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BIO EXPRESS DEGRADABLE. Francis Piasecki (1951-2018).


FRANCIS PIASECKI.

Lui non plus n'était pas pote avec Larios. Dans son livre « J'ai joué avec le feu », l'ancien stéphanois charge son ancien coach à Strasbourg. « Je n'étais pas en odeur de sainteté avec lui, concède la belle gueule du foot français des 80's. Nous étions ensemble en équipe de France [...] et je n'y suis pour rien, si après l'avoir remplacé en cours de match lors de ma deuxième sélection, face au Luxembourg (25/2/1979), Michel Hidalgo ne l'a plus jamais rappelé [...]. En tous cas, j'ai eu le sentiment à l'époque que Piasecki était jaloux de moi, de mon passé, de tout... » Des propos amers à l'endroit de celui qui a plutôt eu la malchance de porter le n°10 à l'époque d'un certain Platini. 

Considéré comme le meilleur joueur du championnat 1979 lorsque le Racing remporte le titre, Francis Piascki sait cependant qu'il ne peut rien faire contre Platoche. Larios peut aller se coucher, « l'homme des bois » comme on l'appelle du côté de la Meinau, évolue dans l'ombre de la vedette internationale. D'ailleurs, il ne s'en émeut guère et préfère l'appel de la forêt – il est très épris de la nature - aux mises au vert avec les Bleus. Francis Piasecki, c'est « Le sauvage » de Jean-Paul Rappeneau, un homme qui fuit les distinctions, le cortège bling-bling de la profession, pour se consacrer à ses passions : la chasse et la pêche. 

Francis Piascki est un gars simple, mais bourru et cabochard. Sans doute à cause de ses origines polonaises. L'homme forge son caractère en acier trempé en Moselle – il est né à Talange 28 juillet 1951 – avant d'épouser la carrière de footballeur qui l'emmène à Metz (1969-73), Sochaux (1973-75) et au Paris S.G (1975-77). Il pose ses gaules et son fusil de chasse à Strasbourg en 1977 et ne quitte plus l'Alsace jusqu'à la fin de sa carrière. A deux pas des Vosges, Francis Piasecki s'y sent comme un poisson dans l'eau et profite des grands espaces. Bon vivant, il est un homme libre dans la vie comme sur le pré, qui ne crache pas sur une bonne bouteille à siffler entre potes et une petite cibiche pour digérer. Loin de la ferveur des stades et de l'équipe de France, dont il n'a pas tant besoin que ça. Il s'efface au profit des meilleurs et s'en moque royalement autour d'une bonne tablée. Francis Piasecki est décédé le 6 mars (2018) et a rejoint son copain Dominique Dropsy, un autre champion de France 79 avec le Racing.


BIO EXPRESS DEGRADABLE. Stéphane Paille (1965-2017).

STEPHANE PAILLE.
Il formait un putain de duo avec son pote Canto lors du championnat d'Europe espoirs en 1988. Des deux enfants terribles du football français, il n'en reste désormais plus qu'un seul. Stéphane Paille est décédé ce mardi 27 juin, jour de son anniversaire (il entrait sur ces 52 ans), d'une maladie foudroyante. Sur la touche pour toujours, Stéphane Paille laisse un vide abyssal aux supporters, de bons souvenirs, parfois rock'n'roll, partout où il est passé, notamment son club formateur le F.C Sochaux-Montbéliard.

Quand il fait ses adieux à Bonal au terme de la saison 1988-89, tout le monde s'accorde ou presque pour voir à l'endroit de Stéphane Paille un attaquant d'avenir. Le joueur est un surdoué formé à l'école sochalienne, véritable bastion de futures stars (Stopyra, Anziani, Sauzée...). Les propositions affluent de toute l'Europe, il choisira celle du cœur. Arrivé dans le Doubs en provenance de Thonon, Stéphane Paille intègre le centre de formation et débute en D.1 à 17 ans au cours de la saison 1982-83. Cette même année, il devient champion d'Europe junior et remporte la coupe Gambardella en 1984 avec une équipe dont il est le capitaine et le meilleur joueur sur le pré. Après le départ de Philippe Anziani à Monaco, le néo-lionceau succède à son ancien coéquipier à la pointe de l'attaque sochalienne. Il a 19 ans, marque 15 buts et termine meilleur buteur de l'équipe (1984-85), un titre honorifique qu'il s'adjuge au cours des cinq saisons suivantes. Paille met le feu à la grange et s'ouvre naturellement les portes de l'équipe de France. Le jeune prodige honore sa première sélection le 10 septembre 1986, au lendemain du mondial mexicain, en Islande. Devenu international, Stéphane Paille ne peut cependant éviter la relégation du F.C.S.M en 1987. Un drame pour le joueur qui craint pour l'avenir : « La division 2, c'est pour nous l'oubli garanti, un enterrement de deuxième classe. Sans parler des guets-apens permanents qui nous attendent. » Sochaux sort haut la main de ce traquenard et remonte dans la foulée (1er, 61 pts, 27 victoires, 3 nuls, 2 défaites, 97 buts pour, 17 contre). C'est un récital offensif qui mène par ailleurs les Lionceaux en finale de la coupe de France, malheureusement perdue aux tirs au but contre Metz (1988) . Déçu mais pas touché, Stéphane Paille se rattrape en devenant champion d'Europe avec les espoirs, sacré par ailleurs meilleur joueur français.


