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CAN 1972. Les kids du Congo au pouvoir.

Diallo (Zaïre) et N'Doulou (Congo) avant la finale.

François M'Pelé peut être content de sa petite affaire. C'est lui qui, en effet, inscrit le victorieux en finale de la CAN 72, offrant ainsi le titre de champion d'Afrique des Nations au Congo, le seul trophée à ce jour des Diables Rouges. L'attaquant de l'A.C Ajaccio – il a débarqué en Corse en 1968 – devient une légende au pays grâce à ce triomphe au Cameroun, grand favori de la compétition, qui accueille le tournoi du 23 février au 5 mars. Yaoundé, au stade Omnisport, et Doula, avec son stade de la Réunification spécialement construit pour l'occasion, sont les villes choisies pour recevoir l'élite du foot africain.

Dans le groupe A, celui des Lions Indomptables, le Cameroun vire en tête au prix d'un parcours pas si aisé que prévu. Lors du match d'ouverture, les hommes entraînés par le coach allemand Peter Schnittger s'imposent difficilement contre le Kénya (2-1) malgré un break dans les vingt premières minutes. Quelques jours plus tard face au Togo, les Camerounais doivent se montrer patients avant de trouver l'ouverture à l'heure de jeu. Ils ne résistent pas à la malice du Mali, qui accroche des Lions perdus, la tête sans doute déjà en demi. Grâce à ce point, le troisième en trois matchs, les Aigles du Mali obtiennent leur billet pour le dernier carré. Pas mal pour un pays qui fait ses débuts dans la compétition.
Dans l'autre chapeau, le Zaïre, outsider légitime du tournoi, sort aux forceps. Après un nul pas terrible contre les tenants du titre – le Soudan (1-1) – et une victoire sur le Congo (2-0), les Léopards arrachent leur première place face au Maroc (1-1). Un score qui n'arrange pas les Lions de l'Atlas, à égalité de points avec une équipe du Congo invitée surprise du groupe. Un tirage au sort, favorable aux Diables Rouges, propulse ces derniers en demi-finale, à la grande détresse des supporters marocains bien blousés pour le coup.

Le 2 mars 1972, le stade Omnisport de Yaoundé est prêt à vibrer pour ses Lions opposés au Congo. Dans les tribunes, c'est la fête. Gâchée par le réalisme des joueurs congolais. Après une demi-heure de round d'observation, Noël Minga trompe la vigilance des Camerounais et inscrit l'unique but de la rencontre. Un rendez-vous manqué par des Camerounais, figés par l'enjeu et la pression du public, incapables de sortir du piège tendu par le sorcier congolais Adolphe Bibanzoulou. Le pays entier pleure l'élimination de son équipe et certains joueurs, comme le Valenciennois Joseph, empruntent la sortie de secours pour fuir la colère des supporters. De son côté, les kids du Congo continuent leur chemin, tranquilles et sans pression.
Le même jour à Doula, l'autre demi-finale oppose le Zaïre au Mali. Peut-être le plus beau match du tournoi. Novices dans l'art d'appréhender un tel événement, les Aigles déploient les ailes et s'imposent face aux Léopards (4-3). Un match enlevé et à rebondissements où les équipes, tour à tour, font la course en tête. Le Mali fait mieux que se défendre et obtient le but libérateur par Fantamady Keita, future recrue du Stade Rennais. Pour une première, les Maliens jouent dans la cour des grands.

Le 5 mars, le stade de Yaoundé est le théâtre de la huitième édition de la finale de la CAN. L'affiche est plutôt alléchante. Même si elles ne figuraient pas parmi les favorites, les deux équipes ont les meilleures attaques du tournoi. Tout pour l'offensive. Les Maliens, sans Salif Keita au départ – ce dernier, à court de compétition, a disparu du onze titulaire durant la phase des poules – dégainent les premiers juste avant la pause par Moussa Diakhité. Le repos est salvateur pour les Diables Rouges qui accélèrent à l'heure de jeu. En moins de dix minutes, M'Bono, auteur d'un doublé (57ème et 59ème), et François M'Pelé (63ème) placent leur équipe en meilleure posture. Le Congo maîtrise cette deuxième période et repousse les attaques des Aigles, qui parviennent à réduire le score à l'entrée du dernier quart d'heure grâce à Moussa Traoré (75ème). Un but pour l'honneur, cependant, car les Diables Rouges ferment la boutique jusqu'au coup de sifflet final. Dans la petite finale, le Cameroun dispose du Zaïre sans trop de résistance (5-2) et soigne son image auprès de son peuple qui n'a toujours pas avalé la pilule d'un non-match au tour précédent.

N'Doulou, capitaine comblé.

CAN 1974. Le Zaïre au bout du suspense.

ZAÏRE 1974 à la CAN.

