Affichage des articles dont le libellé est HOLIDAYS IN THE SUN. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est HOLIDAYS IN THE SUN. Afficher tous les articles

HOLIDAYS IN THE SUN. Albert Gemmrich.


Interviewé dans Football Magazine pour son numéro de rentrée (septembre 1977), Albert Gemmrich dévoile sa passion pour les vacances en altitude. L'air y est frais, l'endroit idéal pour se refaire une petite santé avant le début du championnat. « Je suis allé passer des vacances en Autriche, au-dessus d'Innsbrück près du lieu de la dernière descente olympique » lâche l'attaquant international à un auditoire interdit par l'annonce. Pourtant que la montagne est belle insiste le Strabourgeois, nouvel adepte du gros bol d'air, une méthode chère à son coéquipier Heinz Schilcher, milieu autrichien passé par l'Ajax et Nîmes Olympique. « J'étais avec Schilcher qui m'a fait visiter son pays » claironne l'Alsacien trop content d'avoir un nouveau copain, saisi par la beauté majestueuse du panorama. « La nature était merveilleuse, l'air vif. J'ai fait de longues marches en pleine nature. Quand je rentrais, je mangeais comme quatre et la nuit je dormais, dormais... Dix heures parfois ! » Albert Gemmrich découvre la vie de montagnard, une vie austère éclairée par les petits plaisirs de la journée, en gros bouffe et dodo. On en oublierait presque les kilos superflus. « J'ai peut-être pris des kilos encore que la marche a conservé ma forme », se défend Gemmrich solide comme un bûcheron des Alpes, qui conclut en tapant du poing sur sa jolie table en bois, un souvenir du pays : « Mais ces kilos-là sont faciles à perdre ». Et d'un coup, comme touché par la grâce ou bien des voix venues de la cime d'un sapin, en bon dribbleur Albert détourne le sujet vers la politique. Tel un renard des surfaces qui sent le but, Gemmrich sent aussi les affres d'un futur changement climatique. Le Strasbourgeois veut devenir un citoyen responsable, respectueux de la planète. « On parle beaucoup d'écologie et de retour à la nature. Eh bien, je crois que j'ai été dans le vent ces dernières vacances ! » Là, Albert sort la bouteille de Schnaps, encore un souvenir de vacances, et se lance dans une longue tirade sur les bienfaits de l'alcool de prunes.

HOLIDAYS IN THE SUN. Jean-François Jodar.


Pour Jean-François Jodar, les vacances c'est en club ! Histoire de faire une piqûre de rappel sur le quotidien du Lyonnais ? Pas du tout se défend Jojo dans les colonnes de Football Magazine en mars 78. C'est d'abord une question de gestion, et un côté très pratique. « Les clubs de vacances résolvent en grande partie les questions d'intendance et de nourriture » concède l'international (6 sélections) formé au Stade de Reims. En gros, pas besoin de s'emmerder à faire les courses en tongs, on mange à la cantine. Trop cool le club ! En plus on peut y faire des rencontres, ajouter quelques noms à son carnet d'adresses. Toujours sympa en cas de besoin. «  J'estime que les voyages doivent aussi permettre de connaître du monde, de s'amuser, poursuit Jojo les mains dans les poches de son training Duarig. Il me semble que les clubs de vacances répondent justement à cette vocation ». Jodar milite et se questionne en même temps sur le choix de sa future destination. En club, bien sûr, « vers les pays du soleil, les pays du bassin méditerranéen par exemple ». Allez, c'est parti, tiens tu réserves maman ?

Après Jodar en Autriche, Jodar en Banga.

HOLIDAYS IN THE SUN. Nico Braun.