Malgré un statut de promu lors de la saison 1988-89, Sochaux garde le même rythme que l'exercice précédent et termine au pied du podium (4ème). Stéphane Paille inscrit 15 buts mais il est temps de partir voir ailleurs. Toute l'Europe est séduite par l'avant-centre doubiste, mais ce dernier opte pour Montpellier afin d'y retrouver son copain du service militaire Eric Cantona. Un mauvais choix qui annonce son déclin. Stéphane Paille reste seulement quatre petits mois dans l'Hérault. Montpellier, avec Aimé Jacquet aux commandes, ne décolle pas et Paille part pour Bordeaux en novembre 89. En Gironde malheureusement, il cire trop souvent le banc et perd sa place en équipe de France. Son compteur reste ainsi bloqué à huit sélections (1 but, contre la Tchécoslovaquie). Stéphane Paille traverse alors les années 90 comme une âme en peine, balloté entre Porto (1990-91), Caen (1991-93) alors qu'il espérait un retour à Sochaux, de nouveau Bordeaux (1993-94) puis des piges à Lyon, au Servette, à Mulhouse et une fin de carrière à Heart of Midlothian (1996-97) en compagnie de l'ancien portier sochalien Gilles Rousset. Une deuxième partie de carrière en dents de scie, à l'image d'un moral bien souvent en vrac à cause d'une vie dissolue, bercée par les excès et les abus artificiels. Une vie d'artiste pour conclure.


BIO EXPRESS DEGRADABLE. Piet Keizer (1943-2017).

PIET KEIZER.
C'est la totale déprime du côté de l'Ajax. A peine remis de la disparition de son légendaire numéro 14 il y a tout juste un an, le club d'Amsterdam vient de perdre ce week-end un autre élément de son attaque de feu. Piet Keizer, capitaine à l'époque des grands succès européens de l'Ajax, est décédé subitement et laisse un grand vide dans son équipe de toujours.

Né à Amsterdam le 14 juin 1943, Piet Keizer intègre l'Ajax au début des années 60. Malgré quelques titres nationaux durant cette décennie (champion des Pays-Bas 1966, 67 et 68 et coupe en 1967), la formation au maillot à la bande rouge n'est pas encore ce monstre hybride qui va faire régner la terreur sur les prés de l'Europe entière. Après une première expérience malheureuse en finale de la coupe d'Europe des clubs champions contre l'A.C Milan à Madrid en 1969 (défaite 4 à 1), Piet Keizer et l'Ajax dominent la compétition à l'entrée des seventies. C'est l'époque des cheveux longs, l'avènement de Johan Cruyff et des méthodes progressistes entamées par Rinus Michels puis relayées par Stefan Kovacs. Avec l'explosion du football total, l'Ajax torpille ses adversaires et rafle tout sur son passage. Piet Keizer truste alors les titres internationaux et réalise un triplé en C.1 (1971, 72 et 73) sans oublier la coupe intercontinentale (contre Independiente, 1972) et la supercoupe d'Europe aux dépens des Rangers (3-1/3-2, 1972) et du Milan A.C (0-1/6-0, 1973). La déculottée au stade Olympique d'Amsterdam face aux Rossoneri marque cependant le déclin de l'Ajax. Piet Keizer, en désaccord avec le nouvel entraîneur Hans Kraay, quitte le club en octobre 1974 après 490 matchs au compteur et encore quelques trophées à son actif (champion des Pays-Bas 1970, 72 et 73 et coupe 1970, 71 et 72). Il met alors un terme à sa carrière sur un regret, presque éternel.

En effet, quelques semaines auparavant, les Pays-Bas s'inclinent en finale de la coupe du Monde 74 contre les faux cousins germains (1-2). Mais Piet Keizer (34 sélections), peut-être estimé trop vieux pour la compétition - il a alors dépassé la trentaine - n'est pas titulaire pour la compétition et se contente d'une unique apparition contre la Suède (0-0) lors du premier tour. Oranje amère et désillusions. Petrus Johannes Keizer n'a pas atteint le toit du monde. C'est chose faîte en ce funeste 10 février 2017, un peu trop tard peut-être pour connaître une forme de consécration.

Piet Keizer contre l'OM (1971).

BIO EXPRESS DEGRADABLE. François Van der Elst (1954-2017).

