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INTERVIEW. Krimau.

Céline Dion a eu son « merry » René, le championnat de France de foot a, quant à lui, eu son Merry Abdelkrim dit Krimau. Un des héros de l'épopée bastiaise de 78, qui a pas mal bourlingué par la suite, évoque sa carrière en buteur-express, tel qu'il était sur le pré. Rencontre avec l'international marocain (13 séléctions, 5 buts), attaquant titulaire des Lions de l'Atlas lors du Mondial 86, et plutôt heureux de son parcours professionnel à travers la France, qui en pince pour la Corse et Paname.

Le souvenir qu'il te reste de ton premier match pro ?
C'était un Paris S.G-Bastia. J'ai marqué un but au Parc des Princes. 

Et du dernier ?
Finir avec le Matra... C'était un objectif.

Que représente pour toi l'épopée bastiaise en coupe UEFA 78 ?
1978, c'était une année exceptionnelle. J'ai marqué cinq buts en coupe d'Europe, et surtout joué une finale. J'étais heureux pour la Corse.

Abdelkrim Merry : une étoile à Bastia.

Après le Sporting, tu as la particularité d'avoir beaucoup voyagé, 7 clubs en 7 ans (Lille, Toulouse, Metz, Strasbourg, Tours, Le Havre, St-Etienne). Pourquoi ? Par goût des contrats à court termes ?
Non, je voulais changer de clubs pour avoir une expérience ailleurs. Et ainsi de côtoyer d'autres entraîneurs.

Dans lequel de ces clubs n'aurais-tu pas du aller ?
Partout où j'ai joué, j'ai été heureux.

Ta saison la plus aboutie, c'est en 1982-83 avec le F.C Metz (23 buts) ? Est-ce grâce à ta complicité avec Tony Kurbos sur le terrain ?
Pas spécialement. C'était le travail de l'équipe, et moi j'ai fais le reste.

Krimau à Metz. Toujours à l'heure pour scorer.
L'apogée de ta carrière, c'est la coupe du Monde 86 au Mexique. Comment as-tu vécu cette compétition ?
La coupe du Monde, c'est effectivement le sommet. C'est fantastique ! On ne peut pas le décrire, il faut le vivre.

Tu as effectué toute ta carrière en 1ère division, sauf à Toulouse (1981-82) alors en D2. Comment juges-tu cette expérience au T.F.C ?
Mon ancien entraîneur - Pierre Cahuzac - était à Toulouse à l'époque, et il m'a demandé de lui donner un coup de main pour faire monter le T.F.C en première division. Chose faite en fin de saison. J''ai d'ailleurs marqué le but de la montée à Saint-Dizier.

Tu as fini ta carrière au Matra (de 1987-89) qui ne manquait pas d'ambition à l'époque. Bizarrement, tu as perdu toutes tes illusions à Paris ?
Non, comme je l'ai dit plus haut, c'était un objectif de finir au Matra. J'aime Paris. Mes deux garçons y étaient très heureux. Mais surtout parce que c'est la plus belle ville du monde.

Le plus grand regret de ta carrière ?
Je n'ai pas de regrets. Ma carrière, ce n'est que du bonheur !

Ton match le plus accompli, celui où tu t'es senti le meilleur joueur du monde ?
Le match à Torino. J'ai marqué deux buts au stadio Comunale. C'était le bonheur pour moi, pour la Corse, et pour le football français.

Krimau à Torino.

INTERVIEW. Philippe Piette.

Il a parcouru la France du Nord (Valenciennes, Lens, Lille) au Sud (Marseille) et d'Est (Metz, Nancy) en Ouest (non, en fait pas l'Ouest) au cours de sa carrière pro, durant laquelle il a joué plus de 300 matchs en première division. Philippe Piette revient sur son parcours, ses joies, ses déceptions et les souvenirs qui lui restent de sa vie de footballeur. Avec toute la sympathie et la simplicité qui caractérisent ce joueur au talent peut-être un peu mal exploité. Rencontre avec le natif de Beugnies tout là-haut dans le Nord, où les frites sont meilleures...

L'image qu'il te reste de ton premier match pro ?
Mon premier match, je l'ai joué en 1976-77 avec V.A à Rennes. J'étais le petit jeune, et j'ai eu la chance de jouer quinze minutes. Nous avions gagné 2 à 0. Cela reste un super souvenir car j'étais le chouchou des Pierre Neubert, Gérard Verstraete, Didier Six et de monsieur Jean-Pierre Destrumelle, le coach. J'avais été super bien accueilli. Sinon mon premier match en qualité de titulaire, c'est la saison d'après et cette victoire 6-0 contre Troyes, où j'ai eu la chance de marquer un but et de faire deux passes décisives. C'est un souvenir formidable car je réalisais mon rêve de gosse, « jouer en première division... »

Que faisais-tu de particulier, à la sortie du stade, après chaque match ?
Ce que j'ai fait à la sortie du premier match comme à celle de tous les autres matchs, notamment à Valenciennes. Je retrouvais mes parents, mes amis, et je signais des autographes aux supporters qui nous attendaient car il n'y avait qu'une sortie, et l'on côtoyait les supporters avant et après chaque rencontre.