Ah, les vacances à l'inter-saison, le soleil, les nanas qu'on va se foutre jusque-là. Tout un programme pour les footballeurs en villégiature aux quatre coins du globe. Sauf pour Nico Braun, bloqué en Moselle pendant l'été 77. « Je suis resté à Metz chez moi, entame l'attaquant luxembourgeois des Grenats. Je me suis promené, j'ai eu la raison ? ». Mais ça on sait pas Nico, dis-nous pourquoi tu as eu la raison en fait. « Ma femme était enceinte. Depuis la fin juillet, je suis père d'un fils, Gordon. Je n'ai pas pris de vacances, mais je ne regrette rien » lâche le Messin, la mâchoire serrée et les dents qui grincent. Sans trop s'attarder, les journalistes quittent la demeure de l'international made in Luxembourg.
- Bon bah, désolé pour la visite, en espérant ne pas avoir été trop rasoir avec nos questions.
Là, Nico sort la 22, un peu à cran quand même.

HOLIDAYS IN THE SUN. Alain Giresse.

Comme Iggy, Gigi aime bien être torse-poil !
A son retour d'Amérique du Sud où il accompagnait l'équipe de France en tournée, fin juin 1977, c'est un peu la lose ou presque pour Alain Giresse. Le Bordelais ne bouge pas de chez lui, et pour cause, un heureux événement l'attend à la maison. « En revenant d'Amsud, confie Gigi autour d'un maté, un souvenir de son récent voyage, je suis resté à Bordeaux puisque ma femme attendait un enfant. Le petit Mathieu a eu le bon goût d'attendre mon retour pour naître. L'évènement a eu lieu le 16 juillet. Cela nous a donc cloué à Bordeaux, ou plutôt chez mes beaux-parents. » Houla, chez beau-papa et belle-maman, faut plutôt avoir du courage, surtout si on veut passer un été tranquille et sans grabuge. Et alors, ça s'est passé comment là-bas ? « Je me suis reposé, affirme notre Gigirondin national, presque las. Comme j'avais été blessé au cours de la tournée dès le premier match, j'ai manqué – et regretté vivement – le début du championnat. Je me serais facilement passé de ce supplément de repos. »  Un peu une manière d'avouer à demi-mots que Gigi s'est royalement fait chier, coincé entre les beaux-parents et les réveils en pleine nuit pour changer les couches du nouveau-né. C'est pourquoi le Bordelais attend la rentrée avec impatience. « Finalement, c'est paradoxal à dire, confie t-il comme pour exorciser son ennui, mais à mon goût ces vacances auront été bien trop longues ! » Tout le drame des vacances pour ceux qui restent chez eux, avec la belle-famille sur le dos en prime. Dur !

Giresse, scapulaire et Merlin-Plage.

HOLIDAYS IN THE SUN. Jean-François Larios.

En vacances, Larios part à la bêche !
Vacances et tourisme ne font pas bon ménage, selon Jean-François Larios, qui se répand dans les colonnes de Football Magazine en 78. « On ne peut rien approfondir » regrette Jeff. L'international s'explique d'ailleurs à coeur ouvert et sans ménagement sur la profession qu'il a épousé. « Du tourisme, nous en faisons d'une drôle de façon puisque nous parcourons des milliers de kilomètres, mais hélas nous allons le plus souvent de gares en aéroports aux stades et aux hôtels. » Un joueur en tournée, c'est un peu comme la vie d'une rock-star. Un planning serré et peu de temps pour soi. « Nous n'avons guère le temps de contempler un paysage ou de découvrir des choses intéressantes. » Pas même le temps de rendre visite à la femme à Platoche, par exemple. Non, le football c'est plutôt métro, boulot, dodo et gnons sur les mollets pour celui qui aime les rencontres fortuites. « Moi, j'aimerais bien pouvoir prendre des contacts, étudier certains caractères. » Et pourquoi pas certaines morphologies, si affinités. Tout ça, il se le réserve pour après, quand sa carrière aura pris fin. « Là, il n'est pas dit que je retourne dans certains coins que ma vie de footballeur m'ont quand même permis d'entr'apercevoir. » Afin de profiter (enfin) du joli carnet d'adresses que Jeff s'est constitué durant ses voyages professionnels ?

HOLIDAYS IN THE SUN. Girondins : live in Japan.

