là où il est né le 30 janvier 1921, et Palerme. L'homme a des principes : la fidélité et l'amour du travail à l'ancienne. Celui que l'on surnomme en Sicile « le magicien du Sud » est un émule d'Helenio Herrera, une variante de son autre pseudo (« le Herrera du Sud »). Voilà qui en dit long sur la tactique adoptée par l'équipe pour son retour en série A : un bon cadenas défensif pour assurer de solides bases arrières. Di Bella est un homme simple aux principes inhérents à sa nature, et le catenaccio correspond à sa mentalité.

Sur le pré malheureusement, la défense sicilienne bâtie autour de la recrue Ivan Bertuolo (qui arrive de Bergame) et des vieux guerriers de la Série B (Franco Landri, Mario Giubertoni et Ido Sgrazzutti) prend l'eau. Les jeunes, comme Franco Causio qui débarque de la Reggina, sont encore trop tendres. Palerme encaisse quarante-cinq buts. Un record pour la saison dont le « Herrera du Sud » se serait bien passé. De quoi passer au mieux pour un « Herrera du pauvre » pour les rigolards qui pouffent également sur l'efficacité des attaquants. Gaetano Troja (photo à gauche) et Sergio Pellizzaro (en provenance de l'Inter. Photo du bas) marquent à eux deux la moitié des buts inscrits (six chacun sur un total de vingt-trois) par le club sur l'année. Avec une défense absente et une attaque bien (rose) pâle, Palermo Calcio termine son exercice à l'avant-dernière place (15ème) avec seulement cinq petites victoires au compteur.


Un tour d'Italie pendant lequel les maillots roses tutoient régulièrement la lanterne rouge, après un départ catastrophique où le club enchaîne quatre défaites consécutives et obtient seulement son premier succès lors de la onzième journée (une victoire 3-0 contre la Sampdoria). Une saison qui ressemble à chemin de croix ou une étape de montagne pour un routier-sprinter. L'élimination prématurée au premier tour de la Coppa Italia n'arrange pas les affaires du sorcier de Catane qui ronge son frein sur le banc, mais touche parfois les étoiles avec ses joueurs. Comme avec cette victoire contre Cagliari, le futur vainqueur du championnat. Un but de Gaetano Troja en fin de première période. Redescendu sur terre, Di Bello constate néanmoins les dégâts et déplore la faiblesse de son équipe qui peine à enchaîner les résultats. Au contraire, les défaites s'accumulent et Palerme termine la saison avec quatre petits points pris à l'extérieur (et seulement seize à domicile).

Une nouvelle fois, le pensionnaire de « La Favorita » retourne en série B aussitôt après l'avoir quitté. En janvier 1971, Carmelo Di Bello démissionne à la suite d'un revers contre la Reggina et retourne chez lui à Catane, c'est bien connu, l'herbe y est plus plane, où il prend dans la foulée les rênes de l'équipe locale. Palerme retrouve encore la Série A au cours de l'exercice 1972-73. Et toujours le coup de l'ascenseur avant la descente aux enfers et la dissolution du club au mitan des années quatre-vingt. Et une nouvelle résurrection.

S.S.C PALERMO 1969-70 by PANINI

L'équipe du dimanche après-midi. LE HAVRE A.C.

LE HAVRE A.C 1985-86.

Saison 1985-86, Le Havre Athletic Club accède à la Division 1. Du côté de la ville portuaire, c'est l'équipe du renouveau, voir de la renaissance du club entamée au début des années 70 lorsque Le Havre retrouve la D.III (1972) après l'éclipse au mitan des sixties où le club abandonne son statut professionnel (depuis 1933) pour naviguer dans les eaux troubles des championnats régionaux. 

Grâce à la construction de son nouveau stade baptisé Jules Deschaseaux (1971), le H.A.C retrouve un peu des couleurs, les fameux bleus ciel et marine des universités d'Oxford et de Cambridge divisés sur le maillot, et se hisse en D.II à l'aube des années 80 pour s'y maintenir dans le haut du tableau jusqu'à la saison 1984-85. Au terme de cet exercice, Le Havre est champion de France de deuxième division et flirte à nouveau avec l'élite. Un championnat que les « Ciel et Marine » avaient d'abord côtoyé juste après-guerre (de 1945 à 47) puis dans la première moitié des années 50 (jusqu'en 1954) et au tout début des 60's (de 1959 à 62). Le parcours du H.A.C est à l'image de la Manche un jour de tempête, agitée, où le club se trouve tantôt en haut ou dans le creux de la vague. Une histoire qui ressemble à une réponse de normand, indécise, qui hésite entre montée, relégation et maintien inespéré. Justement le sort qui attend les Havrais après l'accession de 1985.