En 1974, la coupe d'Afrique des nations (CAN) se tient en Egypte du 1er au 14 mars. Après l'édition de 1959, c'est la deuxième fois que le pays accueille la compétition, laquelle se déroule dans quatre villes (Le Caire, Alexandrie, Damanhur et El Mahalla) pour accueillir les huit équipes qualifiées, divisées en deux groupes selon le règlement du tournoi.

Dans le groupe A, l'Egypte – vainqueur des éditions 1957 et 59 – bénéficie de l'avantage de jouer à domicile et profite de cet élément favorable pour remporter tous ses matchs, sans trop d'opposition en face (2-1 contre l'Ouganda, 3-1 sur la Zambie et 2-0 face à la Côte d'Ivoire). Les Pharaons devancent la Zambie au classement, qui se défait de la Côte d'Ivoire et Ouganda sur la plus petite des marges (1-0) pour assurer la deuxième place qualificative en demi-finale.
Dans l'autre poule, il y a un peu plus de sport. La compétition est âpre et le Congo sort vainqueur de la bataille (5 pts) et de son duel au sommet contre le Zaïre (2-1). Les Léopards (4 pts) assurent leur qualification grâce à un succès important, en début de tournoi, sur la Guinée (2-1) qui échoue à la troisième place, la pire, au classement.

Echange des fanions en finale (le Zambien Makwaza et le Zaïrois Mayanga)

La première demi-finale (9 mars), dans un stade Nasser du Caire bouillant comme une marmite, oppose l'Egypte au Zaïre. Les Pharaons dominent le début de la rencontre, poussés par un public au bord de la frénésie, et ouvrent le score juste avant le repos lorsque Mwepu détourne, dans son propre but, le tir d'un attaquant égyptien dans les 16 mètres zaïrois. La température monte d'un cran à l'entame de la seconde période quand Abou Greisha, double ballon d'Or africain (1970 et 72), réalise le break d'une frappe du droit à l'entrée de la surface (54ème). Le stade est en ébullition mais vite refroidi par la réduction du score de Mulamba sur la remise en jeu (55ème). Après l'heure de jeu, les Léopards accélèrent et reviennent dans la partie par l'intermédiaire de Mantantu (61ème), d'une tête lobée comme à la parade, avant que l'insaisissable Pierre N'Daye Mulamba, meilleur scoreur du tournoi avec 9 réalisations, ne libère le Zaïre de la pression égyptienne. L'autre rencontre, à Alexandrie, oppose la Zambie au Congo. Dans les rangs congolais, l'attaquant du PSG François M'Pelé, tente bien de faire parler la poudre mais ça ne suffit pas. Les Chipolopolos dominent les débats et gagnent sans trembler (4-2), notamment grâce au triplé de son attaquant Bernard Chanda. Motivés par son public sanguin et une place sur le podium, l'Egypte gagne la petite finale, deux jours plus tard le 11 mars, contre un Congo qui a déjà baissé les protège-tibias depuis longtemps (4-0).

Les 4 fantastiques (Mwepu, Mukombo, Kazadi et Bwanga).

Le lendemain 12 mars, Zaïre-Zambie est l'affiche de la finale de la CAN 74. Pas vraiment celle que les supporters égyptiens attendaient, car le stade Nasser sonne plutôt creux pour l'occasion. Dans une enceinte au trois-quart vide, la rencontre est tendue. Les joueurs, crispés par l'événement, s'observent. Le match sort de sa torpeur avant la mi-temps, quand l'attaquant zambien Kaushi ouvre le score (40ème) sur un mauvais dégagement de la défense zaïroise. En seconde période, dans un sursaut d'orgueil, le Zaïre égalise grâce à la perle Mulamba. Le rencontre s'éternise ensuite jusqu'aux prolongations. Des prolongations palpitantes sur la fin lorsque, coup sur coup, Mulamba offre un deuxième but aux Léopard, une frappe de mule sur coup-franc indirect (117ème). Le but de la victoire croit-on en tribune de presse. Mais la Zambie revient dans les dernières secondes, dans un ultime rush mené par Sinyangwe, qui trouve la faille sur un tir dans une position excentrée aux 6 mètres. Tout est donc à refaire pour les deux équipes.
L'avant-vieille, les finalistes ont entretenu une forme de suspense. Mais ce 14 mars, le Zaïre est beaucoup plus fort sur le pré. Grâce à leurs préparateurs physiques aux remèdes magiques, les Léopards ont mieux récupérés et dominent leur adversaire. Pierre N'Daye Mulamba inscrit un doublé (30ème et 76ème) et offre au Zaïre son deuxième trophée dans la compétition après celui obtenu en 1968.


ZAÏRE 1974

Debouts : Lobilo, Kibonge, Kazadi, Bwanga, Mwepu.

Accroupis : Mayanga, Kidumu, Mana, Bungu, Mukombo, Kakoko.

