JOHNNY REP. Singing in the morning (1980).

En 1980, Johnny chante le bonheur des matins légers de l'ami ricoré. Mais attention, il ne s'agit pas là de notre Jojo national. Non, celui qui pousse la ritournelle sur « Hey Johnny (Singing in the morning) » n'est autre que Johnny Rep, la star internationale des Verts, le sex-symbol du Chaudron que les jeunes filles attendent à la sortie de l'entraînement pour glaner un autographe, une photo ou encore un petit bisou volé. C'est la rançon du succès. Johnny Rep est un play-boy bâti, pourquoi pas, pour embrasser une carrière dans la chanson. C'est ce que croit, du moins, le duo de producteurs G. Tempesti et B. Simister, qui voit là une bonne aubaine de faire du blé sur la gueule d'ange de l'international néerlandais. Pari manqué. Distribué par Tréma, sous la direction de Jacques Revaux et Régis Talar, le succès attendu n'est pas au rendez-vous. Malgré les efforts vocaux du néo-crooner batave sur son single country-bucolique à travers les champs de tulipes, les ventes ne décollent pas et stagnent au niveau confidentiel. En gros, hormis à Sainté au Casino du coin, Furiani ou peut-être encore dans les travées du stade de Meer à Amsterdam, pas grand monde ne court au supermarché pour s'arracher la fameuse (fumeuse ?) galette de l'attaquant stéphanois. Lequel quitte le Forez quelques années plus tard à la suite de l'affaire de la « caisse noire ». Encore une tuile à l'actif de notre « Johnny s'en va t'en guerre » contre le star-system. En 2004, Mickey 3D réhabilite cependant Johnny Rep, non pas pour son côté chanteur à la petite semaine, mais pour son tribut à la légende de l'ASSE.


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