Ne penses-tu pas, en regardant dans le rétro, avoir quitté Valenciennes sur un malentendu alors que USVA garde sa place en D.1, après le refus de Gueugnon d'accéder à ce niveau ?
Non, le malentendu est venu du président car j'avais demandé à partir avant la fin de la saison parce que j'étais à l'armée. Et que tous mes coéquipiers de l'équipe de France militaire me disaient que leurs présidents voulaient me récupérer. Le président du P.S.G, monsieur Francis Borelli, avait appelé mes parents. Mais mon président, monsieur Henry-Arthur Pouille (président de V.A de 1973 à 80), m'avait dit qu'il ne me transférerait pas. Or, une semaine avant la reprise du championnat, il m'annonce que Marseille veut m'acheter et qu'il s'est mis d'accord avec eux. Alors je suis parti, mais pas où je rêvais d'aller...

Paris Saint Germain ?
Oui.

Qu'est-ce qui n'a pas fonctionné à l'OM pour que l'équipe descende en 1980 avec une équipe taillée pour l'Europe  (Trésor, Six, Linderoth, Temime, Berdoll...) ?
Ce qui n'a pas marché à l'OM, c'est assez simple. On ne s'entraînait pas assez. L'entraîneur, monsieur Jules Zwunka, était trop près des joueurs et trop gentil avec eux. Et l'équipe pensait que l'addition de talents suffirait.

Metz, c'était le club idéal pour se refaire une santé après ta déception marseillaise ? As-tu reçu d'autres propositions à l'époque ?
Metz, ce fut génial ! J'arrivais dans un club qui se renouvelait et qui allait faire confiance aux jeunes. Un coach de grand talent, monsieur Henryk Kasperczak, et des jeunes joueurs de talent comme Philippe Thys, Vincent Bracigliano, Philippe Hinschberger, André Wiss, José Souto, Pascal Raspollini, encadrés par Philippe Mahut, Hugo Bargas et Christian Synaeghel. Ces deux saisons à Metz restent dans mes meilleurs souvenirs. On avait un vraie équipe de copains sur et en dehors du terrain. J'ai choisi Metz mais j'avais aussi Nancy et Toulouse.

Lors de la saison 1984-85, tu tentes ta chance au R.C Paris qui compte Madjer, Mahut, Ben Mabrouck, Oekland et Alain de Martigny aux commandes. Or, comme à Marseille, l'équipe est reléguée. Comment expliques-tu ces deux échecs avec ces clubs de standing ?
Avec le Matra, on avait des bons joueurs mais pas d'équipe. Il n'y avait pas de collectif et pareil qu'à Marseille, je trouvais qu'on bossait pas assez. Et puis on a eu beaucoup de blessés.

Tu as joué dans les trois équipes phares du Nord/Pas-de-Calais (Lille, Lens et Valenciennes). Où trouvait-on la meilleure baraque à frites ?
Mort de rire pour la question ! Mais je crois que la plus réputée des baraques à frites dans le foot c'est Sensas frites...!

Pourquoi le LOSC est-il devenu ton club favori ?
Parce que j'y ai un ami, Michel Castelain, qui m'a fait revenir chez les anciens. Et que le club offre deux invitations en VIP à chaque match pour les anciens ! Ensuite parce que j'étais fan d'Eden Hazard.

Le plus grand regret de ta carrière ?
Avoir quitté Lens. Et puis avoir fait confiance à un agent qui s'est servi de moi pour faire sa carrière sans s'occuper de la mienne...

Ton match le plus accompli, celui où tu t'es senti le meilleur joueur du monde ?
J'en ai deux de matchs. Un avec Metz contre Sochaux, après une blessure de trois semaines. J'inscris deux buts, et tout ce que je faisais, je le réussissais. Et le deuxième, c'est avec Lens en coupe d'Europe contre Gand, au match retour. J'inscris le but de la qualification au cours des prolongations, et je pense que ce match-là fût le meilleur de ma carrière. Mais ça, il faudrait le demander à monsieur Gérard Houllier...

Au Matra, Philippe retrouve son homonyme Jean-Louis Piette.

INTERVIEW. Karl-Heinz Wissmann.

Karl-Heinz Wissmann est Allemand, il a débuté sa carrière professionnelle au M.S.V Duisburg à la fin des années soixante, mais part s'installer en Belgique, à Saint-Trond, au début de l'été 1970. Le plat pays, il ne l'a jamais quitté en fait, et bosse aujourd'hui avec sa femme dans sa ville adoptive. Et ressasse sur ses exploits passés sur les pelouses de St-Truiden, Molenbeek et Beveren. L'ex-attaquant parle même vélo en évoquant le « Cannibale. » Rencontre et histoires belges...

Quels souvenirs gardes-tu de ton passage à Molenbeek ?
Je n'ai que des bons souvenirs. Parce que nous étions différentes nationalités dans l'équipe, avec des intentions strictement professionnelles.

Comment était l'ambiance à l'époque dans la ville et au stade Edmond Machtens ?
L'atmosphère était très paisible en ville, par contre au stade, c'était plus chargé. Mais, il n'y avait jamais de violence.