BIO EXPRESS DEGRADABLE. Tarak Dhiab.

TARAK DHIAB.
« Une classe pétillante, des touches de balle subtiles et un sens aigu de l'organisation. Il était question que Tarak vienne à Nancy prendre ma place, mais il a préféré les pétrodollars. » Les éloges de Michel Platini à l'endroit de Tarak Dhiab mettent en valeur le talent du n°10 tunisien, lequel privilégie une carrière au bled, à l'exception d'une pige en Arabie Saoudite (entre 1978 et 1980), aux bastions du football européen.

Un choix de vie guidé par l'humilité et un profond désir de rester parmi les siens, dans son club de toujours, l'Espérance Sportive de Tunis. Au pays, Tarak Dhiab est une icône, l'idole d'un peuple que l'on n'hésite pas à surnommer « le cerveau » ou « l'empereur du football ». Tarak a le Dhiab au corps, possédé par le ballon qu'il ne quitte pas depuis sa tendre enfance et ses débuts avec l'Association Sportive de l'Ariana. Son entraîneur à Tunis et en sélection nationale, le Polonais Antoni Piechniczek, le porte d'ailleurs aux nues. « Ce joueur est un génie et son complice est un ballon dont il fait ce qu'il veut » lâche l'ancien castelroussin (1972-73) sur son protégé qui bénéficie des largesses du boss de l'Espérance, un banquier du nom de Ben Jedder. Officiellement, le professionnalisme n'existe pas en Tunisie mais comme Tarak Dhiab, employé de banque la semaine, délivre des passes en or sur le pré, ce dernier goûte aux joies d'un statut privilégié. Une politique qui se révèle particulièrement efficace. Le milieu tunisien collectionne les titres et les performances individuelles. Six fois champion avec l'Espérance (1975, 76, 82, 85, 88 et 89), l'empereur participe largement à la domination de son club sur le football local durant les années 1970 et 1980. La consécration arrive en 1977 lorsqu'il décroche le ballon d'or africain. Il est d'ailleurs à ce jour le seul joueur tunisien à obtenir ce trophée qu'il glane à la suite de ses prestations lors des qualifications pour le mundial 1978. En Argentine, emmené par un Tarak Dhiab omniprésent dans le jeu, la Tunisie devient la première équipe africaine à remporter une victoire en coupe du Monde (3-1 contre le Mexique). Le cadeau de l'empereur pour son peuple et tout un continent. Royal. Jusqu'aux premiers couacs.

Malgré son statut, Tarak Dhiab n'est pas à l'abri de décisions parfois surprenantes et injustes. Au cours des Jeux méditerranéens 1983 organisés à Casablanca, l'ambiance est pourrie au sein de la sélection tunisienne et conduit à la déroute face à la Turquie (1-3). En représailles, Mohamed Kraïem, alors ministre de la Jeunesse et des Sports, bannit trois joueurs accusés de laxisme : Dhiab, son ami d'enfance Hédi Bayari et Saber El Ghoul. Le premier est réhabilité cinq ans plus tard alors que les deux autres ont raccroché les crampons entre-temps. Dhiab signe d'ailleurs son retour en qualifiant la Tunisie pour les J.O de Séoul (1988) grâce à deux buts inscrits contre le Maroc (1-0 / 2-2). Le vieil « aigle de Carthage » en a encore sous les crampons malgré la trentaine bien tapée. Il prend sa retraite internationale le 2 juin 1990 lors d'un match contre l'Angleterre avant de raccrocher définitivement en 1992 après une ultime rencontre entre l'Espérance et la Juventus.

Tarak Dhiab coule alors des jours paisibles entre son magasin de sports et la présidence de l'A.S Ariana, le club de ses premiers exploits. Il devient par la suite consultant pour Al Jazeera Sport. Elu joueur tunisien du XXème siècle en 2000, Dhiab enfile le costume de vice-président de l'Espérance en mai 2008. Deux mois plus tard, il est démis de ses fonctions pour avoir refusé de serrer la main du ministre des Sports Abdallah Kaâbi lors de la finale de la coupe de Tunisie. L'empereur, déchu, prend alors du sursis à la suite de cette affaire politique. Un coup monté selon lui. Les faits qui lui sont reprochés : un délit en rapport au code de la route, des propos blasphématoires et une tentative de corruption sur un agent de la police. Pas grave. En 2011, il est nommé à son tour ministre de la Jeunesse et des Sports. L'Empereur retrouve ses lauriers pour un temps, car la politique, c'est pas son truc à Tarak, lequel préfère l'odeur des vestiaires aux coulisses du pouvoir.

Tarak Dhiab : le Platoche du Maghreb.

LA FICHE DETAILLEE. Laurent Pokou.

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La fiche détaillée par les éditions Rencontre Lausanne
LAURENT POKOU
- Un roi en exil -
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LA FICHE DETAILLEE. Krimau.

