BATAILLON DE JOINVILLE 1971.


BATAILLON de JOINVILLE
1971

De droite à gauche : 
Goux, Lacombe, Berdoll, Chaumeton, Corrèze, Garcia, Elie, Thomas, Gattefait, Guttierez, Perrichon, Orlanducci, Moretti, Vandenabeele, Arribas, Brulez, Simon, Escudé, Peyron.

IDENTITE NATIONALE. La fiche Edf de... Bernard Blanchet.


Première sélection ?
M'en rappelle très bien puisque ça commence par une valise contre la Belgique au Parc des Princes (0-3) ! C'était le 20 avril 1966. Je rentre après la pause à la place de Gérard Hausser. Et avec mes copains Philippe Gondet et Jacky Simon qui sont déjà sur le pré, Henri Guérin – le sélectionneur à l'époque – reconstitue la ligne d'attaque magique du F.C Nantes chez les Bleus. En vain, cependant.

La der ?
C'était lors de la Minicopa au Brésil, qui fête à l'occasion le 150ème anniversaire de l'indépendance du pays. Un match nul contre l'Argentine (0-0) le 25 juin 1972. Allez hop, un maté et puis au lit !

Fait marquant en Bleu ?
Bah, y en a pas trop en fait. Mon aventure chez les Bleus correspond à une sombre période de l'équipe de France. En plus, Henri Guérin ne m'a pas sélectionné pour la World Cup 66 en Angleterre. J'ai fait comme une « nervous breakdown » lorsque j'ai appris la nouvelle. C'est sans doute le plus grand regret de ma carrière internationale. Sinon, mes cinq réalisations sont un petit exploit, à remettre dans le contexte de l'époque. D'autant que j'étais pas mauvais sur le front de l'attaque, tu peux demander aux Canaris ! C'est moi qui détient le record du nombre de buts pour le F.C.N, oui ou bien (111 buts) ? 

Anecdote ?
Pas très glorieuse en fait. Ma première victoire avec l'équipe de France remonte lors de ma dixième sélection ! Contre la Tchécolovaquie (3-0, le 5 septembre 1970) sous l'ère Georges Boulogne. Avant cela, c'était une vraie purge de jouer pour les Tricolores qui se faisaient trimbaler par la Suisse, la Norvège et tutti quanti.  Sinon, le maillot était beaucoup plus joli à l'époque. Pas très efficaces pour nous porter vers la victoire, mais bien plus chatoyants que ceux d'aujourd'hui.

Bernard Blanchet en blanc et bleu.

HOLIDAYS IN THE SUN. Alain Giresse.

Comme Iggy, Gigi aime bien être torse-poil !
A son retour d'Amérique du Sud où il accompagnait l'équipe de France en tournée, fin juin 1977, c'est un peu la lose ou presque pour Alain Giresse. Le Bordelais ne bouge pas de chez lui, et pour cause, un heureux événement l'attend à la maison. « En revenant d'Amsud, confie Gigi autour d'un maté, un souvenir de son récent voyage, je suis resté à Bordeaux puisque ma femme attendait un enfant. Le petit Mathieu a eu le bon goût d'attendre mon retour pour naître. L'évènement a eu lieu le 16 juillet. Cela nous a donc cloué à Bordeaux, ou plutôt chez mes beaux-parents. » Houla, chez beau-papa et belle-maman, faut plutôt avoir du courage, surtout si on veut passer un été tranquille et sans grabuge. Et alors, ça s'est passé comment là-bas ? « Je me suis reposé, affirme notre Gigirondin national, presque las. Comme j'avais été blessé au cours de la tournée dès le premier match, j'ai manqué – et regretté vivement – le début du championnat. Je me serais facilement passé de ce supplément de repos. »  Un peu une manière d'avouer à demi-mots que Gigi s'est royalement fait chier, coincé entre les beaux-parents et les réveils en pleine nuit pour changer les couches du nouveau-né. C'est pourquoi le Bordelais attend la rentrée avec impatience. « Finalement, c'est paradoxal à dire, confie t-il comme pour exorciser son ennui, mais à mon goût ces vacances auront été bien trop longues ! » Tout le drame des vacances pour ceux qui restent chez eux, avec la belle-famille sur le dos en prime. Dur !

Giresse, scapulaire et Merlin-Plage.