FRANÇOIS VAN DER ESLT.
Une légende des Mauves et des Diables Rouges est partie, trop rapidement, trop discrètement, eu égard à une carrière exemplaire et un palmarès exceptionnel, bâti essentiellement avec le R.S.C.A, le grand Anderlecht des années 70. Avec les Ludo Coeck, Frankie Vercauteren, Arie Haan et Rob Rensenbrink, son alter-égo sur le pré, François Van der Eslt et le RSCA dominent le championnat de Belgique. Une décennie florissante du côté du Parc Astrid, peut-être la meilleure de son histoire.

C'est dans le café des parents, où il s'entraîne à shooter les bouteilles de sodas vides dans la cave à bières, que l'avenir de « Swat » se dessine. Il a quatorze ans quand il signe pour les Mauves, découvert par Hippolyte van den Bosch, grande figure du club. Nous sommes en 1969 et « Swatje » reste fidèle à la formation bruxelloise jusqu'en 1980, date à laquelle il part vivre l'aventure américaine en signant pour le Cosmos de New-York. Strass, paillettes et football rock-stars aux côtés des Neeskens, Chinaglia, Beckenbauer et consorts. Des étoiles planétaires pour un joueur discret, voir effacé, mais qui sait se faire respecter balle au pied. C'est peu dire.

Frans, doté d'une véritable efficacité offensive, se régale sur le pré. C'est d'ailleurs lui, et son compère de l'attaque Robbie Rensenbrink, qui offrent le premier titre européen des Mauves en 1976. Le duo magique inscrit un doublé, contre West Ham, lors de la finale de la coupe des vainqueurs de coupes au Heysel. La saison suivante, « Swat » s'adjuge le titre de meilleur réalisateur du championnat (21 buts). Un trophée de compensation, certes, après la défaite d'Anderlecht en finale de la C2 face à Hambourg (0-2). Les Mauves perdent leur titre mais le récupèrent illico en 1978, au Parc des Princes, en écrasant l'Austria de Vienne (4-0). C'est un nouveau trophée européen pour Frans qui en collectionne deux autres : la supercoupe de l'UEFA aux dépens du Bayern en 76 (1-2, 4-1) et Liverpool en 78 (3-1, 1-2). Il en profite d'ailleurs pour inscrire son nom sur les rapports officiels en scorant lors de ces doubles confrontations. Car s'il est enclin à un caractère réservé, Frans aime bien faire parler de lui. Sur le plan national, il s'adjuge ainsi deux championnat (1972 et 74) et trois coupes de Belgique (1973, 75 et 76). Un joli pactole agrémenté de 82 buts au total (248 rencontres) au cours des sept années qu'il passe à Anderlecht. 

Pas vraiment une surprise donc de retrouver Van der Elst sous la vareuse des Diables Rouges, comme son frère cadet Léo, qu'il porte à quarante-quatre reprises, avec à la clé une finale de championnat d'Europe des Nations, perdue face à l'Allemagne de l'Ouest (1-2) en 1980, et une participation au Mundial 82, en Espagne, sous les ordres de Guy Thijs. « Swat » est un phénomène, qui s'exile aux States pour un an (1980-81) afin de professionnaliser (stariser) le foot made in USA . Il crèche sur la 5ème avenue avant de découvrir l'East End prolo de Londres quand il signe à West Ham (de 1981 à 83). Culture du paradoxe ou pas, il retourne ensuite en Belgique où il termine sa carrière à Lokeren (1983-86). Après ça, Frans se retire, sans tambour ni trompette, achète une salle de billard et connaît quelques pépins personnels : deux divorces onéreux et le suicide de son fils. Pas très royal sporting cette sale affaire. Grâce à l'amour de sa fille et son petit-fils, il reprend cependant goût à la vie qu'il vient de quitter ce 11 janvier à la suite d'un problème cardiaque. Il venait tout juste de fêter ses 62 ans en décembre dernier. La vie n'est pas si mauve que ça finalement.



BIO EXPRESS DEGRADABLE. Laurent Pokou (1947-2016).

LAURENT POKOU.
« Une légende de notre club vient de nous quitter ». L'hommage de Romain Danzé est à la hauteur des souvenirs que laisse Laurent Pokou au Stade Rennais. L'attaquant ivoirien s'est éteint ce dimanche (13 novembre) à 69 ans, vaincu par la maladie, à la veille du match amical opposant les Bleus à la Côte d'Ivoire. Triste nouvelle chez les Elephants, comme en France et particulièrement à Rennes, où Laurent Pokou est toujours considéré comme le meilleur attaquant de l'histoire du club pour les supporters.