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La fiche détaillée par les éditions Rencontre Lausanne
ABDELKRIM MERRY
" KRIMAU "
- Le déclic tardif -
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La grosse cylindrée d'ABDEL DJAADAOUI.


« Ma vuitire ? C'est ine Pigeot 504 ». Dix ans à Sochaux, entre 1972 et 82, ça laisse forcément des traces dans l'esprit d'Abdel Djaadaoui. Le pilier de la défense des Lionceaux roule pour le fleuron de l'industrie locale en mode bledard represent. Une manière aussi de pratiquer l'humour et le sens de l'auto-dérision. Le natif de Beni-Saf joue à fond l'image qui lui colle à la peau comme un tatouage. L'Arabe en 504. Le bon vieux cliché du nanard franchouillard au ciné. En 16/9, la version break pour le modèle automobile. « Pas di tout, s'étonne l'international algérien, c'est ine modèle standard di 76 ! » Mais au fond, la bagnole et les étiquettes, Djaadaoui s'en bat un pneu. « On ne peut pas dire que la voiture soit un des objets dont je raffole » balance t-il comme ça quand on lui demande des infos sur sa caisse à l'automne 77. Pas vraiment le meilleur élément pour faire la promo de la marque au lion, Djaadaoui va même plus loin. « Et du coup, avouant sans détour, je n'ai pas spécialement l'occasion de me servir de la mienne ». La voiture au garage, le Sochalien fait tout à pinces, une marguerite entre les dents, et prend le temps de vivre. Au moins un qui participe à la préservation de la planète et fait la nique au choc pétrolier. « D'autant plus qu'à Sochaux, ajoute le footballeur altermondialiste, nous bénéficions d'installations bien groupées qui n'obligent pas à faire de grands parcours ». Sur le banc Titine qui prend la poussière et joue l'Arlésienne. Privée des sorties le dimanche et jours fériés, elle ronge son frein sous une bâche. « L'emploi du temps d'un footballeur ne permet pas par ailleurs les voyages en dehors des déplacements avec l'équipe, Abdel argumente sur son choix de vie pas trop wawawoum, [donc] ma voiture est souvent au garage ». C'est définitivement l'hôtel du cul tourné entre le joueur et sa mécanique. D'ailleurs, il tient à clore le débat d'un ton ferme mais presque. « On ne peut pas dire que je me sente heureux au volant. Je préfère en tout cas la marche à pied » lâche t-il en saluant la mémoire de Jacky Boxberger, l'autre grand marcheur du coin licencié aussi au F.C Sochaux-Montbéliard. Au moins, ça c'est fait. Peace Abdel.

BIO EXPRESS DEGRADABLE. Rachid Harkouk.

RACHID HARKOUK.
Le 15 décembre 2010, la police du Warwickshire mène une série de raids contre un vaste réseau de trafic d'armes et de drogues. Un grand coup de lessive qui touche les villes de Rugby, Nottingham et Wolverhampton. L'opération permet de mettre la main sur un véritable arsenal : fusils à canon sciés, machettes, couteaux, sabres et quelques kilos de substances illicites (cocaïne, héroïne, amphétamines, ecstasy, crack...). Onze personnes sont interpellés parmi lesquelles Rachid Harkouk, l'ancien international algérien, dont la reconversion post-football semble aussi chaotique que sa carrière sur le pré. Un parcours singulier qui faillît prendre fin avant même qu'il ne commence. C'est la vie de Rachid Harkouk. Celle d'un type en recherche (constante) de consécration et de célébrité, qu'il gagne finalement sur le tard, les mains derrière les barreaux. 

Né d'un papa algérien et d'une mère native du Yorkshire, le jeune Rachid grandit à Chelsea dans la banlieue chic de Londres. Pour occuper ses journées libres, le grand dégingandé tape dans le ballon comme la plupart des jeunes anglais, et développe quelques prédispositions naturelles. Fulham s'intéresse de près au bonhomme et lui propose un match d'essai à Craven Cottage. Harkourk éclate tout : cinq buts dans la partie. Pas assez concluant cependant, à la surprise de tous les joueurs présents ce jour-là, pour les recruteurs des « Cottagers » qui refusent de l'embaucher. Une blessure pour Rachid qui, à 16 ans à peine, quitte l'école dans la foulée avant d'entrer dans la vie active. Des jobs par-ci par-là tout en continuant à jouer au foot. Pour le plaisir, parfois le pire sans attendre le meilleur. Qui arrive comme un coup de baguette magique et grâce au coup d'oeil de Mickey Walsh. L'entraîneur de Chertsey Ville, qui navigue dans les divisions inférieures de la League, l'engage et le titularise dans l'équipe première après deux petits matches avec la réserve. Le coach a la vista. Nous sommes à la fin de l'année 1974 et quelques mois plus tard, à la clôture de la saison, Rachid Harkouk a planté quinze buts en quarante matches. Il a 19 ans et gagne £ 1.50 par semaine. Ce n'est pas encore le Pérou d'autant que son protecteur quitte le navire durant l'été pour Feltham. Pas vache, Walsh l'emmène dans ses bagages et une fois de plus, Harkouk concrétise les espoirs placés en lui. A la fin de l'exercice, Terry Venables, le coach de Crystal Palace, est séduit par les prestations de l'Anglo-Algérien qui débarque à Londres en 1976. L'année des poteaux carrés. Mais heureusement pour lui, Rachid n'a pas des pieds du même statut que les piquets de Glasgow. 

