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FOOT ROCK AND ROUFLAQUETTES. Billy Bonds.


BILLY BONDS.
Petite frappe de l'East End avec des gnons sur la tronche, traces d'un gaillard qui n'a pas froid aux yeux quand il s'agit de faire la bagarre, c'est Billy Bonds : agent très spécial de West Ham où il effectue toute sa carrière. Une bonne vingtaine d'années chez les Hammers (de 1967 à 88) à punir ses adversaires du côté d'Upton Park quand l'ICF règle ses comptes avec les bandes rivales dans tout le pays. Chronique prolétarienne. Bien trempé dans la tradition anglaise, Billy Bonds transpire le foot, la bière et la baston. Et rote sous le pif de la reine, comme Cockney Rejects – le combo punk-oï pro-Hammers – éructe l'hymne du club et n'hésite pas à causer de hooliganisme dans ses textes. Le style casuals. Plus classe et moins virulent, Billy Bonds préfère les stars et THE STRYPES, un groupe de foutus irlandais sapés comme des mods, élevé au son du rythm' and blues et au rock-garage. En mode revival. Un retour à une époque bénie où Billy soulevait la Cup... et les jupes des filles.


FOOT ROCK AND ROUFLAQUETTES. Christian Rufli.


CHRISTIAN RUFLI.
Christian Rufli, c'est un peu le André Tota du Suisse ! Sans l'enfant-star dans les pattes. Enfin si, un peu quand même. Vincent - le fiston que les habitués de Gaston Gérard connaissent bien - pratique le marquage à la culotte pour le DFCO. Au poste de latéral comme papa, qui porte une moustache de mousquetaire comme Tota. Le style d'une époque qui a traversé les Alpes et un mode de vie (international) des amateurs de hard-rock des seventies. Comme en plus le bonhomme est amateur d'une bonne Feldschlösschen – la bière locale – bien fraîche à la sortie des vestiaires du Chênois, Rufli la rouflaquette dénote au pays des Helvètes. Une nation bien trop neutre pour un gars qui a cousu un patch de MANOWAR dans le dos de la veste en jean. C'est peut-être ça qui lui a coûté sa place avec la Nati, qui préfère les eaux calmes du Léman aux riffs incendiaires de « Smoke on the water » des copains Deep Purple. La tache sombre d'une carrière honnête menée du côté des Trois-Chêne, la banlieue morose de Genève. Plus triste, le bonhomme a passé l'arme à gauche – pas trop son côté préféré en fait – le 30 avril dernier, terrassé par un cancer. Paix, amour et pittbulls à ton âme.



FOOT ROCK AND ROUFLAQUETTES. Jean-Christophe Thouvenel.


JEAN-CHRISTOPHE THOUVENEL.
J.C, c'est le prototype de l'auditeur assidu de Francis Zegut, le défenseur ultime, sur les grandes ondes, du hard-rock en France dans les 80's. Les cheveux raides comme la justice for all de Metallica, Jean-Christophe Thouvenel fait Wango Tango lorsqu'il signe au Paris F.C en provenance de Genève et sa fameuse équipe : la serviette de Geneviève. Un peu trop neutre tout ça pour un gars plutôt porté sur le bandana collé au front comme Axl Rose. A Paris, J.C ouvre grand les cages à miel et se colle une réputation de dur à cuir tendance perfecto. Quelques écarts de conduite sur le pré et de vilains tours entre les murs de la cité plus tard, J.C se retrouve à Bordeaux chez Claude Bez, sa moustache et son château du Haillan. Dans son cabas, J.C a gardé ses cassettes de Manowar, Judas Priest ou Twisted Sister mais en Gironde, le défenseur heavy apprend l'art de vivre et le bon vin. Bien mieux pour la vie en société que les riffs casque à pointe d'ACCEPT, pour lequel il garde cependant une tendresse particulière. La rigueur allemande peut-être.


FOOT ROCK AND ROUFLAQUETTES. Alex Forsyth.