C'est la rançon de la gloire. Et le début des emmerdes pour les joueurs qui passent désormais la trêve du championnat aux quatre coins du monde, entre aéroports, visites officielles et rencontres sans enjeu à but essentiellement lucratif. Les Girondins de Bordeaux, champions de France 1983-84, étrennent ainsi leur titre national lors d'une tournée asiatique au cours de l'hiver 85, à 17.000 kilomètres du Haillan qui grelotte sous le froid d'une météo sibérienne dans l'Hexagone. Avec le sourire jaune et quelques grincements de dents. C'est le prix à payer pour satisfaire quelques contrats juteux, et développer l'identité girondine en Asie.

Les Girondins au Japon.

Pendant dix jours, en ce mois de janvier 85, les Bordelais vont devoir faire des risettes et quelques rencontres amicales à Hong-Kong et au Japon. Un voyage presque forcé pour alimenter le compte en banque du club cher au président Bez. Les Girondins reçoivent en effet 900.000 F en échange de leur visite et la perspective de nouveaux contrats. Cela vaut bien un petit effort et quelques heures de vol, mais aussi une bonne maîtrise de la langue de bois. « Il est toujours bon de découvrir d'autres mondes, d'autres footballeurs, clame ainsi Aimé Jacquet, sans y croire, au moment du départ. La progression est à ce prix. » Mémé applique la méthode Coué alors que ses joueurs font la gueule. Claude Bez, de son côté, fanfaronne sur le tarmac. « Nous nous préparons dans des pays civilisés, lance t-il à la presse, la moustache glacée. Nous aurions belle mine si nous étions restés à la maison avec des  terrains verglacés. » L'appel du tiroir-caisse fait dire n'importe quoi au président bordelais qui n'en est pas à une près. D'autant que le programme des Girondins est plutôt chargé.

Giresse et Thouvenel sont nippons ni mauvais à Tokyo.

Après un premier match à Hong-Kong, le 10 janvier, au stade du Gouvernement contre une sélection locale (2-2), les Bordelais, harassés par le voyage, surfent de rendez-vous en conférences de presse. Rebelote au Japon quelques jours plus tard, où les journalistes nippons fourmillent. « Seul Yves Montand attira autant de monde » s'exclame une journaliste française installée à Tokyo. Des Girondins comme des stars de ciné au planning démentiel : footing improvisé autour de la Tour de Tokyo, 1h30 de trajet en bus pour un centre d'entraînement au lendemain de la victoire girondine sur la sélection japonaise (2-1) et animation d'une école de football locale dans la foulée du décrassage. Plus de deux cent gosses à apprendre les rudiments du plat du pied. Sans oublier les levers aux aurores pour des séances photos, les demandes d'interviews et les séances de dédicaces. Et Mémé qui en rajoute une couche, imposant à ses troupes un petit'déj' collectif à 8h30 un jour libre. « En leur demandant de se lever très tôt, je sais que je les emmerde, se justifie l'ancien stéphanois, mais c'est ainsi, ensemble, que se forge la force d'un groupe. » Sinon, vous allez perdre les gars ! Puis de la jouer à la coule, en bon éducateur, au retour d'un périple instructif. « Deux fois au cours de cette tournée, ils purent sortir le soir. Personne, que je sache, n'a vérifié leur horaire de retour. » Pas besoin, cependant, les joueurs roupillaient comme des bébés avec ce rythme de vie à la Japonaise. Comme ils dormaient le soir de leur dernière rencontre, toujours contre le Japon. Les Girondins encaissent trois buts sans en rendre un. Le sens de l'hospitalité au pays du Soleil-Levant.

Made in Japan (Giresse, Tigana et Specht).

Au Japon, Nanard a des groupies.

HOLIDAYS IN THE SUN. Jean Petit.

Visiblement, l'école est finie pour Jean Petit et Courbis.