Que t'inspires l'actualité aujourd'hui après les attentats de Bruxelles ?
Je suis très choqué comme beaucoup de monde, ici, en Belgique. Mais ce n'est pas vraiment une surprise, parce que la plupart des gens vivent comme dans des ghettos, sans éducation, ni travail, et sans avenir... Et en plus, il n'y pas de contrôle de la part de la police ou du gouvernement.

Est-ce que tu revois d'anciens coéquipiers du R.W.D.M ?
Quelques-uns, oui, comme Johan Boskamp, Willy Wellens, Morten Olsen, Eddy Koens et Odilon Polleunis. Ce sont toujours de très bons amis.

A Molenbeek, tu as côtoyé des stars comme Paul Van Himst. Tu as aussi connu Eddy Merckx. Quel était son rôle au club ? Comment étaient tes rapports avec eux ?
Paul van Himst a joué avec nous à la fin de sa carrière. Il nous a seulement montré que 60% de son talent. A cette époque, Eddy Merckx était un grand fan du RWDM. Il nous accompagnait à chacun de nos déplacements en coupe d'Europe. Et de temps en temps, il venait aussi s'entraîner avec nous. Mon vélo de course, c'est un cadeau de lui !

Tu quittes le RWDM en 1978 pour Beveren, qui termine champion de Belgique à la fin de la saison. Est-ce le meilleur souvenir de ta carrière ?
Bien sûr ! Certainement parce que nous avons gagné le titre avec un incroyable esprit d'équipe.

Cette saison-là, Beveren fait même une demi-finale en coupe des vainqueurs de coupes contre Barcelone. C'est la belle époque pour toi ?
Certainement. Mais les succès européens avec Molenbeek sont aussi les points forts de ma carrière.

A Beveren, tu as connu Jean-Marie Pfaff. Etait-il aussi drôle dans la vie que sur un terrain ? As-tu quelques anecdotes à son sujet ?
Sur le terrain, il était très drôle. Il était aussi particulièrement porté vers la publicité. Il lui arrivait souvent de téléphoner aux journalistes.

Finalement, tu es resté une année à Beveren. Tu reviens ensuite à St-Trond, là où tu as commencé ta carrière en Belgique. Est-ce le club de ton cœur ?
Saint-Trond est le club de mon cœur, simplement parce que c'est l'endroit que j'ai trouvé.

Que fais-tu désormais ?
Je m'occupe d'un très joli magasin d'alimentation avec ma femme à Saint-Trond. J'ai arrêté de travailler il y a quatre ans. Aujourd'hui, je passe mon temps avec ma famille, à voyager et jouer au golf, ma nouvelle passion.

Te sens-tu plus Belge qu'Allemand ?
En général, je me sens peut-être plus Belge aujourd'hui. Mais dans mon cœur, je suis toujours un Allemand.


MILEMIL. Le crampon rétro du futur.

Si Romans est connue pour être la capitale de la chaussure de luxe, la cité drômoise pourrait aussi devenir, à terme, celle du crampon 100% made in France grâce pari fou lancé par Christophe Pinet, et de son associée Isabelle Dhume. Pour Christophe, tout part d'un constat navrant chez ce collectionneur de chaussures de foot. Malgré ses recherches obstinées, impossible de trouver une paire de crampons fabriquées dans l'Hexagone. Tous les modèles sont produits en Asie et en matière synthétique chère à Thierry Hazard, pas le frère d'Eden qui danse souvent le jerk sur le pré. Lui est amoureux du cuir pleine fleur et de coton naturel. Un truc vrai comme le football de son enfance, avec le gros Mimi dans les bois et le p'tit Babasse qui se prend pour Platoche. Une passion qu'il partage avec Isabelle, dessinatrice, qui a tenté mille expériences avec le cuir avant de se concentrer définitivement sur la chaussure. Elle et lui étaient donc fait pour se rencontrer. L'occasion se présente lors d'un forum spécialisé. Le tandem planche alors sur un projet et, avec l'esprit d'entreprise qui les anime tous les deux, fonde la société Milémil. Grâce au principe du financement participatif très en vogue sur internet, Isabelle et Christophe achètent leurs premiers moules (2000 € l'unité, c'est pas rien) et les premiers crampons à la sauce vintage sortent de l'usine il y a un an tout juste. Une belle histoire qui touche au cœur et va droit au but, avec les crampons Milémil aux pieds. Rencontre avec l'initiateur du projet, adepte du une-deux en équipe mixte.



Quel est ton parcours et quand et comment est venue cette idée de chaussures de foot 100% française ?
Christophe : Je suis un ancien pensionnaire du centre de formation du Sporting Club de Toulon. A la rétrogradation du club en DH, j'ai décidé revenir dans mon club formateur, Six-fours le Brusc football Club. Je me suis consacré à des études de commerce. J'ai travaillé dix ans dans la grande distribution et l'année dernière j'ai crée avec Isabelle Dhume, la société Milémil. Le seul fabricant français de crampons de foot.

Rassure-moi, mais le nom de la marque n'a bien aucun rapport, de près ou de loin, avec le chanteur de Gold ?
Le nom vient de la contraction de « Dans le mille, Emile ». Nous voulions un nom un peu franchouillard et facile à prononcer dans toutes les langues.