ALEX FORSYTH.
Pensionnaire des Red Devils de 1972 à 79, Alexander Forsyth – il préfère Alex – n'est pas vraiment un titulaire indispensable à Manchester United. Le défenseur écossais – dix sélections au comptoir, au compteur sorry, et une kyrielle de pintes pendant les rassemblements – formé puis viré par Arsenal au début de sa carrière, cire plus le banc qu'il ne jouit d'un temps de jeu conséquent. Alex profite alors d'une carence de convocation sur le pré pour écumer les pubs de la cité mancunienne, et noyer ses rouflaquettes et son chagrin dans l'alcool. C'est là, dans les salles enfumées, entre les happy hours et une partie de fléchettes, que le lad à gueule d'ange parfait sa culture musicale et son look de rockeur décadent. Avec son faux air de Dennis Lyxzén, Alex Forsyth est International (grâce à la Tartan Army), Noise (il fait du bruit en rotant ses bières), Conspiracy (à cause de son coach qui l'oublie trop souvent sur la feuille de match) et songe de plus en plus à sa reconversion post-football. Perdu pour les Rangers, qu'il fréquente épisodiquement de 1979 à 82, Forsyth s'imagine alors leader d'un combo à guitares rentre-dedans. Une manière d'exorciser la frustration accumulée au cours d'une carrière up and surtout down, et de prendre son pied à cracher sur le public sans risquer l'expulsion du terrain. Pour lui, la scène, quelque part, c'est le théâtre de ses rêves. Un peu comme un concert de FRUSTRATION, son groupe préféré improbable et le copié/collé frenchy post-punk de Joy Division.



FOOT ROCK AND ROUFLAQUETTES. Louis Philips.

LOUIS PHILIPS.
Tout au long de sa carrière, Louis Philips reste fidèle au R.F.C Liégeois, son dessert préféré visiblement, et à une barbe qu'il laisse pousser au mitan des seventies. Une manière peut-être personnelle à l'époque de célébrer la fin de la guerre du Viet-Nam et/ou paraître plus viril sur le pré. Le défenseur des « sang et marine », 338 matches au compteur entre 1968 et 83, est un caractère trempé, à la mentalité irréprochable, engagé le terrain comme dans la vie. Dans le civil en effet, « Kiki » (son surnom pour les intimes) exerce la profession d'avocat. Un métier qu'il partage à mi-temps avec le football et son R.F.C. Pour les habitués du vel' de Rocourt, « Kiki » est le défenseur des causes perdues ou encore le sauveur des situations désespérées. Droit comme la justice et dans ses crampons, Kiki garde sa dignité face au rival d'en face, le Standard. Dans l'ombre des « Rouches », Luis Philips plaide pour le Royal. La semaine, il défend des clients chelous impliqués dans des histoires de came. Foot, drugs et barbe à papa tango charlie hebdo. Une âme d'avocat gauchiste et de joueur du dimanche, à l'image d'un football prolo bâti sur la solidarité et le collectif. Louis Philips, c'est un film de Sautet avec une B.O revue par le groupe canadien Godspeed You Black Emperor. La vraie vie d'un mec vrai, simple, intègre. Sa carrière sportive prend fin au début des 80's. Il quitte son boulot d'avocat un peu plus tard, avant de friser le burn-out. « Quand, au pénal, on vous demande sans cesse de défendre des drogués dont le comportement est imprévisible, lâche le hipster liégeois désabusé par les codes de la profession, il arrive un moment où vous vous posez des questions. J’ai été confronté à des cas qui étaient réellement indéfendables. Je sais que c’est grave de dire cela pour un avocat, mais c’est ainsi. » Plus en phase avec son métier, ni avec le football d'ailleurs. Le R.F.C a oublié son modèle au look atypique. Pas un coup de fil. Le « Grand barbu » s'éteint discrètement un 31 décembre (2103). Une fin sans la moindre forme de procès.



FOOT ROCK AND ROUFLAQUETTES. André Tota.