Les vacances, pour Jean Petit, c'est d'abord faire la teuf avec son coéquipier Rolland Courbis. Une sorte de frère Tuck quelque part, un compagnon de marade et de beuverie, à l'orée du bois d'Ettori, qui l'accompagne dans ses virées nocturnes dès que la cloche a sonné. Mais pour Jeannot, vacances rime avant tout avec aventure. « La France est un beau pays, mais je suis attiré par l'étranger » concède d'ailleurs le milieu monégasque en mars 78. Et tu serais prêt à faire tes valises pour aller où Petit Jean ? « Ce qui m'attire, c'est le grand saut, hors de l'Europe. Voir les U.S.A, le Canada, la Chine, ça c'est du dépaysement. Ces pays nous offrent quelque chose de nouveau. » Pas faux. Là-bas, le football s'appelle « soccer » ou « zúqiú » mais les stades y sont aussi vides qu'à Monaco. Et alors ? Jean Petit ne part pas pour le foot, mais bien pour couper avec sa profession et partir en bourlingueur, sans chemise ni pantalon, seulement avec sa bite et son couteau. « J'espère les visiter un jour, rêve en secret le lutin de Louis II. Oh, pas un voyage organisé avec horaires stricts et visites traditionnelles et uniformes. Non, je voudrais les parcourir seul, en toute liberté, voir ce qui me plaira avec un dictionnaire et une sorte de guide en poche. » Super, et Rolland Courbis dans tout ça ? Il a beaucoup voyagé de son côté, et est rentré avec des valises sous les yeux. Comme quoi...

HOLIDAYS IN THE SUN. Didier Six.

Didier Six et l'anti-look.

Pour Didier Six, les vacances c'est d'abord en bas de survêtement et en sous-pull. Histoire de se mettre à l'aise et de couper avec les saisons harassantes, mais surtout pour profiter pleinement des loisirs en période estivale. Loin de la cohue des spectateurs et des sollicitations des journalistes, Six est à la coule, chez lui dans le Nord, et explique sa vison des vacances dans les colonnes de Football Magazine en mars 78. « J'aime beaucoup la nature, la campagne, avoue l'international français qui profite de l'occasion pour troquer son sous-pull acrylique pour un marcel immaculé. Mais je suis surtout curieux de tout et j'aime le changement. » On comprend mieux maintenant l'échange de maillot en cours d'interview. Une attitude qui révèle la mentalité du bonhomme, toujours prêt à oser l'aventure. « J'ai fait du camping, du caravaning, j'ai séjourné à l'hôtel, énumère la patte folle du championnat qui déteste la routine et l'ennui. Je ne vais jamais deux fois au même endroit. Je préfère les pays du soleil et notamment l'Espagne par ses contrastes, la variété de ses paysages. J'ai effectué des circuits touristiques en voiture pour découvrir chaque jour des choses nouvelles. » Didier Six ne connaît pas la crise pétrolière et étudie avec concentration les itinéraires bis proposés par Bison futé. Un gars on the road again, en quelque sorte, qui n'oublie pas les bénéfices des jours chômés. « Les vieilles pierres m'attirent, concède l'ailier gauche en posant un regard sur sa femme, et je visite volontiers les monuments. Je m'intéresse beaucoup aux meubles anciens. Je suis au fond un bon touriste. Je regarde, j'écoute. Les vacances, c'est aussi un enrichissement. » Puis Didier de partir à la restauration d'une armoire normande. Avec son survêt', son sous-pull maron et beaucoup d'huile de coude.

Six en famille et ses photos coquines.

HOLIDAYS IN THE SUN. Henri Zambelli.

Zambelli on holidays.

Comme tous les footballeurs, Henri Zambelli voyage beaucoup. Mais l'aiglon niçois en profite peu comme il le confie dans les colonnes de Football Magazine en mars 1978. « Les voyages, nous en avons l'habitude en football, mais on ne voit rien, enrage le défenseur qui peste sur les plannings serrés du club en déplacement et les contraintes liées à son métier. Ce n'est pas du tourisme ! Visiter, nous n'en avons guère le temps. C'est tout juste si nous parvenons à prendre quelques semaines de vacances. » En gros, Riton pointe le problème des cadences infernales, rêve de la semaine à 32 heures et 8 semaines de congés par an. A gauche toute pour cet habitué des îles Baléares... enfin, lorsqu'il en a le temps. « Mais ce n'est pas du tourisme, se défend (encore) le cégétiste fatigué par les luttes sur le pré. C'est pour me reposer et me dépayser un peu. » Avant de reprendre le combat au début de chaque saison, tout en pensant à sa destination future, loin de l'Héxagone et son train-train quotidien. « Je suis allé à Rio avec l'équipe de France. J'ai été transporté; aussi je me suis juré d'y retourner un jour avec ma femme, en toute tranquillité pour visiter et comprendre ce peuple si différent du nôtre. Mais pour cela, il faut du temps, beaucoup de temps. » En attendant, ce matin y a entraînement au stade du Ray, et Henri Zambelli se contente d'écouter « Copacabana » à la radio. Des vacances à des milliers de kilomètres de Line Renaud, le vrai bonheur quoi !