Du côté de Selhurst Park, il devient très vite la coqueluche des supporters locaux. Il y gagne même le surnom de « Rash the smash » pour sa capacité à taper dans la balle comme une mule. Les fidèles de Palace ont encore en mémoire ses frappes victorieuses, comme ce missile lancé un jour de match à Cardiff. Après une année chez les « Eagles », il est même élevé au statut de légende grâce à sa participation active à la montée du club en deuxième division. Harkouk est décisif et tisse peu à peu sa toile sur l'effectif londonien. Ses coéquipiers le surnomment d'ailleurs « Spider » à cause de sa manière de dribbler avant d'enchaîner par un tir foudroyant. A Palace, c'est la vie de château pour Rachid qui multiplie les cacahuètes des 40 mètres, à chaque fois qu'il a la balle dans les pieds le public hurle « shoot », ou encore les corners directs. « Rash the smash » met le feu aux poudres et affirme un caractère bien trempé. Au cours d'un match contre Fulham, il traverse le terrain et chope George Best par le col, coupable d'une agression sur un coéquiper qui gît au sol. « T'as vu ce que tu as fait à sa putain de jambe! » lui hurle t-il à la face avant que le cinquième beatle ne soit obligé de quitter la pelouse, remplacé par son entraîneur. Rachid Harkouk s'attaque à la Légende. Une première boulette qui en appelle une autre, extra-sportive celle-ci. Lors de sa dernière saison avec Crystal Palace (1977-78), Harkouk et un coéquipier (Barry Silkman) sont trouvés en possession d'un butin de 250.000 $ en faux billets. Il écope de neuf mois de prison avec sursis et doit quitter le club par la petite porte, sur les l'air des lampions des fans de l'équipe : « Il fait des dollars et déteste George Best... Rachid Harkouk ». Hommages. 

Un départ précipité pour QPR, de l'autre côté de la Tamise, où « Spider » peine à trouver ses marques. Deux saisons presque blanches à Loftus Road, l'enceinte des « Hoops » qui ne garde pas un souvenir impérissable du joueur à la double nationalité. Harkourk apparaît une vingtaine de fois (3 buts seulement) en deux saisons (1978-80). Un maigre bilan qui n'empêche pas les dirigeants de Notts County de l'engager au début de l'exercice 1980-81. L'autre équipe de Nottingham, qui évolue dans l'ombre du Forest de Brian Clough en seconde division, gagne sa place parmi l'élite un an après l'arrivée de l'Algérien, lequel est le héros de la rencontre décisive pour la montée en inscrivant un but contre les « Blues » de Chelsea. La magie opère encore même si Harkouk cire essentiellement le banc durant pendant la période des « Magpies » en Divison One, qui s'étale jusqu'en 1984. Puis c'est la chute libre pour Notts County qui connaît deux rétrogradations successives au mitan des 80's. « Rash the smash » quitte le club en 1986, à la vieille de la coupe du Monde au Mexique à laquelle il participe (2 matches) avec la sélection algérienne. Sans doute le fait majeur de sa carrière - il totalise quatre capes internationales seulement - terminée dans l'anonymat malgré les projecteurs du mundial mexicain. Rachid Harkouk a 30 ans, il s'installe alors pas très loin de Nottingham et gère ses affaires. Des petites entreprises qui frisent parfois avec l'illégalité. En août 2011, suite au coup de filet de la police anglaise, il est reconnu coupable de trafic de drogues par le tribunal de Birmingham et doit purger une peine de 28 mois de prison. De quoi méditer sur son statut de pionnier des joueurs d'origine algérienne à avoir foulé les pelouses du Royaume-Uni. Une autre époque.

Article publié sur FOOTBALL INTEGRAL.

BIO EXPRESS DEGRADABLE. Jules Bocandé.