André Tota.
Aujourd'hui le fiston soulève le cœur des adolescentes à grands renforts de tubes. Comme en plus M Pokora présente une jolie gueule, et qu'il a du style selon nos chères ados, le beau gosse jouit d'une côte de popularité énorme. Un peu comme papa quelques décennies plus tôt. Dans son style à lui, c'est-à-dire une quelconque ressemblance avec le chanteur Christophe. Après un passage à Metz, son paradis perdu en quelque sorte, André Tota déboule à Troyes dans l'Aube, au mitan des seventies, avec ses longs cheveux blonds comme les blés et sa moustache gaillarde. La période est au glam dans la cité de l'andouillette à cette époque, et l'attaquant d'origine polonaise épouse le genre, entre maillot « petit bâteau » et dernier LP de Slade, T-Rex, Sweet ou Ziggy Bowie. Sous la tenue officielle du club, André Tota chausse les plateform boots et rêve de son prochain transfert chez les New York Dolls ! Histoire de changer d'air et quitter le jardin pittoresque du stade de l'Aube, où Dédé se sent finalement un peu à l'étroit, sans vilain jeu de mot. C'est le team du moment. Entre strass, paillettes et glitter-rock. Une version alternative du légendaire Cosmos de Pelé. Sinon en France, parce qu'il existe aussi de bons groupes par chez nous, André Tota vient de scotcher sur JACK OF HEART, des mecs de Perpignan - 66(6) - qui balancent un rock garage-psyché en porte-jarretelles. Sans doute aussi à cause de la moustache que porte son leader Piero Ilov, sosie de Patrick Dewaere, le roi du coup de tête. Tout ça à des années-lumière de Matt (the Hoople).


FOOT ROCK AND ROUFLAQUETTES. Dragan Pantelić.


Dragan Pantelić.
Le loulou en question est né dans les noisettes, Lešnica en fait, la traduction française du patelin serbe où il commet ses premiers méfaits. Faut dire aussi que Dragan Pantelić une gueule de pôle emploi : des cheveux gras comme du gazon par temps de pluie, des rouflaquettes huileuses qui longent ses grandes cages à miel, et un bouc de bandit des Balkans. Un look de biker tchetnik parti en résistance contre le conformisme et les bonnes mœurs du football au pays de Candy. En Yougoslavie, traduisez par Tito. D'ailleurs, Dragan ne fait rien comme les autres. Portier (presque) inamovible de Radnički Niš (1971-81), il prend pour fâcheuse habitude de tirer les pénos, volant ainsi la vedette aux attaquants de son équipe. Pantelić est un frontman et inscrit vingts buts dans sa carrière, dont deux avec la sélection nationale. On est jamais aussi bien servi que par soi-même. Tournée générale pour tout le monde, c'est Dragan qui rince. Et qui trinque aussi, lors de son passage en France chez les Girondins de Bordeaux. Le dragon déboule sur les bords de la Garonne avec une image d'aboyeur au sang-chaud. Bonne pioche. Il se prend la tête un soir avec un arbitre et le secoue un peu, histoire de lui montrer qui est le vrai patron sur le pré. Il prend un an de suspension. Le Yougo plie bagage et retourne chez lui avec le scalp de l'homme en noir pour retrouver son championnat national. De niveau D4 comme le groupe qu'il écoute en boucle avant de pénétrer sur la pelouse. Motherfucker, Dragan is not dead.


FOOT ROCK AND ROUFLAQUETTES. Momčilo Vukotić.


Momčilo Vukotić.
A 12 ans, Momčilo Vukotić endosse son t-shirt préféré du F(uc)K Partizan. On peut vivre en régime socialiste et afficher des insanités punkisantes importées de l'Ouest décadent. Puis « Moca » - un surnom révélé par le marc de café - est né comme ça. Provocateur, dissident et anti-tout. BORN BAD, Jack of Heart et Ivan Ćurković dans l'esprit, le Serbe file un mauvais coton au sortir de l'adolescence. Il s'achète un look sous le manteau et quelques cassettes piratées de Hunx and his Punx. A 20 ans, « Moca » arbore la moustache Jugoslavija, des rouflaquettes galloises et trace la route en Zastava customisée aux capsules de Karlovačko. Sans but précis, le Yougo écrase la pédale des freins du côté de Bordeaux en pleine période post-punk, où il s'enfile des caisses de rouge. Un label étoilé de préférence. (Baby) bitch boy mal embouché, Brian Wilson sucks ! Mais l'air du pays lui manque. Momčilo Vukotić retourne prêcher pour sa paroisse et enfile à nouveau son maillot d'enfer - F(uc)K Partizan - rayé noir et blanc qui cache un gros tatouage des Cramps dans le dos. « A force de siffler du blanc sur la ligne de touche, on finit aussi par en choper dans les mollets » ironise t-il à la fin de sa carrière tout en restant un poison Ivy dans la surface.