Sponsor en toc. U.S VALENCIENNES-ANZIN (Papeteries Gaspard).

En 1975, Valenciennes change de look. Le club nordiste passe du Coq Sportif à Adidas, enfile une culotte rouge qui remplace l'historique short blanc, et affiche les trois bandes de son nouvel équipementier. Dans la foulée, V.A – comme on l'appelle dans le coin – a aussi lâché son sponsor Blizz Men et arbore désormais les Papeteries Gaspard sur son maillot. Créée au milieu des années 20 par Georges-Gaston Gaspard, la société de la région de Valenciennes, spécialisée dans les fournitures de bureau et les services d'imprimerie, donne un coup de pouce au club local qui, à cette époque, fait figure de smicard du football français. Un partenariat qui court sur quatre ans (jusqu'en 1979) et correspond aux années de disette du club dirigé par le président Henri Pouille. Durant cette période en effet, l'Union Sportive Valenciennes-Anzin flirte trop souvent avec la relégation (12ème en 1975-76, 17ème en 1976-77, 14ème en 1977-78), et doit son salut parmi l'élite grâce au refus du F.C Gueugnon d'accéder au professionnalisme à la fin de l'exercice 1978-79 (18ème et barragiste). Malgré l'absence de résultats, et une équipe bâtie avec les moyens du bord, ce maillot reste tout de même dans la mémoire des supporters de l'U.S.V.A, presque l'équivalent du mythique Manufrance de Sainté, et de ceux qui l'ont porté comme Didier Six, Philippe Piette, Bruno Metsu, Roger Milla, le Polonais Jan Wraży, et tous les autres.

Didier Six en Gaspard.

Roger Milla on tour.

Bruno Metsu sur son 31.


U.S VALENCIENNES-ANZIN 
1978-79

Debouts : Wrazy, Kourichi, Hazam, Fugaldi, Metsu, Bas.
Accroupis : Lugier, Maillard, Milla, Vésir, Laïtem.

JUVENTUS 1980-81. By Panini.


JUVENTUS 1980-81

En haut : Trapattoni (ent.), Causio, Tardelli, Cabrini, Storgato, Marocchino, Bettega, Verza, Scirea, Gentile, Bizzotto (ent. adj.).
Assis : Cuccureddu, Brady, Carraro, Zoff, Bodini, Brio, Furino.
En bas : (adj.), Pin, Galderisi, Fanna, Prandelli, Osti, (adj.)




HOLIDAYS IN THE SUN. Jean-François Larios.

En vacances, Larios part à la bêche !
Vacances et tourisme ne font pas bon ménage, selon Jean-François Larios, qui se répand dans les colonnes de Football Magazine en 78. « On ne peut rien approfondir » regrette Jeff. L'international s'explique d'ailleurs à coeur ouvert et sans ménagement sur la profession qu'il a épousé. « Du tourisme, nous en faisons d'une drôle de façon puisque nous parcourons des milliers de kilomètres, mais hélas nous allons le plus souvent de gares en aéroports aux stades et aux hôtels. » Un joueur en tournée, c'est un peu comme la vie d'une rock-star. Un planning serré et peu de temps pour soi. « Nous n'avons guère le temps de contempler un paysage ou de découvrir des choses intéressantes. » Pas même le temps de rendre visite à la femme à Platoche, par exemple. Non, le football c'est plutôt métro, boulot, dodo et gnons sur les mollets pour celui qui aime les rencontres fortuites. « Moi, j'aimerais bien pouvoir prendre des contacts, étudier certains caractères. » Et pourquoi pas certaines morphologies, si affinités. Tout ça, il se le réserve pour après, quand sa carrière aura pris fin. « Là, il n'est pas dit que je retourne dans certains coins que ma vie de footballeur m'ont quand même permis d'entr'apercevoir. » Afin de profiter (enfin) du joli carnet d'adresses que Jeff s'est constitué durant ses voyages professionnels ?

LA FICHE DETAILLEE. Marco Tardelli.

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La fiche détaillée par les éditions Rencontre Lausanne
MARCO TARDELLI
- Le décathlonien de la Squadra  -
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Thierry Roland on tour and special guest. LOÏC AMISSE.

Loïc Amisse et une vieille branche.
- Bon, bin, mon cher Thierry, puisqu'on a fini tous les deux, ça te dirait de t'en mettre un derrière la cravate ?
- Ah, avec plaisir, mon p'tit canari. Me taperais bien une boisson à l'amisse, tiens ! A l'amisse ! Hin hin hin...
- Pfff...
- Et quelques noix de cajou, c'est possible ?