Où en es-tu depuis la création de la chaussure Milémil ? As-tu fais des démarches auprès de joueurs et/ou clubs professionnels ? Et quels sont les retours ?
Nous avons trois joueurs de Ligue 2, cinq joueurs français à l'étranger. Les retours sont très positifs car la qualité et le confort en font un produit unique. Maintenant à nous de nous développer pour signer des contrats pour les voir sur les pelouses.

Et au niveau amateur ?
Nous avons pratiquement quatre-cent joueurs qui portent nos crampons le dimanche. Nous en sommes fiers.

Quelles conclusions tires-tu de tes démarches auprès des médias ?
Beaucoup sont intrigués et nous ont un petit article dans le journal. Nous sommes passé sur TF1 juste avant le premier match de l'EDF durant la coupe du monde au Brésil.


Milémil, c'est avant tout le style vintage. Quels sont les joueurs du passé que tu aurais aimé voir porter tes chaussures ?
Il y en a tellement à cette époque. Platini, Maradona, Cruyff, la bande des Verts et l'équipe de France 1982-84-86.

Et les joueurs actuels qui correspondent à l'esprit de la marque ?
Des joueurs qui ont des valeurs, Xavi, Totti, Lloris.

Milémil, c'est aussi des chaussures « côté ville ». Es-tu satisfait de la commercialisation et des ventes de celles dernières ?
Oui, le produit plaît énormément et nous avons de nombreux coloris.

N'est-ce pas trop compliqué de produire « 100% français » avec des produits de qualité (cuir et coton biologique) ?
Le produire Français est très compliqué car nous avons perdu beaucoup de savoir-faire en une vingtaine d'année. Il faut tout ré-expliquer par exemple pour la chaussure de foot. Cela fait plus de trente ans que la France ne produit pas de crampons.

Quelle est la durée de fabrication d'une paire de chaussures ?
Il faut quatre heures pour fabriquer une paire.

Comment se passe une journée type pour toi depuis la création de Milémil ?
Usine, mail téléphone, boutique, déplacements... C'est une journée de dingue mais je ne changerai pour rien au monde.

N'est-ce pas une tâche ardue de s'attaquer à un domaine réservé à certaines multinationales et leur contingent de campagne de communication ?
Oui, mais nous faisons l'opposé des grandes marques. Nous avons un produit de qualité et nous essayons de le promouvoir, pas avec des joueurs qui font la guerre ou qui font du bling-bling à la télé.

As-tu des contacts à l'étranger pour une éventuelle commercialisation de la marque Milémil ? Ou bien est-ce un projet à l'étude ?
Nous avons des contacts avec des Français basés en Chine, Taïwan et Hong Kong.

D'ailleurs quelles sont tes idées à l'avenir pour asseoir la marque dans les esprits des footballeurs ou des supporters de foot ?
Je ne veux pas leur mentir. Nous voulons continuer dans le made in France avec des chaussures confortables et de qualité. Aujourd'hui, le modèle phare passé un certain âge, c'est la « Copa Mundial » (modèle de la marque aux trois bandes sorti en 1979). Je voudrais que demain ça soit la Milémil.

Le style « casual » des chaussures de ville n'est-il pas une idée à creuser auprès des ultras pour le développement de la marque ?
Nous avons eu cette idée, faire un modèle pour les South Winners ou les Canaris. Nous cherchons des contacts dans les groupes de supporters pour développer un modèle.


Te sens-tu d'ailleurs profondément « against modern football » ?
Le football actuel va trop loin, en terme d'argent, de joueurs. Ronaldo est un excellent joueur mais il ne me fait pas rêver. Nous avons perdu la magie du football qui me faisait rêver étant jeune.

Et l'image du football selon Milémil, c'est quoi ?
Deux pulls dans une cour d'école avec un ballon en mousse et la joie de pouvoir taper dedans.

Te souviens-tu de la première fois que tu as chaussé des crampons ?
Oui, j'avais trois ans. C'était au stade de la Coudoulière à Six-fours. C'était un terrain stabilisé.

Quelle est ton équipe de cœur ?
Mon équipe de cœur c'est l'OM. Mais j'ai beaucoup d'affection pour le Sporting Club de Toulon, ça me fait mal de les voir en DH. J'espère qu'un jour ce club retrouvera l'élite.

Pour finir, quel est le « onze » type (toutes époques confondues) de la chaussure Milémil ?
Yashin – Amoros, Benkenbauer, Blanc, Maldini – Tigana, Cantona, Waddle – Cruyff, Platini, Maradona.

Lien : http://www.milemil.fr

BRUNO's BOUTIQUE. LES VOYAGES EN BALLON.

C'est sans aucun doute le meilleur site marchand consacré au football vintage en France. Un rendez-vous incontournable pour les collectionneurs et les internautes nostalgiques des vieux maillots. Plus qu'une attitude, la boutique virtuelle LES VOYAGES EN BALLON est un style de vie que les passionnés visitent religieusement afin de dénicher la dernière trouvaille ou la pièce unique. L'occasion pour certains de refaire le match et réécrire l'histoire du football, du schéma en W.M d'Herbert Chapman aux corners à la Rémoise en passant par les exploits de Cruyff, Platoche ou Maradona. Le tout arbitré par Bruno, capitaine de la sélection mondiale de la mode rétro-foot et distributeur de caviars pour ceux qui n'ont pas oublié que le football est bien plus important qu'une question de vie ou de mort. Portrait du magicien du look vintage, parce qu'un maillot se porte aussi autrement qu'avec un short et des bas. C'est pas Didier Roustan qui dira le contraire.