FOOT ROCK AND ROUFLAQUETTES. Mike Flanagan.


MIKE FLANAGAN.
Drôle de choix que ces New England Tea Men. Mais Mike Flanagan n'est pas à une provocation près. Pas vraiment vert, plutôt porté sur le rouquin, Mike-la-terre-entière quitte son Angleterre natale et Charlton Athletic pour siroter dans les sal(o)ons amérloques. Sur un coup de tête. Une vieille habitude en fait. Mike-la-bagarre et son gros tarin ne sont pas élevés aux bonnes manières du tea-time, des biscuits et du p'tit doigt levé. Pas gentleman-dandy pour un pound, Mike-la-rage trouve santiags à ses pieds en débarquant dans la banlieue de Boston. Un nom qui cogne pour ce mercenaire adepte du lever de coude et de la main sur la gueule. Le Far-West, c'est le panard pour Mike-la-moustache-hurlante qui découvre le Nouveau Monde, sa Bud à la pisse et son rock grassouillet branché sur un mur d'amplis. No more pop ou bien Iggy, Mike-la-frisouille kiffe Foo Fighters et Dave Grohl. Le nirvana. Parce que lui aussi est comme un ouf sur le pré et qu'il tatane sévère en cas de grabuge. Et c'est souvent ce salopard qui provoque.

Mike Flanagan s'en gratte le cul.


FOOT ROCK AND ROUFLAQUETTES. Ronald Spelbos.


RONALD SPELBOS.
On lui donnerait presque Bernard-Pierre Donadieu sans confession avec sa moustache barbare et son regard sombre comme une ruelle. D'ailleurs Ronald Spelbos est aussi un acteur: sur les terrains vagues de la Eredivisie où il ne fait pas toujours bon évoluer à voir la mine du loulou. Sa spécialité: les règlements de compte au sortir des vestiaires à coups de nunchaku, le cran d'arrêt planqué dans les bas, une sale habitude dans le pays, et les crampons bien limés comme un p'tit blanc au comptoir. De la dynamite. Very B.A.D tel un single du combo formé par Mick Jones. Avec Ronald, il y a toujours du clash dans l'air. Sûrement un lien indirect avec son prénom de président cowboy maître de l'univers. Disons le rectangle vert pour le brutus hollandais. Mais à la différence de l'ex-co-leader du punk-band angliche, Ronald est lui le seul boss sur le pré. C'est écrit en toutes lettres dans son nom. SPELBOS: jouer comme un chef en batave. De son côté, Mick Jones a fini depuis belle lurette d'hurler « ni dieu, ni maître » à tout va. Cramé au Carbon/Silicon aux dernières nouvelles.


FOOT ROCK AND ROUFLAQUETTES. Wolfgang Rausch.

