L'été venu dans les Pouilles, c'est carrément la fournaise. L'occasion pour les estivants de se rafraîchir avec une bonne glace Alaska, une gourmandise produite depuis les années 60 à Veglie, petite localité de la banlieue de Lecce. Son créateur, Ernesto Guarini, est un passionné de football qui se tourne naturellement vers le sponsoring en 1985, lorsque l'Unione Sportiva Lecce accède pour la première fois de son histoire en Serie A. Une saison qui part cependant très vite en déconfiture pour les hommes du coach Eugenio Fascetti. Les supporters du stadio Via del Mare sont refroidis par le niveau des grosses écuries du Calcio et leur pléthore de stars. L'espoir, né de la montée puis du retour de l'enfant du pays Franco Causio et l'apport en attaque du futur champion du monde, l'Argentin Pedro Pasculli, fond comme une glace au soleil. Un parfum au goût amer pour des Giallorossi dévorés tout au long de la saison, lesquels dans un sursaut d'orgueil, privent l'A.S Roma du Scudetto en allant s'imposer au stadio Olimpico lors de l'antépénultième journée du championnat. Une victoire symbolique en guise de dessert avant le retour en Série B. De son côté, Ernesto Guarini assure néanmoins une visibilité nationale à son groupe grâce à cette première expérience parmi l'élite du football transalpin.
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MILAN A.C 1984-85.
MILAN A.C 1984-85
En haut : Giunta, Casiraghi, De Solda, Terraneo, Nuciari, Galli, Cimmino, Di Bartolomei.
Au milieu : Tessari (ent. adj.), Ferrari, Verza, Battistini, Manzo, Liedholm (ent.), Hateley, Virdis, Tassoti, Russo, Colucci (staff).
En bas : Ribolzi (masseur), Incocciati, Valori, Evani, Carotti, Farina (pdt), Baresi, Wilkins, Icardi, Gadda, Mariconti (masseur).
FINALE COUPE DES CLUBS CHAMPIONS 1985. Juventus vs Liverpool.
- 29 mai 1985 -
Stade du Heysel. BRUXELLES. 58.000 spectateurs.
Juventus bat Liverpool : 1-0.
Arbitre Mr Daina (Suisse).
Arbitre Mr Daina (Suisse).
But : Platini (60ème s. pen.).
Remplacements : Briaschi par Prandelli (85ème), Rossi par Vignola (89ème) à la Juventus. Lawrenson par Molby (2ème), Walsh par Johnston (46ème) à Liverpool.
JUVENTUS : Tacconi – Favero, Brio, Scirea,
Cabrini – Tardelli, Bonini, Boniek, Platini – Rossi, Briaschi. Entraîneur : Giovanni Trapattoni.
LIVERPOOL : Grobbelaar – Neal, Lawrenson, Hansen, Beglin – Nicol,
Dalglish, Wark, Whelan – Rush, Walsh. Entraîneur : Joe Fagan.
L'horreur. Mais ce mot est-il assez fort pour décrire ce que les spectateurs et téléspectateurs ont vécu ce 29 mai 1985 à Bruxelles. La coupe d'Europe des clubs champions qui fête cette année-là ses 30 ans, l'âge de raison dit-on, s'offre un voyage au bout de l'enfer. Pourtant l'affiche est belle, presque rêvée au goût des observateurs présents au Heysel. Elle oppose la Juve de Platoche aux tenants du titre Liverpool. La coupe à 30 ans, elle est jolie et s'est mise son 31 pour accueillir les deux meilleurs équipes européennes du moment. Seule ombre au tableau, le théâtre des festivités pose question. Comment un stade aussi vétuste (grillage rouillé, gradins qui s'effritent...) a-t-il reçu le feu vert pour obtenir l'organisation de cette finale ? Le Heysel est beau mais vieux, un peu trop, et le stade est plein ce soir-là, comme la plupart des supporters anglais qui ont commencé tôt dans la journée à siffler leur boisson favorite.
Il fait beau et chaud sur Bruxelles ce 29 mai. Malgré l'ambiance bon enfant qui règne dans la ville, les premiers esprits s'échauffent. L'abus d'alcool et la chaleur tapent sur le système des premiers Scousers éméchés, dont certains sont devenus des spécialistes du vol de produits de luxe à travers leurs nombreux déplacements en Europe. Des incidents éclatent ci et là, une bijouterie est vandalisée autour de la Grand-Place. Mais le cœur est encore à la fête, veut-on croire, surtout chez les forces de l'ordre et les organisateurs. Autour du stade, les supporters des deux équipes, mélangés, flânent sur les pelouses, échangent des maillots de leur club, se chambrent aussi. A l'heure de l'ouverture des portes, cependant, la tension monte. Les Reds, prennent place en tribunes X et Y. D'autres, sans billet, transpercent les grillages et les murs de l'enceinte pour pénétrer dans le stade. Il règne une atmosphère d'anarchie d'autant que les forces de l'ordre sont trop peu nombreuses pour juguler une foule anglaise imbibée de bière.