Pour Bruno, l'aventure LVEB commence en 2006 au détour d'une rencontre lors d'un match entre copains sur Paris. « Fabrice, l'ancien propriétaire, était un peu las, raconte t-il en se plongeant d'une belle détente horizontale dans ses souvenirs. De plus, il n'était pas vraiment un gestionnaire et cherchait quelqu'un pour reprendre le concept ». L'occasion fait le larron. Bruno se lance au moment où sa femme et lui attendent un heureux événement, la naissance de leur fille. Il ferme les portes de la boutique sise dans le XVIIème arrondissement, rachète le stock et se concentre uniquement sur le site en ligne. Le début d'un beau voyage pour ce passionné avant d'être un collectionneur. Fils de joueur et petit-fils d'entraîneur-dirigeant du grand Racing Club de Paris, il possède néanmoins une trentaine de maillots de l'équipe de France (de 1977 à nos jours) visibles sur le portail LVEB. Une petite entreprise qui aujourd'hui tourne rond comme un Telstar 74 sur le pré de l'Olympiastadion. Bruno offre une gamme de cinq-cents maillots de clubs ou sélections nationales (différentes époques confondues) à la vente, une bonne centaine de vestes et autant de t-shirts au profil design. Les inconditionnels d'Olive et Tom ne sont pas oubliés puisque le site propose les équipements complets de la série japonaise créée en 1983. Les Voyages en Ballon, c'est aussi divers accessoires d'époque tels que le classique ballon Tango, des sacs et des chaussures, toujours dans l'esprit football à papa même si le patron ne raisonne pas anti-jeunisme et protège son goal dans la surface : « Toutes les générations achètent et adhèrent à la communauté du site ». De 7 à 77 ans comme dit la chanson, car après tout c'est bien l'amour du maillot qui prime avant tout chez Les Voyages en Ballon.

Une passion qu'il nourrit aussi bien avec des amateurs que des pointures du football. « Je suis bon copain avec Didier Roustan, lance modestement Bruno quand on évoque ses relations sportives. C'est d'ailleurs avec lui que j'ai visité le musée de Loulou Nicollin. Un vrai trésor ». Tu m'étonnes ? C'est la grande classe, comme son carnet d'adresses bien rempli et les activités annexes qu'il développe avec son site. « Je gère aussi les abonnements, la partie cadeaux, chez So Foot ». Bruno est un homme de terrain et de réseaux qui multiplie les partenariats et bonnes actions. La dernière en date, c'est la création d'un tournoi de football vintage, histoire de joindre l'utile à l'agréable, qui fête sa troisième édition en 2014. « C'est formidable de voir jouer des gars avec le maillot de Bastia 78 contre l'Argentine 86 ! La première année, il y avait 64 équipes inscrites, s'anime t-il depuis son banc de touche, la place qu'il s'accorde sur son journal Facebook. La seconde s'est déroulée sur deux dates avec 56 et 48 équipes ». La prochaine en juin s'étale sur trois rendez-vous désormais incontournables. Preuve du succès de l'opération et du savoir-faire de l'organisateur, déjà en plein préparatifs pour accueillir les participants dans les meilleures conditions. Avec présence obligatoire d'une buvette autour de laquelle chacun se remémore ses vieux souvenirs de matches et pérore sur son team préféré.

Bruno n'en a pas vraiment, hormis l'équipe de France. « Notamment celle de 1977 lors de la tournée en Amsud et de la rencontre au Maracana. C'est à partir de là que l'on construit les fondamentaux, selon lui. Il y aussi 1982 mais surtout 1986. Pour moi, c'est l'apogée et je ne comprends toujours pas pourquoi on a pas remporté cette coupe du Monde cette année là ». Et lorsque on évoque la suite et les héritiers de cette génération dorée, le carré magique et tout ça, Bruno fait un peu la moue et évoque « une grande traversée du désert jusqu'en 1998 ». Et de regretter à demi-mots que « Papin n'a jamais joué dans une grande équipe de France, et Canto foiré sa carrière internationale ». Un avis de spécialiste à débattre. Mais attention, c'est pas n'importe qui en face. 

ERIC SERRA-TOSIO (Dionysos). Le fou du stade.

Il y a quelques années (ça doit remonter à l'hiver 2005) The Vintage Football Club - qui n'existait encore pas - évoquait avec Eric Serra-Tosio, batteur au sein du groupe Dionysos, sa passion pour les stades de football. Un hobby qu'il emmène avec lui dans le tour-bus puisque Rico profite des tournées de sa formation à l'époque pour visiter des enceintes à travers toute l'Europe. Eric Serra-Tosio est en fait un ground-hopper, qui n'hésite pas à enjamber les grilles pour shooter ces temples du football afin de les reproduire par la suite en version miniature. Bercé par la nostalgie, le batteur fou confie sa préférence pour les vieilles pierres et les stades à l'ancienne, chargés d'histoires et au passé rempli de souvenirs. Retour sur un entretien un peu « against modern football » et la qatarisation des esprits. 
(in Spartak fanzine - épuisé – 2005).