L'international ivoirien débarque en Bretagne fin décembre 1973, via l'aéroport du Bourget, grâce à l'influence de François Pinault, alors membre du conseil d'administration du club, qui profite de ses relations professionnelles pour faire venir la perle noire au Stade Rennais. Marseille, Strasbourg, Monaco, Saint-Etienne et surtout Nantes sont sur le coup depuis un bail, mais Laurent Pokou choisit finalement Rennes à la surprise générale alors que l'équipe, depuis sa victoire en coupe de France (1971), cherche un second souffle. Une aubaine pour le Stade Rennais qui accueille le meilleur buteur de l'histoire de la CAN (14 buts entre 1968 et 70, record battu par Samuel Eto'o en 2008) à bras ouverts d'autant que Pelé, himself, n'est pas avare d'éloges à l'endroit du scoreur d'Abidjan. « J'ai trouvé mon successeur, affirme le roi. Il s'appelle Laurent Pokou. Il n'a qu'un défaut, il n'est pas Brésilien. » CQFD.  A peine arrivé, le temps d'enfiler un short et un maillot, et Laurent débute à Troyes. Une réussite pour une première sous le climat plutôt frisquet du stade de l'Aube. Pokou ouvre la marque après une demie-heure de jeu et offre le but de la victoire à Dell'Oste (1-2). Avant son arrivée à Rennes, les Rouge et Noir sont relégables (18ème) et terminent la saison 1973-74 à une honnête 13ème place. Pokou score à 7 reprises pour 13 matches disputés. L'Ivoirien soigne ses statistiques au cours de l'exercice suivant (14 buts) mais ne peut empêcher, cependant, la descente du Stade Rennais. En deuxième division, Pokou se balade. Il inscrit 17 buts en 11 matches mais est victime d'une grave blessure en novembre 1975 lors d'une opposition contre La Bérrichonne de Châteauroux. Il doit passer sur le billard (entorse au genou). Sa saison est terminée. Il revient pour préparer la remontée du Stade Rennais en D.1 (1976-77) mais rechute et doit subir deux nouvelles opérations (ligaments internes du genou, ligaments croisés). La poisse. Son retour à la compétition le 21 janvier 1977 (contre Bordeaux) tourne court. Il doit quitter le pré au bout de vingt minutes, blessé à la cuisse. Pokou sur une jambe, et c'est le Stade Rennais qui boite. Le club descend à nouveau malgré les stats de son attaquant (10 petits matches et 6 buts). 

En proie à des difficultés financières et au désir de son joueur d'évoluer en D.1, Rennes laisse filer son buteur vers Nancy à l'été 1977. En Lorraine, on attend beaucoup de sa collaboration avec un certain Michel Platini. Une association qui vaut de l'or sur le papier mais qui se traduit par un échec sur le terrain. Bête noire du public de Marcel-Picot qui le siffle, Laurent Pokou ne s'impose pas à Nancy, malgré des débuts prometteurs, et cire le banc la majeure partie de la saison. Il assiste, désenchanté, à la victoire de l'ASNL en coupe (1978) depuis les tribunes du Parc. Antoine Redin, l'entraîneur nancéien, ne lui fait pas confiance lorsque débute le championnat 1978-79. Dans son esprit, Bernard Zénier, Robert Pintenat et Ruben Umpierrez, les nouvelles recrues, sont des titulaires indiscutables. Blessé à l'âme, Laurent Pokou quitte Nancy à la mi-septembre et retourne à Rennes (D.II), toujours à sec au niveau trésorerie, grâce au soutien financier de ses supporters. En Bretagne, l'Elephant renaît (6 buts en 12 matches) jusqu'à l'affaire. Au cours d'un match de coupe de France perdu contre les amateurs de St-Pol-de-Léon (7ème tour, 1-3), Pokou pète un plomb. Malmené par ses adversaires et un public hostile, il insulte et file un coup de pied à l'arbitre après que ce dernier accorde un pénalty à l'équipe locale. Expulsé, la FFF le condamne à deux ans de suspension ferme un mois plus tard (janvier 1979) pour l'ensemble de son oeuvre (sanction ramenée à 6 mois ferme et 18 avec sursis quelques jours après). Marqué par ce jugement, Laurent Pokou retourne en Côte d'Ivoire pour rejoindre son club formateur, l'ASEC Abidjan, où il termine sa carrière auprès des siens.

Laurent Pokou au Stade Rennais.

STADE RENNAIS 1975-76
Debouts : D. Bernard, Poli, Mourgaud, Perriault, Arribart, Rizzo.
Accroupis : Rabier, A. Bernard, Guermeur, Pokou, Dell'Oste.

A Nancy avec Platoche et La Rouille.

BIO EXPRESS DEGRADABLE. Rémy Vogel (1960-2016).

REMY VOGEL.
Gilbert Gress a du flair lorsqu'il lance Rémy Vogel dans le grand bain au cours de la saison 1978-79. Pur produit du centre de formation du R.C Strasbourg érigé au mitan des 70's, le jeune alsacien débute en première division alors qu'il a à peine 18 ans. « C'est un joueur athlétique, doté d'un bon jeu de tête et d'un bon tacle, qui sera bientôt titulaire dans notre équipe » prédit d'ailleurs Schiless sur son petit protégé qu'il laisse patiemment mûrir. L'année du titre du Racing (1979), Rémy Vogel compte ainsi quelques titularisations (5) au sein de l'équipe championne de France, et figure donc dans les tablettes du club. Une ascension plutôt fulgurante pour ce joueur autant discret dans la vie que travailleur sur le pré. 