JULES BOCANDE.
Rasta Rockett is d(r)ead. Une mauvaise nouvelle qui tombe comme un cheveu dans la soupe pour les Sénégalais et tous les supporters messins, du président Carlo Molinari en particulier qui était allé chercher Jules Bocandé en Belgique où il évoluait du côté de Seraing. C'était à l'été 1984. La France est championne d'Europe et le FC Metz de connaître aussi son heure de gloire quelques semaines plus tard au niveau européen. Une équipe en mode mineur - souvenez-vous les Rohr, Hinschberger, Bernad, Etorre... Les Lorrains emmenés par l'attaquant rasta et Tony Kurbos étrillent le grand Barça au Camp Nou. 1-4. Un des beaux exploits à ce jour du football français en coupe européenne. Jules danse saga Africa, ce continent qu'il doit quitter très jeune à la suite d'une finale houleuse de coupe du Sénégal avec son club Casa Sport. Mécontent d'une décision de l'arbitre, Bocandé lui file un croche-pied et quitte le pays par la petite porte, à l'anglaise, avec l'aide d'un ami belge de la famille.


Au plat pays, le Sénégalais part de rien ou presque. Il tourne en rond en D.III à Tournai avant de taper dans l'œil des dirigeants du RFC Sérésien. Une aubaine pour Jules qui goûte à l'élite belge et démarre sa carrière au plus niveau. Des prestations de haute volée sur le pré, l'attaquant africain suscite les convoitises. Carlo Molinari fleure le bon coup et signe la perle noire sur le champs. Grâce à l'aide au soutien de « son papa » comme il appelle le président messin, Jules Bocandé éclate en Lorraine. Meilleur buteur du championnat 1985-86 avec 23 buts, le Sénégalais est happé par le chant des sirènes. Les formations huppées de la D.I s'arrachent le joueur qui rejoint finalement PSG, le champion en titre. Malheureusement, à Paris Jules Bocandé perd le sens du but, joue peu et se noie dans les nuits parisiennes. Un maigre bilan (6 buts) et une bonne gueule de bois au réveil. Au bout d'une saison dans la Capitale, le natif de Zinguinchor se retrouve à Nice (de 1987 à 91) sans faire d'éclats. Bocandé est pourri par une réputation de fêtard qui vire à la nausée quand il débarque à Lens. Une saison au fond du trou dans le bassin artésien, le Rasta quitte la France pour retourner en Belgique à Alost où il termine sa carrière au rythme du reggae. Tranquille. C'est l'heure de la reconversion. Jules donne en retour ce que son pays lui a offert pendant 14 ans (de 1979 à 93) en devenant sélectionneur du Sénégal. Après son éviction, il reste dans l'encadrement technique avant de se faire oublier un peu jusqu'à son accident cérébral. Usé et handicapé par son AVC, Jules appelle son « papa » lorrain pour lui organiser une opération de la dernière chance dans un hôpital de Metz. Ce 7 mai 2012, Bocandé s'endort à 53 ans sans plus jamais se réveiller. Pratiquement dans les bras de son père. Une « love story » au dénouement dramatique.

La fête à Metz...

... et une saison à terre avec PSG.

WAGs RETRO. Salif Keita et son athlète.


Après ses passages à St-Etienne et Marseille et des séparations douloureuses à la clé, Salif Keita retrouve joie et bonheur en Espagne à Valence puis à Lisbonne au Sporting. C'est d'ailleurs du côté de l'estuaire du Tage que le footballeur malien découvre l'amour, au détour de ses balades à travers les ruelles de la capitale portugaise, avec sa compagne Marie-José Pérec, une jeune femme d'origine lusitano-bretonne de passage dans le coin pour les vacances. Une idylle au goût de piste cendrée pour l'attaquant africain qui a enfin trouvé la bonne gazelle.

ZAÏRE 1974.


ZAÏRE 1974.
Debout: Kalambay, Kibonge, Buhanga, Mwepu, Tshinabu, Kilasu, Ngoie, Kazadi.
Accroupis: Lobilo, Mayanga, Kidumu, Mana, Mbungu, Mukombo, Ndaie, Kakoko.

La délégation zaïroise pour la coupe du Monde 1974.

FAN PICS. Zaïre.

James Bond, en bas, en mission parmi les fans du Zaïre. (coupe du Monde 74).

MAILLOT DE LEGENDE. Zaïre.

Au moment de la qualification du Zaïre pour la coupe du Monde 1974 en Allemagne, le général Mobutu déclare, comblé: « Le drapeau zaïrois flottera à côté de ceux des grandes nations du football et j'en suis fier ». Et pour cause, c'est la première fois qu'un représentant de l'Afrique noire participe à une phase finale d'un mondial. De quoi donner sourire et confiance aux joueurs, dont le papa de Rio Mavuba - Ricky Mavuba Mafuila Ku Mbundu - spécialiste des corners directs et surnommé « Le sorcier » parce qu'il prend pour habitude de sortir un mouchoir blanc avant chaque coup de pied coin et marquer, lesquels profitent des largesses du dictateur qui sort son portefeuille pour fêter l'évènement... et utiliser le football pour asseoir son influence. La délégation zaïroise se voit ainsi offrir, en guise de récompense, une maison, une voiture et des vacances en Europe. Une note salée au regard des résultats lors du Weltmeisterschaft. Les Léopards, flanqués de leur célèbre maillot vert orné du félin, retournent au pays nus comme un ver. Dans le groupe de l'Ecosse, du Brésil et la Yougoslavie, le Zaïre pointe à la dernière place. La bulle sur toute la ligne. Trois défaites en autant de matches et 14 buts encaissés contre aucun rendu. Une humiliation, décuplée par la déroute face aux Yougoslaves (9-0). Les Léopards rentrent chez eux la queue entre les jambes, sommés de rendre les présents offerts par le général quelques semaines plus tôt. La plupart des joueurs vivent aujourd'hui dans la misère, délaissés par tout un peuple sans mémoire ou qui cherche simplement à oublier ses (anti) héros d'hier.


