A.S MONACO 78. Un champion vu par Lucien Leduc.

En 1978, l'A.S Monaco devient champion de France dans la foulée de son titre acquis en deuxième division la saison précédente, et quinze ans après un doublé historique coupe-championnat. Un homme est à l'origine de ces exploits, Lucien Leduc. L'entraîneur monégasque, parti au Servette après le doublé de 1963, reprend le club princier en 1976 pour le porter tout en haut du Rocher deux ans plus tard. C'est le troisième titre de champion pour Leduc avec les Rouges et Blancs, en comptant celui de 1961, et ce dernier ne doit rien à personne malgré le statut de promu de Monaco en début de saison. « L'équipe, voyez-vous, avait non seulement pour elle son fond de jeu, mais aussi sa régularité » argumente le sorcier asémiste avant d'ajouter que « d'un autre côté, nous avons réalisé d'excellentes séries comme ces cinq premières victoires qui nous mirent tout de suite en appétit au mois d'août, et qui ont eu leur importance puisqu'elles ont contribué à mettre notre équipe en confiance. » Un capital confiance que Monaco préserve jusqu'à la fin de l'exercice (Nantes termine à un point et Strasbourg à trois). « A la régularité, Monaco n'a pas volé son titre » lance pour conclure Leduc avant de présenter ses joueurs. Avec les félicitations du patron.

Monaco et Dalger champions 78.

CHAUSSIN André.
Il s'est révélé au cours des derniers mois quand Noguès a dû jouer en position d'ailier gauche. Ce garçon athlétique et travailleur a abattu de la besogne. 

CHAUVEAU Yves.
Il a eu le malheur d'être blessé en début de saison, ce qui donna à son jeune collègue Ettori de lui souffler la place. Il n'en demeure pas moins un spécialiste extrêmement valable.

CORREA Heriberto.
Il a été très précieux par sa maîtrise technique comme par son tempérament. On l'a vu se tirer d'affaire à des postes différents : arrière latéral, libero, demi et même ailier. 

COURBIS Rolland.
Du tempérament, un bon placement. Il pêche encore par un certain manque de sang-froid, mais n'en est pas moins un pilier très solide.

Christian Dalger.

DALGER Christian.
Le petit ailier droit a littéralement éclaté cette saison, ce qui lui a valu comme à Petit une place d'international à part entière. Ses dribbles déroutants, sa vivacité et son sens aigu du jeu offensif en ont fait un des plus redoutables ailiers de l'hexagone. 

ETTORI Jean-Luc.
Il a été la grande révélation de la saison. Doté de réflexes étonnants, il compense son handicap de taille par un tonus extraordinaire et par un courage à toute épreuve. C'est réellement un des grands espoirs de la spécialité.

FRANCOIS Daniel.
Formé au Havre, il est à Monaco depuis un an. On l'a souvent vu avec l'équipe professionnelle mais il manque encore de maturité. Pourtant ce ne sont pas les qualités qui lui manquent pour faire un bon ailier.

GARDON Bernard.
C'est un stoppeur très valable à tous les points de vue, car il est bon sur l'homme et il ne rate jamais une occasion de prêter main forte à ses avants.

GUDIMARD Thierry.
Cet avant-centre stagiaire, lui aussi pensionnaire du centre de formation, n'a joué qu'une seule fois à la place d'Onnis, mais il le fit avec tant de verve que le public du stade Louis II fut favorablement impressionné. 

LUCCIONI Jean-Noël.
Encore un du centre de formation. On dit de lui qu'il est un joueur du milieu promis à un bel avenir. 

MOIZAN Alain.
Autre révélation de l'année, transfuge d'Angoulême. Il s'est affirmé avec beaucoup d'autorité au milieu du terrain, tenant un rôle prépondérant aux côtés de Petit et Noguès. Il peut encore s'améliorer et poser bientôt sa candidature à un poste en équipe de France. 

NOGUES Raoul.
Un joueur du milieu dont la technique n'a d'égal que le tempérament. Il sait tout faire, aussi bien de la tête que des deux pieds et il a beaucoup apporté dans le jeu monégasque. Il peut même se transformer, le cas échéant, en un finisseur redoutable. Le type même du joueur complet.

Delio Onnis au Parc.

ONNIS Delio.
Le puncheur patenté de l'équipe depuis des années. Il a encore approché la trentaine de buts cette saison. C'est le type même de l'avant-centre toujours à l'affût, capable d'exploiter la moindre faute et aussi de travailler pour ses camarades. 

PETIT Jean.
L'ancien et le capitaine de l'équipe. Cette année, il a atteint son zénith et on peut dire de lui qu'il est le symbole vivant du renouveau monégasque. Cela lui a d'ailleurs valu une place en équipe de France.

RICORD Roger.
Lui aussi au centre de formation, c'est un ailier gauche très prometteur d'autant qu'il est un véritable spécialiste du poste. 

ROUQUETTE Michel.
Il était au départ l'ailier gauche titulaire et il a fourni à ce titre de très bons matches, mais il manque encore de continuité dans l'effort si bien que, en petite forme il a dû céder sa place à d'autres.

VANUCCI Albert.
Lui aussi a rendu de fiers services par sa vitalité et son efficacité. Comme Correa, il sait en outre fort bien relancer le jeu. Le Corse de l'A.S.M a d'ailleurs joué aussi souvent que l'Argentin en position d'arrière.

VITALIS Alfred.
C'est un produit du club. Après une courte expérience à Tours, il est revenu à l'A.S.M où il remplit sa tâche à la satisfaction de tous. Cet arrière déterminé et pas du tout maladroit s'est même signalé très souvent par ses montées offensives ponctuées de bons tirs.


A.S MONACO 1978

Debouts : Ettori, Gardon, Correa, Courbis, Vitalis, Moizan.
Accroupis : Petit, Dalger, Onnis, Noguès, Chaussin.

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