Quelques années d'apprentissage auprès de Léonard Specht, le stoppeur attitré et figure du Racing, et plusieurs piges à tous les postes de la défense strasbourgeoise plus tard, Rémy Vogel vole de ses propres ailes après le départ de Specht pour Bordeaux (1982). Entre-temps, Gress a aussi quitté le navire alsacien, en conflit ouvert avec le président André Bord au lendemain du triomphe national (sept.1980). Commence la valse des entraîneurs au Racing avec Max Hild (1980-81) puis Roger Lemerre (1981-83) ou l'Allemand Jürgen Sundermann (1983-85) qui ne déstabilise pas pour autant la progression du défenseur-maison, intronisé nouvelle sentinelle et capitaine d'une équipe aux abois après la glorieuse épopée de 1979. Vogel tient la baraque comme il peut, mais le Racing ne digère pas son titre et s'enterre dans les luttes intestines et les profondeurs du classement jusqu'à la relégation en 1986. Fidèle parmi les fidèles, Rémy Vogel est rétrogradé à l'échelon inférieur et est même privé du brassard de capitaine à l'arrivée de Robert Herbin (1986-87). Le rouquin ne compte pas trop sur lui et Vogel accomplit une saison peu convaincante en D.II. Ce qui n'empêche pas les dirigeants monégasques de s'intéresser à cet oiseau rare.

En 1987, le roc Rémy Vogel débarque sur le Rocher pour former, à côté de Patrick Battiston, la charnière centrale de l'A.S.M. Sous les ordres d' Arsène Wenger qui l'a bien connu au Racing, Vogel entre dans une nouvelle dimension, plus en adéquation avec son statut. Il honore même sa seule et unique sélection en équipe de France lors du voyage des Bleus en URSS (9 sept. 1987, 1-1). Avec Hoddle et Hateley devant et une défense de fer, Monaco plane sur le championnat et enlève le titre en 1988. C'est le second trophée pour Rémy Vogel qui fait les beaux jours de Monaco jusqu'en 1990, l'année de son retrait du monde du football. Handicapé par un mal de dos récurrent, Rémy Vogel met fin à sa carrière presque dans l'anonymat. L'homme est plutôt timide et se méfie de la notoriété. C'est d'ailleurs presque dans la confidentialité que l'on apprend sa disparition le 17 octobre dernier, vaincu par la maladie à 55 ans, et ce pratiquement un an après la mort de son ancien coéquipier Dominique Dropsy. Triste sort pour cet oiseau de bon augure parti trop tôt pour son ultime voyage, loin des clameurs et des rapaces qui vampirisent le milieu du football.

Rémy Vogel champion de France avec Monaco (1988).

BIO EXPRESS DEGRADABLE. René Marsiglia (1959-2016).


RENE MARSIGLIA.
Décédé le dimanche 25 septembre dernier (25/10) après un long combat contre la maladie, un cancer du rein contracté en 2007, René Marsiglia a mené sa carrière en deux parties. D'abord dans le Nord de la France où il pose ses valises en 1976. Le natif d'Aubagne, licencié au S.O Caillols chez les jeunes, signe à l'U.S Boulogne alors dirigée par le Camerounais Antoine « Douglas » Essembé, l'ancien buteur du club dans les 60's. Deux saisons en D.II à assurer le maintien au stade de la Libération, se laisser pousser la moustache pour avoir la gueule du défenseur-type de l'époque, et se faire un nom dans le métier.

Un nom qui court aux oreilles des dirigeants du LOSC. Après deux années à batailler sur les terrains de deuxième division, le jeune Marsiglia – il a alors 19 ans – arrive chez les Dogues avec les dents longues et une farouche envie de s'imposer. « C’était un jeune joueur talentueux, charmant et rieur, qui s’est tout de suite bien entendu avec Pierre Dreossi et Arnaud Dos Santos » se rappelle Patrick Robert, président du LOSC association et des anciens Dogues. « J’en garde le souvenir d’un garçon sympathique, toujours prêt à rigoler, mais aussi d’un vrai bon joueur » ajoute-t-il à l'endroit du disparu, lequel reste cinq saisons au LOSC avec le sentiment du travail bien accompli à l'heure du départ en 1983, et pas loin de 150 matches sous le maillot lillois. Son meilleur pote, Roger Ricort, presque son frère, arrive à Grimomprez-Jooris dans l'espoir d'y retrouver René, mais ce dernier file chez le rival lensois (1983-85). Ricort ne s'attarde pas dans le Nord (1983-84) et rejoint Toulon. René Marsigilia, après quelques matches européens avec les Sang et Or, le retrouve la saison suivante. C'est la deuxième partie de sa carrière, dans le Sud.