Autre problème majeur, la tribune Z, censée être neutre, est envahie par les Bianconeri. Les supporters de la Juve ont, en effet, achetés leur billet dans ce secteur par le biais de la communauté italienne de Belgique. Seuls une poignée de gendarme et un pauvre couloir de sécurité séparent Italiens et Anglais. Une heure avant le début de la rencontre, les premiers incidents éclatent. Les Anglais chargent le bloc Z. Les tifosi répliquent et devant ce flux et reflux, le « cordon de protection » éclate. Les supporters de Liverpool, plus aguerris aux batailles des terraces, redoublent alors de violence et compressent littéralement les Italiens, paniqués, qui se réfugient à l'extrémité de leur bloc. Piégés par un muret et les grilles fermées qui séparent les gradins de la piste d'athlétisme, les fans s'entassent les uns sur les autres. Les policiers présents sur la pelouse repoussent même à coups de matraque ceux qui tentent de sauver leur peau. Sous cette pression humaine, les protections finissent par céder et entraînent dans leur chute des centaines de spectateurs écrasés, piétinés, étouffés par la marée venue du haut des tribunes.
Le bilan est lourd. Au fil des minutes, le nombre de blessés augmente. Puis on parle de morts. Un, deux, puis très vite une dizaine. On relève finalement 39 cadavres et plus de 400 blessés. Pour ne pas empirer une situation déjà catastrophique, les organisateurs (en accord avec les dirigeants de l'UEFA et du staff de Liverpool) décident de faire jouer le match. On sacrifie ainsi la mémoire des victimes sur l'autel de la sécurité des spectateurs, afin d'éviter la guerre dans la ville en cas de report. La rencontre débute avec une heure de retard sur l'horaire. Elle ne ressemble à rien. Michel Platini, unique buteur de la partie sur un pénalty imaginaire, donne la victoire à la Juve et devient par ailleurs le second joueur français, après Raymond Kopa, à soulever la coupe aux grandes oreilles.
Une coupe malheureusement tâchée de sang, qui n'a pas de valeur, pas même pour la presse italienne qui titre sur l'horreur au lendemain de la finale : « Massacre pour une coupe » (Corriere della Sera), « Massacre à Bruxelles » (La Gazzetta dello Sport), « Tragédie au stade de Bruxelles » (La Stampa), « Carnage au stade de Bruxelles » (Giornale di Brescia). Le mensuel Guerin Sportivo ose même un « Olocausto » en Une. L'effroi, le dégoût, la honte s'emparent de toute l'Europe. C'est « La finale de la mort » pour Marca tandis que The Mirror affiche un « Wanted » avec photos de supporters recherchés par la police anglaise. En France, on parle de « Football assassiné » dans L'Equipe et Le Parisien n'hésite pas, un doigt vengeur « Les salauds du foot les ont tués » ! France Football laisse carte blanche à Blachon qui représente un joueur, comme décapité, lequel soulève un cercueil aux grandes oreilles. Il y a comme quelque chose de brisé ce soir-là : pour Platini, pour les amoureux du foot, dont moi du haut de mes 14 ans, incrédule devant ma télé.
A.S ROMA 1980-81.
A.S ROMA 1980-81
Gardiens :
Franco Superchi, Franco Tancredi.
Défenseurs :
Mauro Amenta, Dario Bonetti, Domenico Maggiora, Vincenzo Romano, Francesco Rocca, Luciano Spinosi, Sergio Santarini, Maurizio Turone.
Milieux :
Carlo Ancelotti, Luca Birigozzi, Romeo Benetti, Bruno Conti, Michele De Nadai, Agostino Di Bartolomei, Alberto Di Chiara, Roberto Falcao, Paolo Giovannelli, Roberto Scarnecchia, Attilio Sorbi.
Attaquants :
Roberto Pruzzo, Paolo Faccini.
Entraîneur :
Niels Liedholm.
JUVENTUS 1985-86. By Panini.
JUVENTUS 1985-86
En haut : Gaetano Scirea, Michel Platini, Antonio Cabrini, Aldo Serena, Marco Pacione, Michael Laudrup, Stefano Pioli.
Au milieu : Giovanni Trapattoni (ent.), Nicola Caricola, Gabriele Pin, Luciano Bodini, Stefano Tacconi, Luca Graziani, Massimo Bonini, Luciano Favero, Romolo Bizzotto (ent. adj.).
En bas : Masseur, Massimo Mauro, Ivano Bonetti, Sergio Brio, Lionello Manfredonia, Massimo Briaschi, masseur.
TORINO CALCIO 1978-79. By Panini.
TORINO CALCIO 1978-79
En haut : Terraneo, Zaccarelli, Vullo, Claudio Sala, Onofri, Danova, Mozzini, Copparoni.
Au milieu : Iorio, Santin, Ferretti (ent. adj.), Radice (ent.), Cazzaniga (ent. adj.), Graziani, Pecci.
En bas : Tardito (masseur), Patrizio Sala, Salvadori, Riccarand, Greco, Pulici, Monti (masseur).
MAILLOT DE LEGENDE. Ascoli Calcio.