V.F.C : J'ai appris que tu fabriquais des stades à échelle miniature en t'appuyant sur ta collection de photo personnelle. Comment t'y prends-tu, avec quelle matière, combien de temps cela te demande et le nombre de maquettes réalisées à ce jour ? E.S.T : J'ai visté plus de trois-cent-cinquante stades de 1ère et 2ème division dans le Monde, suite à mes vacances ou aux concerts. Je prends alors le stade en photos sous toutes ses coutures, environ un trentaine, pour le connaître sous ses moindres détails et pouvoir le reproduire fidèlement. Après je laisse jouer mon imagination et mes astuces pour fabriquer la maquette du stade visité. Tous mes stades sont fait uniquement avec un cutter, du papier-couleur, du carton, de la colle UHU et de la colle blanche. Je les fais tous à la même échelle, environ 25 cm, et cela permet de bien las comparer. En gros, il me faut 4/5 jours pour une maquette, mais les stades arrondis avec deux étages sont plus difficiles à réaliser. Aujourd'hui, j'ai une cinquantaine de stades presque terminés.

Lesquels ? Le Vélodrome de Marseille, la Mosson à Montpellier, Bollaert, Geoffroy-Guichard, le Parc des Princes, Furiani, Louis II, Celtic Park, Ibrox et Hampden à Glasgow, Wembley, Anfield Road, Highbury, San Siro, le stadio Comunale à Turin, Tardini (Parme), le Wankdorf de Berne, la Praille à Genève, le Hardturm et le Leitzigrun de Zürich....

D'où est venue cette passion pour les stades, et qu'est-ce que ça représente pour toi ? Vers six-sept ans, je me suis mis à jouer au foot avec mes copains sur la place de mon village et, par conséquent, je me suis mis à regarder les matches à la télé. Mes héros étaient alors Platini, Olmeta et l'équipe de l'OM quelques années plus tard. J'ai alors suivi leurs conquêtes, et ce ce champs de bataille qu'étai le stade que je voyais à travers ma petite lucarne me permettait de voyager et de découvrir des villes dont je ne connaissais même pas l'existence. Plus tard, en voyageant et en visitant le stade de toutes ces villes, je me remémorais les exploits de mes héros préférés et l'ambiance qu'il y avait à l'époque. Les stades me rappellent mon enfance et me permettent aussi d'assouvir mon besoin d'adrénaline. Parfois, si le stade est fermé, il faut escalader les grilles et surtout ne pas se faire mordre par le chien de garde ou surprendre par les caméras de surveillance. Chaque fois je me dis : « tu n'es pas arrivé jusqu'ici pour rester devant une grille. Il faut trouver une ouverture ». Impressionné par ces immenses vaisseaux, je me suis alors intéressé à l'architecture et à l'exploit technique de leur construction.

Quels sont, parmi tous les stades visités, ceux qui tu préfères ? Mes stades préférés sont généralement les plus vieux. Ceux qui ont une histoire. J'adore les stades asymétriques qui n'ont pas deux tribunes identiques. Mon préféré n'existe malheureusement plus. C'était le stade Jean Bouin à Nîmes. Les tribunes s'appelaient Petite Butte ou Grande Butte. Elles étaient taillées au couteau et s'encastraient dans les maisons et immeubles l'entourant. 15.000 spectateurs s'y entassaient et certains s'accrochaient aux pylônes métalliques rouillés des éclairages. L'accès au stade se faisait par de toutes petites portes en fer peintes en vert. Le vieux stade de Furiani à Bastia avait un aspect similaire. Parmi mes autres stades préférés, il y a le stadio Comunale à Turin où Platini jouait. Le vieux Hampden Park de Glasgow où St-Etienne perdît sa finale, le stade du Wankdorf à Berne où la grande équipe de Hongrie se fît surprendre par une Allemagne terrifiante. Le stade de Leipzig, antre de la doctrine communiste de la RDA avec ses 120.000 places, ressemblait à un gigantesque cratère de volcan. Et forcément, se retrouver à l'intérieur et revenir dans le passé impressionne. C'est la même chose avec le stade Olympique de Berlin où Jessie Owens fît l'affront de ridiculiser l'Allemagne devant son führer.

Stade Jean Bouin. Nîmes.

N'as-tu pas le sentiment que de nos jours la plupart des stades se ressemblent, et ressemblent de plus en plus à des centres commerciaux, des antres du libéralisme économique, plus qu'à des arènes populaires ? Effectivement. Les nouveaux stades ne sont plus des arènes populaires. Finies les places debout et les bancs en bois sur lesquels tout le monde se tenait chaud en sautant et garantissait l'ambiance. Maintenant, certains stades sont des références mais ils n'ont aucune personnalité. Le stade de France malgré la victoire de 1998 est un stade fade avec ses sièges tout gris. Il ressemble à l'aéroport Charles de Gaulle. Certes, son architecture est imposante mais l'ambiance n'y est pas. Et beaucoup de villes disent de leur stade que c'est un mini-stade de France. Quel dommage ! Malheureusement, un stade se doit d'être rentable aujourd'hui, alors ils sont tous bâtis sur le même modèle. Je préfère en tous cas les vieux stades rouillés et biscornus.