Au Sporting Club Toulon, sous les ordres de Courbis, René Marsiglia tient la baraque en défense avec Alfano, Boissier, Bérenguier. Une sorte de cercle de poètes disparus que l'on retrouve sur le pré  à louer la muse du tacle assassin. Dans la Rade, avec le copain Ricort qui crèche à 200m de la maison, c'est la semelle des quatre jeudis, les entraînements sous le cagnard et l'opération maintien à chaque journée. Trop de pression ? Plutôt un manque d'oseille. Les deux compères sont transférés à l'O.G.C. Nice contre Joël Henry et un peu d'argent. 

« Mario Innocentini (président de l'O.G.C.N. De 1981 à 91) tenait à nous faire venir tous les deux » se souvient Roger Ricort. Faut dire que René était l'un des trois meilleurs latéraux de France. Il avait tout : la vitesse, la technique, un super pied gauche et un bon timing de la tête. » Le Gym, c'est aussi une équipe au niveau du standing de Marsiglia qui, sous la houlette de Nenad Bjekovic, prend une bonne 6ème place en championnat et atteint les ½ finales de la coupe (1988-89). C'est la grande époque des Bocandé, Kurbos, Bravo, Amitrano avant que les Aiglons ne se brisent les ailes sur l'autel de leurs ambitions. En 1991, Nice est relégué administrativement et René se pète le tendon. La période noire puis la lumière en 1994  lorsque le Gym remporte le championnat de Division 2. Le seul titre dans la carrière de René Marsiglia qui s'en va prendre sa retraite de joueur après une ultime saison à Amiens (1994-95).

De retour dans le Nord, Marsiglia entame une carrière d'entraîneur, toujours sous la protection du frangin Roger Ricort qui le marque à la culotte. Un marquage qui s'accentue en 2007 lorsque celui-ci apprend le mal qui ronge son ancien coéquipier. « Je savais que c'était un cancer. Il a dit - Je ne me battrai pas. Il s'est battu pendant neuf ans. Je l'ai accompagné. Je l'ai suivi : il m'a donné une leçon de vie par jour. Moi, le réputé costaud, le fort, j'étais K.O pendant que René a lutté. Quand il a pris le Gym en novembre 2011 pour une opération sauvetage réussie, il allait parfois faire sa chimio au lendemain d'un match gagné ou perdu. On parlait tactique, il jouait sa vie. Il respirait le foot. C'était un grand coach. Un grand monsieur. Il aimait ses joueurs et les joueurs l'adoraient. Ça le rendait heureux et fier. » No comment.

BIO EXPRESS DEGRADABLE : Ognjan Petrović.

OGNJAN PETROVIC.
Les dirigeants bastiais croient-ils avoir fait la bonne affaire, à l'été 76, lorsqu'ils débauchent Ognjan Petrović de l'Etoile Rouge de Belgrade. Le portier serbe, dans la tradition des grands gardiens yougoslaves du championnat de France, est dans la lignée des Ivan Ćurković et Ilija Pantelić; ses homologues à Sainté et Paris S.G. International depuis 1973, Petrović a gardé les bois de la sélection nationale lors de la coupe du Monde 74, et vient de participé à l'Euro 76 quand il débarque en Corse, sur les conseils de son grand ami « Dzaja », Dragan Džajić, l'attaquant-star du Sporting. Avec son statut de titulaire en sélection (il en compte quinze au total), ses quatre titres de champions (1968, 69, 70 et 73), son triplé en coupe (1968, 70 et 71) avec l'Etoile Rouge et son mètre quatre-vingts cinq, c'est un géant qui arrive à Furiani. Malheureusement au pied d'argile.

Petrović K.O

Même s'il manque parfois d'un peu de concentration, selon son confrère Ćurković, Ognjan Petrović tient la boutique en bon professionnel. La bête est douée mais fragile. Toute la saison 1976-77, il joue avec une épaule en vrac qui le fait souffrir. Ce qui l'empêche de donner la vraie mesure de son talent. Si le Sporting possède une attaque de feu (82 buts dans la saison), il aussi beaucoup de buts (53). Mais le natif de Kruševac est un dur au mal qui s'accroche, comme ce jour de derby contre Nice où il envoie des bourre-pifs aux Aiglons. Parfois suppléé par le jeune Marc Weller, Petrović aborde l'exercice suivant avec un état d'esprit revanchard.

Mais Bastia reste dans les starting-blocks et commence le championnat par une série de trois défaites ! Le S.E.C.B 1977-78 piétine avec son gardien convalescent, et juste avant son premier rendez-vous européen contre un autre Sporting, celui du Portugal. A l'aller comme au retour, l'équipe corse et Petrović sont héroïques. Menés au score lors des deux oppositions, Bastia arrache le succès à chaque fois (3-2; 2-1). Le Yougoslave est l'un des protagonistes de la qualification des Corses lorsque survient la rechute. A l'automne, Petrović est contraint de se faire opérer, en raison d'ennuis circulatoires à la cheville. C'est le début de la fin. « Onja » est out pour le reste de la saison. Il ne peut plus mettre un pied devant l'autre. Pire, celui-ci doit mettre un terme à sa carrière à 29 ans. Une sale blessure qui le poursuit toute sa vie, loin des lumières des stades. Il s'éteint le 21 septembre 2000, ce nouveau siècle qu'il n'aura côtoyé que quelques mois durant.