Au début des années 80, le sponsoring apparaît sur le maillot des clubs pensionnaires du calcio. A l'instar du Milan A.C qui vante la qualité de la marque Pooh, des jeans de merde fabriqués du côté de San Benedetto del Tronto, Ascoli est aussi sportswear & casual. En effet, de 1981 à 84, l'équipe des Marches se balade sur le pré en Pop 84. La société italienne, fondée en 1970, jouit d'une belle réputation à l'époque, étant très populaire auprès des jeunes transalpins, popularité qui dépasse par ailleurs les frontières de la Botte. Toute une génération de « lads » européens kiffent le streetwear « made in Italy » d'autant que la marque Pop 84 est également le partenaire de la Squadra Azzurra, championne du Monde en Espagne en 82. Une vague de popularité sur laquelle Ascoli Calcio a cependant du mal à surfer, pourtant le club est l'un des plus anciens d'Italie (fondé en 1898), malgré des résultats honorables en Série A avec un effectif underground et sans noms ronflants. Ascoli, c'est la scène indie-pop 84 en quelque sorte. A la fin de leur partenariat, « il picchio » – le pivert en Italien, surnom du club – est relégué en série B à l'issue de la saison 1984-85. La conséquence peut-être, pour les joueurs, de porter des jeans trop serrés qui coupent finalement les jambes ?
François Zahoui / Pub Pop 84 / Enrico Nicolini (1981-82).
ASCOLI CALCIO - Panini 1981/82 -
ASCOLI CALCIO 1982-83
En haut : Mazzone (ent.), Trevisanello, Greco, De Vecchi, L. Muraro, Brini, Stallone, Boldini, Menichini, Colautti (ent. adj.).
Au milieu : Scorsa, Anzivino, Gasparini, Novellino, Carotti, C. Muraro, Mandorlini.
En bas : Iachini, Pircher, Nicolini, Zahoui, masseur, Agostini, Scarafoni, Alesi, Regoli.
ASCOLI CALCIO - Panini 1982/83 -
Pooh jeans vs Pop 84 jeans (Milan A.C-Ascoli, 1981/82).
ASCOLI CALCIO - Panini 1983/84 -
TORINO CALCIO 1979-80. By Panini.
TORINO CALCIO 1979-80
En haut : Terraneo, Carrera, Claudio Sala, Pileggi, Graziani, Volpati, Zaccarelli, Paganelli, Copparoni.
Au milieu : Vullo, Salvadori, Danova, Ferretti (ent. adj.), Radice (ent.), Cazzaniga (ent. adj.), Greco, Masi, Patrizio Sala.
En bas : Tardito (masseur), Pecci, Sclosa, Mandorlini, Mariani, Pulici, Lucchini (masseur).
MAILLOT DE LEGENDE. Torino Calcio.
Ce maillot, c'est la deuxième peau du supporter granata. La deuxième peau du vrai Turinois selon Giuseppe Bonetto, manager général du Torino pendant une vingtaine d'années, qui s'exprime en ces termes en 1976. « Dans le coeur des Turinois, la Juventus ne pourra jamais être le Toro. Le vrai Turinois a toujours été tifoso de Torino. Certes, la Juve compte elle aussi de nombreux supporters, mais, en règle générale, ce sont des émigrés souvent venus du Mezzogiorno et employés par les grandes firmes piémontaises. Ces émigrés préfèrent la Juve parce qu'elle a pas mal de joueurs sudistes, par exemple Cuccureddu le Sarde, Anastasi le Sicilien ou Gentile le Romain. Vous devez savoir, d'autre part, qu'il y a toujours eu dans notre pays une certaine tension entre le Nord et le Sud, tension qui s'étend tout naturellement au football. Toujours est-il qu'en tout Turinois sommeille un toro, le toro de la légende, frappé en plein ciel de gloire et à présent ressuscité. » Le dirigeant granata fait ici référence au fameux « Il Grande Torino » qui collectionne les scudetti dans les années quarante (1943, 46, 47, 48 et 49) avant la tragédie de Superga qui décime l'équipe le 4 mai 1949. Au retour d'un match amical à Lisbonne, l'avion se crashe sur la basilique dressée sur la colline qui surplombe, à l'Est, la capitale du Piémont. Aucun survivant et un club à rebâtir qui renaît de ses cendres à la fin de la saison 1975-76. Le Toro remporte son septième scudetto – il y eut aussi celui de 1928 – en coiffant son rival juventino au poteau. Les stars de l'époque se nomment Pulici, Graziani, Zaccarelli ou Claudio Sala, le capitaine au grand cœur qui honore l'emblème du club, le taureau, symbole de courage et de détermination. Un titre qui panse un peu les plaies et honore la mémoire des anciens, les Mazzola, Rigamonti, Menti, Gabetto et tous les autres, emportés en pleine gloire, qui enchantaient le Campo Filadelfia après la messe du dimanche.
TORINO 1975-76
De g. à d. : Zaccarelli, Graziani, Mozzini, Patrizio, Sala, Santin, Caporali, Pecci, Saluadori, Pulici.
Paolino Pulici, le buteur du Toro.
Claudio Sala, capitaine granata.
TORINO 1975-76 by Panini.
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