Comment fais-tu pour faire accepter ta passion au sein de Dionysos ? N'es-tu pas sujet à quelques moqueries ? Personne ne se fout de toi ? Il n'y a aucune moquerie au sein du groupe. Nous aimons les gens passionnés, et il n'y a rien de plus triste que des gens sans passion. C'est vrai, c'est farfelu mais la visite de chaque stade et les risques que je prends permet de raconter une petite histoire. En plus, la majorité du groupe aime le football. On a même visité ensemble le stade de Leipzig...

Y a t-il des gens avec qui tu partages cette passion dans le milieu où tu évolues ? Culture et football n'ont jamais fait bon ménage dans ce pays ? Beaucoup de musiciens aiment le football. Sans doute parce que l'ambiance des stades rappelle les salles de concert. On joue également devant son public et les gens font parfois la « ola ». Alors découvrir un stade ou une salle de concert, c'est un peu la même chose. Mais c'est vrai que je dois être un des seuls à visiter des stades et les reproduire en maquette. En tous cas, j'ai l'impression que la culture et le football se rapprochent de nos jours. Le football m'a permis de connaître parfaitement et de manière ludique la géographie. On peut aimer le foot, et par conséquent les stades, sans être forcément un bourrin. La culture est maintenant de plus en plus large et le football, véritable phénomène de société, y à sa place.

Le premier stade dans lequel tu as mis les pieds ? Le premier stade que j'ai visité, c'est le stade Gerland à Lyon en 1983 avec mon père.

L'émotion la plus forte que tu as connu dans un stade ? Dans un stade vide, c'est sans doute celle que j'ai connu en pénétrant sur la pelouse du vieux stadio Comunale à Turin. A chaque pas, je me transformais en Platini et je revoyais tous ses coups-francs magiques qui s'écrasaient dans ces filets à la forme caractéristique. Le stades de Berlin et de Nüremberg pour des raisons bien plus tristes m'ont également beaucoup marqué. Par contre dans un stade plein, je citerai Geoffroy-Guichard où mon père m'avait emmené en 1984. C'était le premier match de foot auquel il allait assister, et pour moi aussi. J'avais tout juste dix ans. Et ce soir-là, Platini pour son retour à St-Etienne avec sa si belle équipe de France allait donner un récital à cette accrocheuse équipe de Yougoslavie. C'était durant l'Euro. Trois buts merveilleux dont je me souviendrai toute ma vie.

Le Parc Gaston Gérard à Dijon, tu connais ? As-tu déjà eu l'occasion d'y faire une visite ? Et oui, je connais le Parc Gaston Gérard avec sa piste d'athlétisme (avant sa rénovation, ndlr) et ses tribunes latérales couvertes. Il y a de grands espaces verts autour. Je l'ai visité après un concert à La Vapeur il y a quelques années...

Dernière question. Peux-tu me situer ces stades : Auguste Delaune ? Marcel Saupin ? Emile Albeau et Yves Jaguin ? Auguste Delaune c'est Reims. Saupin, c'est Nantes. Albeau c'est Sedan et Jaguin, c'est le vieux stade de Guingamp.

Parc Gaston Gérard. Dijon. (2013 - SR)

JESUS CHRIST FASHION BARBE. Foot, rock et main de Dieu.

Jesus Christ Fashion Barbe. A priori, l'ingé-lumière est aussi pro-caennais.
- GéNéRiQ festival 2012 -

A quelques heures du coup d'envoi de DFCO-Stade Malherbe comptant pour la seizième journée du championnat de France de Ligue 2 (1er décembre), la formation caennaise Jesus Christ Fashion Barbe est l'invité du Vintage Football Club. Des barbus sur un blog à moustaches vintage, c'est un peu comme l'invasion d'un groupe d'ultras en tribune adverse. C'est de la provoc' avec un risque de réactions épidermiques à la chaîne et une volonté d'en découdre. Les Caennais ont d'ailleurs remporté le premier round au cours du GéNéRiQ festival à Dijon la semaine passée (21/11). Remplaçant au pied levé (un peu haut, et quelques coups de poings aussi visiblement) les Californiens Crocodiles prévus à l'affiche, JCFB a usé de sa récente notoriété pour mettre le public dijonnais à terre. Une prestation remarquable à l'image de leur excellent E-P 7 titres éponyme qui croise le fer entre rock, folk et lo-fi. Après quelques deux-trois années d'existence, le trio normand accomplit déjà quelques miracles dans le milieu indé du rock français. L'occasion de faire le point avec Charles-Antoine, le batteur, sur la première partie de la carrière du groupe. Et parler un peu foot,  Malherbe, Maradona et la main de Dieu...

Alors comme ça, c'est vrai que vous avez rencontré ZZ Top ? Vous avez joué à « tiens-moi par la barbichette » ?
Oh, c'était une rencontre assez fortuite et rapide, le temps d'une photo exactement (en PJ). On jouait au festival Beauregard le même jour et on a croisé Billy Gibbons derrière la scène sur laquelle on jouait. C'était inratable, la barbe la plus fashion du rock n'roll !