Le « Doyen » survit deux saisons au fond du classement (17ème en 1986 et 87) avant d'abandonner le navire en 88 en terminant bon dernier, pris par le mouvement de la marée basse et la spirale de la défaite. Un courant trop perpétuel pour les dirigeants havrais qui retrouvent le sourire au cours des 90's. La meilleure décennie du club depuis sa création puisque le H.A.C maintient le cap de la D.I de 1991 à 2000. Faute de gros moyens économiques et d'un football qui évolue à vitesse grand V, Le Havre retombe dans ses travers et navigue à vue depuis malgré quelques éclaircies (apparitions en Ligue 1 en 2002-03 et 2008-09). Le club fête aujourd'hui ses 140 bougies en grande pompe et crampon en présence du Real qu'il accueille dans son nouveau stade (Océane) inauguré pendant l'été (2012). L'occasion de retrouver une seconde jeunesse, nourrir quelques ambitions nouvelles et renouer avec son glorieux passé lointain. A l'époque où le professionnalisme n'existait pas encore et pendant laquelle le H.A.C trustait les titres (honorifiques) de champion de France (1899, 1900, 1915, 18 et 19). Et ce millésime 59, un cru encore dans les mémoires des vieux supporters, quand les « Ciel et Marine » réalisent le doublé coupe-championnat alors qu'il évoluent en D.II (le club remonte à la fin de la saison en fait). Il y a bien longtemps déjà.

- LA RETRO PHOTO DU HAVRE ATHLETIC CLUB - 80's -

- Saisons 1980/81 et 1981/82 -
- Saisons 1982/83 et 1984/85 -

- Saison 1986/87 -

- Saisons 1988/89 et 1989/90 -

L'équipe du dimanche après-midi. C.S BLENOD & P-A-M.

C.S BLENOD et PONT-A-MOUSSON 1982-83.
Debout : G. Dorget (entraîneur-joueur), Boubehira, Dorget, Joliot, Marini, Pietrzak, François.
Accroupis : Arthaud, Morge, Wiliczkowski, Zech, Berta, Szymanski.

A l'aube de la saison 1982-83, les supporters de Blénod ont un moral d'acier (ou presque). L'équipe de la ville située à la périphérie de Pont-à-Mousson vient d'accéder à la D.II. Une première pour ce club fondé en 1919 qui évolue jusqu'alors dans l'ombre de ses grands voisins, le F.C Metz et l'A.S Nancy-Lorraine, et dans les divisions amateurs : la Promotion puis la Division d'Honneur (de 1936 à 73) et la D.III durant une décennie. 

De quoi donner un peu de baume au cœur aux habitués du stade des Fonderies implanté sur le site de la Saint-Gobain, le principal créateur d'emploi de cette bourgade de 5.000 âmes victime de la crise économique au début des années 80. A l'été 82, le Club Sportif Blénod et Pont-à-Mousson (C.S.B & P-A-M) fait la fierté de cette cité industrielle, laquelle reprend quelque peu espoir grâce au football et à la famille Dorget. Ils sont trois, Georges (entraîneur-joueur-gardien de but), Alain et André à tenir la baraque et animer la flamme du club, et forme avec le reste de l'effectif, essentiellement des joueurs du cru pour la plupart d'origine polonaise, une équipe solidaire rompue aux lourdes tâches et à l'adversité. Il y en aura cette saison-là pour Blénod. Le C.S.B dispute le statut de petit poucet de son groupe (B) à Montceau-les-Mines, Cuiseaux-Louhans ou Fontainebleau, mais semble prêt à cravacher contre les grosses écuries (Cannes, Marseille, Reims, Toulon, Nice).

Or, malgré la présence du jeune Jean-Pierre François, un espoir de 17 ans formé au club, les Bellédoniens ne survivront pas au championnat professionnel. Lors de la première journée, le C.S.B s'incline à domicile contre Montceau et mesure l'écart qui le sépare du haut niveau. A la trêve, Blénod pointe ainsi à la dernière place du classement (9 pts) loin derrière le leader, le Stade de Reims (32 pts), avec une attaque famélique (9 buts inscrits contre 45 aux Stadistes) et seulement trois victoires à son actif (Thonon, Cuiseaux et Gueugnon). La deuxième partie du championnat est un long chemin de croix (de Lorraine) vers le purgatoire pour la formation bellédonienne. L'équipe de Georges Dorget obtient son quatrième succès de la saison lors de l'avant-dernière journée, alors que les dés sont déjà jetés. Une victoire pour l'honneur sur sa pelouse afin de démontrer que ses joueurs n'en manquent pas. Lanterne rouge durant une bonne partie de la saison, Blénod quitte néanmoins la D.II la tête haute après avoir lutté toute la saison, notamment dans son antre des Fonderies. Un combat cependant inégal, comme celui contre un secteur industriel en crise. Jean-Pierre François ne réalisera pas son vœu de devenir un grand joueur malgré ses piges à Sainté, Dijon et en Suisse avant de mener une carrière dans la musique. Un passage éclair, un tube puis le néant. De son côté, Blénod a retrouvé le milieu underground du football et évolue aujourd'hui en Division d'Honneur. L'honneur, c'est d'ailleurs bien ce qu'il reste à une population décimée par le chômage qui survit tant bien que mal aux plans sociaux et à l'anonymat des combats perdus d'avance.