HOLIDAYS IN THE SUN. Júlio César.

Pour Júlio César, Montpellier c'est veni, vidi, vici St-Yorre.

Sitôt arrivé à Montpellier, Júlio César se sent déjà comme chez lui. Faut dire aussi que lors de son arrivée en France au lendemain de la coupe du Monde 86, le Brésilien avait choisi Brest, sa rade, son tonnerre et Christophe Miossec, 22 ans à l'époque et déjà plein comme une barrique. Lorsqu'il débarque dans l'Hérault après une saison passée en Bretagne où monsieur fait sa star en réclamant une tablette de chocolat avant chaque match, l'exilé retrouve les bonnes sensations du pays. Plage, hamac, ciel bleu et... Loulou Nicollin qui s'est fendu d'une Porsche pour accueillir sa nouvelle recrue. Laquelle s'explique sur son choix : « J'ai opté pour Montpellier car la vie y est poubelle qu'à Marseille ». Le président et son entraîneur Michel Mézy sont aux anges, conquis par la fraîcheur du natif de Bauru. « C'était le village de Pelé » insiste Júlio qui tient à rendre Edson ce qui appartient à César (ou l'inverse). Bref. D'ailleurs au VFC, on ne savait pas que le Roi Pelé était né à Bochum (ou alors serait-ce une erreur d'interprétation). Allez, on prend un deuxième Ricard avec le défenseur qui nous raconte sa life en quatrième vitesse et sa passion pour les sports mécaniques, juste avant de rejoindre la place de la Comédie où ses nouveaux partenaires attendent pour lui souhaiter la bienvenue. Et un petit bizutage en prime. Júlio César est obligé d'enfiler une toge et de faire le salut romain. L'humour pailladin. Paillard aussi un peu. C'est con, c'est vintage, c'est football et c'est cloube.

Un gars qui enterre sa vie de garçon.

HOLIDAYS IN THE SUN. Henri Michel.


Été 76, Henri Michel n'ira pas dans le Sud rejoindre son ancien entraîneur José Arribas, parti à l'O.M durant la trêve estivale. Ou plutôt si, le patron des Canaris a pris l'autoroute du soleil pour se retrouver à la Tour de Mare, une coquette villa du côté de Fréjus, pour y passer quelques jours de détente. Au programme de l'international français : loisirs, farniente et repos en famille et avec les copains (et les enfants des copains). Henri Michel profite ainsi des petits plaisirs de la vie avec sa fille Caroline, et de la piscine par ce temps caniculaire. L'occasion de poser aussi pour la photo-souvenir en compagnie de Reynald, le fiston de Jean, mais y a aussi Paul, Bertrand et Demanes. C'est beau comme un film de Sautet et rafraîchissant comme un chewing-gum au mentol.

Toujours à jouer avec un ballon, même en vacances.

HOLIDAYS IN THE SUN. Didier Notheaux.

Didier Notheaux en vacances. L'occasion de faire des footings sur le sable avec son maillot préféré.