TORINO CALCIO 1984-85. By Panini.


TORINO CALCIO 1984-85

En haut : Pileggi, Comi, Galbiati, Beruatto, Danova, Sclosa, Picci.
Debouts : Biasi, Serena, Martina, Zaccarelli, Copparoni.
Assis : Dossena, Junior, Cazzaniga, Radice, Sala, Schachner, Francini.
En bas : Tardito, Corradini, Ferri, Caso, Mariani, Giunta.




INTERVIEW. Krimau.

Céline Dion a eu son « merry » René, le championnat de France de foot a, quant à lui, eu son Merry Abdelkrim dit Krimau. Un des héros de l'épopée bastiaise de 78, qui a pas mal bourlingué par la suite, évoque sa carrière en buteur-express, tel qu'il était sur le pré. Rencontre avec l'international marocain (13 séléctions, 5 buts), attaquant titulaire des Lions de l'Atlas lors du Mondial 86, et plutôt heureux de son parcours professionnel à travers la France, qui en pince pour la Corse et Paname.

Le souvenir qu'il te reste de ton premier match pro ?
C'était un Paris S.G-Bastia. J'ai marqué un but au Parc des Princes. 

Et du dernier ?
Finir avec le Matra... C'était un objectif.

Que représente pour toi l'épopée bastiaise en coupe UEFA 78 ?
1978, c'était une année exceptionnelle. J'ai marqué cinq buts en coupe d'Europe, et surtout joué une finale. J'étais heureux pour la Corse.

Abdelkrim Merry : une étoile à Bastia.

Après le Sporting, tu as la particularité d'avoir beaucoup voyagé, 7 clubs en 7 ans (Lille, Toulouse, Metz, Strasbourg, Tours, Le Havre, St-Etienne). Pourquoi ? Par goût des contrats à court termes ?
Non, je voulais changer de clubs pour avoir une expérience ailleurs. Et ainsi de côtoyer d'autres entraîneurs.

Dans lequel de ces clubs n'aurais-tu pas du aller ?
Partout où j'ai joué, j'ai été heureux.

Ta saison la plus aboutie, c'est en 1982-83 avec le F.C Metz (23 buts) ? Est-ce grâce à ta complicité avec Tony Kurbos sur le terrain ?
Pas spécialement. C'était le travail de l'équipe, et moi j'ai fais le reste.

Krimau à Metz. Toujours à l'heure pour scorer.
L'apogée de ta carrière, c'est la coupe du Monde 86 au Mexique. Comment as-tu vécu cette compétition ?
La coupe du Monde, c'est effectivement le sommet. C'est fantastique ! On ne peut pas le décrire, il faut le vivre.

Tu as effectué toute ta carrière en 1ère division, sauf à Toulouse (1981-82) alors en D2. Comment juges-tu cette expérience au T.F.C ?
Mon ancien entraîneur - Pierre Cahuzac - était à Toulouse à l'époque, et il m'a demandé de lui donner un coup de main pour faire monter le T.F.C en première division. Chose faite en fin de saison. J''ai d'ailleurs marqué le but de la montée à Saint-Dizier.

Tu as fini ta carrière au Matra (de 1987-89) qui ne manquait pas d'ambition à l'époque. Bizarrement, tu as perdu toutes tes illusions à Paris ?
Non, comme je l'ai dit plus haut, c'était un objectif de finir au Matra. J'aime Paris. Mes deux garçons y étaient très heureux. Mais surtout parce que c'est la plus belle ville du monde.

Le plus grand regret de ta carrière ?
Je n'ai pas de regrets. Ma carrière, ce n'est que du bonheur !

Ton match le plus accompli, celui où tu t'es senti le meilleur joueur du monde ?
Le match à Torino. J'ai marqué deux buts au stadio Comunale. C'était le bonheur pour moi, pour la Corse, et pour le football français.

Krimau à Torino.

S.E.C BASTIA 1976-77. By Panini.


S.E.C BASTIA 1976-77

Debouts : Petrovic, Desvignes, Cazes, Luccini, Orlanducci, Burkhardt.
Accroupis : Félix, Franceschetti, Zimako, Papi, Dzajic.