 

WOLFGANG RAUSCH.
La tête de l'emploi le Teuton! Le problème est qu'il n'a jamais su trouver lequel. Pour Wolfgang, le foot est un passe-temps. Ni plus ni moins. Un petit décrassage du cerveau et des guiboles flageolantes des cuites ramassées pendant la semaine. D'ailleurs Wolfie ne l'a pas fait exprès, son nom inscrit à la pointe de son casque est sans équivoque. Rausch. Complétement plein en Allemand. Drôle de destin surtout quand on choisit la Bavière et Münich au cours de sa carrière. Le choix du cœur prend le pas sur la raison. Et Wolfgang de perdre définitivement la boule lors de son exil aux States à Dallas Tornado. Sans tatouage mais avec le stetson et une plume dans le cul. La conquête de l'Ouest avec les cowboys et les indiens, le boogie-rock siphonné des EAGLES OF DEATH METAL en toile de fond. Hug(hes) moi Wolfgang, toi Jesse ? Et le destin qui accomplit une nouvelle fois son œuvre. Wolfgang réalise la meilleure partition de sa vie en se laissant pousser les bacchantes, et d'enfourcher le chopper pour tracer la route 66. Easy rider. Ou take it easy avec la chopine au fond de la sacoche.

Wolfgang Rausch et le copain de Barbie en tournée.


FOOT ROCK AND ROUFLAQUETTES. Terry Conroy.


TERRY CONROY.
Surnommé « cannes blanches » par ses fans, Terry Conroy devient le leader naturel du groupe qu'il intègre à la fin des 60's, the St(r)oke(s) City, en virant Julian Casablancas à grand coup de pompes dans le train. L'Irlandais ne fait pas de manière avec ses cheveux mi-roux mi-orange comme son ampli, et devient l'icône d'une jeune génération bercée par le do it yourself, les trois accords plaqués sur le manche et le jeu tout en barré. Un mouvement est en marche et Terry Conroy suit la mode en crachant à la gueule des vieilles idoles. Une vraie PIL électrique sur le pré qui allume les projecteurs des clubs miteux jusqu'à ce jour béni de mars 72. « White legs » signe un contrat en or avec un promoteur de concert londonien et se produit sur la scène de Wembley bien avant Queen et son régime fasciste. Terry la bête du diable et ses potes (les Potters in English, le surnom de Stoke City) niquent Chelsea et lui chopent la tête d'affiche. Le buzz de l'année puis retour aux productions plus underground avant le split en 1979 au moment où l'autre rouquin de John Lydon sort « Death disco » avec PUBLIC IMAGE LIMITED. Conroy crame alors la strato et s'achète une perruque afro en revendant des K7 pirates du « League Cup '72 live » sous le manteau, histoire de descendre quelques pintes ambrées. Pour lui, la musique c'est fini. La Ford Capri aussi.

A la tienne, mon salaud !


FOOT ROCK AND ROUFLAQUETTES. Norbert Nigbur.


NORBERT NIGBUR.
Norbert Nigbur aime la coupe. Pas que sur le plan sportif visiblement. Le gardien (occasionnel) de la Mannschaft et de Schalke 04 brille également par sa tignasse circa 74. Un truc qui incarne l'esprit de l'époque. « Za m'a couté trois Deutsche Marks zette betite folie ». L'équivalent d'une coiffure à deux balles d'après le convertisseur en Euros, et selon l'avis des professionnels du métier : «  On a en a connu un autre aussi qui était dans le même délire. C'était dans les 90's. Chris Waddle ! Oh, qu'est-ce qu'on s'marrait avec lui ». A l'inverse du m(r)etrosexuel anglais, chanteur maintream à ses heures perdues, Norbert Nigbur plonge tête baissée dans la branchitude underground. Un look travaillé, inspiré par l'esprit glam-rock malgré ses faux airs de Brian Jones parti sur une comète. « Z'ador-euh. Un massacre ! Comme le groupe là ». Allez, on ne peut plus arrêter Norbert qui sort les 33 tours de la discothèque. Bowie, New York Dolls, Bolan, Slade, Mott the Hoople. Pas si improbable en fait à voir l'allure du type. A la coule et bien dans ses fringues. Mieux qu'en short et crampons s'il pouvait faire un choix. Norbert à une image à défendre backstage auprès des groupies qui frappent à sa loge. Pour faire un truc à trois peut-être ? Bah, c'est son chiffre à priori.


FOOT ROCK AND ROUFLAQUETTES. Hugo Bargas.