Bon bah ça y est, les vacances sont terminées. Finie la bronzette sur la serviette mouillée, le ballon de plage et les « chou-chous choco-lat ». Retour à la réalité des terrains gras et des mises au vert où il n'y a même pas de rab' à la cantoche. Didier Notheaux a encore du sable dans les cheveux lorsqu'il évoque la trêve estivale. « Une rupture complète avec le foot » lance, la peau brunie par le soleil, le joueur moustachu qui a profité de ses vacances « pour mener un vie habituelle », c'est-à-dire rythmée par les apéros et les barbecues entre potes à cette époque de l'année. « Le dépaysement. Rien de tel pour récupérer ». Pas faux ça mais au fait, t'étais où Doudou dis-donc pour avoir une pêche pareille ? « A Djerba. C'était la première fois que j'y allais. J'ai fait beaucoup de tennis, de ski nautique, de voile. Je suis revenu crevé ». Bah oui gros malin, mais entretenir sa forme sous le cagnard à 40° à l'ombre, c'est pas trop conseillé non plus. Même les médecins sont formels sur le sujet. Notheaux acquiesce en souriant avant d'avouer à demi-mots les vraies raisons de son coup de pompe post-méditerranéen. « J'étais là-bas en compagnie de Périault, mon équipier du Stade Rennais. Dans un hôtel à deux pas de nous se trouvait Albert Poli ». Ah d'accord, on comprend mieux pourquoi maintenant. L'état physique du Normand est probablement dû aux soirées couscous-boulette endiablées avec les copains, les parties de poker la cibiche au bec qui se terminent à point d'heure et aux footings matinaux sous le soleil de la Tunisie à vomir la Boukha de la veille. Mais, « j'ai passé d'excellentes vacances » résume Didier Notheaux pour clore le débat, les tongs encore aux pieds. Tellement bonnes qu'il n'a même pas envoyé de cartes postales à la famille ni aux vieux poteaux restés dans le coin. Bref, la cassure complète avec le foot quoi !

HOLIDAYS IN THE SUN. Les arbitres en colo.

Panique à Daytona Beach (enfin presque).

Les grands évènements sportifs peuvent aussi avoir un parfum de vacances. C'est, en substance, l'impression laissée par les arbitres et les officiels de la coupe du Monde 74, réunis pour l'occasion dans un camp d'entraînement perdu au fin fond de l'Allemagne afin de préparer au mieux leur tournoi. Si la RFA n'est pas la destination préférée des estivants, nos hommes en noir y peaufinent cependant leur condition dans un cadre bucolique et champêtre, propice à la joie du vivre ensemble. La fameuse théorie d'un groupe qui vit bien, immortalisé par l'œil du photographe en fin de stage. Un départ sur l'air des lampions et des chansons de l'été. Ah, ces jolies colonies de vacances. Tous les quatre ans on voudrait bien que ça recommence. Merci papa, merci maman. Tiens, en souvenir, je vous ai ramené une jolie photo en plus du collier de saucisses de Francfort.

HOLIDAYS IN THE SUN. Hervé Revelli.


La promenade des Anglais, c'est chic et drôlement classe. C'est aussi devenu le lieu de rendez-vous incontournable de la famille Revelli. Celle du grand frangin, Hervé, qui pose sa caravane sur la Côte pendant l'été 71. Un contrat de deux ans chez les Aiglons dans la poche du futal (1971-73), l'ancien stéphanois ne boude pas son plaisir de goûter à son nouvel environnement sous l'œil complice du photographe. Un changement d'air et un parfum de vacances à Nice dont profitent également sa femme et p'tit Franck, tout heureux (même si la joie paraît contenue) de participer au bonheur familial dans le cadre ensoleillé de la Baie des Anges et de poser pour la photo-souvenir. Peut-être aussi un cliché en forme de carte postale adressé au frérot, resté pour un bail dans la grisaille du Forez.
  

HOLIDAYS IN THE SUN. Philippe Gondet.

Clint Eastwood (à droite) et le commissaire Maigret enquêtent dans le milieu de la pêche.