BIO EXPRESS DEGRADABLE : Ognjan Petrović.

OGNJAN PETROVIC.
Les dirigeants bastiais croient-ils avoir fait la bonne affaire, à l'été 76, lorsqu'ils débauchent Ognjan Petrović de l'Etoile Rouge de Belgrade. Le portier serbe, dans la tradition des grands gardiens yougoslaves du championnat de France, est dans la lignée des Ivan Ćurković et Ilija Pantelić; ses homologues à Sainté et Paris S.G. International depuis 1973, Petrović a gardé les bois de la sélection nationale lors de la coupe du Monde 74, et vient de participé à l'Euro 76 quand il débarque en Corse, sur les conseils de son grand ami « Dzaja », Dragan Džajić, l'attaquant-star du Sporting. Avec son statut de titulaire en sélection (il en compte quinze au total), ses quatre titres de champions (1968, 69, 70 et 73), son triplé en coupe (1968, 70 et 71) avec l'Etoile Rouge et son mètre quatre-vingts cinq, c'est un géant qui arrive à Furiani. Malheureusement au pied d'argile.

Petrović K.O

Même s'il manque parfois d'un peu de concentration, selon son confrère Ćurković, Ognjan Petrović tient la boutique en bon professionnel. La bête est douée mais fragile. Toute la saison 1976-77, il joue avec une épaule en vrac qui le fait souffrir. Ce qui l'empêche de donner la vraie mesure de son talent. Si le Sporting possède une attaque de feu (82 buts dans la saison), il aussi beaucoup de buts (53). Mais le natif de Kruševac est un dur au mal qui s'accroche, comme ce jour de derby contre Nice où il envoie des bourre-pifs aux Aiglons. Parfois suppléé par le jeune Marc Weller, Petrović aborde l'exercice suivant avec un état d'esprit revanchard.

Mais Bastia reste dans les starting-blocks et commence le championnat par une série de trois défaites ! Le S.E.C.B 1977-78 piétine avec son gardien convalescent, et juste avant son premier rendez-vous européen contre un autre Sporting, celui du Portugal. A l'aller comme au retour, l'équipe corse et Petrović sont héroïques. Menés au score lors des deux oppositions, Bastia arrache le succès à chaque fois (3-2; 2-1). Le Yougoslave est l'un des protagonistes de la qualification des Corses lorsque survient la rechute. A l'automne, Petrović est contraint de se faire opérer, en raison d'ennuis circulatoires à la cheville. C'est le début de la fin. « Onja » est out pour le reste de la saison. Il ne peut plus mettre un pied devant l'autre. Pire, celui-ci doit mettre un terme à sa carrière à 29 ans. Une sale blessure qui le poursuit toute sa vie, loin des lumières des stades. Il s'éteint le 21 septembre 2000, ce nouveau siècle qu'il n'aura côtoyé que quelques mois durant.

Onja et son pote Dzaja au club Med'.

F.C BARCELONA 1975-76.


F.C BARCELONA 1975-76

En haut : Albaladejo, Tomé, Mora, Artola, Sardurní, Corominas, Marinho.
2ème rang : Torres, Rifé, Migueli, De La Cruz.
3ème rang : Mir, Rexach, Marcial, Costas.
En bas : Fortes, Neeskens, Cruyff, Sotil, Heredia,Asensi.

IVAN CURKOVIC : Les collègues passés au crible.

A la fin des années soixante-dix, Ivan Curkovic apparaît comme le « number one » des gardiens du championnat de France. Pour la plupart, le portier stéphanois est le maître des bois. Au royaume des manchots, Curko est le roi. Un titre, certes honorifique, qui permet au Yougoslave de juger ses pairs dans les colonnes de Football Magazine en janvier 77, à la demande des journalistes du canard. Ivan le terrible répond comme à la parade, sans langue de bois ni concession, en vrai professionnel. Curko juge et décrypte ses collègues, à la manière d'un vieux sage un peu paternaliste toujours apte à prodiguer ses conseils : « Tout ne s'apprend pas dans notre métier, car il comporte une part importante d'inspiration. Mais j'affirme qu'un joueur est toujours perfectible s'il travaille sérieusement. » A bon entendeur...