L'équipe du dimanche après-midi. A.A.J. BLOIS.

Jack L. ne fait pas dans la langue de bois pour évoquer sa bonne vieille ville de Blois et son équipe de football : « Formidaaable. Quel bel effectif tous ces hommes perlant de sueur sous le fruit de l'effort ! » La muse habite notre feu Ministre de la Culture. Et c'est vrai qu'ils en avaient de l'allure ces joueurs, comme l'ancien maire de la ville (de 1989 à 2000), cintrés dans leur maillot rouge « Télé Poche » et programmés pour crever le petit écran quand ils apparaissent pour la première fois en « National », l'ancêtre de la D.II.

- Saisons 1971/72 - 1972/73 - 1974-75 -

C'était au cours de la saison 1970-71. L'année précédente, l'AAJB (Association Amicale de la Jeunesse Blésoise) coince en ½ finale du championnat de France amateur (CFA). Un parcours qui lui assure cependant la montée après avoir conquis le titre dans son groupe (Ouest) devant La Berrichonne de Châteauroux et le Stade Brestois. Dans la foulée de leur exploit - le club bâti en 1912 évolue d'abord en D.H à partir de 1947 avant d'intégrer le CFA en 1955 - les hommes dirigés par Roger Meerseman, un ancien pro du LOSC, du HAC et du TFC, fêtent l'ascension par une épopée en coupe de France. L'Amicale atteint les ¼ de finale, sorti par le grand OM des Gress, Sklobar et Magnusson. Une victoire sans appel pour les Marseillais, 13-3 au total des deux matches, dont une valise au Vélodrome (9-1 !). Pas de quoi traîner l'équipe du Loir-et-Cher dans la boue qui assure l'essentiel en championnat - le maintien - et fait appel à une vieille gloire stéphanoise, René Ferrier, au départ de Meerseman en 1973. L'arrivée de l'ex-international (24 séléctions) reconverti dans un rôle d'entraîneur correspond aux nouvelles ambitions du club et ses dirigeants, décidés à inscrire l'AAJB sur la longévité parmi l'élite. Un feuilleton qui prend fin un an après l'arrivée de l'ancien Vert ! La Jeunesse Blésienne retrouve le CFA et le groupe Centre-Ouest (1975-76) pendant trois saisons conclues par un second titre (1978) obtenu au nez et à la barbe prépubère de la réserve du FC Nantes et Montmorillon. Le nouveau promu signe son retour en D.II avec l'arrivée d'un jeune coach, ancien pensionnaire de Sochaux et Monaco notamment. Débarqué à Blois en juillet, Robert Dewilder termine sa carrière sur les bords de la Loire et prend parallèlement en main les commandes du club qu'il maintient à l'arrache entre la fin et le milieu de tableau (15ème en 79, 13ème en 80 et 12ème en 81). Une progression constante freinée par la fin de son contrat (1981) et l'arrivée d'un nouvel entraîneur à la tête de l'Amicale. Le Franco-Argentin Pancho Gonzalès, passé par Nice et Nantes durant sa carrière de joueur, revient en France (où il a déjà dirigé l'OGCN, Angers, Bourges et Rouen) après un séjour en Afrique. L'AAJB, pas vraiment adapté aux méthodes africaines de son coach, termine la saison 1981-82 à la dernière place du classement avec six petites victoires au compteur.


Un revers dont l'équipe ne se remet pas. Après neuf années au total en seconde division entre 1970 et 82, la Jeunesse Blésoise navigue depuis dans les étages inférieurs du championnat et fait l'ascenseur entre la D.III, la D.IV et la D.H. En 1999, le club change d'appellation et devient Blois Foot 41, né de la fusion entre l'AJBB et US Blois, se concentrant désormais sur la formation des jeunes joueurs appelés, pourquoi pas, à tâter du professionnalisme. Aly Cissokho, l'actuel défenseur de l'Olympique Lyonnais, est un exemple de cette politique.

Infos:
http://www.bloisfootball41.com

 - Saison 1980/81 -

- Saison 1981/82 -

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