- LE REPORTAGE -

MAROC 1970.


MAROC 1970.
Debout: Allal, Slimani, Moulay-Idriss, Boujemaa, Abdallah, Maaroufi.
Accroupis: Filali, Saïd, Faras, Bamous, Ghazouani.

HOMONYMES OLYMPIQUES et destins (à tirs) croisés. Abdelkrim Merry Krimau et Jean-Pierre Mocky.


MERRY KRIMAU vs JEAN-PIERRE MOCKY.
Mais qu'est-ce qui peut bien unir ces deux-là hein ? Abdelkrim Merry (Jean-Pierre en vieux blédard en fait) Krimau (Mocky, toujours en verlan du bled) et le cinéaste franco-franchouillard à grande gueule ? Le football bien sûr. Quand Jean-Pierre Mocky s'essaie à la critique sur la beauferie supportériste et le hooliganisme à la Guingampaise dans son pamphlet « A mort l'arbitre », Krimau hurle au loup en balançant à qui veut l'entendre « A Maure l'Europe! » en tirant le Toro par les cornes avec ses copains Papi, Zimako, Rep et Jean-Louis Cazes en moins. Le Sporting fait son festival de Cannes à lui sans décrocher la palme à Eindhoven. Un coup d'éclat, sans lendemain, comme ceux du réalisateur sur ses tournages. Voilà qui taille une mauvaise réputation et quelques casseroles au cul. Un parcours plutôt mouvementé pour l'international marocain qui traverse la France de long en large et en travers. Pas moins de 8 clubs à son actif (Bastia, Lille, Toulouse, Metz, Strasbourg, Tours, Le Havre, St-Etienne, Matra Racing) en 15 ans de carrière (de 1974 à 89) sans décrocher la lune. Un vrai piège à cons pour l'agent trouble des surfaces et ses 103 buts en D.1. « Le pactole » dirait Mocky qui ramasse quelques accessits de son côté en 50 ans de carrière. Drôle de destin pour ces acteurs pas vraiment reconnus par leur profession. Merry Krimau, happy new year et bonne santé quand même. Et Jean-Pierre de partir encore en live dans un de ses coups de sang légendaire : « Avec Abdelkrim dans l'équipe, c'était les saisons du plaisir. Bordel de merde! » Voilà, c'est dit.

ALGERIE 1985.


ALGERIE 1985.
Debout: Guendouz, Assad, Kaci Saïd, Mansouri, Drid.
Accroupis: Menad, Madjer, Belloumi, Maroc, Magheria.

FAN PICS. Algérie.

Notre peuple vaincra l'Allemagne ! 
- (coupe du Monde 82) -

MAILLOT DE LEGENDE. Algérie.

Le maillot de l'exploit pour une première participation à une coupe du Monde. Espagne 1982. L'Algérie rêve de faire aussi bien que son cousin tunisien qui joue les troubles-fêtes quatre ans plus tôt en Argentine, et manque la qualification d'un cheveu pour le tour suivant. Une tâche pas vraiment aisée puisqu'avant le début de la compétition, Abdallah Liégeon, qui vient tout juste d'être sacré champion de France avec Monaco, est renvoyé chez lui pour ne pas avoir présenté des excuses au sélectionneur Mahieddine Khalef. Le motif ? Liégeon fait le mur et part en virée nocturne en compagnie de Nourredine Kourichi durant le stage de préparation. Pas vraiment la meilleure solution avant d'affronter l'ogre allemand. Khalef recompose alors sa défense et l'Algérie court vers son destin, battant la RFA (2-1) pour ses débuts dans la compétition. Madjer qui n'a pas encore donné son nom à un geste technique, et Belloumi sont les héros du jour et d'un pays tout entier. Terrassé par l'Autriche (0-2) au match suivant, l'Algérie remporte un nouveau succès aux dépend du Chili (3-2). Avec quatre points, les Fennecs doivent passer. C'était malheureusement sans compter sur la signature du pacte ordurier austro-germanique du lendemain qui élimine les Fennecs du mondial espagnol, battus à la différence de buts au classement - chacune des équipes totalisant le même nombre de points (4) - et par une victoire arrangée de l'Allemagne sur l'Autriche qualifiée de « match de la honte ». Dire que la veille l'Algérie menait 3-0 à la mi-temps devant les Chiliens! On ne refait pas l'Histoire, seuls les règlements changent. Depuis, les dernières rencontres se jouent à la même heure et l'Algérie de ne plus finir de refaire le Monde et sa coupe.