DOMINIQUE BARATELLI (Nice).
C'est un garçon que j'aime beaucoup bien que son style ne soit pas le mien. Il est très concentré, trop parfois peut-être, mais sa régularité est un gros atout pour son équipe, en club mais également pour l'équipe de France. S'il est parfois critiqué, c'est parce qu'il est présent.

Dominique Baratelli (O.G.C Nice)

PHILIPPE BERGEROO (Bordeaux).
Un espoir que j'ai trouvé en net progrès. Sa taille haute ne le handicape pas trop car il est très souple en dépit de cette morphologie.

DANIEL BERNARD (Rennes).
Je ne comprends pas qu'arrivé en réserve de l'équipe nationale malgré une forte concurrence, il ait disparu si longtemps. Question de moral, certainement, qu'il lui faut retrouver.

JEAN-PAUL BERTAND-DEMANES (Nantes).
Sa taille exceptionnelle devrait le conduire à tenir un rôle presque de second libéro. Je le connais assez bien  et je suis presque certain que s'il travaille beaucoup, on le retrouvera aux sommets.

Jean-Paul Bertrand-Demanes (F.C Nantes).

JEAN-CLAUDE CHEMIER (Lille).
Il est de ceux que je connais peu. Il m'a donné l'impression d'être très timide, peut-être un peu trop.

CHRISTIAN DELACHET (Valenciennes).
Sans doute le plus souple, voire le plus acrobatique de tous. La contre-partie réside dans sa taille moyenne et les sorties.

GILLES DE ROCCO (Lyon).
Un jeune assez nerveux qui ne manque pas de talent, et possède avec Jacquet un entraîneur capable de le faire beaucoup travailler, et donc progresser.

GUY FORMICI (Troyes).
Encore un gardien à réflexes, très souple, et qui bénéficie d'une équipe aux possibilités assez limitées, ce qui lui permet de briller davantage. 

JEAN-MICHEL FOUCHE (Angers).
Sa longue carrière est la meilleure preuve de son talent. Son expérience est son sang-froid sont, en outre, très bénéfique pour son équipe.

JACKY LAMY (Laval).
Ne l'ayant aperçu qu'une fois, il va de soi que je ne peux pas porter de jugement sur lui.

CHRISTIAN LAUDU (Reims).
Je dirai de Laudu que c'est un gardien rationnel, sans gestes inutiles. Il connaît bien ses possibilités et il les exploite au mieux.

GERARD MIGEON (Marseille).
Celui-là je le connais bien, et pour cause car il était à Saint-Etienne. Presque perdu pour le football, son retour au premier plan est la meilleure preuve de sa grande valeur technique et humaine. Même blessé, il n'a jamais désespéré et m'assistait dans mes entraînements.

JEAN-MICHEL MOUTIER (Nancy).
Je ne suis pas certain qu'une taille au-dessous de la moyenne permette de s'imposer comme gardien dans le football d'aujourd'hui. Bon sur sa ligne.

HENRI ORLANDINI (Nîmes).
Lui aussi, je ne l'ai pas vu souvent jouer mais il va de soi que sa stature me semble être un atout sérieux pour lui.

ILIJA PANTELIC (Paris S.G).
Il m'est difficile de parler de lui pour des raisons évidentes. C'est mon meilleur ami après avoir été mon concurrent depuis 1962. Et puis, tant pis, je le dis quand même : c'est le meilleur !

OGNJAN PETROVIC (Bastia).
Encore un gardien de l'école yougoslave, dernier titulaire en date. Il possède d'énormes qualités, un tempérament très tranquille mais il ne parvient pas toujours à se concentrer 90 minutes.

ANDRE REY (Metz).
Je le dis tout net, c'est le gardien français qui m'a le plus impressionné depuis que je suis arrivé en France. Il a toujours été un sérieux obstacle pour nous. Son envergure et son coup d'oeil sont remarquables. J'attends avec curiosité et intérêt sa première sortie internationale, et comment il va réagir. 

André Rey (F.C Metz).

ALBERT RUST (Sochaux).
Gardien souple, jeune et enthousiaste. Sa concurrence avec Bats est le meilleur stimulant pour les deux.

JEAN-PIERRE TEMPET (Lens).
Je le connais peu mais suffisamment tout de même pour avoir décelé en lui des qualités de base mais aussi un acquis dû probablement au fait que son entraîneur est un ancien gardien de but. Parce que l'entraînement du gardien est essentiellement spécifique.

Ivan Curkovic by Adidas.