HUGO BARGAS.
Hugo Bargas est jeune et plutôt fun. Genre le maillot sur le slim. Paragon de la nouvelle scène française, les « Baby rockeurs » parisiens qui piquent les disques aux parents cools. Sonic Youth, Libertines. On fait sa sauce et ça sonne comme la pop tendue de THE PARISIANS - from Paname, ça semble logique - qui jouent les derbies Boca-River à la guitare. Explosif mais improbable à voir ses airs de Ben Arfa époque « Thriller ». La main sur les couilles et les p'tits cris stridents. L'image colle mieux à (u)Hugo, mais Bargas s'en tamponne un peu de tout ça. L'argentin joue son « Dernier tango à Paris » sur les bords de l'Erdre à Nantes et les salles des fêtes mal éclairées de Metz et Louhans. Des lampions pour Hugo qui endosse finalement le costume du chanteur contestataire exilé. Une vie rock'n'roll aussi quelque part.


FOOT ROCK AND ROUFLAQUETTES. Dries Visser.


DRIES VISSER.
Cheveux en bataille comme celles qu'il mène au sein de sa défense, dents serrés comme ses futals moule-burnes aussi grosses qu'un ballon gonflé et bacchantes heavy-metal, Dries Visser aussi les poings n'est pas là pour amuser la galerie ni se fendre d'un geste technique inutile ou hasardeux. Il tranche dans le vif du sujet (plus généralement de son sujet) comme un viandard jamais repu. Kill'en all. Des tacles comme un riff saignant, pas toujours à point ou alors de suture pour ses adversaires, Dries file des bleus à qui oppose la moindre résistance. Un gars toujours dans le rouge. L'appel du sang ou d'un VU-mètre martyrisé par la puissance des guitares. Dries mouline sur la six-cordes et travaille les vocalises. Du lourd et du gros son comme son groupe préféré improbable METALLICA. Le sosie de James Hetfield décède en 2006 dans un accident de la route. Une trajectoire qui se termine droit dans le mur. Du son. Pour justifier un caractère trempé dans l'acier et son goût pour le trash (metal).


FOOT ROCK AND ROUFLAQUETTES. Bram Braam.


BRAM BRAAM.
Un nom qui ronronne comme un bon vieux Zundapp au démarrage. L'odeur du cambouis sur le t-shirt Saxon. Le cul posé sur le biplace, crinière au vent et les mouches collées sur les dents. Bram Braam. Un nom qui fait du barouf' comme un ampli Orange qui crache ses décibels. Bon après si ton ampli fait bram braam quand tu le branches, c'est pas bon signe. Sataniste pour Bram Braam qui démarre au quart de tour, la veste en jean cloutée, patch Metallica dans le dos, les Americana au pied et le moule-burnes zébré comme Scorpions. Hard-rock is a lifestyle. Et il en a Bram Braam. Mais va finir par me niquer les oreilles avec son 80cc kité et sa musique du diable. Le speed-metal. Son truc à lui. Rapport au Zundapp sans doute. Ça carbure au Netherlands. A l'éther tout court pour Bram Braam et sa gueule de Bon Scott nordique. If you want blood, you've got it ! J'te fais un burn sur tes dents si tu m'rends pas mon dernier AC/DC. Bram Braam... Merde ça y est j'ai le moteur qui s'emballe moi maintenant. A cause de toi connard ! En plus pour le faire chier, ses potes l'appellent «trottinette» comme Kees Rijvers, un vieux compatriote batave au prénom trop cool pour lui. Des vrais connards ses friends effectivement, mais pas trop parce que Kiss c'est bien aussi.



FOOT ROCK AND ROUFLAQUETTES. Kenny Burns.