Les vacances de Philippe Gondet ? Très simples et à l'ancienne quelque part vers Joinville. Une bonne occasion pour l'ancien Nantais de ressortir le béret et se replonger dans le temps, à l'heure du Font Populaire et des premiers congés payés. Nous sommes au mois d'août 71 et l'ex-international se dirige vers une retraite pépère à seulement 29 ans. Blasé par les blessures et un temps de jeu réduit à une peau de chagrin sur les bords de l'Erdre, le Canari quitte le nid familial pour poser ses valises en région parisienne. Paris-Joinville. Un club sympa et populo, « le seul véritable club parisien, confesse la nouvelle recrue. Son stade se trouve dans le XIIème arrondissement ». Un bon argument en tous cas pour profiter un peu du coin. Le contrat signé, Gondet occupe la trêve estivale en y mêlant loisirs et plaisirs simples. Au programme du buteur: La pêche avec un copain - Jojo le matelos - sur les bords de la Marne et les bonnes parties de pétanque dans le jardin de la maison (toujours avec Jojo le matelos et un teckel). Sa venue près de Paris, c'est aussi l'occasion de retrouver les vieilles connaissances et partager une balade en pédalo avec son ancien coéquipier Le Chenadec. Un été ensoleillé pour l'attaquant tricolore, sur un p'tit air de guinguette, avant de découvrir les joies du « National », l'ancêtre de la D.II, et les parties de campagne du dimanche après-midi.

Un chien dans un jeu de quilles (ou presque).

Gondet-Le Chenadec. Amicalement vôtre.

HOLIDAYS IN THE SUN. Marco Van Basten & Frank Rijkaard.

Marco Van Basten au service...

Après l'enchainement des compétitions et des titres accumulés en une année avec la Oranje et Milan AC (Euro et scudetto 88, coupe des clubs champions 89), Marco Van Basten et Frank Rijkaard s'envolent pour les Caraïbes à l'été 89 afin de s'offrir quelques jours de vacances bien mérités. A la Barbade, nos deux Hollandais en profitent pour récupérer de ces saisons pleines, riches en émotions, et se laisser aller à leur passe-temps favori loin de la fureur des stades. Au programme: ping-pong pour le buteur acrobatique, ou plutôt une interprétation très locale du tennis de table avec des raquettes sorties d'un autre âge et balle de tennis, pendant que son coéquipier s'initie aux sports de glisse et au surf en particulier. Des occupations qui, malgré une pratique amateur, demandent une grosse dépense d'énergie sous la chaleur de l'île au soleil. Heureusement, il y a la pause-détente du midi pendant laquelle nos vacanciers peuvent se restaurer sous la paillote en bambou du village où ils résident, avant une petite sieste et la reprise des activités l'après-midi. Un moment visiblement trop long pour Marco le pongiste qui ne quitte plus son matériel même en mangeant, impatient de connaître l'évolution de ses progrès au service lifté. En soirée, c'est au bar dudit village que les Milanais se retrouvent pour un débriefing sans pression, ou presque, de leur journée. En toute décontraction et slip ou caleçon de bain selon les affinités de chacun. Une affaire de goût en quelque sorte.

... et Frank Rijkaard à la plonge. Drôle de repas sous le soleil des Caraïbes.

Deux hommes et deux visions différentes de la mode.

HOLIDAYS IN THE SUN. Dominique Bathenay (c'est la rentrée !).

Dominique Bathenay au générique d'Amicalement Vôtre.