Salah Assad avec un autre jeu de maillot.

BIO EXPRESS DEGRADABLE. Mustapha Dahleb.

MUSTAPHA DAHLEB.
La première véritable star du PSG déboule de Sedan! Autre temps, autres moeurs. Le sanglier des Ardennes s'adapte mieux au climat parisien que la dinde osseuse rôtie au soleil californien. « Mouss » a la peau dure et tripote le cuir depuis l'enfance, dans son Algérie natale - il est né à Bougie le 8 février 1952 - qu'il doit quitter dès l'âge de 2 ans pour Flohimont dans les Ardennes, à quelques pas de la frontière belge, où il devient une sorte de roi. Sur place du village d'abord, dans l'équipe locale ensuite qu'il intègre à 10 ans en signant sa première licence minime malgré sa passion pour le cyclisme. L'influence des champions belges de l'époque sans doute, qui l'incite à enfourcher son vélo avec les copains pour des courses improvisées à travers les monts de la région, et qu'il s'emploie à régler dans le sprint final.

Mustapha Dalheb époque sedanaise.

De la Grande Boucle aux lacets des crampons, il n'y a qu'un pas que le jeune Mustapha franchit aisément, servi par un VO2max hors du commun. Puissance et technique, des qualités vite repérés par les dirigeants de l'UA Sedan-Torcy et un homme en particulier, Louis Dugauguez, son premier mentor qui vient le chercher à 14 ans - le plus jeune stagiaire du football français à l'époque - sous l'œil réticent de papa, peu amène de laisser partir fiston porter la culotte courte sur le pré, lui préférant celle de l'école pour de solides études. Grâce au frère ainé qui fait céder le daron, Mustapha Dalheb signe un long bail avec le club ardennais et débute en pro alors qu'il n'a pas 18 ans - le 14 décembre 1969 à Angers - tout en poursuivant une formation scolaire en électro-technique. Une période entrecoupée par ses obligations militaires en Algérie. Deux années à servir son pays à l'école des sous-officiers de Blida dans un premier temps puis à Benis Messous, le Bataillon de Joinville du coin, sous les ordres de l'ancien Stéphanois Rachid Mekloufi. Au bled, « Mouss » signe une licence au C.A Belcourt et mène en parallèle une carrière d'international militaire, puis international tout court avec les Fennecs. Une décade (1974-84) à honorer le maillot de la sélection algérienne marquée par quelques exploits, dont celui retentissant en coupe du Monde 82 et une victoire contre la RFA (2-1) future finaliste, laquelle lave l'affront et se venge avec la complicité des cousins autrichiens dans le match de la honte quelques jours plus tard.

Au Camp des Loges avec les jeunes du PSG.

De retour dans les Ardennes après le service (septembre 73), Dalheb ne peut éviter la relégation de Sedan malgré ses 17 buts et un statut de meilleur buteur du club. Les grandes formations se l'arrachent: Bastia, Reims, Anderlecht, Standard de Liège et même le Real mais PSG et Daniel Hechter remportent le gros lot. Un joueur sur mesure pour le couturier qui rêve d'un grand club, le sien, dans la Capitale. « Mouss » doit cependant attendre le début des années 80, sous l'ère Borelli, pour connaître le succès avec l'équipe parisienne. Son vœu le plus cher, réussir une brillante carrière en coupe de France - « Avec Sedan, je n'ai jamais été très loin dans cette épreuve qui me plait pourtant beaucoup. J'espère qu'un jour avec Paris S.G, j'aurais plus de chance » lance t-il à son arrivée à Paris - se réalise par deux fois successives (1982 et 83) comme si quelqu'un là-haut avait entendu ses prières tournées vers le Parc. Pour le reste, les seuls trophées majeurs de sa longue carrière inscrits à son palmarès. Trop peu pour ce technicien hors-pair, dribbleur de charme qui serpente sur les terrains qu'il quitte à la fin de la saison 1984-85 après une pige à Nice (et sur un titre de champion de France de D.II), là où tout aurait dû commencer pour lui lorsqu'il évoque son premier contrat avec Sedan : « J'avais 14 ans. D'autres clubs étaient intéressés: Reims, Nantes. Mais si Mr Dugauguez n'avait pas emporté le morceau, c'est à Nice que j'aurais signé ». La boucle est bouclée.


LA RETRO PHOTO 
- MUSTAPHA DAHLEB AU PSG -


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