Onja et son pote Dzaja au club Med'.

BIO EXPRESS DEGRADABLE. Tarak Dhiab.

TARAK DHIAB.
« Une classe pétillante, des touches de balle subtiles et un sens aigu de l'organisation. Il était question que Tarak vienne à Nancy prendre ma place, mais il a préféré les pétrodollars. » Les éloges de Michel Platini à l'endroit de Tarak Dhiab mettent en valeur le talent du n°10 tunisien, lequel privilégie une carrière au bled, à l'exception d'une pige en Arabie Saoudite (entre 1978 et 1980), aux bastions du football européen.

Un choix de vie guidé par l'humilité et un profond désir de rester parmi les siens, dans son club de toujours, l'Espérance Sportive de Tunis. Au pays, Tarak Dhiab est une icône, l'idole d'un peuple que l'on n'hésite pas à surnommer « le cerveau » ou « l'empereur du football ». Tarak a le Dhiab au corps, possédé par le ballon qu'il ne quitte pas depuis sa tendre enfance et ses débuts avec l'Association Sportive de l'Ariana. Son entraîneur à Tunis et en sélection nationale, le Polonais Antoni Piechniczek, le porte d'ailleurs aux nues. « Ce joueur est un génie et son complice est un ballon dont il fait ce qu'il veut » lâche l'ancien castelroussin (1972-73) sur son protégé qui bénéficie des largesses du boss de l'Espérance, un banquier du nom de Ben Jedder. Officiellement, le professionnalisme n'existe pas en Tunisie mais comme Tarak Dhiab, employé de banque la semaine, délivre des passes en or sur le pré, ce dernier goûte aux joies d'un statut privilégié. Une politique qui se révèle particulièrement efficace. Le milieu tunisien collectionne les titres et les performances individuelles. Six fois champion avec l'Espérance (1975, 76, 82, 85, 88 et 89), l'empereur participe largement à la domination de son club sur le football local durant les années 1970 et 1980. La consécration arrive en 1977 lorsqu'il décroche le ballon d'or africain. Il est d'ailleurs à ce jour le seul joueur tunisien à obtenir ce trophée qu'il glane à la suite de ses prestations lors des qualifications pour le mundial 1978. En Argentine, emmené par un Tarak Dhiab omniprésent dans le jeu, la Tunisie devient la première équipe africaine à remporter une victoire en coupe du Monde (3-1 contre le Mexique). Le cadeau de l'empereur pour son peuple et tout un continent. Royal. Jusqu'aux premiers couacs.

Malgré son statut, Tarak Dhiab n'est pas à l'abri de décisions parfois surprenantes et injustes. Au cours des Jeux méditerranéens 1983 organisés à Casablanca, l'ambiance est pourrie au sein de la sélection tunisienne et conduit à la déroute face à la Turquie (1-3). En représailles, Mohamed Kraïem, alors ministre de la Jeunesse et des Sports, bannit trois joueurs accusés de laxisme : Dhiab, son ami d'enfance Hédi Bayari et Saber El Ghoul. Le premier est réhabilité cinq ans plus tard alors que les deux autres ont raccroché les crampons entre-temps. Dhiab signe d'ailleurs son retour en qualifiant la Tunisie pour les J.O de Séoul (1988) grâce à deux buts inscrits contre le Maroc (1-0 / 2-2). Le vieil « aigle de Carthage » en a encore sous les crampons malgré la trentaine bien tapée. Il prend sa retraite internationale le 2 juin 1990 lors d'un match contre l'Angleterre avant de raccrocher définitivement en 1992 après une ultime rencontre entre l'Espérance et la Juventus.

Tarak Dhiab coule alors des jours paisibles entre son magasin de sports et la présidence de l'A.S Ariana, le club de ses premiers exploits. Il devient par la suite consultant pour Al Jazeera Sport. Elu joueur tunisien du XXème siècle en 2000, Dhiab enfile le costume de vice-président de l'Espérance en mai 2008. Deux mois plus tard, il est démis de ses fonctions pour avoir refusé de serrer la main du ministre des Sports Abdallah Kaâbi lors de la finale de la coupe de Tunisie. L'empereur, déchu, prend alors du sursis à la suite de cette affaire politique. Un coup monté selon lui. Les faits qui lui sont reprochés : un délit en rapport au code de la route, des propos blasphématoires et une tentative de corruption sur un agent de la police. Pas grave. En 2011, il est nommé à son tour ministre de la Jeunesse et des Sports. L'Empereur retrouve ses lauriers pour un temps, car la politique, c'est pas son truc à Tarak, lequel préfère l'odeur des vestiaires aux coulisses du pouvoir.