Durant l'été, Dominique Bathenay pratique des activités nautiques à la manière du duo de dragueurs Brett Sinclair/Danny Wilde ou, plus proche de chez nous mais moins funky, du petit prodige Patrice Martin. Un bon moment de détente pour couper avec une saison harassante et recharger les batteries entre deux séances de farniente : « J'aime le ski nautique. Mer, soleil, vitesse, c'est très agréable... une fois qu'on est sorti de l'eau ». A peine le stade de l'apprentissage terminé qu'il est déjà temps de penser à la rentrée des classes avec ses cris, ses pleurs et les séparations déchirantes. C'est une maman très câline et réconfortante qui accompagne fiston à l'école : « Allez mon trésor, j'te fais un p'tit bécot. Ne t'inquiète pas, tout va bien se passer. Tu vas retrouver les copains, tout ça. Surtout tu écoutes bien en classe, et tu ne réponds pas à ta maîtresse. Et tu ne fais pas de boulettes avec ta mie de pain à la cantine pour les jeter sur le surgé. Sois sage mon biquet et à ce soir ». Mais justement l'école, c'est pas trop son fort au milieu stéphanois qui revient sur son parcours scolaire : « On me dit que j'ai des facilités pour étudier. Ça ne m'intéresse guère. Pendant mes années de pension à Valence, je suis souvent consigné le dimanche. Je chahute au dortoir ou à l'étude. Je conteste ou, plutôt, je réponds. Je n'aime pas m'incliner ». Des allures de cancre pour ce sous-doué qui connaît quelques problèmes avec la discipline mais garde un bon souvenir de sa période boutonneuse : « Le temps de l'école, c'est le meilleur: des copains, pas de responsabilité. On se laisse aller. J'aurais pu mieux faire ». Dominique Bathenay fait surement référence aux observations écrites sur son bulletin. Heureusement pour lui qu'il y avait la gym et les sports co pour relever la moyenne. Comme il le dit lui-même : « Le football pro, c'est une bonne école aussi. Dure, instructive ». Là, Bathenay marque un (bon) point. Quand on est un branleur, ça aide parfois de savoir taper dans un ballon au niveau de l'orientation, même si bien souvent les 0-0 récoltés au tableau d'affichage paraissent aussi chiants qu'un cours de maths ou les bulles en sciences nat' chopées en interro surprise.

HOLIDAYS IN THE SUN. Vahidin Musemić.

Musemić-Molitor. Deux m&m's sur un bateau.

Quand il paraphe son contrat à l'OGC Nice au début de l'été 1974, Vahidin Musemić ne le sait pas encore mais il vient de s'inscrire à un super centre de loisirs. Un lieu idéal pour se faire de nouveaux copains et optimiser l'intégration de l'ancien joueur du FK Sarajevo. Au programme, des activités diverses et variées comme le parachutisme en caleçon de bain et une balade en mer sur rafiot avec son tuteur (Marco Molitor). Le tout dans une ambiance sympa et décontractée. Sport extrême et détente, c'est tous les jours les vacances sur la Côte d'Azur pour celui qu'on surnomme « Orao » - l'aigle dans sa langue natale - au pays. Une bonne raison de signer chez les Aiglons au passage, en plus des activités estivales proposées par le club azuréen, pour cet ancien étudiant en chirurgie-dentiste qui met un terme à sa carrière à seulement 29 ans en raison des nombreuses blessures qui jalonnent son parcours de footballeur. Deux-trois fractures de la jambe et quelques traumatismes crâniens, l'attaquant bosnien s'est un peu planté dans le choix des options à l'école. C'est d'ailleurs bientôt la rentrée et l'occasion d'acheter de nouveaux habits pour la photo de classe. Musemić s'y prête avec nonchalance malgré un maillot trop court. Pendant ce temps-là Guillaume Hoarau est encore et toujours blessé comme Mus. Mais lui c'est une buse !

Phil des Charlots essaie un maillot de foot !

HOLIDAYS IN THE SUN. Jairzinho.


En vacances, on oublie le short et on porte le maillot de bain bariolé Copacabana - serré pour mettre en valeur le paquet - chez Jairzinho, l'attaquant brésilien avec une plastique de Big Jim. Jair foule le sable chaud en toute décontraction comme il le fait sur le pré durant la saison. La coupe de cheveux qui ne bouge pas d'un poil, comme celle de Big Jim quand on la tourne, et une classe naturelle dans une posture qui renvoie à l'image du dragueur des plages reniflant sa future proie. Le peigne dans le slip en moins. Pas besoin. Jair assume ses racines afro et compte bien profiter de la saison estivale, pose à l'appui, pour inscrire d'autres lignes à son tableau de chasse en jouant sur un physique d'Apollon. Des conquêtes non-retenues dans les stats officielles du joueur. Mieux vaut jeter un oeil sur le carnet d'adresses du Carioca bodybuildé à l'inter-saison. Gol do Brasil. Disons plutôt nana bien gaulée sur le grill. « Bah c'est l'été, c'est bonheur, c'est la fête ». Heu, du slip tu veux dire Jair. Sinon, encore un peu d'huile sur les pectoraux mec ?

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...