KENNY BURNS.
Nottingham's burning et Kenny, la tête de Turc de Cartman et ses potes de Southpark, is dead. Pas vraiment une tête de Turc salade-tomate-oignon d'ailleurs Kenny Burns, mais plutôt un air tristounet de Schmoll sans Mehmet, comme un vagabond solitaire sur la route de Memphis. Sans disc-jockey. La fête est moins folle. Kenny tire la gueule, la moustache triste, le regard de chien battu et la chevelure blonde effilée au vent. La truffe morose, Kenny a un coup de blues. John Spencer sans l'explosion. C'est moche de vieillir et ressasser les bons moments sans personne pour l'entendre. Le glam-rock est mort quand Bolan s'est collé contre un arbre. 1977: année destroy. Inconsolable, Kenny Burns definitely looks so S(L)AD(E) parce qu'il est quand même très boots à talons et pantalon vinyle. Toujours avec ce côté pince-sans-rire parce que Kenny rigole quand il se brûle les doigts. Dans le cul. Pfff... même avec ça il est pas vraiment détendu. So sad, so SLADE...



FOOT ROCK AND ROUFLAQUETTES. Roland Sandberg.


ROLAND SANDBERG.
Le Garcimore blondinet de la Mer du Nord. Un tantinet moins drôle que le magicien ibère et pourtant, Roland Sandberg vient lui aussi du froid. La neige tout ça. Bref. Et lui aussi a les cheveux gras. Une bonne touffe huileuse qu'il entretient avec des rouflaquettes 100% rock'n'roll Sweden. Le pays des gros riffs hard-rock et des tifs en pagaille. Une gueule mi-ange mi-démon. Plutôt demi pour lui avec les capsules dans la poche du short. Même si sa place est à la pointe de l'attaque suédoise, Roland est habitué à lever le coude et laisser quelques ardoises dans les bars de son pays. Pour éviter les embrouilles, le gars au prénom de synthé et au nom de basse file en douce en Allemagne, la patrie des trois B. Blond, bière et bourrin. La trilogie teutonne. Le gaillard s'en accommode pas mal non sans avoir emporter dans ses bagages et ses santiags quelques trésors du pays. Un truc qui fait des bulles et de la mousse comme THE MAGGOTS, un groupe qui rapporte pas beaucoup d'oseille à la maison mais déchire carrément l'oignon. Et Roland au synthé ?


FOOT ROCK AND ROUFLAQUETTES. François M'Pelé.


FRANCOIS M'PELE.
Alors comme ça François M'Pelé. OK d'acc'. Comme pas mal de monde d'ailleurs. Le Brésil 70. Viva Mexico et sans bas, des gestes d'anthologie gravés dans les mémoires ou sur DVD. Mais même avec un maillot Kopa... cabana sur le cul, pas trop non plus, ce qu'il préfère par-dessus tout, bien avant le jeu fluide de la Seleção au rythme de la samba, c'est le jus de chaussettes carabiné. Un truc au caractère bien trempé qui renifle de la semelle, et ne fait pas spécialement l'unanimité comme le Roi. Alors si François M'Pelé, certes, il ne fait pas toujours dans la dentelle et déteste lécher les pompes des gens qu'on porte sur un trône. Ou plutôt pas celui sur lequel les Rois sont sacrés. Lui c'est une vraie (ch)étron sauvage comme sa musique de crados qui refoule du bec et cogne sévère les tympans. Un peu comme son groupe préféré improbable, DANKO JONES, toujours debout et jamais K.O dans le chaos infernal des larsens.



FOOT ROCK AND ROUFLAQUETTES. Steve Archibald.


STEVE ARCHIBALD.
Un Spur carrément chaud, limite bouillant, qui aime bien brûler ses cartouches et son espérance de vie. Pas de concession. Steve Archibald passe sa vie sur un fil, joue le trompe-la-mort, sans filet, ou plutôt uniquement sur un terrain de foot, histoire d'en planter quelques-uns au fond. Le reste de son temps, il le passe au pub du coin à siroter ses primes de matches et s'acoquiner avec des dealers du nord de Londres. De mauvaises fréquentations qui lui filent une sale image de junkie. Sur les photos ou au quotidien. Encore un bad boy qui trempe dans le rock'n'roll, la dope et les nanas pas bien farouches. Un mec qu'on dirait paumé, loser à plein temps, avec une rage de fauve en dedans. Hooligan l'animal. Un peu comme son groupe préféré improbable, SUPER FURRY ANIMALS, un combo qui sait montrer les crocs quand il le faut.



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