Tarak Dhiab : le Platoche du Maghreb.

BIO EXPRESS DEGRADABLE. Yasuhiko Okudera.

YASUHIKO OKUDERA.
Né le 12 mars 1952 à Kazuno, pas celui de Deauville mais au Japon, Yasuhiko Okudera possède la sagesse des habitants de l'archipel. « Je ne suis pas prétentieux, lâche l'attaquant nippon en toute modestie, mais je crois que les Japonais possèdent trois qualités essentielles : la technique, l'intuition et la patience. » Sur un plan perso, Oku voit juste . En effet, un an à peine après son arrivée en Allemagne de l'Ouest, sa terre d'exil en Europe, il réalise le doublé coupe/championnat avec Cologne (1978).Une première pour un joueur japonais. Okudera entre par la grande porte dans l'histoire du football allemand. Et toute la Bundesliga de crier « banzaï ! » au passage de celui qui roule en Toyota GT 2000, une manière de ne pas perdre de vue le pays du Soleil-Levant.

Avant de conquérir la Germanie, Yasuhiko Okudera a chaussé les crampons à Furukawa Electric Soccer Club. Il y entre en 1970 et devient vite un joueur à l'avant-garde du football japonais. Deux ans après ses débuts, le jeune attaquant honore sa première sélection internationale contre la République Khmer (Cambodge). L'apprenti fait son chemin jusqu'à la la consécration et les premiers honneurs nationaux. En 1976, Okudera et Furukawa trustent un titre de champion et la coupe de l'Empereur. L'international fait parler de lui, et Outre-Rhin on semble intéressé par le profil atypique du Nippon, peu surpris par les sollicitations étrangères. C'est d'ailleurs une évidence pour lui. « Il y a des dizaines de joueurs de mon niveau au Japon, commente Oku sans prendre de baguettes, plus pratiques que les gants par chez lui. Le football y a conquis une place de choix depuis la troisième place acquise au J.O de Mexico en 1968. » Des progrès notables matérialisés par le transfert de Yasuhiko Okudera au F.C Köln à l'été 77.

Okudera : de l'apprentissage de la langue au titre.

A Cologne, le Japonais doit d'abord adopter un autre style de vie. « Quand je suis arrivé, j'ai dû m'adapter à une vie nouvelle, remarque la curiosité du mercato estival. Okudera se met à la langue de Goethe en mangeant de sushis. Hennes Weisweiler, le coach du F.C.K, est un homme hors-du-commun. Il a inventé le football romantique avec Mönchengladbach au début des 70's., et est passé par Barcelone (1975-76). C'est aussi entre-autre un découvreur de talents, qui mesure le potentiel de sa nouvelle recrue : « C'est un joueur très rapide et qui se met au service de la collectivité sans rechigner. Il est clairvoyant, doté d'une bonne technique, et sait réagir en toute occasion. » Il est patient avec son poulain qu'il lance finalement dans le grand bain le 22 octobre 1977, lors d'une confrontation contre M.S.V Duisburg. Il ne quittera plus l'équipe première après son baptême du feu. Un exemple d'intégration. A Cologne, tout le monde joue le jeu. « Personne ne triche, tout le monde donne le maximum. J'admire mes partenaires » se félicite Okudera qui ne manque pas de citer Heinz Flöhe et Dieter Müller comme références dans l'équipe. Il y a d'autres avec Harald Schumacher, Preben Elkjaer-Larsen et encore Roger Van Gool. L'ensemble est hétérogène mais le collectif est explosif, dirigé par un maître,. Le F.C Kôln est en haut du tableau jusqu'au départ de Weisweiler en 80. Okudera file alors en prêt au Hertha Berlin. En deuxième division allemande. Presque un Hara-Kiri.

Mais le Nippon rebondit à Brême après une année au purgatoire. Et retrouve les premiers rôles en Bundesliga avec le Werder, vice-champion en 1983, 85 et 86. L'équipe est entre les mains d'un autre futur sorcier allemand. Otto Rehhagel débute dans le métier et impose le respect par son schéma de jeu et la gestion humaine. Yasuhiko Okudera est un pilier du système Otto. Le Werder apparaît régulièrement en coupe d'Europe sans casser des briques. Une déception pour l'international japonais qui a connu une demi-finale de C1 avec le F.C Köln (1979). En 1986, en pleine coupe du Monde au Mexique, Okudera retourne au pays ain de prendre une retraite paisible dans le club de ses débuts. Et pour finir en beauté, avec quelques honneurs personnels (dans le top 11 de la JLS en 1987). Depuis sa reconversion, Oku a été aperçu dans le staff de Furukawa Electric, mais aussi aux côtés d'une vieille connaissance (Pierre Littbarski) à Yokohama. Des broutilles pour un pionnier du football nippon.

Okudera époque Werder Bremen.

F.C KÖLN 1977-78

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