Jesus Christ Fashion Barbe, dans le nom ça sonne un peu comme Black Rebel Motorcycle Club, Brian Jonestown Massacre, John Spencer Blues Explosion, International Noise Conspiracy, des noms à rallonge plutôt rock'n'roll. Où vous situez-vous par rapport à ces groupes et sur le plan musical ? Vous parlez de Folk'n'roll. Mais encore ?
On a pas mal écouté BRMC et Brian Jonestown depuis « Dig ! » mais un peu moins International Noise Conspiracy et John Spencer. On trouve ça assez classe les noms à rallonge en général. Il faut que les syllabes s'imbriquent bien aussi. Musicalement, on revendique un mélange de rock, de folk et de lo-fi dans l'idée de faire au mieux avec ce qu'on a. On ne sait pas si c'est réellement fidèle à la musique que l'on joue mais ce sont les trucs qu'on écoute le plus.

Vous étiez à l'affiche des Eurockéennes de Belfort et des Vieilles Charrues cette année. Vous avez joué au Trans (2011) et dans la plupart des festivals français dont celui des Inrocks récemment, sorti un mini-LP, effectué une tournée au Québec, tout ça en deux-trois ans d'existence. JCFB accomplirait-il des miracles depuis sa naissance ? Un premier bilan ?
Des miracles, c'est beaucoup dire mais c'est vrai que les choses se sont vraiment bien passées pour l'instant. On a eu de la chance. Tout est allé assez vite et s'est très bien imbriqué avec la tournée au Québec en point d'orgue. On est des vieux potes, et partir en Amérique du Nord pour aller jouer de la musique, c'était un vrai rêve. En espérant que ça continue... Mais rien n'est vraiment acquis alors on profite des aubaines qui se présentent à nous.


Une idée d'album dans l'air ?
Et bien justement, on bosse dessus depuis quelques semaines. Les choses avancent mais il reste encore du taf. On devrait y voir plus clair au début de l'année (2013 ndlr).

Vous croyez en quoi au plus profond de vous ?
Au travail, à la persévérance, au mérite... Non, à pas grand chose en fait.

Pourriez-vous me citer des noms de groupes avec Jesus ?
Jesus Volt : un groupe avec lequel on a joué en mai dernier en compagnie de Poil, une soirée à thèmes en quelque sorte... Zola Jesus, The Jesus and Mary Chain et JC Satan. Un Jesus caché. On aime surtout les deux derniers. Il doit bien exister des groupes de métal aussi. Certaines personnes nous ont d'ailleurs dit que notre nom sonnait métal !

Le truc le plus barbant en tournée ?
On n'a pas fait une tournée très longue mais on a encore du mal pour l'instant à trouver des trucs barbants. Peut-être de s'engueuler dans le camion pour un itinéraire... On aime bien avoir raison généralement.


Et le foot alors, ça vous arrive d'aller à D'Ornano prier pour le Stade Malherbe ?
C'est vrai que Malherbe aurait besoin d'un autel et d'un lot de cierges considérables. On a dû y aller deux ou trois fois en 10 ans peut-être. C'est généralement assez cher et assez chiant mais plus haletant qu'à la télé dans tous les cas. C'est toujours marquant en tout cas d'aller à l'affût des commentaires de supporters...

Votre expérience avec le football, ça se résume à quoi ?
Il n'y a que Nicolas, le chanteur, qui a joué au foot plus jeune avec pas mal de ses potes. C'était un peu le passage obligatoire dans la petite ville où il habitait à l'époque. Il en gardé une bonne technique ! Nicolas, le bassiste, était plutôt centré sur le rugby. De mon côté, je suis plutôt handball mais j'ai pratiqué à la fac un petit peu et me rappelle une tirade de mon prof de l'époque : « les gars ! On met un gardien dans le cageot ! Concours de tirs, feu d'artifice ! J'veux qu'ça pète ! ». La magie du foot !

La main de Dieu, qu'est-ce ça vous inspire ?
Pour ma part, ça fait écho à la première forme de triche assumée dans le foot. J'ai un peu l'impression qu'après ce qu'a fait Maradona, les gestes d'anti-jeu - gagner 5 mètres sur une touche, avancer le mur progressivement sur un coup franc, simulations et autres... - se sont développés. Un peu comme si cette main avait légitimé plein de choses. Déjà le terme « main de dieu » renvoie à un geste incontrôlé, qui s'est imposé à lui... Pour être allé il y a quelques temps à Naples, Maradona - peint sur les murs de la ville - y est encore réellement considéré comme un dieu.

Enfin, vous pourriez me dire quels sont les plus grands barbus de l'histoire du foot et de la musique à vos yeux ?
Oh la barbe n'est plus vraiment à la mode dans le foot. Tu nous aurais dit crête ou vintage moustachus, ça aurait été plus facile... Mais, les barbus du foot ?!? Socrates, Pirlo et Jean-Guy Wallemme (mondialement connu). Et niveau musique barbue, ZZ Top forcément, qui en a fait un bon fond de commerce, Morrison sur le déclin et Gablé.

Jesus Christ Fashion Barbe
- GéNéRiQ festival 2012 -

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